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EVENEMENT 006 ◭ Enterrement de Malphéda
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Dominus Tenebrae
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Message Posté Sam 22 Sep - 12:53.

événement oo6 – saison 2
SUJET GLOBAL

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Le cœur des sorciers est en deuil. Des dizaines de personnes se pressent en direction du cimetière afin de rendre un dernier hommage à Malphéda Graymalkin, l'une des plus grandes sorcières de son temps. Elle était considérée comme la personnalité la plus admirée et la plus respectée, malgré son franc parlé et ses histoires de famille. Beaucoup d'étudiants sont présents, et de nombreux étrangers ont fait le déplacement pour assister à la cérémonie. Des dizaines de chaises ont été disposées devant une stèle blanche, celle dans laquelle la dépouille de la célèbre directrice reposera pour l'éternité. Une petite estrade a été aménagée à côté, afin que le mage habillé de noir puisse célébrer la cérémonie. Des chandelles éternelles flottent au-dessus des têtes et éclairent l'assemblée réunie en cette fraiche soirée d'automne.

« Bonsoir à tous. C'est un bien triste samedi pour notre communauté. Qui aurait cru, il y a seulement quelques jours, que nous serions tous réunis ici afin de rendre un dernier hommage à Malphéda Graymalkin, la sorcière la plus talentueuse de son temps. Sa grandeur d'âme l'a poussée à mener les plus grands combats de notre ère, jusqu'à la guerre civile que nous avons tous vécu. Elle représentait un modèle, un exemple à suivre, un guide que la communauté magique aura bien du mal à retrouver. C'est pourquoi nous sommes ici. Ensemble, remercions cette grande dame qui a tant fait pour nous. »

Les discours se succèdent. Des étudiants, des personnalités magiques internationales... des inconnus, aussi. Tous souhaitent adresser une dernière parole à la femme qu'ils ont admirée toute leur vie.

Vous pouvez poster librement à la suite de ce message. Si vous souhaitez prononcer un discours, faites-le. Dominus se chargera d'animer le sujet.

Sur ce, amusez-vous bien !

Le staff de Londres.
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Message Posté Mar 25 Sep - 18:42.
Debout devant la tombe de Malphéda Graymalkin, Maverick arborait une mine sombre et grave. À ses côtés, se tenait sa femme Maryann, silencieuse, droite et digne, comme elle l'avait toujours été. Elle avait revêtu une robe de sorcière neutre et noire, et avait passé un voile noir sur sa tête, pour dissimuler ses cheveux d'un roux flamboyant. Un ultime hommage à cette brillante femme qu'était sa belle-mère. La tombe blanche portait désormais deux noms sur la stèle : celui de son père, Hamlet Graymalkin, homme d'affaire décédé depuis une dizaine d'années. Et celui de sa mère, Malphéda Graymalkin (née Truddes), directrice de l'Université Magique de Londres, entre autres.

Se tendant droit dans un costume noir, taillé sur mesure quelques jours plus tôt, Maverick Graymalkin avait l'air d'un homme d'affaires tout à fait normal, à un enterrement. Mais il s'agissait de l'enterrement de la mère du Parrain de la Mafia Sorcière de l'Ouest. Des rumeurs avaient circulé dans les journaux, notamment le Boggart, qui avait adressé ses condoléances à la famille de l'Héroïne de la Bataille de Londres.

À droite de Maverick, se trouvaient sa sœur et son frère, tous les deux présents, malgré des différends récurrents avec leur mère. Livia représentait l'ensemble de ses enfants, du moins ceux qui n'avaient apparemment pas pu se déplacer pour rendre un dernier hommage à leur grand-mère. Quelques uns étaient présents, heureusement. Maverick reconnut Agnieszka, l'aînée des Eysac-Akkatsov, et les jumeaux qu'il n'arrivait cependant jamais à différencier. Les autres étaient trop jeunes pour qu'il les aient vraiment en mémoire. Sauf peut-être la petite Phoenix, pour laquelle Malphéda avait bataillé pendant plusieurs mois pour lui éviter un mariage forcé. Elle était là, aussi. Les yeux rouges, mais elle était là.
Allan était présent aussi, dans un costume sombre trop grand pour lui. Sa barbe épaisse était le signe d'un laisser-aller assez évident : sans doute avait-il lui aussi été sous le choc d'une telle mort.

Leur mère avait explosé. Littéralement. Ils n'avaient pas été là lorsque cela s'était produit, on leur avait dépêché un hibou leur retraçant les faits, mais le résultat était le même. Une explosion de magie. Maryann avait eu recours à tous les moyens possibles pour calmer Maverick lorsqu'il l'avait appris, mais en vain. Ça n'était qu'une intervention de Lester qui avait pu apaiser, pour un temps, le Parrain. Même morts, arrêtés ou sous les barreaux, les agissements de l'Organisation Secrète avaient déréglé le monde sorcier. Du moins était-ce ce que supposait Maverick Graymalkin, qui avait hurlé qu'il voulait le corps de Mr X. sur son bureau, avant la fin de la semaine. Tant qu'il n'aurait pas devant lui la preuve physique que X était mort, il ne dormirait pas tranquille.

Et, à vrai dire, il ne dormait pas beaucoup depuis que sa mère était morte. Parce que, même s'il était toujours aussi imperturbable dans les réunions avec ses larbins mafieux, il craignait pour le reste de sa famille. Et que sa mère lui manquait -aussi incroyable que cela puisse être.

Le discours inaugural de l'enterrement avait été prononcé par un proche collaborateur de Malphéda. The Britain s'était proposé, étant lui-même professeur à l'Université de Londres, mais on lui avait signifié qu'il fallait faire profil bas, et qu'il valait mieux qu'on ne l'associe ni de près, ni de loin à la famille Graymalkin. Allan avait parlé, ensuite : la voix nouée, l'œil humide. Il n'avait pas duré très longtemps et était retourné auprès de ses enfants. Maverick observait les siens de près, sans dire mot : Pip, Ariadne et Lester. Ils étaient là, bien sûr. Avec leurs enfants. Une pression sur son bras, doucement. Maryann murmura à l'oreille de Maverick que c'était à son tour de se lever. Il n'avait écouté que d'une oreille distraite les discours de personnalités qui n'avaient jamais vraiment connu sa mère. Il finit par se détacher du groupe et venir se poster à côté de la pierre tombale.

« Comme Allan l'a dit plus tôt, Malphéda Graymalkin était notre mère, avant d'être une sorcière mondialement reconnue. Les souvenirs que j'ai avec elles sont plus intimes, privés en somme. Si elle a pu représenter un guide pour la communauté magique, elle savait en tout cas remettre dans le droit chemin ses trois enfants. Et son mari. Je suppose que l'au-delà est parti pour résonner de leurs querelles incessantes , désormais. Mais elle l'aimait. Elle aimait ses enfants, et ses petits-enfants. Elle n'a jamais rechigné à accueillir une personne supplémentaire dans sa famille, à sa table. Elle était courageuse, généreuse, brillante. Et par dessus tout, elle s'est toujours battue comme une lionne pour ses enfants, chose assez amusante puisqu'elle était une Serpentarde convaincue. Mais ça n'est qu'un détail. Un sourire, assez faible. Un peu plus et il aurait cru entendre sa mère le réprimander. Je crois qu'il est impossible de résumer sa vie, son œuvre, puisque ce petit bout de femme a tant fait. Même ratatinée et frippée, ma mère a toujours su obtenir ce qu'elle voulait, lorsqu'elle a fondé l'Université, lorsqu'elle est allée voir l'éditeur sorcier pour lui présenter son premier livre sur l'enseignement des sortilèges aux enfants. Elle a toujours été là pour sa famille, petits et grands, et je vous avoue que si nous n'étions pas là pour l'enterrer, je serais prêt à parier qu'elle m'ordonnerait de boutonner mes manchettes, et à Allan de se raser, pour vous donner une idée de la femme et de la mère qu'elle était. Elle manquera au monde sorcier, mais elle manquera davantage à sa famille. Je vous remercie. »

Il s'écarta de la tombe blanche, après une infime pression sur la stèle, comme s'il saluait ses parents de nouveau réunis. Et il retourna auprès de Maryann, qui lui prit le bras et lui murmura qu'il aurait sans doute ému sa mère si elle avait été encore là.
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Message Posté Jeu 27 Sep - 15:44.



Lay it all out like a weather chart
Imagine you could tear the world apart




L’annonce tombait. Un verre qui s’éclatait sur le col d’un bar. La bouche entrouverte et le regard qui ne pouvait plus se détacher de la première de couverture de ce vieux journal. Malpheda, la directrice de l’université magique était bel et bien décédée. Londres entrait en deuil.

Debout devant son miroir, la championne coiffait ses cheveux fraichement teints de brun et poussait un carton qui la gênait pour mieux contempler son reflet. Son déménagement approchait. Un nouveau changement dans sa vie. Le commencement d’une nouvelle. Ses ballets, ses cours à l’école de danse, son petit salaire de bibliothécaire, ses études qui commençaient à l’intéresser, la bague qu’elle portait à son doigt, ce foutu chat qui lui tenait compagnie. Tout irait bien. Les moldus la protégeraient de ses parents, elle allait enfin connaitre une vie tranquille. Du moins c’est ce qu’elle pensait avant de lire le journal. Un modèle pour une bonne partie des femmes de la société magique. Elle ne pouvait pas partir ainsi, pas aussi vite, pas après avoir survécu à la guerre civile. A croire que la paix n’aurait jamais dû arriver, qu’elle était nocive. Plongée dans ses pensées, les yeux rivés sur la clé qui pendait à son cou, la championne repensait à cette femme exceptionnelle qu’était Malpheda. Elle ne l’avait pas connue personnellement mais qu’importe, elle irait à l’enterrement, elle s’y sentait conviée, comme tous les étudiants de l’université. Après tout, elle était leur directrice et le resterait dans leur cœur. Un courant d’air frais venait envahir la pièce, vide de tout meuble, et réveiller la championne plongée dans ses songes, dans sa nostalgie. Dieu seul savait combien elle regrettait sa vie à Poudlard, au moins tout était plus simple. Mais elle grandissait et commençait à l’accepter, peu à peu et prendre ses responsabilités. Après tout, elle suivait des études, elle était fiancée, elle avait un métier et un début de carrière prometteur dans la danse, du moins c’est ce que disaient les critiques moldues dans les journaux. Mais il y avait ce vide, celui d’une mère, d’un père, d’une vie de famille normale, et Ivy qui lui manquait énormément. S’ajoutait à cela ses doutes, sa rage envers Solomonia, et cette envie de tout plaquer pour courir dans les bras de Valentin. Si sa famille en Russie était très loin d’être exemplaire, au moins elle s’y sentait bien, à sa place. Sa robe noire refermée sur son corps menu, elle partait vers le cimetière, une boule au ventre. La mort les touchait trop. Ils avaient tant perdu. Des proches comme des inconnus qui pourtant représentaient tout au sein même des combats. Cet enfant qu’elle n’avait pas réussi à sauver. Elle s’en voulait encore et revoyait ses yeux pleins de désespoir, la regarder chaque jour. Il la suppliait de mettre un terme à tout ça. Et si la paix était arrivée, les ennuis continuaient. Ils perdaient encore des êtres chers. Enora ne pouvait même pas imaginer ce que la famille ressentait à ce moment-là. En enterrer sa mère, ou sa grand-mère, cette seule idée lui donnait des frissons. On dit pourtant que ce genre de choses ne touche que les autres. Faux. La mort nous frappera tous à un moment ou un autre. Pourtant, chacun passe sa vie à courir, à vouloir y échapper, tant bien que mal, au lieu de simplement vivre sans y penser. Voilà comment elle nous détruit, en nous prenant des petits moments de bonheur que nous pourrions vivre si elle ne pesait pas au-dessus de nos têtes. Enora l’avait enfin compris. Depuis les révélations de William. Elle allait vivre, profiter de chaque seconde avec ses proches, danser à en perdre l’équilibre et ne plus penser à sa foutue famille de tordus. Au milieu des gens, elle s’asseyait sur une des chaises et ne regardait personne, trop choquée par la stèle. Malpheda avait été une grande dame et finissait dans une si petite chose ? Bien que la stèle était magnifique, et que le pays la pleurait, Enora avait mal au cœur pour elle. Bonsoir à tous. C'est un bien triste samedi pour notre communauté. Qui aurait cru, il y a seulement quelques jours, que nous serions tous réunis ici afin de rendre un dernier hommage à Malphéda Graymalkin, la sorcière la plus talentueuse de son temps. Sa grandeur d'âme l'a poussée à mener les plus grands combats de notre ère, jusqu'à la guerre civile que nous avons tous vécu. Elle représentait un modèle, un exemple à suivre, un guide que la communauté magique aura bien du mal à retrouver. C'est pourquoi nous sommes ici. Ensemble, remercions cette grande dame qui a tant fait pour nous. » Le regard plongé dans le vide, elle remet tout en question. Ses valeurs, sa vie actuelle, le monde dans lequel elle vit. Elle n’écoutait pas le premier discours, qu’importent les mots, ils n’allaient pas la ramener. Elle était juste là pour dire de ne pas regretter son absence plus tard. Elle avait cette peur bleue des cimetières, de l’autre côté du monde, et faisait tout pour éviter d’y penser. « Comme Allan l'a dit plus tôt, Malphéda Graymalkin était notre mère, avant d'être une sorcière mondialement reconnue. Les souvenirs que j'ai avec elles sont plus intimes, privés en somme. Si elle a pu représenter un guide pour la communauté magique, elle savait en tout cas remettre dans le droit chemin ses trois enfants. Et son mari. Je suppose que l'au-delà est parti pour résonner de leurs querelles incessantes , désormais. Mais elle l'aimait. Elle aimait ses enfants, et ses petits-enfants. Elle n'a jamais rechigné à accueillir une personne supplémentaire dans sa famille, à sa table. Elle était courageuse, généreuse, brillante. Et par dessus tout, elle s'est toujours battue comme une lionne pour ses enfants, chose assez amusante puisqu'elle était une Serpentarde convaincue. Mais ça n'est qu'un détail. Je crois qu'il est impossible de résumer sa vie, son œuvre, puisque ce petit bout de femme a tant fait. Même ratatinée et frippée, ma mère a toujours su obtenir ce qu'elle voulait, lorsqu'elle a fondé l'Université, lorsqu'elle est allée voir l'éditeur sorcier pour lui présenter son premier livre sur l'enseignement des sortilèges aux enfants. Elle a toujours été là pour sa famille, petits et grands, et je vous avoue que si nous n'étions pas là pour l'enterrer, je serais prêt à parier qu'elle m'ordonnerait de boutonner mes manchettes, et à Allan de se raser, pour vous donner une idée de la femme et de la mère qu'elle était. Elle manquera au monde sorcier, mais elle manquera davantage à sa famille. Je vous remercie. » Et si un jour, et ce jour allait forcément arriver, elle enterrait sa mère comme il le faisait ? Un pincement au cœur, elle regardait Maverick et compatissait, une larme s’échappant de son œil. Glacée par le vent d’octobre, elle ne bougeait aucun de ses membres, comme tétanisée par cette mort, comme tétanisée par la mort d’une des plus grandes sorcières de tous les temps.






codes par meijy.
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Message Posté Sam 29 Sep - 18:57.
J’avais entendu les nouvelles et ce que j’avais fait ensuite ne regardait que moi et quelques autres… Je n’avais jamais vu la vieille face à face. Ça valait d’ailleurs mieux pour moi je crois. J’étais pas con, je savais qu’elle avait de la ressource, je savais qui elle était, je savais aussi où était ma place. J’étais pas un pro en matière de respect de l’autorité mais il n’empêche que la vieille Malphéda, j’l’aurais sans doute pas contrariée.

Je n’étais pas particulièrement chaud à l’idée de me pointer à son enterrement. D’ailleurs, je crois que je tiendrais mes distances. Ça serait pas trop dur vu le monde. C’était la mère du big boss mais c’était aussi la directrice de l’unif’. Du monde, c’était pas ce qu’il manquerait au cimetière. Je passerais inaperçu au milieu de tout ce foutu bordel.
Pourquoi j’y allais ? En fait, j’en savais foutre rien. Peut-être pour être là s’il se passait un truc. Non pas qu’on m’avait ordonné d’y aller mais là, pour le coup, je trouvais que c’était une bonne idée. J’voulais même pas qu’on sache que j’y allais, on serait bien capable de reconnaissance envers moi. J’faisais pas ça pour les fleurs, j’faisais pas ça pour la famille non plus. En fait… je savais pas pourquoi. C’était un acte assez peu commun avec ma nature. Peut-être que la vieille m’intriguait… Voilà tout. Ouais, ça devait être ça. Mais au moins… juste au cas où… vraiment au cas où… je serais là. J’aimais peut-être un peu trop les emmerdes dans le fond pour espérer qu’il se passe un truc. Ceci dit, j’avais intérêt à ne pas en causer sinon, j’étais bon pour le cimetière et moi par contre, y aurait pas grand monde vu mon amabilité constante.

Je m’étais habillé normalement, j’avais fait un effort. C’était quand même un standard social que de ne pas se pointer fringué comme un troll. Jeans noir, pompes noires, chemise – pas dans le futal, faut pas charrier –, veste noir. Je m’étais rasé pour l’occasion, j’me sentais limite mal dans mes chaussettes tellement j’avais l’air d’un mec respectable pour changer. Même mes cheveux étaient faits. J’avais l’air d’un gamin de dix-huit ans sans ma barbe de trois jours… Merde, quelle idée stupide !
J’étais en train de renoncer quand l’idée de m’être fringué comme un pingouin pour rien effleura mon esprit. J’aurais pas fait ça pour rien. Avant de changer d’avis… j’attrapais mes clopes, mon briquet et ma baguette.

J’arrivais à temps pour le discours de Maverick, je restais à distance, loin des autres, le plus loin possible des proches, des gens, de tout le monde en fait. Les derniers rangs étaient un endroit parfait. J’écoutais… En voilà un qui aimait sa mère. La mienne… et bien la mienne, je ne savais même pas ce qu’était devenue son corps, ce que Quintus et Aphrodite en avaient fait. J’aimerais voir le nom gravé sur un caillou tel que celui-là sauf que de leurs tombes, il ne resterait certainement rien après mon passage. Ces gens auraient du disparaître de la surface de la terre depuis longtemps déjà.
J’avais du mal à comprendre comment on pouvait éprouver de l’attachement à ses parents. Je voyais un peu Lia comme la mère que je n’avais pas eu, c’est vrai… Mais ça s’arrêtait là. Je ne savais pas quel était le rôle d’une mère, celui d’un père alors voir quelqu’un éprouver de la peine même contenue, c’était quelque chose que j’avais du mal à saisir.

Je n’étais pas dénué d’émotions et de sentiments, je savais juste que je tournais pas très rond comparé au standard en la matière. J’avais des difficultés à exprimer clairement ce que je ressentais, j’en étais même incapable dans bien des cas. J’étais un mec plutôt fermé ou alors, la vérité sortait crue et sans appel. C’était tout ou rien. Je ne faisais jamais dans les nuances.
En fait, à tout bien réfléchir, j’avais rien à foutre là, j’avais même pas la tronche du mec compatissant, j’devais avoir l’air d’un intrus au milieu de cette foule de gens qui semblait presque réellement peiné parce que pour certains, j’avais des doutes. J’étais un type suspicieux et même si mentir ou jouer les hypocrites m’avait jamais contrarié ou posé de problème… J’avais comme l’impression que c’était plus que déplacé vu le phénomène qu’on collait en terre, un peu comme moi je faisais tâche.

J’faisais un effort pour rester zen, pas trop dur jusqu’à maintenant d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, j’y étais, j’y restais. Je ne regardais même pas si je connaissais du monde. Valait peut-être mieux pas d’ailleurs… S’il y avait des tronches que je connaissais, j’imaginais même pas le pedigree. En dehors de quelques personnes respectables, j’avais pas d’enfants de cœur dans mes relations…

Je crois que les gens pouvaient faire un discours, ou un truc comme ça. C’était la tradition. Enfin, j’en savais rien mais j’imaginais vu que le big boss et son frère avaient parlé. Bon, le boss, j’l’avais jamais vu que de loin et valait mieux. J’savais pas trop ce qui me vaudrait de le voir de près un jour mais j’étais pas certain que ça serait pour des louanges ou pour papoter…
Là, dans l’immédiat… J’me demandais combien de temps durait ce genre de choses. J’avais jamais assisté à un enterrement de mon existence et c’est pas faut de le souhaiter pour quelques membres de la famille Whaston.
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Message Posté Dim 7 Oct - 10:38.
Les discours s'enchainent. Des sorciers pleurent, d'autres se contentent de baisser la tête. Maverick Graymalkin. Enora Boatwright. Des personnalités de la capitale. Les hommages se multiplient pour la sorcière la plus regrettée de l'Histoire de Londres. Quelques minutes après le discours de l'ex-championne de Poudlard, la pluie se met à tomber. Les parapluies commencent à s'ouvrir et les chandelles éternelles s'éteignent. Phénomène troublant puisque éternelles signifie bien que leur flamme est toujours censée briller. Mais lorsque des sorciers commencent à exploser en jetant un sortilège, on ne se pose plus trop de questions.

Un ambassadeur étranger se lève et s'avance vers la stèle pour prononcer son discours. Mais un bruissement se fait soudainement entendre et glace le sang de tous les sorciers présents au cimetière : à travers la pluie, on peut percevoir un mouvement... dans le cercueil de Malphéda !

L'homme est soudainement projeté en arrière, provoquant des cris dans l'assemblée. Personne ne comprend ce qu'il se passe, mais tous les yeux sont rivés vers le cercueil de Malphéda.
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Gabriel J. Hemingway
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♦ Nota Bene
: recherches de liens en tout genre.
: vos relations principales ici
: ce que vous avez sur vous en ce moment même.



Message Posté Dim 7 Oct - 12:07.
La grisaille avait conquit la belle capitale, alors qu’il était allongé sur son lit. La nouvelle venait de tomber. Il ne savait pas comment réagir. Bien entendu, il n’était pas touché personnellement par ce qui venait de se passer, mais cela lui faisait mal au cœur. Comme probablement pour tout les autres étudiants de l’université. Personne ne là bas ne la connaissait vraiment, mais ils se sentaient tous plus ou moins touchés. Touchés par la disparition de cette femme de grande envergure. Elle était une icône en quelque sorte. Une personne que tout le monde avait déjà vue, sans réellement la connaitre. Et elle n’était plus. Gabriel ne savait pas comment réagir face à cette nouvelle, qui tombait un peu comme un cheveu sur la soupe. Entre tout ce qu’il se passait en ce moment dans le monde magique, il fallait que cela tombe maintenant. Il avait appris cette nouvelle dans le journal. Cela faisait les gros titres. "MALPHEDA GRAYMALKIN, DECEDEE !" Voilà ce que l’on pouvait lire un peu partout dans Londres. Voilà à quoi cette grande femme avait été réduite. Un gros titre dans la presse londonienne.

Le jeune homme enfilait son plus beau costume. Enfin, costume était un bien grand mot. Il n’en avait pas vraiment, ce n’était pas son genre. Mais il voulait faire un effort, pour elle. C’était la moindre des choses. Il n’en revenait toujours pas. Ca vie ne semblait pas s’améliorer ici. Non, il avait toujours l’impression de subir les mêmes reproches de son entourage et de sa famille, encore et toujours. Mais n’était-ce pas une preuve de bonne volonté d’avoir suivit Earth ici ? Il voulait regagner le respect des siens, il faisait des efforts. Mais cela ne servait à rien. Ils ne lui parlaient plus, ou que très rarement pour remettre les pendules à l’heure. Il ne recevait jamais un compliment, jamais une marque d’affection. Il n’en pouvait plus. Il ne pouvait plus le supporter. Il sentait le sol se dérober sous ses pieds, sans aucunes attaches, aucune personne pour le retenir. Et la mort de la directrice semblait l’achever. Moralement et physiquement. Il était las. Le monde s’était accumulé devant la tombe. Devant la stèle. De nombreuse personne pleurait, mais pas lui. Il n’y arrivait pas. Les discours s’enchainaient, sans vraiment qu’il y fasse attention. La famille de la sorcière la plus talentueuse de sa génération était effondrée. Et comment ne pas l’être ? Il ne savait pas comment il réagirait si l’un de ses frères venait à mourir. Il ne préférait pas y penser. Les chandelles éclairées l’assemblée alors que le jeune homme se déplaçait entre les chaises. Elles étaient magnifiques. C’est alors qu’il la vit. Là, assise seule au milieu de la foule, le regard baissé. Devait-il aller vers elle ? Il n’en savait rien, mais son instinct guida ses pas. Il s’assit sans un mot, et passa son bras autour des épaules d’Enora. Elle ne voulait surement pas parler, et il n’allait pas la forcer. Ce silence lui convenait parfaitement.

Et le silence, c’est ce qui suivit le discours de Maverick. Plus un mot, plus un bruit. Le temps était comme arrêté. La pluie commença à tomber sur le cimetière. Il n’avait pas apporté de parapluie. Gabriel défit sa veste et la passa autour d’Enora, elle en avait surement plus besoin que lui. Soudain le noir s’abattit sur l’assemblée. Les chandelles éternelles s’éteignaient une à une. Chose étrange. Mais avec tout ce qui se passait en ce moment, cela ne l’étonna guère. Ce qui était plus surprenant, c’était ce bruissement sourd qui provenait du cercueil de Malphéda. Que se passait-il ? Personne ne le savait, mais cela ne présageait rien de bon. L’homme se trouvant près de la stèle fut soudainement projeté en arrière, semant le trouble dans la foule. Des personnes criaient, d’autres s’évanouissait. Mais lui, il restait là, impassible. Il serra Enora comme pour lui dire que tout allait bien se passer, alors qu’il n’en savait strictement rien…
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January D. Lockhart
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Message Posté Dim 7 Oct - 15:07.

Depuis la fin de la guerre de 2056, j’avais l’impression de passer ma vie dans un cimetière. La communauté sorcière avait été rassemblée, en ce jour, en l’honneur de Malphéda Graymalkin, la doyenne de l’université magique. Une mort de plus sur le grimoire. Une vie de plus passée au crible des regards effrayés. Des sourires glacés. On était entourés par les plaques de marbre froid. Les chandelles éternelles flottaient au-dessus de nos têtes. Les feuilles mortes pavaient notre chemin. Le silence de l’attente fut bientôt troublé par un discours. Puis un autre. La voix des vivants juraient terriblement avec le repos des morts. L’écho. C’était tout ce qu’on pouvait entendre. Moi, je fixais le sol. Je ne savais plus pourquoi j’étais venue ici. Je ne connaissais pas Malphéda Graymalkin. Mais je ressentais le deuil de ma communauté. La tristesse d’un monde qui venait de perdre un de ses plus grands leaders. Alors j’avais pris place parmi le groupe de sorciers qui s’étaient rangés devant son cercueil. J’avais écouté l’éloge du prêtre. J’avais célébré la vie. Célébré la mort.

Il y a des choses qu’on n’explique pas. Comme ces nouvelles maladies qui apparaissaient. Comme ces morts subites qui scindaient notre monde. Comme ce climat ambiant qui nous angoissait, tous. Et si tout recommençait ? J’avais découvert que les réseaux de transport magiques subissaient des dérèglements. Mais j’avais moi-même constaté des problèmes avec la magie. Ma magie. Quelque chose n’allait pas. C’était dans mes veines. Jusqu’au bout de mes doigts. Ma baguette me faisait défaut. La magie me faisait défaut.
Et soudain, la pluie. Comme le reste des sorciers, j’ouvris mon parapluie. Et puis, des murmures. Des soupirs. Des exclamations. Les chandelles venaient de s’éteindre. Je relevais la tête pour le constater moi-même. Tandis que l’eau déferlait sur nous, la fumée s’élevait dans les airs, fondant dans les nuages. Je fronçais les sourcils. Je sursaute. Un bruit étrange. Le cercueil. Le cercueil bouge. Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Je ferme mon parapluie et scinde la foule du regard, à la recherche d’une baguette en mouvement. Quelqu’un osait perturber l’enterrement, et j’allais bien découvrir de qui il s’agissait. Mais avant que je ne puisse voir quoi que ce soit, un cri attira mon attention. L’ambassadeur français venait de se faire propulser à l’autre bout de l’allée funèbre. Comme si le cercueil était…Maudit. Un froncement de sourcil. Je ne comprenais rien, mais la panique qui s’installait ne présageait rien de bon.

Je me fis un passage parmi les sorciers, tentant de les calmer au passage. Je fis signe à Nosten, que je venais d’apercevoir, de me suivre. Passant devant Enora, ma main se posa sur son bras, comme pour la rassurer.

« Reste là, ok ? Ca va bien se passer, je suis sûre que ce n’est qu’une mauvaise blague. »

Je n’avais pas l’habitude de me montrer amicale avec elle. Et d’ailleurs, je me surpris moi-même. Mais après tout, on ‘était tous dans le même bateau, et je savais qu’elle était plus vulnérable que nous tous à ce genre d’évènements. Je lançai un sourire amical à Gabriel puis, m’approchant du cercueil, je tendis ma baguette, méfiante.

« A ton avis, finite incantatem ? »

Sans attendre son jugement, je lançai le sort en direction du cercueil.


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Message Posté Dim 7 Oct - 15:53.
C’est vrai, j’étais venu, au cas où, en cas de pépin. C’est vrai, je n’avais rien à faire ici. C’est vrai, je ne m’attendais pas à tomber sur qui que ce soit qui me connaissait dans cette foule… Tout simplement parce qu’il y avait énormément de gens. J’avais écouté, discours après discours prenant le soin de rester à l’écart de tout ça. Je ne connaissais pas la vieille, j’étais juste là parce que… Non, encore maintenant, j’ignorais pourquoi j’étais là. Je m’étais justifié en me disant qu’en cas de souci, je pourrais peut-être faire quelque chose. J’avais d’ailleurs l’impression d’être un putain d’oiseau de mauvais augure.

D’abord la pluie… Rien de très surprenant vu la saison et puis, nous étions en Angleterre, ça n’était pas comme si nous ne nous y connaissions pas en humidité. Bien entendu, les parapluies s’ouvraient et bien entendu moi, j’étais parti sans. Ce genre de trucs m’emmerdait plus qu’autre chose en général. Je serais trempé, rien d’exceptionnel non plus de ce côté-là.
Ce qui était plus inquiétant, c’était l’extinction soudaine des chandelles éternelles. Elles n’étaient pas censées s’éteindre… Les phénomènes étranges, j’en avais ma claque, par-dessus la tête. Rien n’était fini, rien du tout. Il fallait se rendre à l’évidence. Et comme si ça n’était pas suffisant, voilà que l’ambassadeur français valdinguait plus loin et que le cercueil de la vieille bougeait. Ma claque… ras le bol.
Aussi, quand January me demanda de la suivre, je le fis. Non seulement parce que malgré mon caractère de merde, je n’étais pas un lâcheur, mais aussi parce qu’elle était une amie, en quelque sorte. Après tout, elle me raccommodait régulièrement. Je ne connaissais aucune des personnes à qui elle s’adressa, je fermais donc mon bec passant à coté sans les regarder. Là, ce qui m’importait, c’était de faire quelque chose même si dans le fond, je n’avais vraiment rien à faire là.

Avant que j’ai pu agir ou répondre quoi que ce soit à son interrogation, January lança son sort. Amusant quand on savait que c’était moi qui agissais sans réfléchir d’habitude. Par mesure de sécurité, je lançais un Protego juste derrière pour nous protéger tous les deux. On avait trop souvent constaté que certaines choses ou même sortilèges pouvaient vous revenir en pleine figure. De lus, si ça ne marchait pas, mieux valait s’attendre à un coup fourré supplémentaire. Si j’étais parano ? Peut-être un peu dans ces cas-là… mais mieux valait prévenir que guérir pour le coup.
J’admets que ma priorité aurait dû être de protéger le boss mais… je n’étais pas censé le connaître donc j’agissais comme tel. Je ne l’avais jamais rencontré en personne mais il n’empêchait qu’il valait mieux savoir qui était qui si on voulait éviter d’y laisser sa peau ou sa raison. Voilà pourquoi je me concentrais sur nous deux et sur personne d’autres.

Quoi qu’il en soit, dans cette histoire, j’espérais ne pas devoir utiliser des sorts un peu plus extrêmes. Les sortilèges, c’étaient mon rayon, la défense contre les forces du mal aussi mais je manquais de pratique depuis la fin de la guerre dans ce domaine. Vous me direz, c’est comme le vol en balais, ça s’oublie pas, sauf que moi, sur un balais, c’était hors de question. Ça n’était malgré tout, pas tout à fait faux mais la pratique restait quand même le meilleur moyen de rester au top et je n’avais pas pratiqué ce genre de sortilège depuis un petit moment.
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Message Posté Dim 7 Oct - 17:17.
La Chef de l'Ordre Alpha venait de jeter un sortilège sur le cercueil de Malphéda Graymalkin. Certains sorciers se mirent à crier, s'attendant à une nouvelle riposte de l'entité inconnue. Mais contre toute attente, le sortilège toucha sa cible, et des soupirs de soulagement se firent entendre dans la foule paniquée. Soulagement qui ne fut que de courte durée.

C'était comme si le cercueil avait absorbé le sortilège et l'avait gardé en lui le temps que les effets du Protego lancé par Nosten se terminent. En un clin d'oeil, le Finite Incantatem venait de traverser l'allée en frappant le jeune homme en pleine poitrine. De nouveaux, les cris transpercèrent le silence qui s'était installé et certains sorciers transplanaient déjà pour échapper au cercueil fou.

Tous les yeux étaient désormais rivés sur Nosten qui agonisait, à terre. Mais de nouveaux cris retentirent lorsque les sorciers se rendirent compte que le cercueil... flottait.
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Message Posté Mar 9 Oct - 2:39.
Un enterrement. Quoi de plus long, de plus déprimant et de plus triste qu’un enterrement? Tu n’aurais su le dire. Simplement, tu voulais rendre hommage à cette femme que tu admirais, cette femme qui avait eu tant d’influence sur la capitale. Une grande femme. Une vraie femme. Alors, toute de noir vêtue, tu t’étais rendue à l’enterrement, même si tu détestais ces cérémonies qui étaient longues pour rien, emplies de deuil et de mines tristes. Tu avais beaucoup de respect pour la famille Graymalkin, et c’était l’une des raisons qui t’avaient poussée à t’y rendre, pour être là. Pas nécessairement pour dire quelque chose, tu étais loin de bien connaître Malphéda Graymalkin, mais juste pour être là. Juste pour faire acte de présence et ainsi démontrer que tu respectais cette femme, et que tu avais pris la peine de te pointer à son enterrement pour lui rendre un dernier hommage. Tu ne pleurais pas. Évidemment pas. Tu n’étais pas triste. Comment pouvais-tu réellement prétendre être triste si tu ne la connaissais même pas personnellement? Tu trouvais cela dommage, certes. C’était une grosse perte pour Londres, qui perdait une femme exceptionnelle et difficilement remplaçable. Mais vous alliez vous en remettre. Vous vous remettiez toujours de toutes les catastrophes qui vous tombaient sur la tête, sans mauvais jeu de mot.

Droite, le visage impénétrable, tu observais les évènements qui se déroulaient sous tes yeux. Les discours qui s’enchaînaient, les gens qui se laissaient aller à une larme ou deux. Tu observais tout ça, sous ta froideur habituelle, ne laissant transparaître aucune émotion. Tu n’aurais su quelle émotion faire transparaître de toute façon, alors tu préférais être neutre. Aucune émotion, c’était parfait, ça t’allait bien au teint. Tu observais, telle la spectatrice que tu étais. Tu écoutais, malgré ton peu d’intérêt pour la chose. C’était triste. C’était touchant. Et même toi, à travers tous ces discours émouvants, tu finis par ressentir un petit pincement au cœur. Il fallait le faire, quand même. Mais Malphéda, ce n’était pas n’importe qui. Tu admirais son franc parlé, tu l’admirais tout court, en fait, pour de nombreuses choses. Et même si tu ne l’avouerais probablement jamais, tu avais besoin d’être là, que ce soit pendant cinq minutes ou pendant la cérémonie au complet, juste pour faire acte de présence. Ça te faisait du bien. Ça te donnait l’impression que c’était la chose à faire.

Il commence à pleuvoir. Génial. Tu sors ton parapluie – tu avais tout prévu, quand même – et tu tentes d’écouter les discours qui se continuent tant bien que mal. Tu remarques que les chandelles au-dessus de ta tête se sont éteintes, ce qui est déjà étrange. Mais ce qui est encore plus étrange, c’est le mouvement que tu crois voir dans le cercueil de cette femme tant admirée. L’homme qui prononçait son discours est projeté en arrière et tu te lèves vivement, prête à lancer un sortilège quelconque sur ce qu’il y a dans le cercueil. Un Finite Incantatem se fait entendre et tu approuves silencieusement. C’est probablement la meilleure chose à faire. Enfin, jusqu’à ce qu’il aille frapper violemment Nosten dans la poitrine et que le pauvre se mette à agoniser sur le sol. Merde. Puis, encore pire, le cercueil se met à flotter dans les airs. Merveilleux. Même cette femme respectable n’aura pas le droit à un enterrement comme il se doit, un vrai de vrai ou rien ne bouge et où les discours sont émouvants, sans être interrompus par un cercueil qui bouge ou qui lévite. C’était à rien n’y comprendre. Tu observes le cercueil quelques instants, complètement figée. Puis tu reprends tes esprits. Plus personne ne s’occupait du pauvre Nosten agonisant, et tu te fraies donc un passage entre les sorciers regardant le ciel, les yeux grands ouverts. « Excusez-moi… Pardon… Je suis désolée… » Tu marmonnes des formules de politesse alors que tu tentes d’atteindre ton petit protégé. Tu n’es pas trop sûre de ce que tu t’en vas faire en ce moment, mais tu sais que c’est la meilleure chose à faire. Même si ce qui risque de se passer à l’enterrement risque d’être encore plus intéressant, pour une fois, c’est ton côté maternel qui, étrangement, prend le dessus de celui qui raffole des ragots. Tu attrapes donc la main de Nosten, tu la serres très fort et vous transplanez ensemble à l’hôpital. Juste au cas où.
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Message Posté Mer 10 Oct - 13:45.
Il y a ces moments où tout équilibre parait impossible, comme si ce seul mot paraissait presque irréel. Le monde avait pourtant connu la paix. Des sourires, des rires et des larmes. Des évènements passés qui ne devaient plus redevenir des problèmes d’actualité. Ils allaient payer la paix. Dans chacun de leur rêve, dans chacune de leur pensée, dans chacun de leur souvenir. Une marque indélébile. Rien ne pouvait les soigner tant les blessures étaient profondes. Sourires pour recouvrir les peines et regrets. Rires pour recouvrir les trahisons. Tout était faux et la vie leur retombait dessus. Coup de poignard en pleine poitrine, choc et surprise. Chacun se prenait une gifle en pleine figure en voyant que la paix n’était rien. Et l’Organisation secrète n’était que la première étape ? L’Homme sombrait peu à peu dans sa folie. Ils s’entretuaient comme des bêtes, ne pensaient pas aux bons moments que pouvaient leur procurer la vie, et allaient le payer. Cher. Idée stupide en pensant que tout allait bien. Tout ne va bien que chez les autres. Ce monde que l’on méprise tant on le jalouse. Et pourtant, personne n’y arrive. Personne ne sourit véritablement. La pluie tombe, les larmes aussi. Plus de sourires apparents. Ils retombent sur terre. Rien n’est beau. Tout fini par chuter un jour, même l’une des plus grandes dames qu’ils avaient connue. Alors, ils réalisent que tout peut être atteint, même ceux qui paraissent inaccessibles, comme si la mort ne pouvait pas atteindre les héros. Douce illusion qu’ils créent. Ils se perdent dans leurs fantasmes et en oublient presque la réalité. Le soleil laisse le froid. La vie laisse la mort. L’espoir d’une nouvelle société unie laisse le déchirement. Contre Gabriel, la championne serrait un peu plus sa veste contre la peau nue de ses épaules. Quelle idée de venir les épaules non couvertes au mois d’octobre. La tête en l’air, elle avait cette mauvaise habitude d’avoir la tête en l’air. Elle passait sa main dans le dos de son ami et s’éloignait de la tombe. Encore une fois, tout rechutait. Rien n’allait se passer comme prévu. La pauvre dame ne pouvait pas se reposer comme il se doit ? « Reste là, ok ? Ca va bien se passer, je suis sûre que ce n’est qu’une mauvaise blague. » Enora esquissait un sourire à January. Simple politesse ? Pour une fois non. Elle était simplement rassurée de la voir auprès d’elle. Si entre Tyler et elle rien n’était simple, elle commençait à vraiment apprécier sa famille, aussi bien William qui l’avait accueillie et conseillée, mais aussi January qui était de moins en moins agressive. Peut-être qu’avec le temps, elles allaient finalement ne plus se battre sans raison ? Pour une fois, elle n’allait pas prendre parti à ce combat qui lui était proposé. Elle allait rester en retrait et allait laisser faire les autres. La tête sur l’épaule de gabriel, elle observait sans rien dire, bien que cette situation lui fasse peur. Les sorts s’enchainaient sur le cercueil, et elle ne bougeait pas, incapable de faire le moindre geste. Depuis la guerre, elle n’avait plus vu de sortilège, elle n’en avait plus lancé. Hors de question de faire de la magie tant les souvenirs qu’elle avait la détruisaient peu à peu. Les yeux plongés dans le vide, elle pouvait revoir Ariel, Kurt, Matvei, Tyler, les arbres, la pluie qui tombait sur tout son corps, inondant ses vêtements qui semblaient alors peser deux tonnes. Elle n’avait rien oublié. Elle n’avait pas changé. Elle n’allait jamais oublier. Un cri, deux cris, la championne revenait enfin à elle et voyait Nosten étalé sur le sol, touché par un sortilège. D’où venait-il ? Il fallait vraiment qu’elle se réveille. Le froid ne la touchait plus. Elle ne sentait plus rien. A part cette peur immense qui lui prenait au cœur. Elle avait perdu une personne à Poudlard durant la bataille, et Nosten le lui rappelait avec ses cris de douleur. Un pas en avant, elle s’approchait du garçon et réfléchissait à une solution. Ses sept années à Poudlard allaient peut être enfin lui servir ? Perdue dans les pages de ses bouquins qui défilaient dans sa tête, elle redressa la tête et tomba en arrière. Le cercueil flottait dans les airs. Tétanisée, la championne ne semblait ne plus pouvoir bouger, fixant l’objet en question. Aucune larme, aucun cri, aucun frisson. Elle ne bougeait plus. Ne remarquant même pas que Lia avait emporté Nosten.
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Gabriel J. Hemingway
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♦ Nota Bene
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: ce que vous avez sur vous en ce moment même.



Message Posté Ven 12 Oct - 18:43.
Dans la vie rien n’était jamais tout tracé. Des imprévus arrivaient toujours en cours de route, et on ne pouvait pas les éviter. C’était comme ça, il fallait faire avec. Tants d’imprévus étaient déjà survenus dans sa vie. Sa naissance, son destin… Tous cela sont des choses qu’il ne pensait pas possible, irréalisable. Et pourtant il était là. Il y était arrivé. Bien sûr ça n’avait pas été chose facile, long de la. Il en avait fait des sacrifices. Il en avait passé des nuits de doute, à se demander si ça vie avait un sens, s’il ne ferait pas mieux d’y mettre fin. Mais il s’était toujours rappelé, au fond de lui que ces obstacles importaient peu. Ils n’étaient pas là pour nous faire du mal ou nous détruire. Non, ils sont là pour nous rendre plus fort, et plus à même d’avancer dans la vie. Oui, il avait compris cela, et voilà pourquoi il s’était toujours battu. Sa vie était une lutte permanente, et même si cela le fatiguait, il ne baissait jamais les bras. Car toutes ses épreuves le rendaient plus fort, et faisaient de lui l’homme qu’il était aujourd’hui. Et cet enterrement était l’une de ces épreuves.

Les cris fusaient de tous les côtés. La panique avait gagné l’assemblée. Mais il restait de marbre, comme perdu dans toute cette pagaille. Il ne vit même pas le petit sourire que January lui lança, ou encore le fait que plusieurs personnes se précipitaient sur le cercueil. La chose qui lui semblait réel en cet instant, c’était Enora. Il pouvait sentir sa tête sur son épaule, et cela le rassurait. Il avait été seul trop longtemps. Cette présence amicale lui faisait le plus grand bien, et le ressourçait. Soudain un bruit, des cris qui repartaient de plus belle. Il sortit de son état second. C’était bien réel. Tout cela était réel. Il devait faire quelque chose, ne serait-ce que pour aider. Nosten était à terre. Il ne l’avait jamais vu auparavant, mais cela le toucha. Il suivit Enora près du corps. Les souvenirs de la bataille lui remontèrent à la mémoire. L’horreur que Poudlard avait vécu. La situation présente lui rappelait cela. Il ne remarqua même pas que Nosten et Lia avaient transplanés.

La pluie ne cessait de tomber. Le cimetière se vidait petit à petit. Les gens prenaient peur, et il pouvait les comprendre. Il avait eu peur lui aussi. Il avait eu envie de fuir, mais il l’avait trop fait. Sa vie n’avait été qu’une succession de fuite. Il ne voulait pas voir la réalité en face. Mais il ne comptait aller nulle part aujourd’hui. Le cercueil flottait. Il ne pouvait pas détacher son regard de celui-ci. Il était comme hypnotisé. Il pouvait sentir la championne de Poudlard trembler à ses côtés. Il la serra contre lui. C’était la seule chose qu’il pouvait faire maintenant, la rassurer. « Tout va bien se passer… » Cela n’allait pas être le cas, bien entendu, mais il espérait au fond de lui que cette situation s’arrange. Il jeta un coup d’œil à January. Elle était probablement la seule personne à pouvoir faire quelque chose ici. La seule qui n’avait pas perdu ses moyens…
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Message Posté Dim 14 Oct - 11:23.
Des chandelles éternelles qui s’éteignent, des ambassadeurs qui volent… Voilà un enterrement que je n’étais pas prêt d’oublier. Il n’empêche, si quelqu’un d’autre que January s’était avancé, je n’aurais peut-être pas suivi. À moins que ce quelqu’un d’autres fut un ami. Ou alors, restait la possibilité qu’on m’y ait poussé. Mais non, j’y étais allé, au cas où…

Finite Incantatem… Protego… Et quelques secondes plus tard… Un choc puis la douleur. Retour de sort. Voilà tout ce qui m’était venu à l’esprit, du moins, juste avant que la douleur ne me cloue sur place, incapable de bouger. Je crois que j’ai crié ou alors peut-être était-ce les autres. Les gens autour. Crever dans un cimetière… c’était con comme mort. J’aurais encore préféré clamser en me battant contre l’OS ou je ne sais pas, en tentant de refroidir mon père. Au lieu de ça, j’agonisais dans un foutu cimetière. À l’enterrement de quelqu’un que je n’avais pas connu sauf de nom et de réputation. Tu parles d’une fin à chier. Ceci dit, ça collait assez bien à la qualité de mon existence.
J’aurais pensé à tout ça si seulement j’en étais capable sauf qu’il n’y avait que la douleur et rien d’autre. J’étais persuadé que j’allais crever là. J’avais jamais compté sur personne pour me sauver la peau mis à part Adélaïde. C’était pas comme si je m’attendais à ce qu’on me ramasse et qu’on tente de me sauver. J’étais clairement un futur cadavre.

Et puis j’ai senti un contact, je crois… Je pense que je voulais juste y rester, ne plus souffrir en tout cas. J’ai tourné la tête, j’étais quand même sûr de sentir quelque chose sur ma main. Une sensation ridicule comparée à la douleur. D’autant que j’avais l’impression de ne plus vraiment enregistrer ce qui se passait autour. Quand bien même. Si j’avais été lucide, je n’en aurais rien eu à foutre. Mon bon sens m’aurait sans doute dit de me tirer, comme à eux. Mais au moins, ce n’est pas January qui avait pris le retour de sort. Cher entité, que de bon sens d’avoir frappé le voyou.
Dans mon champ de vision, je distingue vaguement des gens que j’ai dû croiser une fois ou deux. J’avais l’impression de reconnaître Lia. Mais j’devais me tromper. Lia ici ? Bah… j’y étais bien venu moi. C’était intéressant d’halluciner de la sorte. On voit de drôle de choses quand la douleur nous fait perdre la tête.
Perdre la tête… intéressant. Encore plus s’entend. J’avais déjà perdu la tête quand j’étais môme. C’était différent pourtant. Plus violent. Peut-être parce que j’étais en colère en même temps ? Ou alors je n’arrivais peut-être plus à faire la différence. J’avais le cerveau embrouillé. J’étais sûrement foutu alors c’était pas trop grave.

Changement de décors, de bruits, d’odeurs… J’ai dû clamser.
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Message Posté Ven 9 Nov - 19:25.
Et il se passa quelque chose que je n’avais pas prévu. Non seulement le sort que j’avais lancé ricocha, mais en plus, c’est Nosten qu’il choisit d’attaquer. Ce qui était vraiment étrange pour un finite incantatem. Sans réfléchir, je m’agenouillais auprès de Nosten. J’étais infirmière. Je savais ce qu’il fallait faire. Une jeune femme arrive pour nous aider. Je fronçais les sourcils.

« Vous le connaissez ? »

Aucune réponse. Mais à en juger par son comportement, ils devaient être proches. J’aurais pu lui dire que j’étais infirmière. J’aurais pu lui dire que j’allais pouvoir l’aider. Mais en réalité, je suis restée murée dans un silence. Un silence lâche. Parce que tout ça, c’était de ma faute. Si j’étais allée voir de plus près, Nosten n’aurait pas été blessé. Ils transplanèrent sans que je ne puisse rien faire d’autre. J’avais l’air conne, assise, au milieu d’un cimetière, en plein cœur d’une cérémonie. Mais je n’avais pas la force de me relever. Pour la première fois depuis longtemps, j’avais peur. J’avais peur parce que je ne faisais plus confiance à la magie. Ma propre nature me trahissait. Et le monde s’effondrait autour de nous sans qu’on ne sache quoi faire. En regardant les autres, je me rendis compte qu’on était tous complètement dépassés par ces nouvelles forces qu’on ne comprenait pas.

Stupeur. Soupirs de surprise. Exclamations. Tous les regards se tournent vers la même chose : le cercueil. Et moi aussi je me retourne. Il flotte. Je fronce les sourcils. Par réflexe, j’inspecte la foule. Et si quelqu’un s’amusait à faire tourner cet enterrement en une fête sordide ? Mais ils ont tous la même expression sur leur visage. La peur, figée, face à la mort qui n’avait plus de sens. Sûre de moi, je me relevais. Personne n’osait rien faire. Comme depuis la fin de la guerre, on regardait, tous, les catastrophes s’enchaîner sans jamais agir. Les yeux exorbités, la bouche entrouverte, l’avançais d’une démarche fébrile vers le cercueil flottant. J’allais à la rencontre de la mort.

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Message Posté Ven 9 Nov - 21:19.
La panique s'installait progressivement dans les rangs. Le cercueil continuait de flotter, et personne ne comprenait pourquoi. Peut-être parce qu'il n'y avait rien à comprendre. C'était du jamais vu. Si, dans l'Histoire de la magie, les enterrements des sorciers avaient souvent donné lieu à des situations pour le moins incongrues, jamais un cercueil ne s'était mis à flotter. Jamais un cercueil n'avait renvoyé un finite incantatem sur un sorcier. Quelque chose d'anormal se déroulait. Quelque chose de grave.

Une infirmière de l'hôpital s'avançait en silence vers le cercueil que tout le monde fuyait. January Lockhart. Chef de l'Ordre Alpha. La même qui a lancé le finite incantatem. Il n'y a pas droit à l'erreur. « Je ne ferai pas ça; à ta place. »

Cette voix. La dernière que les sorciers s'attendaient à entendre.
Silence dans l'assemblée. Malphéda a parlé.
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Message Posté Sam 1 Déc - 21:12.
L'événement est terminé. Malphéda Graymalkin a contracté la maladie que l'on nomme désormais la Tourmente des Âmes. Son corps est bel et bien sous terre, enterré, mais son esprit, lui, est resté coincé sur Terre et hante désormais la ville de Londres. Suite à la réussite d'une quête par une étudiante russe, le fantôme est coincé avec elle et donnera des nouvelles dans les plus brefs délais...

Dans tous les cas, l'événement s'est terminé sans faire de victime puisque le fantôme est sorti du cercueil. Le mage en charge de l'enterrement a jugé préférable de demander à tout le monde de partir et de laisser le fantôme de Malphéda avec sa famille. Merci à tous de votre participation...

Vous pouvez toujours continuer à poster mais Dominus n'est plus en charge de cet événement.
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EVENEMENT 006 ◭ Enterrement de Malphéda

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