VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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Arrivée à la caverne.
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Dominus Tenebrae
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Message Posté Dim 2 Déc - 14:53.
Trois jours avant la crue

Il fait froid.

Terriblement froid. Au terme d'une journée de marche, vous avez finalement décidé de vous arrêter ici. Vous êtes assez éloignés de l'incendie et de la ville : vous êtes en sécurité, et les londoniens aussi.

Mais vous ne devez pas vous éloigner. En effet, vous avez été frappés par la malédiction du cercueil de Mr X. Vous êtes liés au cercueil, et si vous vous en éloignez, un malheur arrivera... de toutes manières, vous êtes recherchés par les unités de police sorcière de tout le pays.

Vous allez devoir apprendre à vivre à la sauvage et en cavale pour une plus ou moins longue durée. Il est temps de mettre en place un campement et de faire un feu pour la nuit. Vous ne savez pas encore si vous allez repartir à la capitale pour chercher de l'aide. Après tout, vous sentez le lien qui vous unit au cercueil, mais vous ne savez pas comment le rompre et vous avez compris que vous n'avez pas intérêt à vous éloigner trop longtemps...

Vous venez de placer le cercueil dans un coin lorsqu'une chouette vient se poser sur l'épaule de January, un mot accroché à sa patte. January, que diable avez-vous fait ? J'ai confiance en vous et vos capacités, aussi je vous demanderai de me répondre dans les plus brefs délais en me donnant vos coordonnées précises. Des membres de l'Ordre Alpha viendront sur place, je veux que vous leur racontiez toute l'histoire. J'espère qu'il n'est pas trop tard. Amicalement, P. Humphray.

***

Vous avez deux tours de posts pour raconter la situation et nous faire partager le ressenti de vos personnages avant que des membres de l'Ordre Alpha ne viennent vous parler... n'ayez crainte cependant ; Humphray n'a pas averti le Ministre.

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January D. Lockhart
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Message Posté Lun 3 Déc - 12:34.
On avait décidé de s’abriter là pour la nuit. Visiblement, on ne pouvait pas avoir une discussion sans foutre le feu à la forêt. Alors on avait marché toute la journée. On s’était caché. Le silence nous avait amené jusqu’ici. Aucun d’entre nous n’osait parler parce qu’aucun d’entre nous ne comprenait ce qui se passait. On subissait une malédiction magique. On subissait le destin d’un autre. On ne contrôlait plus rien. Ni nos gestes, ni nos vies. Je ne sais plus lequel de nous avait proposé qu’on aille se cacher. Mais on avait tous accepté en silence. Parce qu’à présent, quelque chose nous liait tous les trois. Quelque chose qui dépassait notre entendement. Et qui nous avait mis dans la merde.

J’étais assise en face du cercueil que je dévisageai en silence. Il allait falloir faire un feu, et je me disais que ça n’aurait pas été plus mal de brûler ce foutu coffre de bois. Mais ça n’était pas si facile. Ca ne l’était jamais. Ce cercueil cachait quelque chose. Quelque chose qui nous dépassait tous. Mystères sombres qui régulaient nos vies. Ou ce qui en restait, du moins.

Je n’avais pas peur. Je n’avais pas mal. Je ne ressentais plus rien. Comme si on m’avait volé toutes mes émotions. Je ne pensais pas à demain, parce qu’aujourd’hui était déjà trop présent. On ne pouvait pas se permettre de faire des projets. On ne pouvait pas se permettre de penser à l’avenir, parce qu’on était coincé dans le passé. Avec ce foutu X. Ma main s’approcha doucement du cercueil, comme si elle avait été attirée. Une attraction irrépressible. J’avais envie de l’ouvrir. Et de voir son visage. D’ôter son masque et de regarder la mort en face. Puis un mouvement de recul. Nosten et Liam, qui étaient allé chercher du bois, revenaient. Je les accueillais avec un sourire. Un sourire désolé et faux. On était là, comme des sauvages, cachés dans une grotte. Tout ce qu’on pouvait faire, c’était attendre. Attendre que ça passe. Mais si ça ne passait jamais ? Je chassai cette pensée d’un signe de tête avant de me lever. Je secouais la poussière qui s’était déposée sur mon pantalon. L’inconvénient de la vie sauvage. J’aurais pas de nouveaux habits. On allait sentir mauvais. J’allais devoir pisser dans les bois, avec les créatures les plus féroces. Dans quelle merde est-ce que je m’étais encore foutue ?

« Je suis désolée, j’ai rien trouvé à manger dans la forêt. Tout est mort ici… »

Je ne savais pas de quoi on allait pouvoir vivre. Mais, à vrai dire, j’avais pas faim. J’avais juste froid. Ce froid profond et glaçant qui s’infiltrait peu à peu dans mon corps. Celui du marbre. Celui de la mort. Un frisson parcouru mon échine et je tapai dans mes mains.

« Bon, allez, faisons ce foutu feu. Quelqu’un connaît un sort ? »

Après un an à réapprendre la magie, je ne connaissais toujours pas les bases. Mais eux, si. Heureusement qu’ils étaient là. Toute seule, j’aurais jamais pu affronter cette épreuve. J’allais me saisir de ma baguette quand un hibou entra dans la caverne. Il se posa sur une des pierres qui nous entouraient. Je regardai les autres. Personne ne semblait vouloir prendre le message qui était glissé contre sa patte. On avait eu assez de mauvaises nouvelles pour toute une vie.

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Message Posté Lun 3 Déc - 15:10.
Si j’avais pu croire un jour que ma vie partirait à ce point en couille, j’aurais hurlé au monde d’aller se faire foutre. Ça ne m’aurait pas avancé à grand-chose mais ça m’aurait fait du bien. À présent, j’étais coincé, bien plus coincé que je ne l’avais jamais été. Dire que pur moi, Quintus avait été un cauchemar. La bonne blague. Le cauchemar, c’était maintenant. J’étais maudit par une putain de caisse en bois ou par le cadavre qu’il y avait dedans. Au final, la différence n’était pas énorme, j’étais maudit, un point c’est tout. Ou plutôt… nous étions maudits, on était trois dans cette galère.

En cherchant des réponses, tout ce qu’on avait réussi à faire, c’est déclencher un incendie et se retrouver avec un cercueil sur les bras. On avait bien joué. J’pense pas être curieux de nouveau vu la tournure qu’avait pris cette escapade. Putain… j’me reconnaissais plus. J’en oubliais complètement que je n’étais pas seul et que donc… j’étais vulnérable et épié. J’avais la situation en horreur.
Peur ? Fatigue ? Faim ? Soif ? Sûrement oui mais soyons logique, ça n’était que secondaire pour le moment. On était maudit ! Je n’en revenais toujours pas pourtant… l’évidence était là.

Avec Liam, le bois avait été rapidement ramassé et regroupé. Il fallait qu’on se chauffe, ça me rappelait curieusement ma fuite de Poudlard par certain aspect. Au moins, je savais comment me débrouiller, plus ou moins… Sans doute moins que plus à l’heure d’aujourd’hui. J’avais oublié des règles de bases sûrement. Merde ! Comme si ça pouvait bien me ressembler de m’apitoyer sur mon sort. Je shootais dans un caillou alors qu’on rejoignait January.

« Je suis désolée, j’ai rien trouvé à manger dans la forêt. Tout est mort ici… » Chouette nouvelle… En même temps, fallait bien s’y attendre. Si on était maudit, j’étais près à parier… Rien en fait, je n’étais pas d’humeur. J’étais juste simplement sûr qu’à moins de s’éloigner d’un paquet de bornes, on trouverait rien à cause de ce foutu cercueil. D’ailleurs, j’avais la vague impression que s’éloigner de ce machin n’était pas la meilleure des idées.

« Ça m’étonne même pas… Ce truc aide sans doute pas. » Je fis un signe de tête vers le cercueil et mes paroles sonnaient comme les pires insultes. C’état inutile mais je pouvais au moins dégager ma frustration comme ça.

« Bon, allez, faisons ce foutu feu. Quelqu’un connaît un sort ? » Un sort ? Ouais mais j’avais pas très envie de l’utiliser. La dernière fois que j’avais utilisé un sort, le sort de l’autre m’était revenu en pleine tronche et j’en souffrais toujours partiellement. Je le cachais juste bien. Je larguais donc mon tas de bois. « J’aime autant pas tenter l’expérience vu la tournure de tout ce bordel. » En plus, j’étais victime de mes émotions et ma magie en souffrait. J’étais tellement agacé par mon état et la malédiction que je n’osais pas me risquer à lancer un sort. J’étais faible et c’était ça qui m’emmerdait peut-être le plus après toute cette histoire. Je n’étais pas faible, j’étais indépendant et j’étais débrouillard. Je n’avais jamais eu besoin de personne ou presque…
Je jetais un regard suspicieux à Liam tout en ruminant. Mais c’était qui ce type d’ailleurs. Ouais, Janu le connaissais mais moi, je ne le connaissais pas. D’ailleurs, je ruminais comme ça depuis qu’on était parti chercher du bois. Je mis donc de la distance entre nous en allant m’asseoir. Il pouvait bien se débrouiller avec le feu. Je m’allumais une cigarette.

Cigarette… Briquet… Au pire, y avait de quoi allumer le feu si lui non plus ne voulait pas tenter l’expérience.
C’est justement quand je pensais à ça qu’un foutu hibou se posa. Voulant encore moins de la responsabilité d’ouvrir le courrier, je me décidais pour le feu en jetant un Incendio sur le tas de bois. Liam n’avait qu’à se charger du hibou. Personnellement, j’en avais soupé des mauvaises nouvelles, j’aurais tout donné pour une bouteille de whisky pur feu. Je pensais d’ailleurs déjà à zigouiller la bestiole si les nouvelles étaient mauvaises. Oui, je sais, n’attaque pas le messager mais seulement la source mais là… c’était plus que tentant.
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Message Posté Lun 3 Déc - 18:06.


Mes pensées s’entrechoquaient, s’entremêlaient et ne trouvaient aucun sens. Il n’y avait pas d’ explication à ce qu’il venait de se passer. A ce transplanage involontaire, à ce incendie qui s’était déclenché, à notre perte de conscience. Il n’y avait rien de clair, rien d’à peine pensable. Nous savions juste une chose : nous avions intérêt à nous bouger de la forêt si nous voulions rester en vie. Et avec le cercueil, s’il vous plait. Il nous avait foutu dans la merde, on n’allait quand même pas le laisser là. De toute manière, je crois que nous n’aurions pas pu. D’une certaine façon, il se serait débrouillé pour nous suivre. Que dis-je, nous hanter !

Je ne me sentais pas bien. J’avais du mal à réaliser que j’étais coincé ici pour un paquet de temps. Que je ne verrais sûrement pas Mermaid avant des semaines et que j’allais vivre les pires jours de ma vie. En compagnie d’un inconnu et de January. D’ailleurs, sa situation m’inquiétait. Elle avait retrouvé des morceaux de sa mémoire depuis la mort de ce mystérieux X et là, d’un coup, elle se retrouvait en contact avec son cadavre – enfin, son cercueil. Qu’est- qui allait se produire ? Retrouverait-elle complètement sa mémoire ? Le médicomage en moi commençait à s’interroger. Je savais que je devrais la surveiller, m’assurer qu’elle était bien, que ce contact ne provoquerait rien de dangereux en elle. Je n’avais aucune idée de ce dont était capable cette... malédiction qui nous était tombée dessus. Cependant, je m’en doutais assez pour me méfier. Quant à ce Nosten. Qu’en penser ? Il ne faisait que râler – bon, je pouvais en dire autant de moi - et il semblait glandeur sur les bords. Je lui jetai un coup d’œil alors qu’il ramassait une branche d’arbre. Je ne le connaissais pas, au contraire de January. Elle devait savoir qui il était réellement. Je devais faire conscience à mon amie. Il y avait sûrement quelque chose à découvrir sous ses bougonnements.

En prenant une branche à mon tour, je me mis à penser à Mermaid. Là aussi, il faudrait que je fasse attention. Il faudrait que je trouve le moyen de la contacter, de lui dire que j’allais bien. Elle s’inquiéterait, j’en étais sûr. Peut-être même qu’elle penserait que je l’avais abandonnée pour X raison. Il fallait vraiment que je sorte de cette situation. Et rapidement. Je pris une inspiration. Ce ne serait pas aussi facile de partir. Il y avait le cercueil, les aurors qui nous avaient vus transplaner, January que je ne pouvais pas laisser avec monsieur le ronchon. J’étais dans une belle merde noire. Je fis signe à Nosten de remonter. Il était temps de retrouver notre chez nous temporaire : une jolie grotte au sol rocailleux et à la froideur rafraichissante. C’était vraiment glauque. Mais en même temps, qu’est-ce qui ne l’était pas à ce moment précis ? Entre un cadavre dormant dans un cercueil et dormir dans une grotte sombre et humide. Une fois de retour dans la grotte, nous vîmes January et son sourire. Aucune gaieté sur son visage. Pas plus qu’il n’y avait de nourriture à côté d’elle. Pas d’animal à manger. Ce qui n’était pas plus mal, j’en connaissais une qui m’aurait reproché de manger un animal chassé. En y pensant, j’esquissai un petit sourire. Oui, elle m’en aurait voulu.

« Je suis désolée, j’ai rien trouvé à manger dans la forêt. Tout est mort ici… » Tant pis, nous survivrions bien jusqu’au lendemain. Avec le jour, nos recherches seront plus faciles et nous pourrions peut-être même glisser un pied dans la capitale. Nous n’aurions qu’à prendre notre mal en patience. « Ça m’étonne même pas… Ce truc aide sans doute pas. » Je levai les yeux au ciel. Ce n’était quand même pas la faute au cadavre ! A croire qu’il voulait nous empêcher de nous nourrir pour nous laisser crever et que Monsieur X reviendrait à la vie pour sortir de son cercueil. Non, c’était juste parce qu’il faisait nuit, que nous avions déclenché un feu qui avait poussé les animaux à se terrer. Comme nous l’avions fait. « Bon, allez, faisons ce foutu feu. Quelqu’un connaît un sort ? » Je lâchai mon tas de bois dans un coin de la grotte. Allumer un feu, c’était possible mais j’étais plutôt réticent. Les fluctuations magiques n’étaient pas terminées et nous ferions mieux de ne pas faire de lumière pour ne pas nous faire repérer. D’un autre côté, nous n’étions pas en plein été et nous en avions besoin pour ne pas mourir congelé dans la nuit. « J’aime autant pas tenter l’expérience vu la tournure de tout ce bordel. » Et il sortit son briquet. Crétin. Non mais sérieux ! Il savait que son briquet pouvait allumer un feu ou il était complètement ignorant ?

Un hibou profita de ce moment pour entrer dans la grotte, suivi de nos trois paires d’yeux. Qu’est-ce qu’il fichait ici, lui ? Ce n’était quand même pas chez lui ? En y regardant mieux, j’aperçus un message accroché à sa patte. Nous avions peu de chances pour que quelqu’un sache où nous étions. Il y avait aussi peu de chance que ça soit un hasard. Alors quoi ? Le Ministre nous envoyait un intermédiaire pour négocier notre sortie. Je m’avançai doucement du hibou, curieux et soucieux de ne pas l’effrayer. Une fois assez proche de lui, je pus décrocher le message et le dérouler. Dès le premier mot, je m’arrêtai. « C’est pour toi, January. Qui peut savoir où nous sommes ? » Je m’approchai d’elle pour lui laisser lire le message puisqu’elle était tout de même le destinataire, sans pour autant oublier de le survoler. Nous étions dans la même merde alors pas de secret !

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Message Posté Mar 4 Déc - 10:53.
« J’aime autant pas tenter l’expérience vu la tournure de tout ce bordel. »

Et il s’alluma une cigarette sous nos yeux. Moi, je ne pus m’empêcher de sourire. C’était du Nosten tout craché. C’est dans ces situations où tout va mal qu’on se rend compte à quel point tout est ridicule. On respire à travers nos poumons corrompus, on inhale des souvenirs, des inquiétudes, et on recrache toute notre colère dans des rires nerveux qui n’ont rien d’honnête. On se regarde dans le blanc des yeux à la recherche de réponses introuvables. Un jour, on révèlera la vérité : on ne sait strictement rien. Mais, en attendant, on continuera de chercher. On continuera de brûler, d’hurler, dans un silence équivoque et incertain. On continuera de vivre dans un passé qu’on voudrait tellement oublier qu’on en rêve parfois. Et de se souvenir d’un futur incertain qu’aucun de nous ne voulait affronter. Liam avait l’air moins amusé par la situation. Il fallait le comprendre. Il était coincé avec moi, et un parfait inconnu.

On regardait tous le hibou avec appréhension. Comme s’il était porteur d’un mauvais présage. Puis Liam se décida à aller chercher le message.

« C’est pour toi, January. Qui peut savoir où nous sommes ? »

Pour la première fois depuis qu’on était arrivé dans la forêt, j’ai eu peur. J’ai senti l’angoisse monter jusqu’à ma gorge et prendre d’assaut mes tripes. Et si c’était Will ? Et si c’était Tyler ? Et si c’était un membre de l’organisation secrète ? Après quelques instants d’hésitations, j’attrapais le message. Autant en finir maintenant. J’étais à moitié soulagée en voyant que ça venait d’Humphray. La nouvelle avait dû courir vite, à Londres. J’avais imaginé que le ministère aurait gardé ça secret, comme tout le reste. Mais il fallait un coupable. Quelqu’un à blâmer pour toutes ces merdes. Et cette fois-ci, c’était nous. Et puis je me demandais comment il pouvait savoir ? Les aurors en charge du département des mystères étaient tenu au plus strict des secrets. Il n’aurait pas dû connaître ni notre identité, ni notre localisation. Et pourtant il nous la demandait. Je ne pensais même pas à un piège. Mais à une imposture. Comme si tout était lié. Et qu’il était la pièce maîtresse du mystère qui nous entourait. Je poussai un soupir.

« Ca vient du chef de l’OVS… »

Je pris une pause pour relire le message. Il allait envoyer des membres de l’ordre pour venir nous chercher. Peut-être que Tyler allait venir. Ou peut-être Véra. En tout cas, ils allaient bien rire en nous trouvant dans notre caverne… Puis ils verraient le cercueil. Et ils comprendraient tout. Tout ce qu’on n’avait pas encore pris le temps d’analyser, parce qu’on n’avait pas envie d’y penser. Au fond, ça coulait de source. On était aussi maudits que ce cercueil. Ensorcelés. Moi, je l’étais depuis cette nuit où je m’étais réveillée à des kilomètres de Londres en me souvenant soudainement de quelques instants de mon passé. Mais eux, ils n’y étaient pour rien. Et en regardant ce coffre de bois, je me rendis compte que tout ça, ça nous dépassait trop. On avait à faire à des forces qui allaient bien au-delà de notre magie.

« Il veut savoir où on est pour envoyer des agents de l’ordre alpha. Je répondrai pas sans votre accord. A l’heure qu’il est, on est sûrement recherché par le ministère, donc si vous pensez que c’est un piège, je dirai rien. Mais, pour ma part, je pense qu’on peut encore lui faire confiance. On n’a pas vraiment le choix de toute façon. »

Un sourire désespéré. Il fallait bien qu’on se sorte de ce pétrin, et si, pour ça, il suffisait d’envoyer un hibou, alors on le ferai. On n’avait plus rien à perdre.

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Message Posté Mar 4 Déc - 12:30.
Tirant sur ma cigarette, je regardais mes deux compagnons de cavale. Cette impression d’être coincé, acculé me déplaisait. Pire que tout, des grottes, j’en avais vu assez pour toute une vie. Au moins, celle-ci n’avait pas de barreaux. Je regardais ma cigarette se consumer. Comme si le nom des Whaston n’était pas assez problématique. Il y avait peu de chance que j’en sorte clean cette fois. Je n’étais pas clean, ça n’était pas nouveau mais là, cette fois, dans quoi m’étais-je fourré ?
Nous étions maudits, ce bout de bois était maudit et nous avec. Un passé trouble, un passé proche sanglant et un avenir incertain. Chouette vie. Dire que j’avais envisagé avancer, trouver quelqu’un pour m’aider à terminer ce que je n’avais pas pu terminer à Poudlard et puis tenter de me faire pardonner par Saly. C’était mort. Le destin ? Destin mon cul, j’avais juste une poisse de tous les diables comme disaient les moldus. Je jetais un coup d’œil à Janu puis à Liam. En fait, je m’en faisais pour elle pas lui. Je ne le connaissais pas, je n’étais pas égoïste mais c’était comme ça. Elle m’avait soigné et vu dans la merde plus souvent que n’importe qui. Je la soupçonnais même de se douter de pas mal de choses à mon sujet.

« C’est pour toi, January. Qui peut savoir où nous sommes ? » Je relevais vivement la tête. Qui pouvait savoir ça oui. Enfin une bonne question. Je n’avais pas plus à perdre qu’eux mais personnellement, je risquais Azkaban ou je ne savais quelle autre peine si on découvrait qui j’étais au-delà du serveur et du mec avec une famille moisie. Je ne savais pas trop pourquoi ça me tiraillait à ce point. J’étais sûr que personne ne savait et puis, c’était le cercueil qui était recherché. Quoi que… nous aussi l’étions. Je regardais l’oiseau avec des envies de meurtre. Je me retins de justesse de carboniser la bestiole sur place, j’avais commencé à chercher ma baguette dans ma veste.

« Ça vient du chef de l’OVS… » De quoi ? Je mis un certain temps à m’en souvenir… trop de temps. J’étais tellement occupé à me dire que je n’avais jamais été autant dans la merde que tout le reste semblait se paralyser dans ma tête. « Il veut savoir où on est pour envoyer des agents de l’ordre alpha. Je répondrai pas sans votre accord. À l’heure qu’il est, on est sûrement recherché par le ministère, donc si vous pensez que c’est un piège, je dirai rien. Mais, pour ma part, je pense qu’on peut encore lui faire confiance. On n’a pas vraiment le choix de toute façon. » Je grinçais des dents. Aurors… Ministère… Ordre Alpha… Je finis ma cigarette pour m’en rallumer une directement. Il faudrait que je fasse doucement, j’étais pas bien sûr qu’on croiserait une librairie ou un moldu qui fumait de si tôt.

« Si t’as confiance… Je plie. J’ai pas vraiment le choix de toute façon. » Si ça n’était que de moi, j’aurais fuit encore un peu plus loin et un peu plus vite. Je n’avais pas confiance en beaucoup de monde. J’me sentais piégé. La sensation d’être coincé dans une souricière, cette impression que, quoi que je fasse, ma vie se résumerait à ça. La preuve, j’avais voulu changer. Au final… le destin s’en mêlait peut-être bien. J’aurais aimé y croire. Croire ce que Salyna m’avait dit et fait remarquer.
Pourquoi je pensais à elle ? Elle n’était rien dans ma vie. Pourquoi son avis avait-il autant d’importance ? « Fais-le s’il est d’accord, si je reste coincé ici, j’vais devenir dingue ! On aurait pas pu choisir autre chose qu’une putain de grotte ? » Je me levais, depuis quand j’étais claustrophobe ? Je me mis à faire les cent pas.
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Message Posté Mar 4 Déc - 21:27.


Je ne savais pas quoi penser. Ce message sortis de nulle part était des plus étranges. Il y avait déjà le fait que quelqu’un connaissait notre situation. Il savait que nous étions dans une mauvaise posture. Il savait aussi que January était avec nous. Alors quoi ? Est-ce que l’on nous surveillait ? Comment est-ce qu’ils pouvaient savoir que January était en cavale, qu'elle avait potentiellement volé quelque chose qui la foutait dans la merde ? Et bon sang, est-ce qu’il ne s’agissait pas d’un piège ? Je ne savais pas à quoi m’en tenir, si nous pouvions avoir confiance en des gens que nous connaissions depuis des années. Surtout confiance en Humphray, il n’était pas moins que le chef de l’Organisation Vulnera Samento. Il avait sûrement des liens avec le Minsitre. Si nous lui avouions où nous étions, ne risquait-il pas d’appeler les Aurors pour nous dénoncer ? Quoique, il y avait quand même January. Il ne la ferait pas emprisonner. Mais je ne donnais pas cher de nos peaux, à Nosten et moi. Nous n’étions rien pour l’OVS. Ils n’auraient aucune pitié de nous laisser moisir en prison. C’était un risque à prendre si nous voulions quitter cette grotte humide et retrouver notre confort.

« Il veut savoir où on est pour envoyer des agents de l’ordre alpha. Je répondrai pas sans votre accord. À l’heure qu’il est, on est sûrement recherché par le ministère, donc si vous pensez que c’est un piège, je dirai rien. Mais, pour ma part, je pense qu’on peut encore lui faire confiance. On n’a pas vraiment le choix de toute façon. » January souhaitait respecter notre choix. Si nous ne voulions pas, nous pouvions encore dire non. Mais il fallait encore savoir ce que nous souhaitions faire. En regardant Nosten, je vis qu’il n’était pas plus décidé que moi. Cela dit, nous n’étions pas non plus dans une situation où nous pouvions prendre le temps de décider. Nous venions de voler le cercueil de Mr. X. Rien que cela était mauvais pour nous. Humphray était, à ce jour, le seul allié sur qui nous pouvions compter. January semblait encore lui faire confiance alors pourquoi pas ? Notre situation ne pouvait pas être pire que maintenant, de toute manière. Au pire, nous serions dans une prison plus chaude que cette grotte et nous aurions à manger. Au mieux, je pourrai passer ma soirée dans mon appartement, comme si de rien n’était. « [color=forestgreen)Si t’as confiance… Je plie. J’ai pas vraiment le choix de toute façon.[/color] »

La situation nous dépassait, tout simplement. Rien ne nous avait préparés à ce que nous venions de vivre. Jamais nous ne pensions découvrir le cercueil de X. Nous pensions juste enquêter sur sa mort, sur qui il était vraiment, nous ne voulions pas le retrouver. Et jamais nous ne voulions voler son cadavre. Si nous avions pu l’éviter, nous l’aurions fait. Peut-être aurions-nous ouvert le cercueil mais c’était tout. J’allai m’assoir dans un coin de la grotte, le temps de réfléchir. C’était tellement plus facile d’accepter de devenir père que d’accepter de devenir un hors-la-loi. Est-ce que j’avais vraiment envie de me rendre, tout de suite ? Nous étions quand même en possession du cercueil.Nous pourrions prendre le temps de trouver un moyen de l'ouvrir. D’un autre côté, j’avais certaines responsabilités que je devais assumer. « Fais-le s’il est d’accord, si je reste coincé ici, j’vais devenir dingue ! On aurait pas pu choisir autre chose qu’une putain de grotte ? » Il ? Il parlait de moi, là ? J’avais quand même un prénom, à moins que monsieur ne l’ait pas entendu à cause de ses ronchonnements. Je ne pris même pas la peine de lui jeter un regard. Que faire ? Tout dépendait de moi.

« Ce n’est pas comme si nous savions où nous sommes mais si on peut nous aider, pourquoi pas. » Je haussai les épaules. J’étais dépassé. Tout comme je l’avais été quand les membres de l’Organisation Secrète étaient entrés à Durmstrang, que les sorts avaient fusé et que je m’étais retrouvé, à genoux, les mains mélangés aux boyaux d’une élève. Alors franchement, si les deux autres voulaient décider et m’éviter d’avoir les mains dans les intestins de quelqu’un, ça m’allait parfaitement.

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January D. Lockhart
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Message Posté Lun 10 Déc - 16:26.
« Si t’as confiance… Je plie. J’ai pas vraiment le choix de toute façon. »
Vous connaissez ce sentiment ? Vous vous retrouvez au pied du mur. Face contre terre. Devant vous, vous avez des tas d’opportunités. On pouvait s’enfuir. On pouvait changer d’identité. On pouvait se tuer, aussi. Mais on savait tous qu’on n’avait pas le choix. Il n’y avait qu’une alternative. Il fallait attendre. Encore et encore. Mon regard se tourna vers Liam. Il était plus calme que Nosten. Du moins, en apparence. Je me demandais à quoi il pensait. Je me demandais s’il m’en voulait. Puis je chassais cette pensée de mon esprit. On n’avait pas le temps de faire dans les sentiments. Ce qui s’était passé s’était passé. Point. Nosten commença à s'impatienter. Je compris, alors, qu'il supportait ça beaucoup moins bien que nous. Ca me faisait de la peine de le voir comme ça. C'était qu'un gosse. J'aurais jamais du l'embarquer là dedans.

« Ce n’est pas comme si nous savions où nous sommes mais si on peut nous aider, pourquoi pas. »

Il haussa les épaules. J’me rendis compte qu’on était tous les trois dans le même bateau. On allait bien. On n’était pas blessés. Mais on savait que tout avait changé. Tout avait changé dès qu’on s’était approché de ce foutu cercueil. Plus rien ne serait jamais comme avant. Et on ne pouvait rien y faire. On passe nos vies à marcher. A courir. A se presser sans savoir pourquoi. On passe notre vie à croiser les autres, sans jamais les rencontrer. On passe nos vies à parler de choses absurdes et à ne jamais réellement agir. Aujourd’hui, plus que jamais, je me rendais compte combien tout ça était futile. Combien tout ne tenait à rien. Strictement rien.

Je poussais un soupir. La fumée provoquée par la condensation s’évapora dans la nuit qui commençait à tomber. Le vent froid entrait dans la caverne. J’avais peur. J’avais peur qu’on soit maudits à jamais. Qu’on nous laisse croupir dans cette grotte. J’avais peur que les aurors nous envoient à Azkaban. J’avais peur qu’on nous trahisse. J’avais peur que tout se finisse ici. J’avais peur de reperdre la mémoire. J’avais peur de ne plus jamais revoir William et les autres. J’avais peur d’avoir déçu tout le monde. J’avais peur. Mais je faisais tout pour ne pas le montrer. Il fallait que je reste forte. J’avais pas le droit de craquer. Pas maintenant. On était trop dans la merde pour se laisser aller. Et s’il fallait que je sois courageuse à la place des autres, alors je le serai. Parce qu’il ne nous restait plus que ça. Le mince espoir que ça s’arrangerait. Le mince espoir que tout ça serait bientôt oublié. C’était fou. Il y a un an, j’aurais tout donné pour me rappeler. Aujourd’hui, tout ce que je voulais, c’était vider ma tête, à nouveau.

« Ok… Je réponds. »

Un dernier regard à Liam, puis à Nosten, pour confirmation. En le regardant, lui, je pus m'empêcher de me lever pour aller le rejoindre. J'avais toujours été maladroite et pathétique, sûrement parce que je n'avais jamais su comment agir avec les autres. Je posais mes bras sur les siens, le forçant à s'immobiliser et je le regardais dans les yeux. Ma relation avec lui avait toujours était compliquée. Nosten n'était pas le genre de personne qui accordait sa confiance aussi facilement que j'accordais la mienne. Et parfois encore, il doutait de moi. Mais j'avais toujours été sincère avec lui. Et je le serai toujours. C'était dans des moments comme ça qu'il fallait le lui rappeler.

« Nosten, je sais que c'est pas facile. On est coincé dans cette grotte morbide avec un cercueil qui nous a très certainement ensorcelé. Mais cette fois, t'es pas seul. On est tous les trois dans le même pétrin. Et je sais qu'on sait pas de quoi demain sera fait et que tous nos plans sont tombés à l'eau. Mais si je peux te promettre un truc, c'est que tout s'arrangera. Alors calme-toi, ok ? »

Un sourire. Je regardais le parchemin, puis je me rendis compte d’un petit détail technique. Déjà, on ne savait pas où on était. Mais bon, on pourrait toujours broder en lui décrivant le lieu. Ensuite, on n’avait pas de papier. Mais, à la limite, je pouvais toujours caser mon message au dos du sien. En revanche, j’avais beau fouiller mes poches, j’avais pas de stylo. Je me mis à rire. Un rire nerveux. Le ridicule de la situation. Le désespoir qui m’animait. Notre cause perdue.

« Dites, par le plus grand des hasards, vous n'auriez pas un stylo ? »

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Message Posté Lun 10 Déc - 20:27.
Cette histoire me rendait fou. J’avais beau cherché où on avait merdé, je ne voyais pas. On avait droit à la vérité non ? On nous la devait la vérité ! Au lieu de ça, on n’avait rien su et donc, on s’était senti obligé de la chercher. Résultat, on était maudit, avec un cercueil sur les bras, condamné à se déplacer, condamné à être poursuivi et recherché. Certaines personnes devaient même vouloir notre mort, peut-être même mon supérieur ou alors sa femme… Cette femme que je considérais presque comme ma mère. Comment c’était arrivé, je n’en savais rien mais rien qu’à cette idée, je devenais encore plus agité et un million de question se bousculaient dans ma tête.
Toutes ces choses regroupées n’étaient pas bonnes pur ma réflexion et mon calme. J’allais exploser de rage si je devais rester assis là, dans une grotte. J’avais déjà donné dans les trous à rat, dans le lugubre, le sordide et la malchance. Mais au lieu que le sort me foute la paix, il s’acharnait sur ma gueule comme pour me signaler que de toute façon, quoi que je fasse, je resterais dans la merde et qu’avec un peu de chance, je crèverais jeune et qu’on n’y pouvait rien. Peut-être que ce serait Liam qui m’enverrait un sort ou alors que January arriverait trop tard pour me soigner cette fois ou qu’elle n’en aurait pas envie parce que ce serait plus facile, qu’il n’y aurait personne pour me sauver la peau.
Je ruminais ces joyeuses pensées en boucle tout en étant conscient que ça tournait à l’obsession et à la paranoïa. Cependant, je ne pouvais pas m’en empêcher le moins du monde. Aussi, quand Janu posa ses bras sur les miens en signe de réconfort, je sursautais, contenant de justesse un mouvement de recul qui relevait du réflexe. « Nosten, je sais que c'est pas facile. On est coincé dans cette grotte morbide avec un cercueil qui nous a très certainement ensorcelé. Mais cette fois, t'es pas seul. On est tous les trois dans le même pétrin. Et je sais qu'on sait pas de quoi demain sera fait et que tous nos plans sont tombés à l'eau. Mais si je peux te promettre un truc, c'est que tout s'arrangera. Alors calme-toi, ok ? » Je retins un ricanement. Tout s’arrangera… Quelle maxime ridicule. Rien ne s’arrangeait jamais vraiment dans mon cas. « Calme… Ouais… Facile à dire. Des grottes, j’en ai déjà vu, des fuites aussi. Je connais et si y a un truc que je sais, c’est qu’on sait jamais comment ça va finir. Dire que j’ai été assez con pour envisager de me racheter une conduite. » Ah ben voilà une première… Mais quel con ! Qu’est-ce qui me prenait de parler de ma conduite. « Bref… t’inquiète pas, j’vais me contenir, je vais gérer et je serais le moins pénible possible. De toute façon, les cercueils et moi, on est pote… tu te souviens. Le premier m’a pas tué, c’est pas celui-ci qui y arrivera. » De l’humour maintenant… j’devenais soit cinglé, soit, je venais de trouver une nouvelle façon de gérer la situation.

« Dites, par le plus grand des hasards, vous n'auriez pas un stylo ? » Sans déc… Pas de stylo ? J’me tournais vers super boy-scout et puis je me souvins. Mon carnet et mon stylo, dans ma poche. Pas très sorcier, j’en conviens mais il n’empêche que ces trucs moldus étaient bien plus pratiques que les plumes et les parchos. Sauf que là, l’inventaire de mes poches étaient fait. S’il fallait encore sortir un lapin de mon chapeau, c’était foutu. Super Liam devrait sauver la mise. « Le stylo s’appelle revient. Le carnet, crame le si tu veux. De toute façon, à tous les coups, je risque pas d’en avoir besoin. »
On pouvait se demander ce que je foutais avec ça dans les poches mais il fallait quand même avouer que c’était plus pratique que des fioles à coller dans une Pensine. D’ailleurs, je n’arrivais pas à utiliser ce sort correctement. Autrement dit, c’était plus sûr de me balader avec ça que de tenter l’expérience et tout ça dans le seul but de ne pas oublier.

À tous les coups, j’allais me manger un regard de monsieur perfection qui désapprouverait je ne sais quoi. J’allais avoir du mal à supporter e type sans vouloir lui balancer un Doloris. J’étais un type avec de sales habitudes…
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Message Posté Mar 11 Déc - 18:11.


C’était le bordel. Mais total. Autant dans ma tête que la situation. Nous étions quand même dans une grotte, à grelotter de froid, avec un feu pourri, sans rien à manger et cerise sur le gâteau, un superbe cercueil qui pourrait très certainement nous réchauffer si nous le mettions dans le brasier. La situation était vraiment ridicule. Jamais nous n’avons eu l’intention de voler ce cadavre. Nous ne pensions même pas arriver jusqu’à une pièce du Ministère. Franchement, vous nous avez vus ? Une infirmière qui avait perdu sa mémoire et qui était juste curieuse ; un mec qui sortait de nulle part mais qui savait surtout ronchonner et un médicomage qui ne rêvait que de partir pour Beauxbâtons. Non franchement, nous n’avons pas des têtes de vainqueur. Jamais nous n’aurions pu pénétrer dans le Ministère, dans le département des Mystères et transplaner avec le cercueil sans l’aide de quelqu’un d’extérieur. On n’avait voulu que l’on trouve cette boite. Quelqu’un nous avait poussé à la trouver. Alors qui ? Le vendeur à journaux, l’auror, le sorcier dans la rue ou tous ces étudiants ? Nous n’étions que de simples pantins dans ce jeu. Le commanditaire de ce coup ne tarderait pas à venir récupérer son bien. Peut-être en profitera-t-il pour nous tuer. Et peut-être même que c’était ce cher Humphray. Ou peut-être que je délirais. Mais bordel, nous étions dans le flou, comment ne pas s’imaginer des histoires avec si peu d’informations ? Nous savions juste que nous étions en possession d’un cercueil, contenant très probablement Mr X, que nous étions parvenu à le voler dieu sait comment et que nous étions en cavale pour on ne savait combien de temps.

Et puis, il y avait Mermaid. J’avais déjà l’impression de ne pas être à la hauteur mais si en plus, elle apprenait que je n’étais pas que le petit médicomage de sainte-Mangouste, ça en était fini pour moi. J’en étais malade. Il y a deux semaines, elle était venue m’apprendre une nouvelle importante. Une grande nouvelle qui était censée bouleverser nos vies. Mais maintenant, j’avais l’impression que cette annonce m’échappait, qu’elle s’éloignait de plus en plus. En étant coincé dans une grotte et en voyant mon avenir dans une prison, je n’avais aucune chance de connaitre ce bonheur. Sans compter l’avenir que je pourrais donner à cet enfant. Mère célibataire, père en prison pour avoir volé le cercueil d’un mort. Ce serait un lourd bagage pour lui. Surtout, Mermaid allait s’inquiéter. Je savais qu’il fallait que je la rassure, que je lui montre que je tenais à elle. Alors si je disparaissais du jour au lendemain… elle penserait que je l’avais abandonnée avec un enfant sur les bras. J’allais me trainer une image épouvantable. C’était certain, je ne pouvais pas rester là. Il fallait que l’on dise où nous étions aux autorités, qu’ils viennent nous aider. J’avais l’infime espoir qu’en nous rendant, nous améliorerons nos conditions par la suite. Enfin, cela restait un très mince espoir. Après tout, nous ne savions pas si c’était réellement le chef de l’OVS qui nous écrivait, si ce cercueil ne nous tuerait pas l’un après l’autre ou si c’était monsieur Grognon qui s’en chargerait pour pouvoir se casser.

« Ok… Je réponds. » C’était probablement la solution la plus saine d’esprit. Quand on était perdu, toujours se raccrocher au personne haut placée pour trouver une solution. Espérons que cette personne était digne de confiance. Mais au lieu de sortir de sa poche quelque chose pour écrire, January se leva et rejoignit Nosten. Si ce gars pétait un câble dans la grotte, nous étions mal. « Nosten, je sais que c'est pas facile. On est coincé dans cette grotte morbide avec un cercueil qui nous a très certainement ensorcelé. Mais cette fois, t'es pas seul. On est tous les trois dans le même pétrin. Et je sais qu'on sait pas de quoi demain sera fait et que tous nos plans sont tombés à l'eau. Mais si je peux te promettre un truc, c'est que tout s'arrangera. Alors calme-toi, ok ? » Ses paroles étaient frappantes de vérité. Si nous étions dans une situation terrible, nous étions trois à l’être. Personne ne serait laissé de côté ou abandonné. Elle aurait fait une parfaite coach sportive ! « Calme… Ouais… Facile à dire. Des grottes, j’en ai déjà vu, des fuites aussi. Je connais et si y a un truc que je sais, c’est qu’on sait jamais comment ça va finir. Dire que j’ai été assez con pour envisager de me racheter une conduite. » Bordel mais ce gars sortait d’où ? Il était ancien prisonnier ou quoi ? January avait vraiment des fréquentations étranges – excepté moi, évidemment. Ce gars avait déjà été cavale, il avait déjà vécu dans des grottes. C’était qui ? Un hors-la-loi échappé d’Azkaban qui était passé chez les moldus pour se refaire un visage et qui était revenu nous embêter ?

Voilà qui allait arranger notre situation, dites-moi. « Bref… t’inquiète pas, j’vais me contenir, je vais gérer et je serais le moins pénible possible. De toute façon, les cercueils et moi, on est pote… tu te souviens. Le premier m’a pas tué, c’est pas celui-ci qui y arrivera. » Je ne pus m’empêcher de le dévisager. Bon sang, ce gars était carrément dangereux et portait la poisse ! Et dire qu’on allait vivre avec lui pour un petit moment. January se mit à rire d’un coup. Pourquoi rire dans un moment pareil ? Je me détournai pour aller jusqu’à l’ouverture de la grotte. Je n’avais pas envie de rire. Surtout pour un truc que je ne comprenais pas. « Dites, par le plus grand des hasards, vous n'auriez pas un stylo ? » C’était donc ça. Pas de stylo, pas de message. C’était tellement futile de penser à trouver un stylo alors qu’on était perdu. En jetant un coup d’œil au-dessus de mon épaule, je vis Nosten sortir un carnet et un stylo de ses poches. Ce gars était vraiment étrange. Etrangement utile. « Le stylo s’appelle revient. Le carnet, crame le si tu veux. De toute façon, à tous les coups, je risque pas d’en avoir besoin. » Sait-on jamais, il en aurait peut-être besoin de faire des dessins préhistoriques sur les parois de la grotte. Bon, maintenant que January avait son stylo et du papier, plus rien ne l’empêchait d’écrire. Ah si ! Le lieu. Nous n’avions aucune idée

Je retournai vers le hibou, le seul qui ne semble pas porter la poisse et qui ne rigole pas d’un coup, à la manière d’une folle. Le pauvre volatile devait attendre sa récompense pour nous avoir trouvé. Malheureusement, elle n’aurait rien de plus que quelques caresses et notre reconnaissance. Nous n’avions même pas d’eau. Pourquoi je ne suis pas parti ce matin avec une bouteille d’eau et un sac rempli de nourriture, franchement ? Je passai une main sur les plumes du hibou, avant de me retourner vers mes compagnons de galère. « Ca y est, tu as fini d’écrire ? » Il valait mieux se dépêcher de renvoyer l’animal, sinon, le ventre de Monsieur Grognon allait bientôt se manifester et il allait proposer de le manger.
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Message Posté Mar 11 Déc - 18:54.
Il était vrai que les cercueils nous jouaient des tours depuis un moment. Celui de Malphéda avait failli nous exploser à la gueule. Et maintenant ? On n’avait aucune idée de ce qui était en train de se passer, mais je crois que si on avait pu retourner dans le passé, on aurait tous laissé tomber avant même de commencer.

« Le stylo s’appelle revient. Le carnet, crame le si tu veux. De toute façon, à tous les coups, je risque pas d’en avoir besoin. »

Je lui fis un sourire. Mais j’étais pas plus convaincue que lui. J’étais pas plus convaincue qu’eux. Je déglutis en arrachant une feuille du carnet. J’allais me mettre à écrire lorsque je me rendis compte que je ne savais pas du tout quoi lui dire, à Humphray. Je fronçais les sourcils en regardant autour de nous, à la recherche d’un signe distinctif qui aurait pu lui permettre de nous retrouver. Mais, au fond, il n’y avait rien. Rien du tout. Et puis je me mis à douter. Et si c’était pas lui ? Et si c’était un piège ? Non, on n’avait pas le temps.

Philip, merci de vous inquiéter, mais nous n’avons pas besoin de vos leçons de morale. Pas pour l’instant. Tout ce que je sais, c’est qu’on a voulu en savoir plus sur le corps de X, et qu’en voulant s’approcher du cercueil, on s’est retrouvé à des kilomètres de Londres dans une forêt. Je ne sais pas du tout où nous sommes, mais, si ça peut vous aider, il semblerait qu’on ait foutu le feu à une parcelle de la forêt après avoir rencontré des centaures. En ce moment même, nous nous sommes réfugiés dans une grotte et nous nous apprêtons à faire un feu parce que - et je ne vais rien vous apprendre - il fait froid. Nous sommes toujours en possession du cercueil. A ce sujet, il faudra qu’on ait une discussion vous et moi. Ce cercueil est bizarre. Il s’est téléporté tout seul, et nous avec. Et puis, il se passe des trucs étranges. Par exemple, la Terre se met à trembler toute seule. Vous verrez.
Venez vite.
January.
PS : Si vous pouviez amener quelque chose à manger et à boire aussi ça serait cool.


Je relisais le mot une dernière fois. Ca semblait ridicule, dans des circonstances pareilles. Mais ce hibou, c’était le seul moyen de communication qu’on avait avec le reste du monde.

« Ca y est, tu as fini d’écrire ? »

Je relève la tête en lui tendant le mot.

« Voilà. »

Je me levai à mon tour pour aller rendre ses affaires à Nosten en le remerciant d’un sourire, puis j’ai quitté la grotte. J’en pouvais plus de rester là-dedans avec ce cercueil. J’avais l’impression que le sort s’acharnait sur nous. Qu’on était perdus et qu’on pourrait jamais nous retrouver. Alors je m’assis à l’extérieur de la grotte. J’avais froid mais je m’en foutais. Si des membres de l’organisation venait, je serais la première à les voir. C’était qu’un mince espoir. Mais c’était déjà ça.

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Message Posté Mer 12 Déc - 22:37.
Je regardais Janu écrire tout en jetant de temps en temps un coup d’œil au boy-scout. Je n’avais vraiment pas confiance en lui mais soit. Je faisais un effort, pas le choix, encore une fois. J’envisageais un instant de dire à January de demander de prévenir quelqu’un et puis… je me suis souvenu qu’entre Salyna et moi, il n’y avait rien que de la gêne, de la peur de sa part aussi. Comment allais-je lui montrer que je voulais m’améliorer si je restais coincé ici ? De toute façon, j’étais le genre de mec à qui des merdes arrivaient non-stop, pas besoin de me faire chier. À ce train-là, je serais mort avant d’avoir pu changer.

« Ça y est, tu as fini d’écrire ? » Il avait pas un peu l’impression d’être impatient ? Dire que c’était moi à la base le type emporté, on repasserait… « Voilà. »

Je récupérais mon stylo et mon carnet. Carnet qui ne servirait à rien. Je regardais Janu sortir, j’en profitais pour m’éloigner du cercueil. Je l’avais assez vu. Je m’adossais à la pierre froide de la grotte. Ça me faisait étrangement beaucoup de bien. Un petit rappel comme quoi je n’étais pas encore mort. Alors bêtement, j’ai de nouveau sorti le stylo et le carnet et je me suis mis à griffonner. D’abord à dessiner en fait, puis à écrire des mots ça et là pour me défouler. Tout ça pour au final, écrire quelque chose de bête, d’idiot. Des excuses, encore. Des excuses pour Saly. Dans le meilleur des cas, je vivrais pour m’excuser, dans le pire… elle vivrait mieux en sachant que j’étais mort. Je préférais éviter d’écrire à Lia. Dans tous les cas, là, j’étais à peu près sûr qu’il fallait que j’évite. Salyna, elle, elle méritait au moins un semblant d’excuses.
Ma vie tournait au chaos. J’avais vraiment espérer avancer un peu. Avoir mes ASPICS… il n’est jamais trop tard. J’aurais peut-être même cherché un autre job. De ce côté, j’étais pénard, j’étais sûrement viré. Je serais peut-être parvenu à me faire pardonner et à approcher Saly sans péter un plomb. Ouais… j’avais voulu changer, m’améliorer, me racheter une conduite parce que quand j’étais gamin, cette fille m’avait plu et que par je ne savais quel miracle, elle me plaisait encore.

J’arrachais la page avec le mot pour la mettre dans la poche arrière de mon jeans. Mon regard se reposa sur le cercueil et ne le quittait plus. Je ne souhaitais d’une chose, réellement qu’une chose. Que ce truc brûle, qu’il brûle avec sa malédiction ou mieux, qu’il maudisse les membres de l’OS encore libres et vivants. C’est là que j’ai compris… je ferais tout pour que ce truc soit réduit en miette et j’aiderais à le détruire s’il le fallait. En cavale, je n’avais que ça à faire, réfléchir encore et toujours. Je n’avais peut-être pas fini l’école mais j’étais une foutue tête de mûle.

Je calais mes talons dans la terre de la grotte, je croisais les bras et je fermais les yeux un instant, en sifflotant un air que je connaissais bien pour la simple et bonne raison qu’il était encré dans mon crâne. Cet air que je n’entendais pas quand j’étais enfermé mais qui m’avait suffit en pensée. Là, je l’entendais et ça me rassurait. Je n’étais pas dans mon trou, je n’étais pas seul et il y avait quelqu’un en qui j’avais une confiance relative. Ça n’était peut-être pas la meilleure des situations mais pas la pire non plus. J’aurais pu être seul…
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Message Posté Jeu 13 Déc - 20:26.


Ca y est. Le mot était écrit. Il n’y avait plus qu’à l’envoyer. Notre avenir allait se jouer maintenant. S’il s’agissait bien du chef de l’OVS, nous n’avions pas vraiment de soucis à nous faire, à part peut-être qu’il nous trahisse. S’il s’agissait de quelqu’un d’autre, nous étions tombés dans son panneau. Je ne savais pas ce qui était le pire. Dans tous les cas, nous ne pouvions plus faire chemin inverse et nous n’avions pas d’autre issu. Je roulai le message en tube et le glissai à la patte du hibou. Les doutes étaient encore plus importants maintenant. Mais en fin de compte, nous ne pouvions pas faire autrement. Au moins, nous sortirions de là et on nous débarrasserait de ce foutu cercueil. C’était tout ce qui comptait à ce moment-là. Je pris le hibou pour l’emmener jusqu’à l’entrée dans la grotte et le laissai s’envoler. Pendant quelques secondes, je la suivis du regard. Elle se perdit dans la nuit au bout de quelques secondes. Bon. Voilà. Et maintenant ? Il ne nous restait plus qu’à attendre. January était sortie prendre l’air. A son visage, je savais qu’elle ne se sentait pas bien. Elle avait hâte que ça se termine. Je n’avais aucune idée de ce que je pouvais bien lui dire. Il n'y avait rien à dire, il fallait juste attendre. Attendre encore et encore.

Ce serait probablement les plus longues minutes de notre vie. Il faudrait le temps à l’animal de rejoindre son destinataire, puis à la personne de lire le message, de réfléchir, de prendre une décision. Après tout cela, il faudra le temps à la décision d’avoir des conséquences. Si Humphray nous envoyait vraiment de l’aide. Ils auront besoin de nous trouver. Je n’étais pas certain que January ait pu lui donner notre position précise. Nous ne savions même pas où nous étions. Alors il faudrait probablement du temps pour nous repérer. J’avais peu d’espoir d’être ‘’sauvé’’ avant demain. Le sifflement de Nosten me vrillait les tympans. Je ne pouvais pas supporter d’entendre de la musique, surtout que la mélodie était répercutée contre les parois. Finalement, je vivais aussi mal que lui cette situation. Je me posai surtout beaucoup de questions. Plus particulièrement sur ma mère. Ma pauvre mère qui me voyait comme l’enfant parfait, qui m’aimait et qui n’avait pas d’autre fils. Elle tomberait de haut quand elle apprendrait que j’étais recherché par les autorités. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir dire à ma mère. Quoique, peut-être qu’elle ne le saurait jamais. Après tout, elle ne fréquentait jamais le monde des sorciers. Elle avait sa vie parmi les moldus. Avec un peu de chance, elle n’aurait pas vent de cette histoire. Avec un peu de chance.

Avec autant de chance pour Mermaid. J’allais devenir fou à force de me poser des questions. Je tournai en rond dans la grotte, autour de ce foutu cercueil. Je commençais à m’intéresser à cette boite énorme, plutôt que de m’inquiéter pour mes proches. Je préférais encore ça. Il me faudrait un pied de biche. Je ne voyais pas comment il serait possible de l’ouvrir avec un sortilège. C’était une solution trop simple. Donc autant utiliser une méthode moldue. Un pied de biche bien placé, avec une bonne dose de force et c’était bon ! Ou alors, si on poussait assez fort… Bon sang, vivement que l’on me sorte de là.

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Message Posté Dim 23 Déc - 19:22.
Les heures passent, l'attente est angoissante. Rapidement, la nuit tombe, et sa fraicheur avec. Vous vous réchauffez au coin du feu lorsqu'un battement d'ailes non loin de vous vous sort de votre torpeur. Il s'agit d'un hibou de l'OVS

Humphray a répondu.

Chère January,

J'ai pris connaissance de ce qui vous étiez arrivé, à vous et vos comparses, et je m'apprête à envoyer une équipe de l'Ordre Alpha pour recueillir votre témoignage. Ce hibou est muni d'un traceur qui permettra à mon équipe de vous rejoindre. Si vous lui enlevez, je prendrai cela comme votre volonté de rompre la communication et serez contraint de prévenir le Ministre de la Magie. Vous savez de quoi il est capable.

L'Ordre Alpha fera le nécessaire si votre cavale doit se poursuivre,

Prenez soin de vous,
Philip.


Et maintenant, il n'y a plus qu'à attendre...
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Message Posté Lun 24 Déc - 14:33.
Les miracles. Est-ce que j’y crois ? Je m’étais jamais posé la question auparavant. J’en avais jamais vraiment perçu l’utilité. Pour moi, le monde avait toujours été binaire. Il y avait ce qui devait exister, et ce qui ne devait pas exister. J’avais jamais cru en Dieu. J’avais jamais pensé qu’on était conduit par un destin improbable et pré-écrit. J’avais jamais pensé qu’on pouvait se reposer sur autre chose que sur soi, et sa propre volonté. Des heures avaient passé depuis qu’on avait envoyé la lettre. Ou peut-être des jours. Voire des secondes. J’avais perdu la notion du temps. De la distance. Et plus ça allait, plus je me rendais compte que ce n’était pas la magie qui se déréglait. C’était moi. Les flammes dansaient à l’intérieur de la caverne. Dehors, il faisait noir. Mes poumons étaient inondés par la peur et l’incompréhension. Mes yeux suivaient inlassablement la valse dans laquelle s’étaient entremêlés fumée et feu. Ici, le froid était supportable. La solitude, un peu moins.

Parfois, notre silence était ponctué de raclements de gorge. Parce que personne n’osait trop parler. On était tous perdu dans nos pensées. Surtout moi. J’avais peur. Parce que j’avais déjà tout perdu une fois. Et je pourrais pas supporter de tout perdre à nouveau. Il y a des choses qui sont tellement cassées qu’on ne peut pas les réparer. Ma mémoire faisait certainement partie de ce genre de choses incurables. Et même si j’avais des flashs. Et même s’ils s’intensifiaient avec la présence de ce cercueil. J’avais peur que tout s’en aille à nouveau.

Un bruit attira mon attention. Je tournais la tête pour voir un hibou se poser près de nous. Sans trop réfléchir, je me suis levée et je suis allée voir quelle nouvelle il nous apportait. C’était toujours lui. Il parlait d’un traceur. Mais ce n’est pas ce qui retint mon attention. Les deux dernières phrases provoquèrent, chez moi, des réactions contradictoires. Il parlait du ministre. Et le savoir à notre poursuite me donna des frissons. Ma confiance en Thadeus Pritchard n’avait jamais été grande. En ce moment, elle s’apparentait plus à de la méfiance qu’autre chose. S’il nous retrouvait avant eux, on était cuits.

L'Ordre Alpha fera le nécessaire si votre cavale doit se poursuivre

Un sourire illumina mon visage. Les souvenirs se précipitaient dans ma tête. Nos réunions. Nos combats. Nos pertes et nos victoires. Peu à peu, l’espoir de survivre me regagna, et je tendis la lettre à Nosten.

« C’est encore Humphray. Visiblement le hibou est muni d’un traceur. Il ne nous reste qu’à lui renvoyer l'animal pour qu’ils viennent nous chercher. »

Non, je n'avais jamais jugé utile de m'interroger sur l'existence des miracles. J'avais toujours cru que tout était rationnellement explicable. Des faits qu'on pouvait imputer aux hommes, et seulement à eux. Mais en ce moment même, j'aurais tout donné pour qu'on nous en accorde un. Un seul.

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Message Posté Lun 24 Déc - 15:21.
Bien incapable d’occuper mon esprit à autre chose, il s’était empressé de dérivé sur ce qu’était ma vie et surtout l’impacte que j’avais eu sur les autres. Je n’avais jamais rien fait d’autres que contrarié Quintus. Toute ma vie se résumait à ça, être une déception, un sujet de hargne et de colère pour Quintus. Je n’avais toujours voulu qu’une chose, le contrarier, le sortir de ma vie. Et j’avais réussi mais à un prix élevé, je m’en rendais compte présent que je n’avais que ça à faire… réfléchir. Car aujourd’hui, j’avais une dette qui serait presque impossible à effacer, ma vie restait dictée par un homme qui n’avait plus un droit de regard sur le monde extérieur et tout ça pour quoi ? Un boulot merdique que j’avais sûrement perdu, des emmerdes avec la mafia qui devait connaître le nom des responsables et qui ne manquerait sans doute pas de vouloir me descendre pour je ne sais quel prétexte, un espoir étouffé dans l’œuf de retrouver un semblant de vie. Oui, changer, j’avais voulu changer au moins un peu. Quel brillant résultat. Le passé me revenait bien malgré moi dans la gueule. J’étais de nouveau dans une grotte même si cette fois, je n’étais pas seul. Pourtant j’avais cette désagréable sensation qu’on m’épiait, qu’on tentait de me sonder. Alors je m’étais éloigné d’eux et par la même occasion du feu. Je me fichais d’avoir froid, d’être gelé tant que mes pensées restaient miennes. Si j’avais plus ou moins confiance en January, ça n’était pas le cas de ce Liam. Qu’est-ce qui me prouvait qu’il était réellement lui ? Qu’il n’allait pas nous trahir ? Que tout ça n’était pas de son fait à lui ?
Et dormir était exclu… Je ne pouvais pas me le permettre avec eux dans les parages. Immanquablement, les cauchemars de cette nuit seraient violents. Je le sentais, je le savais. À tous les coups, être dans une grotte n’arrangerait pas mon cas.
Voilà quoi s’occupait mon esprit sans que je ne puisse l’en empêcher. Pour une fois, j’étais incapable d’y remettre de l’ordre.

Tout ça pour au final, entendre le bruissement d’ailes… un hibou. Déjà ? Je relevais vivement la tête. Le même que tout à l’heure. Je plissais les yeux en attendant que January lise la lettre. Pourquoi ne pas la lire tout haut par Merlin ! Mais elle sourit. Comment pouvait-on réussir à sourire dans pareille merdier. Si eux avaient une chance de retrouver leur vie, mes chances à moi étaient nettement plus minces. Je me saisis de la lettre alors qu’elle se mit à parler. « C’est encore Humphray. Visiblement le hibou est muni d’un traceur. Il ne nous reste qu’à lui renvoyer l'animal pour qu’ils viennent nous chercher. » Je jetais un regard à la bestiole. Exclu de la bouffer… Je parcourus les quelques mots. Je ne voyais pas trop où se situait la bonne nouvelle. Je me levais pour apporter le papier au boy-scout avant de retourner m’asseoir. « Explique-moi ce qui te réjoui parce que de mon point de vue, y a des trucs à piger tu vois. Déjà, c’set quoi cet Ordre Alpha ? J’suis revenu à Londres y a quelques mois alors y a des choses dont je sais rien, comme à propos de ce machin. Si tu pouvais éclaircir la situation, ça m’arrangerait tu vois. Histoire que moi aussi je puisse me réjouir. Parce que mine de rien, y a quand même une menace sous jacente dans cette lettre. Virez le traceur et on vous traque. Pour moi, ça veut dire ça. Donc, entre le ministre, l’Ordre Alpha et l’apparente malédiction de ce machin, faut m’expliquer où sont les bonnes nouvelles. Parce que si toi ta confiance en ce type, moi, j’sais pas qui c’est. » Voilà qui me semblait clair au moins. J’avais quand même l’impression d’avoir droit à un petit éclaircissement de sa part quitte à passer pour un con.
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Message Posté Mer 26 Déc - 10:06.


L’attente était longue. Interminable. Il n’y avait rien à faire ici, à part attendre. Encore et encore. Au bout de quelques minutes, j’allai m’assoir au fond de la grotte. J’étais fatigué. La pression et l’adrénaline redescendaient, me laissant à la merci du sommeil. Mais dormir était inconcevable quand on était dans ce genre de situations. Dormir serait faire preuve d’assurance, ce serait comme si je savais d’avance que nous nous en sortirions. Sauf que ce n’était pas le cas. Je restai encore dans le flou, dans l’hypothèse. Je ne savais pas ce qu’il pourrait se passer si quelque chose se déroulait mal. Peut-être nous donnera-t-on la mort ou nous jettera-t-on dans une prison. Ne pas savoir était une chose agaçante. Notre avenir était entre les mains d’un simple hibou. Si il ne parvenait pas à destination – parce qu’il serait mort grillé dans l’incendie que nous avons déclenché, par exemple – Humphray pourrait prendre cela comme un refus de dialoguer et donc, ce serait la fin pour nous.

Et nous, nous devions attendre bien sagement dans notre grotte. Attendre d’avoir une réponse. Attendre de recevoir de l’aide. C’était juste impossible pour une personne comme moi qui avais besoin de bouger. Rester inactif me fatiguait presque plus que de rester assis. La nuit était encore dense, seul élément pouvant nous indiquer que c’était encore la nuit. Le soleil ne pointait pas le bout de son nez. Il devait être minuit, dans ces eaux-là. La soirée serait longue. Je pris un bout de bois que nous avions ramassé et me mis à dessiner des formes au sol, en pensant à ce que j’aurais pu faire dans une toute autre situation. Un jour comme celui-ci, en temps normal, je serais allé courir après le travail, puis je serais retourné chez moi. J’aurais probablement trouvé une lettre de Mermaid sur ma table de cuisine, je l’aurais ouverte immédiatement et l’aurais lu. Si j’avais entendu du bruit dans l’appartement d’à côté, peut-être serais-je allé toquer chez Enora, pour savoir comment elle se sentait. Depuis qu’elle m’avait montré ses hématomes, je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer ce qu’elle avait vécu. Elle n’avait pas lâché un seul détail sur les circonstances de ces ecchymoses, elle m’avait juste demandé une potion afin de calmer la douleur.

Cette gamine me faisait peur. Par certains côtés, elle me faisait penser à Kurt. Elle avait vécu la même expérience que lui et elle semblait avoir cette même envie autodestructrice. J’essayais de veiller sur elle, me cachant derrière mon statut de médecin. Ce n’était pas toujours gagné. Mais bon, j’étais également son voisin, je la croisais parfois dans le couloir et j’entamais la discussion. Après l’ouverture de la lettre, j’aurais pris la direction de la salle de bains, puis je serais retourné dans la cuisine pour répondre à la lettre et me préparer un repas en même temps. Après cela… je ne sais pas. En tout cas, je ne me retrouverais pas dans une grotte, en compagnie de January et de son pote. Ca, c’était certain.

Un battement d’ailes me fit relever la tête. Ca y était. Le hibou était revenu. January se jeta presque sur lui pour décrocher le message accroché à sa patte. Je ne bougeais pas de ma place. Je me contentais d’étudier son visage, à la recherche d’une quelconque expression. Enfin, un sourire. Etait-ce une bonne nouvelle ? « C’est encore Humphray. Visiblement le hibou est muni d’un traceur. Il ne nous reste qu’à lui renvoyer l'animal pour qu’ils viennent nous chercher. » On allait sortir de ce trou ! Par Merlin, que j’étais heureux ! Finalement, ça n’aura duré que quelques minutes. Une heure, même. Mais c’était tout. Après avoir lu le message, Nosten me l’emmena. Il n’y avait pas à dire, le message était plus sympathique de le précèdent. Ce qui était un bon signe, en soi. « Explique-moi ce qui te réjouit parce que de mon point de vue, y a des trucs à piger tu vois. Déjà, c’set quoi cet Ordre Alpha ? J’suis revenu à Londres y a quelques mois alors y a des choses dont je sais rien, comme à propos de ce machin. Si tu pouvais éclaircir la situation, ça m’arrangerait tu vois. Histoire que moi aussi je puisse me réjouir. Parce que mine de rien, y a quand même une menace sous jacente dans cette lettre. Virez le traceur et on vous traque. Pour moi, ça veut dire ça. Donc, entre le ministre, l’Ordre Alpha et l’apparente malédiction de ce machin, faut m’expliquer où sont les bonnes nouvelles. Parce que si toi ta confiance en ce type, moi, j’sais pas qui c’est. »

Je relevai la tête. Toujours en train de râler, celui-là ! De quoi se plaignait-il ? Ce n’était pas comme si nous comptions renoncer à cette main tendue. Nous allions renvoyer ce hibou à Humphray et attendre la suite. Il était normal que le chef de l’OVS précise clairement les risques que nous prenions en refusant son aide. Il n’allait quand même pas nous laisser tranquillou dans notre grotte. Il restait un représentant de l’autorité. Nosten commençait à s’emporter. Cela se voyait qu’il n’avait pas l’habitude de gérer des situations pour le moins catastrophique. A croire qu’il était totalement ailleurs ces derniers mois ! Il préférait de loin le petit confort de son chez lui où il pouvait manger à sa faim et dormir dans un lit bien confortable. Sauf que Grincheux se retrouvait dans une grotte froide, avec rien à manger. Je gardais un visage en apparence calme. S’énerver ne servirait à rien. Si nous voulions sortir de cette grotte sains et saufs, il valait mieux ne pas commencer à nous étriper. « Si déjà, tu restais calme, hein ? Nous emporter n’arrangera rien. » Je repliai le message de Humphray, marquant une légère pause. « Je ne pense pas que Janu sourirait si il y avait vraiment une menace. Jusqu’à preuve du contraire, elle n’est pas suicidaire ! »
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Message Posté Mer 23 Jan - 19:57.
trois jours après la crue
La crue a eu lieu une heure après le précédent message, empêchant les secours d'arriver par voie de transplanage. Merci d'en tenir compte dans vos prochains messages ; l'attente a due être longue...

Les paroles d'Humphray me revenaient encore dans la tête. Mrs Sejdic, vous serez priée de l'accompagner à la caverne ; j'ai bien peur qu'il ne soit trop jeune pour affronter la magie d'une telle puissance. Bien sûr que j'étais trop jeune. Bien sûr que cette magie était bien plus puissante que moi. Mais en quoi étais-je trop faible pour secourir ma belle-sœur tout seul ? Ce n'était pas tant le fait qu'on m'assigne un binôme qui me gênait, dans cette histoire, mais plutôt le fait que ce binôme ait été désigné pour me surveiller. Je me surpris à rigoler tout seul en me rendant compte que c'était bien la première fois que je me vexais pour qu'on m'ait sous-estimé. J'espérais que Sejdic ne l'ait pas entendu ; rompre le silence qui s'était installé depuis le début de notre marche revenait pour moi à faire preuve d’irrévérence envers la femme de l'ex-Ministre.

La vérité, c'était que je ne savais pas comment l'aborder. Comment échanger une parole avec cette femme si digne et si meurtrie par les récents événements. Je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de lui parler, mais je l'admirais autant que son mari. Nous avions tous vécu des moments difficiles, ces derniers jours, mais Cassandre Sejdic devait faire face aux tourmentes les plus terribles que la vie puisse nous infliger. Elle n'était pas en deuil. Matvei n'était pas mort ; techniquement, tout du moins. Elle vivait aux côtés de la maladie. De l'espoir. Du faux espoir. Celui qui détourne de la réalité. Celui qui empêche de dépérir. Celui qui achève, une fois envolé. J'espérais que Cassandre ne soit pas Legilimens. Car pour moi, Matvei Sejdic était bel et bien mort. « Je suis allé rendre visite à votre mari, juste avant la crue... » Incapable d'en dire davantage. Que rajouter ? Sa blancheur me faisait penser à un cadavre ? Sa chambre m'a foutue la chaire de poule ? Je ne suis resté que cinq minutes de peur que ma vision du Ministre ne change ? Je me tus. Je regrettais déjà d'avoir rompu le silence que nos baguettes magiques, nous guidant vers le traceur, se mirent à frémir et à s'illuminer de plus en plus. Nous étions arrivés. C'est en balayant l'horizon devant nous à l'aide de nos baguettes magiques que nous arrivâmes à identifier January, Nosten et Liam. Vivants. « January! » Je m'empressai de l'enlacer lorsqu'un élément me rebuta et me stoppa net dans ma course. Le cercueil. Et s'ils étaient maudits ?

Quelques secondes gênantes passèrent, jusqu'à ce que je sorte de la nourriture de notre sac. Ils devaient être affamés. « J'imagine qu'on crève de faim, par ici. » Une invitation à nous dévoiler tout ce qu'il s'était passé.
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Artémis de Sainte-Croix
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Message Posté Dim 27 Jan - 23:34.
Spoiler:
 

Elle arqua un sourcil, lança un coup d’œil au garçon ; de toute évidence, il n’était pas très à l’aise. Quant à savoir s’il devait cette mine déconfite à la nature de leur mission ou l’identité de son ange gardien, c’était encore à déterminer.

Quelques mots murmurés à l’oreille de son fils, un effleurement du bout des doigts pour tout encouragement, un dernier regard où brillait le léger reproche qu’elle retenait à grand-peine pour avoir dédaigné son désir de le voir éloigné des manigances de l’Organisation Vulnera Samento, avant qu’elle ne retrouve le garçon, silencieux, emmuré dans un silence songeur. Ils se mirent en route sans un mot ; les mains enfoncées dans les poches arrières de son jean, Cassandre observait les alentours, imperturbable. Après tout, elle n’avait été désignée que pour protéger les arrières du garçon, pas de lui faire la conversation ou de lui tenir compagnie. Si on comptait sur le fait qu’Humphray avait argué qu’elle serait plus de taille que lui contre la puissance ancestrale qui se cachait derrière les derniers évènements, l’absurdité de la situation était consommée. Le rire que laissa échapper l’espace d’une seconde le garçon fit un étrange écho à ses pensées, lui arrachant un sourire en demi-teinte ; il valait toujours mieux ça que rester dans un coin du Camp de base à se demander si un jour le monde accepterait de se remettre à tourner rond.

Elle avait changé. Ou était retournée à ses origines. Où était la différence ? Elle avait cessé d’écouter ce qu’on lui disait. Elle avait cessé de prêter attention à l’image qu’elle renvoyait. Aux idées des autres. De sourire à leurs mensonges. Elle n’avait pas imaginé que son mariage ait pu avoir un tel impact sur sa vie, sur son caractère ; elle s’était rendue docile. Et elle avait cru.

    « Je suis allé rendre visite à votre mari, juste avant la crue... »
    « Il a bonne mine, vous ne trouvez pas ? Digne d’un cadavre. »

Sa réponse avait été automatique. Ils la croyaient insensible, froide et arriviste au point d’avoir réussi à séduire le Ministre de la magie en présence, et maintenant qu’il était destitué elle avait perdu la partie, et tout ce qu’elle possédait. C’était toujours difficile de comprendre la femme qui ne pleurait pas la perte probable de son mari quand les médias l’avaient déjà enterré encore vivant. Les ragots, les rumeurs… Le gosse, lui, ne semblait pas encore y croire. Elle le dévisagea quelques secondes, juste avant de sentir sa baguette frémir entre ses doigts, et sa luminosité s’intensifier. Les contours irréguliers et taillés à la serpe de la caverne se peignaient progressivement de leurs lueurs tremblotantes, accentuant leurs ombres acérées, illuminant les silhouettes blafardes des réfugiés qui s’étaient logés dans les aspérités. Elle vit la chevelure blonde de January avant de voir son visage.

En retrait, Cassandre observa les retrouvailles de la jeune femme avec son compagnon de fortune, ne bougea pas lorsqu’il sortit quelques victuailles de son sac, et ne s’approcha qu’une fois les réfugiés assis en rond autour du maigre repas, s’accroupissant à côté du garçon. Elle ne fit pas mention du corps sans vie qui gisait à quelques mètres de là, que la lueur de sa baguette avait furtivement balayé en arrivant ; de toute évidence, son protégé ne l’avait pas remarqué, et ce n’était sans doute pas le moment de lui indiquer que le troisième membre de la macabre découverte avait eu le mauvais goût de mourir avant qu’ils n’arrivent.

Un silence s’était installé pendant que les deux derniers survivants avalaient quelque chose pour reprendre contenance. Cassandre observa ce qu’il avait soigneusement étalé sur une serviette également sortie de son sac, et se pencha vers lui.

    « Vous avez l’esprit logique et pragmatique. Remarquable. »

Ça n’avait rien de moqueur, quand elle était venue les mains vides, dans les poches arrière de son jean, tout juste armée de sa baguette magique. Elle se laissa tomber sur les genoux, les mains à plat sur ses cuisses, la baguette coincée sous ses doigts. Sa voix résonnait dans la caverne couverte d’une chape de silence.

    « Félicitations. Pour vos fiançailles. » Un instant de flottement. « Navrée si c’était un secret. »

Et de navrée, elle ne l’était, de toute évidence, que par politesse ; il n’y avait plus à en douter, Cassandre était redevenue la femme impertinente, imperturbable et franche qui avait laissé quelques marques derrière elle.
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Message Posté Jeu 7 Fév - 17:00.
Après avoir échangé un repas digne de ce nom, les envoyés de l'ordre alpha révèlent qu'Humphray ne les a pas envoyés seuls. Tyler sort un tissu de son sac. il le déplie. Un médaillon. Selon le chef de l'organisation Vulnera Samento, il anéanti la malédiction de celui qui le porte.

Il ne faut pas traîner. Les hommes du ministère peuvent intervenir à chaque instant. Liam et January sont les sorciers les plus recherchés du monde magique. La traque, à Londres, a commencé. Il faut sortir. Mais il n'y a qu'un seul médaillon. Il faut faire un choix. Le temps presse.
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January D. Lockhart
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Message Posté Jeu 7 Fév - 17:14.
January se réveilla en sursaut. Ca faisait trois jours qu’ils n’avaient pas mangé. Mais elle n’avait pas faim. Elle n’avait pas froid non plus. Son visage pâle et creusé par la fatigue n’était éclairé que par la faible lumière de la lune. Liam dormait. Nosten dormait aussi. Mais d’un sommeil plus irrévocable. Ils avaient enterré son corps non loin de là. Contrairement à Liam et elle, Nosten n’avait pas su garder son calme. Son tempérament explosif l’avait mené à sa perte. Le cercueil s’était vengé. Il l’avait électrisé. Il l’avait tué. Elle n’avait pas pleuré. Elle n’avait rien dit. Elle s’était détestée, parce que tout ça, c’était de sa faute. Alors elle avait renvoyé le hibou d’Humphray avec le traceur le lendemain. Depuis, elle avait conservé le silence. Elle s’en voulait. Elle avait échafaudé un plan. Liam rentrerait avec l’ordre alpha. Il ne serait pas inculpé. Elle prendrait le blâme. Elle prendrait tout. Et puis Solomonia viendrait la chercher. Et elle s’en irait à Durmstrang. Parce que tout ce qu’elle avait ne comptait plus. Parce que tout ce qu’elle pensait contrôler s’envolait en fumée avec son souffle dans la nuit. Parce qu’elle était condamnée, mais qu’eux ne l’étaient pas encore. Ils avaient assez perdu pour que ça continue. Elle avait assez perdu pour les laisser leur prendre une autre vie.

Elle rabattit sa veste contre sa poitrine et se leva. Elle contourna le cercueil, mais elle refusa de le regarder. Elle sortit de la caverne, dans la nuit glacée et regarda le ciel. Autrefois, ses talents d’arytmancienne lui auraient permis de trouver une réponse logique. Simple. Parfaite. Aujourd’hui, c’était à peine si elle savait compter. Les chiffres se mélangeaient dans son esprit. Plus rien n’avait de sens. Alors elle avait conservé le carnet de Nosten, et parfois, elle prenait des notes. Elle écrivait ses souvenirs. Des flashs qui montraient qu’il y avait encore un peu de magie en elle. Jusqu’à présent, elle n’avait pas osé sortir sa baguette. Elle n’avait osé lancer aucun sort. Elle la sortit de sa poche. La pris en main. Ses doigts en parcouraient les contours. Elle murmura.

« Avis »

Un oiseau, solitaire, mais fort, courageux, apparut. Elle sourit. Elle le regarda s’envoler. Se perdre dans l’obscurité. Elle pensa à William. Puis elle refusa de continuer. Elle ne voulait plus se demander ce qu’il pensait ni ce qu’il devenait. Tout ça c’était fini. Elle ne pouvait pas se permettre de le mettre en danger. Elle avait pris sa décision dès qu’elle avait compris qu’elle était prise au piège. Elle soupira avant de rentrer dans la caverne.

***

Depuis quelques temps, January et Liam avaient pris l’habitude d’organiser des tours de garde. Assise sur un rocher près de la caverne, elle guettait sans trop y croire. Humphray n’avait donné aucune suite à sa dernière lettre. Ils étaient seuls. Elle allait renoncer lorsqu’elle entendit une voix. Elle fronça les sourcils en se retournant et afficha un grand sourire lorsqu’elle se rendit compte qu’il s’agissait de Tyler et Cassandre. Ils avaient tenu leur promesse. Lorsque Tyler s’approcha, elle lui fit signe de ne pas avancer plus, en se remémorant l’affaire des centaures. Ceux qui la connaissaient la savaient d’un naturel bavard. Mais elle se contenta de sourire, sans rien dire. Elle leur fit signe de la suivre à l’intérieur de la caverne.

« Liam, l’ordre alpha est là. Voici Tyler Hamilton, mon… Beau-frère, j’imagine. Et voici Cassandre Sejdic. Oui, Sejdic comme le ministre. Enfin l'ancien. Le russe. vodka hahaha. Hum. »
« J'imagine qu'on crève de faim, par ici. »

Un éclat de rire s’échappa de sa gorge. Elle s’empara d’un bout de pain qu’elle se mit à grignoter avant de remercier Tyler et Cassandre. Le silence s’installa. January n’osait pas parler. Rien raconter. Elle en était incapable. En dire trop serait les mettre en danger, eux aussi. Et puis Tyler sortit un médaillon de son sac. Il leur expliqua à quoi il servait. Par la même occasion, il leur expliqua que le cercueil était visiblement maudit. Et qu’ils ne pourraient aller nulle part sans lui. Et puis, c'est arrivé. Le moment qu’elle redoutait tant. Le moment où elle leur avouerait son plan. Le moment où elle les laisserait partir. Le moment où elle se retrouverait seule. Elle s’empara rapidement du médaillon et le plaça autour du cou de Liam. Elle ne savait pas s’il fonctionnait réellement, mais sa décision était prise. Liam avait une famille, il avait une vie. Il n’était responsable de rien. C’était sa faute à elle. Et elle assumerait jusqu’au bout. Elle coupa court à toute discussion en prenant la parole en premier.

« Voilà ce qui va se passer. Vous deux, vous allez prendre Liam et partir le plus vite possible. C’est juste une question de temps avant qu’ils n’arrivent, et il est hors de question qu’ils vous voient avec moi. Humphray saura quoi faire. »

Elle les gratifia d'un sourire faiblard. Elle avait du mal à avaler. Sa gorge se serrait. C'était probablement la dernière fois qu'elle les voyait avant un long moment. Elle repensa à sa rencontre avec Tyler. Avec Cassandre. Elle repensa au soir où Liam l'avait sauvée. Elle lui devait bien ça. Elle lui devait la vie. Elle aurait voulu les prendre dans ses bras. Elle aurait voulu les serrer contre elle. Sentir qu'elle n'était pas aussi seule qu'elle le pensait. Mais elle était maudite. Elle était damnée. Alors elle sorti sa baguette et la pointa vers eux. Elle voulait les forcer à partir. Elle voulait se retrouver seule. Elle voulait les savoir en sécurité. Elle voulait avoir encore un espoir que le monde qu'elle allait quitter ne serait pas totalement corrompu. Elle ne se sacrifiait pas, elle prenait part au jeu auquel elle n'aurait plus jamais pensé jouer. Au jeu du pouvoir et de la guerre. Au jeu de la vie et de la mort.

« Partez, maintenant. Le cercueil a amplifié ma magie. Vous ne pourrez pas vous défendre. Vous devez partir avant qu'ils n'arrivent. C'est comme ça que ça doit se passer. Ils ne doivent jamais savoir que vous êtes venus. »





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Message Posté Dim 10 Fév - 16:13.
C'est la dernière fois que je la vois.

Je ne comprends pas son plan. Je ne comprends pas ses intentions. Je ne comprends pas son sacrifice. Je ne veux pas la laisser seule, et donner le talisman à Liam. Je veux qu'elle parte avec moi. Je veux parler au Ministre, et la disculper. Ils n'y sont pour rien. Elle n'y est pour rien. Ils sont innocents. Mais à Londres, ils seront coupables.

Je me contente d'hocher la tête. J'accepte sa décision, en silence. De toute évidence, nous savons qu'elle n'a pas le choix. Nous savons ce qu'il est sur le point d'arriver. Pritchard prend le contrôle. De Londres. Du pays. Du monde. Il est sur le point de trouver l'artefact. Il a besoin de héros, bien sûr, mais il a avant tout besoin de coupables. January endossera ce rôle.

« Promets-moi de t'en tirer. »

J'aimerais lui dire que je la rejoindrai. J'aimerais lui jurer fidélité, la rassurer, lui parler de William. Mais je ne peux pas. Je reste silencieux. Et elle comprend. Elle sait. Elle connaît tous les risques, tous les dangers, tous les enjeux. C'est la guerre. Elle ne s'est jamais arrêtée. Elle n'a jamais précédé la paix. Elle était là, tapie dans l'ombre, en attendant que quelqu'un prenne le pouvoir. Peut-être que Mr X le savait. Peut-être que sa mort était nécessaire, pour faire sombrer le monde magique dans les Ténèbres. Peut-être que la fin de ce monde était nécessaire. Une sorte de destinée manifeste. Peut-être que la mort est plus importante que la vie. Peut-être que la civilisation sorcière a toujours vécu dans la tromperie, la confusion de l'être humain. Peut-être que nous ne sommes pas aussi importants qu'on croit l'être. Peut-être devons-nous laisser place à des entités supérieures. Des forces qui nous dépassent. La Magie.

Je ferme les yeux. J'espère que January ne remarque rien de la confusion qui règne dans mon esprit. Des crises d'hallucinations. Paranoïa qui gagne, petit à petit, chaque parcelle carrée de mon corps. Et j'ai beau essayer vainement de fermer mon esprit, je ne peux m'empêcher de penser à ces murmures, ces pensées, ces idées qui pénètrent ma tête. Je laisse passer quelques secondes. Après tout, c'est probablement la dernière fois que je vois ma belle-sœur. Elle doit croire que je suis triste. Que je pleure. Que tous les souvenirs partagés avec elle me reviennent en mémoire. Que les plus mauvais disparaissent pour ne laisser que les meilleurs. Rien de tout cela n'arrive. J'ai toujours dans la tête la scène de mon anniversaire. Nos violentes disputes. Et nos combats. Les valeurs que nous partagions, et que nous partageons ensemble. Et par-dessus tout, je suis persuadé de la revoir. January est une battante. Elle reviendra. Nous gagnerons.

« On se retrouve à notre victoire. »

Je ne peux la serrer dans mes bras. Je ne peux lui montrer aucun signe d'affection. Je ne peux rien lui dire d'autre. Alors je me contente de lui sourire, et de me retourner. « Allez savoir ce qu'on va découvrir à la capitale, maintenant. »

Le temps d'une seconde, les voix se taisent dans ma tête. Les mauvaises pensées s'évanouissent. Et une image apparaît. Le visage de January Lockhart, le nouvel ennemi publique numéro un. Le souvenir qui représentera, durant les prochains mois, l'envie de se battre. Le choix de la difficulté, au lieu du Mal.

Le Bien.
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Arrivée à la caverne.

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