VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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GREGORY&THADEUS ❧ Family above all [PM]
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Thadéus P. Pritchard
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Message Posté Dim 21 Oct - 15:24.



i wanna live like music, rolling down the streets.
hey looking at you i wanna take you to the back of the room..

★ noms des participants: Greg et Thad
★ statut du sujet: priveiii
★ date: Mi octobre
★ heure: nuit
★ météo: nuit
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: celle de maintenant
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: idem
★ intervention de dominus: non
★ récompenses: brise burne





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Message Posté Dim 21 Oct - 15:32.



« Other things may change us, but we start and end with the family. »

Je faisais partie de ceux qui avaient tout réussi. Je n’avais plus de soutien, mais je m’en fichais. Aimer est un trop grand mot, un mot qui nous détruit, qui nous blesse et nous enferme dans une pièce dans laquelle nous n’avons rien à faire. J’étais un monstre pour eux. J’avais réussi ma vie à mes yeux. C’était difficile de se dire qu’au final, ils ne voyaient pas ce que je voyais. Ils ne savaient pas ce que j’avais enduré. Ils ignoraient tout, ils n’étaient que de petits ignorants, des idiots. Je leur prouverais un jour, que j’avais raison. Ils comprendront, et ils verront que le monde était trop petit pour moi. C’est pour ça que je me suis débattu, et que j’ai tout fait pour posséder ce que j’ai aujourd’hui. J’ai une vie. Un rôle. Des mots, et des discours à prononcer. Un effilement de phrases cohérentes qui redonneraient confiance aux sorciers. J’étais un espoir pour eux. Ils n’avaient connus que les ténèbres. Je leur ferais voir à quel point un ministre pouvait être grand. C’était comme ça que ça se passerait. Je n’avais plus le temps de chercher qui est-ce que j’avais pu blesser sur mon chemin. Je n’avais plus le temps de penser aux autres. Je devais me concentrer sur mon devoir, sur mon but.

Mais pour cela, j’avais besoin de m’assurer que rien ne pourrait m’en éloigner. Gregory pouvait faire partie de ce type de personne. Il était ma faiblesse. Je ne voulais pas qu’il le soit. Mais il était mon frère, et quoi qu’il arrive, notre famille finit toujours par être notre perte. Il serait avec moi, si je tombais. Mieux encore, il amortirait ma chute. C’était son devoir, après tout, n’est-ce pas ? Se convaincre d’une vérité est plus simple. Je n'avais plus honte. Je me battrais jusqu'au bout. Le temps passerait, mais ce que j'ai construit demeurera. La confiance que je possédais m'aiderait à me dépasser. Je voyais ça comme une longue course, un marathon que j'étais le seul à pouvoir gagner.

Il y a des secrets qu'il vaut mieux garder pour soi. Il faut les enterrer, les dissimuler de toutes nos forces, et se protéger lorsqu'ils décident de sortir de terre. J''étais un homme qui possédait de nombreux secrets. Certains beaucoup plus noirs que d'autres, ce qui les rendaient encore plus dangereux. J'avais tout donné pour les oublier. J'ai détruit ma famille, je l'ai abandonné. J'ai trahi ceux que j'aimais. J'ai trahi mes croyances, j'ai dit adieu à mes rêves stupides, ceux qui n'étaient pas assez haut. Personne ne pouvait comprendre. C'était comme ça que j'ai réussi à ne plus avoir mal. La souffrance devait disparaître. Les soucis devaient être anticipé. Au fond, peut être que j'avais tort. Peut être que je m'étais trompé en m'imaginant que la gloire serait synonyme de bonheur. Mais c'était trop tard pour reculer. J'avançais lentement vers son appartement, il était tard. Toutes les lumières étaient allumées, même si le ciel était assez illuminé pour éclairer les rues. Cela faisait des années que Gregory et moi étions en froid. Des années que j'avais quitté la maison familiale pour m'enfuir loin. Je l'avais laissé seul. Je comprenais sa haine. Je savais pourquoi est-ce qu'il avait refusé de me voir. Je lui ai tout pris, petit à petit. Toquant à sa porte, je pris une grande inspiration. Lorsque la porte s'ouvrit, j'affichais mon plus grand sourire. « After all this time, Greg. ». Pause. « We have a lot to talk about. »

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Message Posté Dim 21 Oct - 19:22.



« here's to you you old wreck »

« After all this time, Greg. We have a lot to talk about. »

Je ne sais pas ce qui m’a le plus surpris. Qu’il se pointe devant ma porte de lui-même, ou qu’il le fasse avec un grand sourire. Ca avait beau être mon frère, il m’était aussi familier que le premier des touristes que je croiserais sur Piccadilly Circus. Des années qu’on ne s’était pas parlé. Des années que je ne l’avais vu qu’à travers des journaux. On en avait vécu des choses ensemble. On en avait peut-être vécu trop. Mais tout ce dont je me souviens, c’est de son sourire, victorieux, malsain. De cet air de fausse gêne qu’il s’était donné. Et d’elle, bien sûr.

En vérité, j’étais comme tous les autres. J’en attendais beaucoup. J’en attendais beaucoup de lui. Il avait toujours été mon modèle. Je l’admirais, je crois, plus que personne d’autre sur cette terre. Et son acte m’a autant blessé que de voir l’illusion que j’avais construit pour lui, pour moi, s’effondrer. Thadeus, c’était mon héros, avant. C’était celui qui me poussait à sortir en plein milieu de la nuit pour aller parler aux étoiles, sur le toit de notre maison. C’était celui qui n’avait aucune limite. Il franchissait tous les obstacles avec brio. C’était la seule personne que je voulais rendre fier. On construit des mensonges et on finit par y croire. On se raconte des histoires parce que sans, tout devient ennuyeux. La mythologie personnelle dans un siècle mou, un siècle mort. Et il avait tout gâché. Juste comme ça, en une seconde. Tout s’était écroulé. J’avais récupéré mes affaires et j’étais parti. Double trahison. Trahison d’un frère qui avait abusé. Trahison d’un mythe qui s’avérait faux.

J’ai mis du temps à comprendre que mon frère n’était qu’un beau parleur. J’ai mis du temps à me rendre compte que tout ce qu’il faisait, c’était dans son seul et unique intérêt. Au fond, parfois, on est tellement plongé dans ses illusions et ses espoirs qu’on perd le fil de la réalité. On vit dans un autre monde qui n’a de signification réelle que pour nous et nous seul.
Alors c’était comme ça qu’on se retrouvait. Face à face. Le retour du frère prodige. Il faisait le premier pas, et j’avais le choix de faire le second. Je pouvais très bien lui claquer la porte au nez. Je pouvais très bien rester muré dans mon silence. Et, au fond, rien ne m’en empêchait. Mais le problème, avec Thadeus, c’est qu’il savait très bien que je ne pouvais pas lui résister. Et j’avais envie de fermer la porte. J’avais envie de lui dire adieu. Mais je ne pouvais pas. C’était mon frère. Mon mythe. Que je le veuille ou non, il faisait partie de moi. Son sang coulait dans mes veines. Je secouais la tête avant de m’écarter de l’encadrement de la porte pour le laisser passer.

Je l’invitais à s’asseoir dans mon petit salon. Encore une fois, je m’assis en face de lui. Il n’avait pas changé d’un poil. Toujours ce regard conquérant. Ce sourire trop vrai pour être honnête. Toujours cette emprise inaccessible sur les autres. On dit souvent qu’il n’y a pas de liens plus puissants que celui qui unit deux frères. Et peut-être que c’est vrai. Peut-être, qu’au fond, la seule raison pour laquelle j’étais énervé contre lui, depuis tout ce temps, c’était parce que je savais qu’à la minute où je le reverrai, je lui pardonnerai tout ce qu’il avait fait. De l’enterrement de notre mère à Vanity. Du début à la fin. La fin d’une ère marquait-elle le début d’une autre ? J’avais longtemps pensé que non, mais aujourd’hui, en le voyant se tenir devant moi, je n’étais plus sûr de rien.

Le silence. C’est parfois la manifestation du consentement. Pour moi, c’était juste celle de l’attente. J’attendais quoi, exactement ? Moi-même je n’en étais pas certain. Après tout ce temps, peut-être que tout ce que je voulais, c’était des excuses. Peut-être que ce que je voulais, c’était qu’il me montre qu’il était toujours là. Ce mythe, que j’avais créé. Qu’il avait créé. Qu’il existait encore. Que je pouvais continuer à y croire.

« To what do I owe the visit of the Minister of Magic ? Did I do something bad ? »

Le sarcasme. Pour certains, c'était un moyen de défense. Pour moi, c'était simplement la seule solution que j'avais trouvé pour ne pas le frapper. Ce moment, je l’avais imaginé des dizaines de fois. Cet instant où il s’excuserait. Cet instant où je lui dirai que je ne voulais plus jamais entendre parler de lui. Cet instant où je le rayais de ma vie une bonne fois pour toute. Cet instant où je tuais mon frère. Où j’effaçais tout ce qu’il m’avait appris. Tout ce qu’on avait fait. Mais, bien entendu, tout ne se passe jamais comme on l’a imaginé. Et maintenant que je me retrouvais face à mon frère, la donne avait changé. J’étais toujours en colère, mais en colère contre un souvenir. Contre le passé. J’étais amer. Profondément amer. Mais on ne peut pas changer le passé après tout. Je lui cherchais des excuses avant même qu’il ne commence à parler. Parce qu’au fond, c’était mon frère. C'est comme cette douleur, qu'on a, dans la nuque. Elle est si latente que, parfois, on oublie qu'elle existe. Pourtant, elle est toujours là. Et je m’en rendais compte à présent. J’avais beau l’avoir fui. Il avait toujours été là, quelque part.

« What exactly do you expect from me ? »

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BAD BLOOD That these are the days that bind you together, forever And these little things define you forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry? It's been cold for years, won't you let it lie? If we're only ever looking back We will drive ourselves insane As the friendship goes resentment grows We will walk our different ways But those are the days that bind us together, forever And those little things define us forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry?It's been cold for years, won't you let it lie?


Dernière édition par Gregory J. Pritchard le Ven 9 Nov - 14:09, édité 2 fois
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Message Posté Lun 22 Oct - 0:33.



« If you had a part of me, will you take your time ? Even if I come back, even if I die. »

Souvent, on ne parvient pas à faire la différence entre mensonge et vérité. On ne sait jamais lequel nous fera le plus de mal, lequel nous permettra d'aller mieux. On se dit que peut être, il suffit d'essayer les deux pour savoir. Un jour le mensonge, un jour la vérité. Puis on choisit une des deux options. J'ai choisi le mensonge. Parfois il était tellement plus simple de mentir. S'inventer des souvenirs, s'inventer des histoires. J'avais l'impression d'être libre. De voir des choses que d'autres ne voyaient pas. Peut être que j'étais trop en avance sur mon temps, que je faisais parti de ceux qui étaient bien trop différent. Je pouvais me poser des millions de questions, me demander si j'avais eu raison, mais au final, cela ne changerait rien. Je n'avais plus de temps à offrir. Et j'avais peur qu'un jour, je n'ai plus rien à découvrir. Que le monde, qui regorgeait de surprises, ne soit plus qu'une épave. J'étais un homme qui avait besoin d'aventures. Je l'ai toujours été. J'avais besoin de défis à relever, de problèmes à résoudre. J'avais besoin de vivre, d'exister. Ce n'était plus une question de vie ou de mort. C'était une question d'exister. Rares étaient ceux qui étaient capables d'exister. La plupart se contenter d'avancer dans ce monde, étrangers à leur propre vie. Ils se noyaient dans une mer dont ils pensaient connaître les moindres recoins. Ce n'était plus une bataille, mais une guerre qu'ils se livraient.

Le temps est quelque chose de tellement complexe. On essaie de le comprendre. On essaie de savoir comment est-ce qu'il peut nous aider. Et si on peut l'utiliser pour nous aider. On dit aussi que les opportunités définissent nos vies. Ce tas d'opportunités que l'on rate, mais que l'on oublie jamais. On se rappelle qu'au final, il y a des choses que l'on ratera toujours. Des choses qui seront pour toujours inaccessibles. Comme si elles avaient été mise à notre disposition, mais qu'au final, nous n'avions pas été capable de les conserver. Je voulais réussir un tas de choses. Je voulais que tout aille bien. Je voulais tout avoir. Et j'ai tout eu. Pendant toutes ces années, je me suis battu pour ça. J'étais le ministre. J'allais devenir un héros, un sauveur. J'allais devenir le chef de toute une nation.

Mais au final, j'étais seul. La solitude me permettait d'être plus fort, et tout ceux qui m'entouraient n'étaient plus que des distractions. Et parfois, je me rendais compte que mon frère me manquait. Je me rendais compte qu'au final, mon cœur n'était pas totalement fait de glace. Personne ne le saurait, et mon but passerait toujours avant. Mais je ne savais pas comment réagir avec lui. Alors j'ai attendu, et j'ai disparu. Il a entendu parler de moi à la radio, à la télévision, ou encore dans les journaux. C'est tout ce qu'il a eu. Quand à moi, je l'ai vu, de temps à autres. Je l'ai croisé, sans qu'il ne m'aperçoive. J'étais son modèle, avant que je ne lui vole littéralement sa petite amie. Et maintenant, c'était ma fiancée. Peut être que j'ai eu tort. De toutes façons, ce qui est fait est fait.

Assis dans son salon, aucun de nous deux ne brisa le silence pendant plusieurs minutes, avant qu'il ne finisse par le faire. « To what do I owe the visit of the Minister of Magic ? Did I do something bad ? ». Un rire bref. « Not really, I suppose. Even if you had, nobody would know it. ». Encore quelques instants passèrent. Encore quelques secondes durant lesquelles nous vivions dans ce mensonge que j'avais concocté. « What exactly do you expect from me ? ». J'ai toujours été doué avec les mots. Je savais les manier de la façon que je désirais. C'était peut être une malédiction, ou une bénédiction. Cela dépendait du point de vue. « To be honest, I thought you would hit me. Scream or something. You have the right to. ». Les mots étaient comme des pierres dans mon cœur. « I missed you, brother. »

Souvent, on ne parvient pas à faire la différence entre mensonge et vérité. On ne sait jamais lequel nous fera le plus de mal, lequel nous permettra d'aller mieux. Et d'autres fois, il arrive même que l'on ne parvienne plus à distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas.

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Message Posté Lun 22 Oct - 21:50.



« i've been trying to do it right. So show me family. I don't know where I belong. I don't know where I went wrong. »


« To be honest, I thought you would hit me. Scream or something. You have the right to. »

Un rire. Un rire jaune. Sarcastique. Parce que c’était justement ce que je me retenais de faire depuis qu’il était entré. Je serrais les poings. Je serrais la mâchoire. Je faisais tout mon possible pour garder mon calme, alors même que mon sang bouillonnait dans mes veines. J’aurais pas dû le laisser entrer. J’aurais pas dû. C’était perdu d’avance, et pourtant je continuais de lutter. Je me battais contre ses regards. Contre sa voix. Contre mon frère. Contre les souvenirs d’une enfance chérie que j’avais pourtant enterrés. Contre toute cette vie que je voulais oublier mais qui me revenais en pleine figure à chacun de ses mots.

« I’m not going to hit you. Nor am I going to scream. To be completely honest with you, I don’t give a shit about what you did anymore. About you. About her. You’re dead to me. Actually, you died a long time ago, Thadeus. »

Les mots étaient volontairement durs. Parce que c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour l’éloigner de moi. Le courage des autres, je ne l’avais pas, ce soir. J’étais crevé. Fatigué de me battre. Fatigué de lui en vouloir. Et pourtant, je ne pouvais pas abandonner. Je n’arrivais pas à me défaire de cette rage que j’avais en moi. De la colère qui s’était entassée depuis des années. On dit que le temps fait passer la pilule. Pour moi, ça avait été le contraire. Les mois ont passé. Puis les années. Et pourtant la douleur était encore fraîche. La plaie, à peine refermée, s’ouvrait à nouveau.

« I missed you, brother. »

Je le dévisageais. Un sourire amer fiché sur mon visage. Ne savait-il pas que je voyais clair dans son jeu ? Est-ce qu’il n’avait pas compris que je ne me ferai plus avoir ? Je savais qu’il y avait quelque chose d’autre derrière son discours. C’ était toujours comme ça. Lui d’abord, les autres après. Moi, c’était tout le contraire. Je pouvais bien crever pour les autres que ça m’aurait arrangé. Et je repensais à notre mère. Et je repensais à ce qu’il avait fait. A ce qu’il n’avait pas fait. Et je repensais à tout ce qu’il s’était passé depuis.

Au fond, peut-être qu’il était aussi perdu que moi. Et, au fond, peut-être que c’était ça la famille. Des gens perdus qui cherchaient à retrouver ce sentiment d’union qu’ils avaient, il y a bien longtemps. Mais ça ne marche pas comme ça. Quand on perd ça, on le perd pour toujours. Tout ce qu’on peut espérer, alors, c’est une illusion. Un artifice créé de toute pièce pour ressembler à une famille. Parce que je savais qu’il n’aurait plus jamais ma confiance. Parce que je savais qu’il avait dépassé les limites de ce que je pouvais tolérer.

« Brother… Does it mean anything anymore ? We may have the same blood. But we’re not the same type. We never were. »

Je me levais pour aller prendre deux bières dans le frigo. Visiblement, il n’avait pas l’air de vouloir s’en aller. Et si la conversation allait encore durer longtemps, alors il nous fallait bien quelque chose pour passer le temps. J’en posais une sur la table basse, pour lui, avant de retourner m’asseoir dans un fauteuil. Je me souviens d’une époque où on était inséparables. Et là, on était deux étrangers. Trop différents pour coexister. On ne vivait plus dans le même monde. On ne l’avait peut-être jamais fait. Mais de toute façon, c’était trop tard. Trop tard pour réparer les dommages. Trop tard pour passer à autre chose. C’était mon frère. Je ne pouvais pas changer ça. Mais ça ne changerait rien à nos relations. J’avais bien l’intention de ne plus jamais le revoir. Parce que je savais que sa présence était signe d’un mauvais présage.
Comme à chaque fois que quelque chose m’angoissais, j’arrachais l’étiquette de ma bière avec mes doigts. Je la fixais pour ne pas avoir à croiser son regard à lui. Mais il fallait bien briser le silence. Alors c’est ce que je fis.

« Come on thadeus, what is it that you really want from me. I know you didn’t come here for forgiveness. I’m not a fool. So what is it ? »

Je crois, qu’au fond, ça se résumait à ça. Ce qu’il voulait. Il l’obtiendrait toujours. Il le savait. Je le savais. Mais je n’étais pas encore prêt à me laisser convaincre. Je n’étais pas encore prêt à abandonner. Pourtant, en croisant son regard, j’aurais juré y voir une pointe de sincérité. Man, he’s a good liar.


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Dernière édition par Gregory J. Pritchard le Ven 9 Nov - 14:09, édité 2 fois
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Message Posté Sam 27 Oct - 18:01.



« Oh the glory when he took our place, but he took my shoulders and he shook my face. And he takes and he takes and he takes. »

J'étais naïf en ce qui concernait mon frère. Je pensais que les mots pouvaient guérir toutes les plaies. Que je n'aurai qu'à claquer des doigts, sortir quelques phrases, pour effacer des années de souffrance, et refermer toutes les plaies que j'avais crée moi même. Je pensais que tout les mensonges que j'avais pu lui raconter seraient oubliés une fois que je lui aurai offert quelques ridicules petites excuses. D'aussi loin que je me souvienne, on a souvent été en conflit, mais unis malgré tout. C'était difficile de se rendre compte que je l'avais peut être déjà perdu lui aussi. J'étais le ministre de la magie désormais. Je devais être à la hauteur. Je devais avoir une vie irréprochable. Les médias contrôlaient mon image, et ils n'hésiteraient pas à trouver les moindres de mes faiblesses. « I’m not going to hit you. Nor am I going to scream. To be completely honest with you, I don’t give a shit about what you did anymore. About you. About her. You’re dead to me. Actually, you died a long time ago, Thadeus. ». « I missed you, brother. ». Dans chaque situation de mon existence, j'ai su m'en sortir avec des mots. J'ai appris qu'ils pouvaient être une arme, et qu'ils pouvaient être plus dangereux que n'importe quoi d'autre. J'ai appris que ce n'est qu'en les maniant qu'on peut les contrôler. Et que chaque nuance, chaque petite lettre a son importance. Un ''peut être'' pouvait modifier une phrase toute entière. Chacun porte son fardeau, et son lot d'erreur. Il suffit d'essayer de le réduire au maximum, et de l'oublier pour qu'il n'influence aucun de nos jugements.

Mon visage était de marbre. J'arborais toujours un sourire, pour sauver les apparences. Puisqu'elles importaient plus que tout. « Brother… Does it mean anything anymore ? We may have the same blood. But we’re not the same type. We never were. ». Mon sourire s'effaça. Peut être volontairement, peut être pas. Qui sait. Il avait raison. Il ne faisait que dire la vérité. De vrais frères n'auraient pas agis comme nous l'avons fait l'un envers l'autre. Mais je refusais de croire qu'il était trop tard. Il y avait un moyen pour qu'il pense que je sois sincère. Il y en avait forcément un, puisque je n'avais pas le choix. Il devait croire en moi, en mes idées. Il devait être mon frère, mon soutient. « Come on Thadeus, what is it that you really want from me. I know you didn’t come here for forgiveness. I’m not a fool. So what is it ? ».

Je l'ai regardé pendant tout ce temps. J'ai vu les dégâts que j'ai causé dans sa vie. Toutes les fois où j'aurai dû être là, et où je ne l'ai pas été. Parce que je ne pouvais pas. Être grand était plus important que tout ceci. J'en étais convaincu. Les secondes passèrent, et le silence s'installa avant que je ne décide de le briser. « You're right. We never were brother in anything but blood. And believe it or not, but I know it is only my fault. ». Je regardais le sol. Adoptant un ton un peu plus sensible qu'à l'ordinaire. « I was an idiot. I believed that hate and power was the solution, but it never was. I took everything from you, and for that I am deeply sorry. ». Je pris une grande inspiration. « I am ashamed of myself. I realised that I destroyed everything I touched all these years. So, no, I didn't come here for your forgiveness, because I already know I don't deserve it. And that I never will... I am minister, now, but, not for the same reasons that I wanted to become this. I want to help those people. When I left, and then came back, I slowly started to understand that my life is a failure. I lost you in the way, and that was my biggest mistake. ». Je relevais la tête, afin de le regarder droit dans les yeux. Il savait que je pesais mes mots. Et qu'il était rare que je révèle mes sentiments. Même lorsque je mentais. « Even though I know you won't believe me, you need to know that. I can't catch up all these years. But I'll be there for you, like I should have been in the first place. Because you deserve to have so much, brother. »

J'étais naïf en ce qui concernait mon frère. Je pensais que les mots pouvaient guérir toutes les plaies. Que je n'aurai qu'à claquer des doigts, sortir quelques phrases, pour effacer des années de souffrance, et refermer toutes les plaies que j'avais crée moi même. Je n'ai pas réalisé qu'un discours serait beaucoup plus effectif en ce qui le concernait, et que je devrais tout simplement mettre la barre un peu plus haut.

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Message Posté Sam 3 Nov - 0:08.



« and my life is yours. »


J’avais été dur envers lui. Mais c’était le seul moyen pour qu’il ne me manipule pas. La résistance. Alors le silence s’installa. Moi, je continuai à arracher l’étiquette de ma bière, sans le regarder. Il n’était plus rien pour moi. Du moins, c’était ce dont j’essayais de me convaincre depuis qu’il était entré. Les paroles, c’est une chose. J’avais beau dire qu’il n’était plus mon frère, que je le haïssais, qu’on ne venait pas du même monde, une fois face à lui, ça n’avait plus d’importance. En fin de compte, on peut jamais être sûr de rien. Et ces promesses, qu’on essaie de tenir, elles s’envolent au moindre incident. C’est comme ça que ça marche.

« You're right. We never were brother in anything but blood. And believe it or not, but I know it is only my fault. »

Je relevais la tête vers lui. Le grand Thadeus Pritchard admettait qu’il avait eu tort. C’était une grande première. Et je dois dire, au fond, que ça me faisait plaisir. Mais je restais sur mes gardes. On croit connaître les gens qui nous entourent. On croit savoir comment agissent les membres de notre famille. Et puis, un jour, ils nous trahissent. Et tout s’en va. Les liens. Les relations. Les images. Les mythes. Les histoires. Plus rien ne compte à part ce qu’ils ont fait. Et c’était comme ça que je le voyais. Comme un traître.

« I was an idiot. I believed that hate and power was the solution, but it never was. I took everything from you, and for that I am deeply sorry. »

Je fronçais les sourcils. J’avais beau avoir imaginé ce moment des milliards de fois, jamais je n’aurais cru que ça se serait passé comme ça. Et puis, j’y pouvais rien. C’était mon grand frère. Au fond, j’crois que ce qui me faisais le plus peur dans tout ça, c’est que je savais que je ne le haïssais pas. J’en avais jamais vraiment eu la force. C’était pour ça que j’étais parti. C’était pour ça que je m’étais exile à l’autre bout de l’Europe. Parce que je ne voulais pas le voir. Je ne voulais pas qu’il sache que, quoi qu’il arrivait, je lui pardonnerai toujours. Parce que c’était mon frère. Mon héros. Que ça avait toujours été comme ça. Et qu’il savait comme moi que ça le serait toujours. Alors, pourquoi est-ce qu’il était venu là ? Je ne le saurais jamais vraiment. Mais je tombais peu à peu dans son piège. Et le pire, c’était que j’en étais conscient.

« I am ashamed of myself. I realised that I destroyed everything I touched all these years. So, no, I didn't come here for your forgiveness, because I already know I don't deserve it. And that I never will... I am minister, now, but, not for the same reasons that I wanted to become this. I want to help those people. When I left, and then came back, I slowly started to understand that my life is a failure. I lost you in the way, and that was my biggest mistake. »

Il me regardait dans les yeux à present. Et, à un moment, j’ai voulu détourner le regard. Mais je voulais voir. Je voulais voir s’il était sincère, ou s’il mentait. Thadeus avait toujours été un fin manipulateur. Il vivait dans ses mensonges. Il vivait dans ses illusions. Et il entraînait les autres avec lui. Moi, j’avais longtemps résisté. Mais c’était trop tard. C’était déjà trop tard. Je me remis à fixer ma bière avant d’en boire une gorgée.

« Even though I know you won't believe me, you need to know that. I can't catch up all these years. But I'll be there for you, like I should have been in the first place. Because you deserve to have so much, brother. »
« Wow. I would've clapped but as you can see, my hands are full. »

Rire jaune. Il y a des choses qu’on n’oublie jamais. Et il y a celles qu’on ne pardonne jamais. Moi, j’avais déjà pardonné. Et au fond, peut-être qu’il avait raison. Peut-être qu’il fallait recommencer à zéro. Depuis que notre père était tombé malade, il était la seule famille qu’il me restait. Et je ne savais pas si j’étais prêt à sacrifier ça pour une rancœur qui datait. J’avais toujours été attaché à ma famille. C’était comme ça. Ma mère, j’étais allée la voir jusqu’au jour où ils l’ont débranchée. Mon père, je lui rendais visite tous les jours. Et puis il y avait lui. Peut-être qu’on avait perdu notre temps. Mais peut-être que c’était ça, une famille. Des gens qui perdent leur temps, et qui le retrouvent ensemble. Il y avait quelque chose qui nous unissait. Et ça dépassait les liens du sang. Ca avait toujours été plus fort.

« After all this time, Thadeus. After all this time, I don’t know what to believe anymore.»

Soupir. Je m’étais toujours juré de ne plus jamais tomber dans les pièges de mon frère. Mais les promesses qu’on se fait à soi-même sont les plus faciles à briser. Il lui aura fallu seulement quelques mots pour me convaincre de tout laisser tomber. Pour me convaincre que plus rien ne comptait. Il avait créé un nouveau mythe. Un nouveau mensonge. Et moi j’y croyais. Mais pas parce que je pensais que c’était vrai. Seulement parce que j’avais envie d’y croire.
Un regard à la fenêtre. Un escalier de service menait au toit. Ca me rappelait ces jeux, qu’on faisait le soir. On comptait les étoiles. Et on nommait les constellations. J’avais toujours admiré Thadeus. Et ça, ça ne changerait jamais. Je le regardais, en souriant.

« You know what they say about brothers… You can tear them apart, they’ll always find a way to come back to each other. I’m not gonna lie. There has been a time when I hated you. But, like I said, I don’t care anymore. You can’t change the past, can you ? I just… I don’t know. I just assumed that you’d never change. I’m not saying that I trust you. But you’re my brother. You’re my family. Whether I want it or not, you’re a part of my life. I can’t ignore that. »

Une gorgée de bière.

« By the way… You’ve put on weight… You should go on a diet, fatty. »

Pause.

« Are you still with her ? »




_________________
BAD BLOOD That these are the days that bind you together, forever And these little things define you forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry? It's been cold for years, won't you let it lie? If we're only ever looking back We will drive ourselves insane As the friendship goes resentment grows We will walk our different ways But those are the days that bind us together, forever And those little things define us forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry?It's been cold for years, won't you let it lie?
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Thadéus P. Pritchard
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Message Posté Sam 10 Nov - 17:55.



« Nobody is perfect. Oh, but everyone is to blame. »

« Wow. I would've clapped but as you can see, my hands are full. ». Un sourire en coin apparut sur mon visage. J'étais satisfait, parce que je savais que je commençais à gagner du terrain. Greg a toujours eu besoin d'avoir un héros. Il me suivait, il était derrière moi, à chacun de mes pas. Il était dans l'ombre, et il attendait mon retour, pendant des années il a attendu. Je savais que j'étais un héros pour beaucoup de sorciers. J'étais celui qui les sauverait, j'étais celui qui les ramasserait, maintenant qu'ils étaient tombé. J'étais leur seul espoir. C'était ça qui faisait tourner le monde au final. L'espoir. On regarde les gens partir, on regarde les gens souffrir, et on espère que rien ne nous touchera. On se prétend invincible. Mais aucun être humain ne l'est. J'avais cette impression que tout le monde mourrait autour de moi. Tout ceux que j'avais connu n'étaient plus là. Ils n'étaient plus que des photos sur mon bureau. Des photos que je ne regardais même plus, des photos dont je me fichais honnêtement. Mais Greg n'était pas comme ça. Il était le bon, entre nous deux. Du point de vue moral, il aurait dû tout réussir. Mais la vie n'est pas un conte de fée. Ceux qui s'en sortent ne sont pas ceux qui possèdent de nombreuses qualités. Ce sont ceux qui se battent de la façon la plus déloyale. C'était ceux qui savaient s'adresser à la nation. Dieu merci, je faisais partie de ceux là.

« You don't fool me, Greg. You're just enjoying the moment. ». Parfois, je me disais qu'on aurait pu être ces frères là. Ceux qui ont fait des erreurs, mais qui finissaient par se retrouver. Je me disais que j'étais ce type qui avait encore une chance de devenir ce que sa famille attendait de lui. Mais après, je me rappelais que c'était trop tard. On ne change pas qui on est, et je ne changerais jamais qui je suis. Je suis destiné à faire de grandes choses. M'entendre relativement bien avec mon frère n'est qu'une stratégie, rien de plus. J'en étais persuadé. Je lui ai tout pris, de toutes façons, pourquoi est-ce que je m'intéresserais à lui ? J'étais partagé entre ce besoin de réussir, et cet infime sentiment de joie à l'idée qu'il m'avait peut être pardonné. « After all this time, Thadeus. After all this time, I don’t know what to believe anymore. ». On découvre rapidement que quoi qu'il arrive, même si la majorité préfère penser le contraire, on peut contrôler ceux qui nous entoure, il suffit d'être assez malin, d'être assez futé pour s'en sortir. Chaque personne peut être amadouée par un beau discours, il ne reste plus qu'à trouver le bon. Je savais que j'avais besoin de redevenir ce modèle avec lui. Je devais être son héros. Je devais gagner. Et peut importe tout ce qui s'est passé, je gagnerais. Je gagnais toujours. C'était en moi.

« You know what they say about brothers… You can tear them apart, they’ll always find a way to come back to each other. I’m not gonna lie. There has been a time when I hated you. But, like I said, I don’t care anymore. You can’t change the past, can you ? I just… I don’t know. I just assumed that you’d never change. I’m not saying that I trust you. But you’re my brother. You’re my family. Whether I want it or not, you’re a part of my life. I can’t ignore that. ». « I know this is difficult. We just lost each other along the way. I wish it didn't happen. But it did. I know I will pay for my mistakes every day of my life, and I will gladly do it, even if there is small hope that you'll ever forgive me. ». C'est ça le problème, avec les discours. C'est que rapidement, ils se transforment tous en mensonges. Ils sont déformés, exagérés, mais on ne peut pas le contrôler. On est obligé d'obéir aux lois qui nous entourent. On est obligés de rester fidèles à la vision que les autres ont de nous.

« By the way… You’ve put on weight… You should go on a diet, fatty. ». On est toujours rattrapé par sa nature. « Oh, you know, it's not like women were complaining. ». J'ai toujours été comme ça avec lui. Toujours des piques. Encore une fois, je lui rappelais qu'il avait perdu. Et que j'avais gagné. « Are you still with her ? ». Je savais de qui il parlait. Vanity. Pour la plupart des gens, le sujet aurait été gênant. Pas pour moi. Mais je devais faire comme si. « Yeah. Well, she's kind of my fiancée now.  ». Un bref silence suivit l'annonce. « I do love her. I really do. She is... A good entertainment. ». C'était presque un murmure, une phrase destinée plus à moi même que pour lui. Bien sûr, cela faisait partie du spectacle. Je savais qu'il entendrait ce que je dirais. Et c'était le but. « And what about you ? Do you have anyone ? ». Un faux ton d'excitation. Peut être que je remuais le couteau dans la plaie. Peut être un peu trop.
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Message Posté Lun 10 Déc - 17:20.



« I really fucked it up this time. »


On s’attache à une rancœur. On la travaille. On entretient la colère. On la nourrit. On se souvient d’un moment. Ce moment qui a tout déclenché. Et on prie. On prie pour que tout s’arrange. Ou, en l’espèce, pour que tout ne s’arrange pas. Je lui en avais tellement voulu, sur le coup. J’avais tellement traîné dans la colère pendant toutes ces années qu’aujourd’hui, face à lui, j’avais plus rien à dire. J’aurais pas pu le fuir toute ma vie. Et j’avais beau avoir rêvé de ce moment des millions de fois, j’étais pas assez fort pour le rayer totalement de mon existence. Je le savais. Il le savait. On a tous des points faibles. On a tous un talon d’Achille. Moi, c’était ma famille. Ma mère. Mon père. Et lui. Parce que je savais que, quoi que je fasse, ils seraient toujours là. Même si elle était morte. Même s’il était malade. Et même s’il était lui.

« I know this is difficult. We just lost each other along the way. I wish it didn't happen. But it did. I know I will pay for my mistakes every day of my life, and I will gladly do it, even if there is small hope that you'll ever forgive me. »

Le truc avec Thadeus, c’était que j’avais beau être en colère contre lui, je l’admirai tellement que je pouvais pas m’empêcher de tout lui pardonner. C’était mon grand frère. Et, quelque part, c’était aussi mon héros. Parce qu’on n’avait pas grandi chez les riches. On avait dû se contenter d’un imaginaire fabriqué. Lui, il avait toujours su se sortir de tout. Alors il était devenu la seule figure d’exemple qui comptait encore. Et je crois que c’est en partie à cause de ça que tout a basculé. C’est en partie pour ça que j’ai dû partir. Que j’ai dû m’exiler, loin de lui, loin de cette illusion que j’avais créé pour moi. Le héros avait échoué. Il n’était pas infaillible, non. Il était humain. On savait tous les deux qu’il était déjà pardonné, malgré tout ce que je disais, malgré tout ce que j’allais dire. C’était ça qui était à la fois beau et tragique. Il pourrait me trahir mille fois que ça serait toujours mon frère. Il y aurait toujours une partie de mon sang qui coulerait dans ses veines. Il y aurait toujours une partie de moi qui lui ferait confiance.


« Oh, you know, it's not like women were complaining. »

Je rigolais. Thadeus avait toujours été un charmeur. Il fallait dire qu’il avait le physique pour, et que ça l’avait sorti de bien des emmerdes. C’était pas le genre à s’attacher. Encore moins à fonder une famille. Alors, quand j’ai posé la question, je m’attendais à rien, et en même temps, à tout.

« Yeah. Well, she's kind of my fiancée now. I do love her. I really do. She is... A good entertainment »

There it was. Vanity, c’était la cause de tout ça. C’était parce que je les avais retrouvé ensemble que je m’étais barré. Que je m’étais juré de ne plus jamais les revoir. Mais, comme bien des promesses que j’avais faites, celle-ci n’avait pas tenu non plus. Malgré tout le mal que ça me faisait. Malgré toute la colère qui remontait jusqu’à mon poing. Je conservais un sourire plus ou moins forcé. Parce que c’était ça la différence qui existait entre lui et moi. Moi, je ne savais pas mentir. Je ne savais rien cacher. Et il en profitait. J’aurais cru être passé à autre chose. J’aurais cru que de les voir tous les deux ne m’aurait rien fait. J’avais cru être immunisé contre elle. Contre eux. J’avais cru que j’avais enfin gagné. Mais je leur avais tout donné. La rencontre. Le prétexte. Et maintenant le mariage. Et quand je pensais à la vie que j’aurais pu avoir avec elle, j’me dis que j’m’étais bien fait avoir.

On dit que le passé appartient au passé. Qu’il faut tourner la page. Regarder en avant. Qu’un seul détour peut mener à notre perte. Mais c’est des conneries. J’ai une mémoire. J’ai des souvenirs. Et ils me tuent chaque jour un peu plus. Peut-être que c’était trop tôt. Peut-être que j’avais eu tort. Peut-être que j’aurais pas dû lui ouvrir. Peut-être que j’aurais pas dû revenir. Et j’ai envie de partir. De quitter cet endroit. Je me sens mal. Piégé. Oppressé. Et tout revient. Les souvenirs de guerre. Les souvenirs de mort. Je soupire.

« Well… First, congratulations to you… I’d never thought you would ever get married. To her, none the less. But hey, life happens, right ? As for me, I’m still single. There was this girl, Elijah, this summer, but it’s over now. I don’t even know why I’m telling you this since you… No. Never mind. »

Il n’y a rien qui nous trahit plus que l’amertume. Les fantômes du passé qui hantent un peu plus chaque jour nos pensées. On croit qu’on peut passer à autre chose en un claquement de doigt. Qu’il suffit d’oublier pour avancer. En réalité, il faut bien plus. Il faut comprendre. Et il faut accepter. Et moi, j’avais ressenti aucun des deux. Je m’étais laissé berner par ses beaux discours. Parce que c’était mon frère. Et j’avais joué avec le feu. J’avais évoqué son nom. Et puis tout était parti. Mon calme. Ma confiance. Rien n’est jamais simple. Et je m’étais résigné trop tôt. Trop vite. On ne règle pas des affaires vieilles de 20 ans en cinq minutes. Et dès que je pensais que je ne lui en voulais plus, l’amertume revenait. Les souvenirs avec. Parce qu’il n’y avait pas que lui en jeu. Il y avait aussi moi. Et tout le reste de la famille. On disait de Thadeus qu’il était courageux. Brave. Mais, en fin de compte, il était comme nous tous. Et c’était ça qui était tragique. C’était qu’un être humain.

« Actually no. Do mind. You know, it’s not only Vanity. It’s a lot of other things too. Like you not coming to mom’s funeral. Yeah, how come you didn’t even bother to go to our mother’s funeral ? »





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