VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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EVENEMENT 011 ◭ La grande conférence.
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Dominus Tenebrae
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Message Posté Sam 16 Fév - 17:20.

événement o11 – saison 2
LA GRANDE CONFERENCE

● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●

Voilà presque deux semaines que la crue s'est terminée et que la malédiction a été rompue, et la ville est méconnaissable après les sévices qu'elle a subi. Et pourtant, le Ministère de la Magie n'a pas changé. Si les locaux ne semblent pas avoir affectés par le renouveau de la capitale, le fonctionnement de la forteresse souterraine a quant à lui été totalement bouleversé. Nouveaux décrets, nouveaux services... nouveaux dirigeants.

Comme lors des précédentes conférences, une estrade a été installée au-devant de la fontaine de l'atrium, mais ce sont des fauteuils, et non les chaises habituelles, qui ont été disposés en deux rangées parfaitement parallèles. Il est 13h lorsque la salle commence a se remplir. Le Ministre est déjà là, accompagné de ses deux nouveaux acolytes. Originellement, la conférence avait un but précis : annoncer les mesures prises suite aux flux importants d’immigration à la capitale. En vérité, ce sont le nouveau commandant des Traqueurs Arya Livingstone ainsi que le Protecteur de la Magie Célestin Houdini qui s'apprêtent à débuter cette conférence en expliquant chacun le rôle qu'ils s'apprêtent à jouer dans la vie des sorciers...

Merci d'attendre que le premier discours ait été posté avant de réagir.

Le staff de Londres.
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Message Posté Mar 19 Fév - 20:46.
S’avançant sur l'estrade, la petite silhouette se dirigea vers le pupitre et pris une inspiration, prenant soin d'embrasser du regard la foule rassemblé devant lui. Le calme se fit, la même salle, la même salle où peu de temps auparavant il avait écouté avec attention le discours du ministre. Une pléthore de sentiments l'envahissait ; doute, remords, questionnement, satisfaction, angoisse. Mais quand il prendrait la parole sa voix serait affirmée, forte. Aucunement il ne tremblerait. Non. Jamais. Plus à partir de ce jour en tout cas. Le ministre lui avait laisser place et se tenait désormais derrière lui, car c'était désormais à lui, Célestin Houdin, ancien professeur réformé de l'Académie de Beauxbâtons, a parler d'une voix franche devant cette foule, devant le monde sorcier. Prendre symboliquement et devant le peuple ses responsabilités, s'affirmer, rassurer. Après tout n'était ce pas la perspective d'un monde nouveau qui s'affirmait devant eux ? Le temps était venu...

« Londoniens, londoniennes, habitants du monde sorcier... Aujourd'hui est un jour nouveau, aucunement pour moi qui ne suis que désormais votre humble serviteur, mais pour chacun d'entre nous. Et ce n'est, non pas comme individu que nous venons à vous aujourd'hui, mais comme ceux qui désormais cherchent à instaurer une peu d'ordre dans un monde qui fut à nos yeux, perdu par la guerre et les récents événements. Toutefois au sein de toutes ces ténèbres, un lueur d'espoir a pu être aperçu. Un artefact, découvert quelques temps auparavant par mon équipe et moi même. L'espoir... de pouvoir mettre un terme aux destructions qui affectent la magie. Et c'est aussi aujourd'hui devant vous que je prends officiellement mes fonctions de Protecteur de la Magie et que désormais j'assisterais le ministre dans sa mission de redresser le monde sorcier. Destitué par les événements de mon poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal de l'Académie de magie de Beauxbâtons, je quitte un métier à responsabilité, une vocation qui me suit depuis prés d'un an déjà pour en rejoindre un autre.

Je ne m'étalerais pas sur les raisons qui m'ont poussé à participer à cette quête, le désir de changer ce monde peut être, et d'espérer pouvoir activement combattre ces Forces du Mal, et faire réapparaitre la magie dans ce monde en ruine. J'ai vu les batailles de prêt et y a même participer, vu les ravages de l'Organisation secrète comme vous tous, et a même perdu des proches.
» Il fit une légère pause. On aurait pu croire que c'était pour marquer son effet sans doute, il était pensif, et comme chaque jour depuis des mois remettait la moindre de ses actions en question. Il retint un petit soupir et continua à parler, toujours d'un ton détaché. Si l'émotion se ressentait dans sa voix. Et celle-ci n'était aucunement feinte.

« Il y aura toujours des gens avides, intéressés, prêts à se battre pour une cause qui leur semblera juste, aveugle croyant pourtant être terriblement lucide. Certains assoiffés d'un pouvoir beaucoup trop grand pour eux. Qui les consumera sans doute un jour. Peut-être que les bons et les généreux doivent souffrir. Peut-être que c'est inscrit... Et nous avons désormais essuyer beaucoup trop de dommages pour rester figer devant ces événements. La magie s'est déréglé, certains ont profité d'un pouvoir qui se présentait à eux. Peut-être est-ce inconsidéré de penser que le monde sera parfait demain, que tout sera oublier. Car nous ne devons pas oublier. Ce serait folie. Nous devons nous remettre en question, chaque jour. Car seuls les odieux ne seront jamais critiques envers eux même.

L'union fera toujours partie des plus grandes qualités que nous avons car si la pluralité peut parfois être piège, elle est sans conteste notre plus grande force, et le plus grand bien de l'humanité. Nous nous soutenons dans les périodes de crises, amis, famille... Laisser seul les individus ne sert à rien. Pendant les dernières catastrophes, nous avons pu voir le meilleur de chacun et c'est toujours ce que nous attendons aujourd'hui encore. C'est un honneur certain de pouvoir accéder à un tel poste, mais je le prends plus comme un devoir, un devoir envers les sorciers et sorcières, un devoir envers vous. Si nos efforts n'ont été vain il reste de nombreuses choses à accomplir. La magie est revenu, à Londres du moins, et les gens affectés par les dérèglements tel votre serviteur n'ont plus aucun désagrément à craindre. Diverses politiques ont été mise en place, celles là même dont le ministre vous a fait en partie part. Des structures seront mises en place pour accueillir les réfugiés des autres pays, et des aides ainsi que des centres d'accueils seront très rapidement disponibles. Ici présent à mes cotés aujourd'hui, la charmante Arya Livingstone, élément d'élite de ce nouveau gouvernement qui s'adressera aussi à vous.

Je vous remercie d'avoir été présent aujourd'hui parmi nous, et sera désormais votre humble serviteur, à votre écoute. Je ne suis qu'un homme, peut-être un rêveur. Mais j’espère pouvoir au moins apporter une aide, même si celle ci est moindre par rapport à celle que vous pouvez nous apporter.
»

Il salua l'assemblée, s'inclinant et pris congé d'un geste rapide de la tête, puis alla se positionner derrière le ministre.
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Message Posté Mer 20 Fév - 11:36.
Une sorcière la dévisagea des pieds à la tête d’un air pincé. Elle s’attarda à hauteur de ses mains, foudroyant de son regard sévère les moufles aux oreilles de panda, puis, sans aucune élégance ni discrétion, elle émit un petit reniflement dédaigneux et se retourna pour focaliser son attention sur l’estrade devant elle. Raspberry ne fit pas mine d’être indignée, elle se contenta de soupirer et de retirer ses gants pour les fourrer dans son fidèle sac en bandoulière. Ce genre d’incident lui arrivait régulièrement, ce n’était pas son genre de répliquer. Après tout, c’était de sa faute. Que faisait-elle donc ici ?
Berry ne s’était jamais mêlée des affaires politiques. Elle était régulièrement informée de ce qu’il se passait par sa sœur, ça lui suffisait largement. Mais ces derniers temps… Ce n’était plus le cas. Elle s’était abonnée à La Gazette du Sorcier qu’elle lisait entièrement, même les pages « avis de recherches », « décès » et « nouveaux décrets ». Si pour Raspberry, faire preuve de cette initiative semblait bizarre, dans le fond c’était simplement le signe que la jeune fille mûrissait. En revanche, se rendre au ministère de la magie pour écouter la conférence du ministre et de ses nouveaux toutous, c’était une autre paire de manches. Elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. Le programme semblait d’un ennui mortel et elle ne comprenait pas très bien pourquoi la presse se passionnait pour les « mesures concernant l’immigration ». C’était un problème comme un autre, prévisible même, quand on savait que Londres était le seul endroit européen où la magie était revenue à la normale. Mais l’étudiante avait bien fini par comprendre qu’en politique, tout était une affaire de détail et de sous-entendus. C’était la première fois que Pritchard livrait en pâture ceux qu’il avait choisi pour l’épauler en cette période de troubles. Nul doute qu’ils deviendraient des personnages importants dans les jours à venir, il était important de se forger une opinion en toute connaissance de cause. Un article de La Gazette ne pouvait remplacer ça.

Bingo. Le ministre prononça quelques mots avant de laisser sa place au premier : Célestin Houdini, un ancien professeur de Beauxbâtons, l’académie française. De là où elle était, bien loin derrière les rangées de fauteuils – qui semblaient très confortables soit dit en passant – Berry n’arrivait pas à distinguer avec précisions les visages. Il semblait être un homme assez jeune, brun… c’était à peu près tout. Les décisions que prenaient Thadéus Pritchard étaient décidément brumeuses. Non pas que ce Célestin Houdini soit incompétent ! Mais le ministre aurait pu choisir n’importe qui, un auror par exemple. Il avait préféré la jouer symbolique. Prendre le type qui s’était lancé à la recherche de son précieux artéfact et le nommer du jour au lendemain « Protecteur de la Magie », ça tournait à la farce, il en faisait un peu trop.
Néanmoins, le discours de Houdini faisait son petit effet. Il se présentait comme un homme désintéressé et n’agissant qu’en vue de l’intérêt public. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Raspberry. Elle le classa dans la catégorie chic types, finalement sa présence n’était peut-être pas une mauvaise chose. Si Pritchard manigançait véritablement quelque chose, il pourrait se montrer assez entier pour le stopper. Berry hocha la tête pour elle-même, elle regretta de ne pas avoir quelques connaissances à Beauxbâtons, elles auraient pu la renseigner sur le personnage et confirmer son opinion.

Lorsque le nouveau Protecteur de la Magie finit son discours pour céder sa place à sa collègue, Berry était profondément plongée dans ses pensées. Savoir que tant de choses se tramaient et lui échappaient lui était insupportable. Il fallait qu’elle se reprenne, elle allait étouffer.
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Message Posté Mer 20 Fév - 20:01.

Tardis finissait sa salade lorsque un collègue était venu la chercher à son bureau. « Conférence au niveau zéro » avait-il dit. Elle soupira, prit soin de se rattacher les cheveux en une couette plaquée qui mettait en valeur ses lagons oculaires et posa avec regret sa petite assiette verte. Encore un repas qui finira à la poubelle. Elle le suivit sans un mot, malgré la crue, le ministère n'avait pas changé et les employés de celui-ci avaient reprit le travail, et quel travail me direz-vous, dès la semaine suivant l'étrange «fuite» de la crue. Tardis était plus que contente de retourner au travail, elle aimait ce qu'elle faisait, et elle aimait par dessus tout ce qui s'y disait. Reine des potins, elle était souvent accompagnée par son Roi. Le voilà d'ailleurs, marchant sans grande envie parmi la foule dont on ne voit dépasser que sa masse capillaire rouge sang. Beowulf, vampire et roi des potins à ses heures perdues. Ils formaient la paire, étaient redoutable et ne laissaient rien passer. Tout était vu, scruté, critiqué, revu, décortiqué.

Lorsqu'elle l'aperçut, elle se dirigea vers lui, marchant d'un pas plus pressé pour arriver à sa hauteur. Une fois derrière lui, elle lui donna un petit coup sec dans le dos pour signaler sa présence, bien qu'il soit capable de repérer son odeur à des kilomètres. « Fais pas la gueule, je suis sûre que ça sera super intéressant. » lui souffla-t-elle à l'oreille, sa voix pleine d'ironie Elle rajouta « comme d'habitude quoi. » suivit d'un rictus et d'un regard autour d'elle, cherchant le visage d'une personne qui aurait put entendre sa conversation avec son bien aimé ami de « bitchage ». Tardis ralentit le pas, pour aller à l'allure du vampire qui ne signifiait qu'une chose : autant arriver en retard et être au fond que de devoir faire signe de tête dès que leurs regards croiseraient celui du ministre, pour lui faire croire que oui, bien sur, ils faisaient attention à se qu'il disait.

Mais surprise, une fois au niveau zéro, soit le hall principal du ministère, voilà Pritchard accompagné de deux acolytes bien anormaux. Une adolescente blonde à l'air complètement shootée et un jeune brun au regard encombré par d'énormes lunettes noires. Ainsi que deux autres individus aussi effacés que le goût vestimentaire de Martine du département des transports magique. Tardis ne put s'empêcher de sortir ses crocs : de la chair fraîche. Le voilà, leur passe temps. Ils l'avaient trouvé. Et comme toujours, ils allaient critiquer en toute discrétion au fond de la salle dans un endroit sombre et loin de l'attention de tous les sorciers présents. Thadeus lui, était toujours impeccable. Le ken du ministère. « Ouh, Ken n'est pas seul aujourd'hui, il a ramené Barbie shooté et Monsieur Pare-Brise. » cracha-t-elle à l'égard de Beo, toujours près d'elle.

S'attendant à écouter la voix mélodieuse de son Ken national, Tardis tendit l'oreille mais voilà que son monde s'écroule. Pare-brise man prend la parole. « Et c'est aussi aujourd'hui devant vous que je prends officiellement mes fonctions de Protecteur de la Magie » Tardis écarquilla les yeux, attrapa Beowulf par le bras et retenu comme elle le pouvait un éclat de rire. « Je crois que je vais repartir en Australie. » confia-t-elle à Beowulf sur un ton sarcastique. Lui ? Les protéger ? Et puis quoi encore. Autant demander à l'adolescente complètement dans les nuages de les protéger aussi tant qu'à faire. Et le brun lunetteux continua sur sa lancé, «aveugle» eut-il le malheur de dire et ce à quoi Tardis répliqua, toujours discrètement « Avec d'aussi grosses lunettes, ça ne risque pas. ».

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Message Posté Ven 22 Fév - 21:26.
Il ne se fondait pas réellement dans le décor derrière ses lunettes aux verres teintés. Lunettes de soleil à l'intérieur, un jean jaune, des bottes et des cheveux rouges sang qui indiquait à la plupart des gens présents qu'il n'était pas vraiment là pour écouter le ministre et ses compagnons. Beowulf n'aime pas le ministère, n'aime pas ces histoires de sorciers dont lui n'avait rien à faire. Il attendait que tout ce calme, mais espérait sincèrement que leur bordel durerait le plus longtemps possible. Bordel durant lequel lui, le vampire diva en carton, pouvait sortir au soleil et exhiber ainsi la dernière veste en cuir bleu qu'il s'était offert. Plus tape à l'oeil, il n'y avait pas. On le voyait de loin et il adorait ça, qu'on le dévisage et que derrière les verres teintés, il répond d'un sourire rapide, dévoilant seulement ses crocs. Il aimait voir le sorcier changer de couleur, s'éloigner. Être un vampire, c'était trop cool, surtout maintenant que les conneries des années 2010 était passée. Il avait enfin la paix, ou presque. Il boudait d'attendre là que le spectacle commence. Il détestait attendre après les autres malgré ses trois cents trois ans passés.

Il respira une grande bouffée d'air sans réelle utilité. Il sentait toutes les odeurs l'entourant. Reconnaissant l'odeur de certains employés, des gens qu'il connaissait. Athénaïs .Des gens qui n'avaient pas brossé leurs dents depuis six mois, ceux qui ne fumaient pas que du tabac. Il dévisageait chaque personne une à une, avant de sentir son odeur. Tardis Longbottom, dans le coin, sa pote. Sa grande pote, il l'aimait bien cette gamine. Au service du détournement de l'artisanat moldu, c'est elle qui lui avait rendu après sa libération son téléphone portable et ses gadgets moldus. Quand Martine passa dans le coin. Déclic, ils sont devenus un véritable duo de langues de vipères crachant leur venin (ce qui était plus réaliste pour lui) sur n'importe qui, que ce soit cette fameuse Martine ou bien sûr les passants qu'ils croisent dans la rue lorsqu'ils sortent, ou bien les moldus, ou les starlettes du moment. Bref, ils adorent se raconter des potins. Beo retira ses lunettes et les rangea dans sa poche en voyant le monde commencer à bouger. Elle crue le surprendre, peut-être, en apparaissant dans son dos. Faux. Elle ne l'avait pas encore touché qu'il lui balança un bonjour peut enjoué. Ce n'est pas qu'il n'aimait pas raconter des saloperies, c'est surtout qu'il n'aimait pas particulièrement être au ministère, entouré de tous les gens qui le résignaient à cette vie de captif. «J'espère juste qu'on ne me décapitera pas pour outrage, à monsieur sainteté le sauveur du monde. » C'était presque la vérité. Tout le monde voue à ce ministre en carton, tout neuf, un véritable culte. Pire que Michael Jackson.. Un type que personne n'avait connu ici, à par lui et.. Athénaïs. Surement la meilleure raison pour que Beowulf se soit fondu (ou du moins tentait) de se fondre dans la foule.

Ils se placèrent bien au fond, dans un coin, prêt à déballer la majeure partie du discours de Ken des atrocités sur les gens devant eux, sur lui, sur sa femme surtout. Ils aiment tout critiquer, ils sont presque nés pour ça, ces deux-là. Et ils entrent en scène, les victimes du jour. Ken, la bien nommée Barbie shootée et : Pare-brises. Le vampire ne pu retenir un rictus, accompagné ensuite d'un léger rire vu la taille des cadrans sur le nez du sorcier qu'il avait déjà vu, mais ne chercha pas plus loin, il n'était là que pour faire joli, tout comme Barbie. « Il a ramené mère-grand aussi » Dit-il en ricanant. Il apercevait Athénaïs près de l'estrade, toujours chargée de la sécurité du ministère comme lui était chargé de la mioche de la famille royale moldue. Sauf qu'elle croupissait à Poudlard et que lui, on ne l'appelait que pour les cérémonies en grande pompe, c'était-à-dire rarement. « Elle qui n'aime pas sortir en plein soleil elle doit être ravie, Mamounette. » Il prit appui sur l'épaule de Tardis et se mit sur la pointe des pieds, balançant son bras comme s'il n'avait pas vu le vampire depuis... très longtemps. Moqueur plus qu'autre chose, il savait qu'elle le verra, même de loin, lui et ses cheveux rouges, sa voix nasillarde et sa connerie légendaire qu'elle pouvait flairer à des kilomètres.

A la place de Ken, c'est le binoclard qui s'avança sur l'estrade. Un fin sourire s'étira sur les lèvres du vampire. Il savait qu'ils n'en finiraient jamais, avec leur imaginaire glauques et leur méchanceté gratuite. Il n'y pouvait rien, il a été créé pour être ainsi, être l'opposé du sorcier qu'il était. Il entendait sans réellement écouter avec attention. Vampire, les mots rentraient pourtant dans sa tête. Il capta également une conversation secondaire sur le côté sur le dernier match de quidditch qui avait eu lieu, une autre sur la tenue de Pare-brise et surtout, les messes-basses sur ce cher Ministre. Elle se permettait et lui permettait ce qu'il ne permettait pas à n'importe qui. « Je partirais bien avec joie, mais je suis..retenu. » Il la laissait le saisir par le bras, elle, sorcière. C'était son amie, vraiment, assez pour qu'il est une assez bonne estime d'elle, suffisante pour qu'il ne songe pas à en faire son goûter. Même, il songeait qu'elle ferait une bonne vampire, si elle n'avait pas de coups de mous, des faiblesses. La gentillesse humaine la rattrapait parfois, il détestait ça. « Plus pompeux tu meurs comme sortie de scène. Pitchard est la reine mère et les deux autres sont ses saucisses à pattes. En plus du doberman qui le surveille. » Son attention se porta sur la poupée Barbie à côté d'eux, sur ses mains. Ses ongles. « Tu verrais sa manucure, tu aurais des boutons Tardis. » Non mais, vraiment. Cette couleur lui rappela bizarrement le chemisier de la moldue qu'il avait croisé dans la rue, le matin même. Depuis trois cent trois ans les anglais ont toujours un gout vestimentaires aussi effroyable. « A la princesse de causer tu penses ? »
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Message Posté Sam 23 Fév - 11:04.



La Grande Conférence
Y a-t-il de l'espoir pour Londres?

icone fleurTu as tenu à aider, pendant les derniers événements de la crue. Tu ne pouvais rester là à ne rien faire, à te tourner les pouces pendant que d'autres risquaient leurs vies pour venir en aide aux citoyens désemparés de Londres. Ton appartement était pourtant en sécurité, il ne risquait pas de se faire inonder. Mais l'injustice t'a toujours paru une chose anormale et tu as toujours aimer te rendre utile, ce que tu as fait, une fois de plus cette fois là. Tu n'as, d'ailleurs, pas assisté au discours précédent du ministre, trop occupée que tu étais. Tu n'as donc pas appris la chasse au trésor qui s'est lancée dans Londres il y a quelques semaines. Ses résultats, par contre, tu les as bien vus. La crue qui a reflué, manquant d'entrainer avec elle un enfant que tu es parvenue à attraper de justesse. Et il y a eu, ensuite, la reconstruction de la ville. Londres semble à présent flambant neuve. Comme si rien de tout cela ne s'était passé, comme si ç'avait été un cauchemar. Cette fois, tu as décidé d'aller à la conférence annoncée dans la Gazette du sorcier car tu ne veux pas manquer plus des informations de ta ville. Elles sont, après tout, essentielle.

Tu es perdue au milieu de la foule. Tu n'as même pas regardé qui se trouvait auprès de toi. Ce que tu sais, c'est qu'il va, vraisemblablement, s'agir de la première apparition de deux nouveaux personnages au sein du ministère, et tu dois bien t'avouer que tu es curieuse de les voir. Tu aurais bien aimé que Dylan soit avec toi, mais peut-être est-il ailleurs dans la marée humaine, à moins qu'il n'ait eu autre chose à faire cet après-midi. Après tout, s'il est aussi étudiant, il a besoin de travailler pour vivre. Toi, tu es baby-sitter, mais parce que tu aimes les enfants. Pas parce que tu as besoin d'argent. En repensant à ça, tu as un petit pincement au coeur. Dylan n'est pas à sa place, dans ton monde. Il y a un moment où il s'en rendra compte et où il te quittera, tu n'as pas le moindre doute à ce sujet.

Tu te frottes machinalement le bras, résistant à l'envie pourtant cuisante de prendre une cigarette. Tu es à l'intérieur du ministère. Fumer n'est pas une bonne idée. D'ailleurs, comme pour te détourner de tes pensées moroses, le premier personnage public fait son entrée en scène. Tu l'imaginais plus grand, plus baraqué, plus... Moins français, en fait. Pour un protecteur de la magie, tu le trouves bien frêle. Tu te dis que n'importe qui aurait pu être à sa place. Tu l'écoutes parler et te trouves profondément choquée d'apprendre qu'il a dû abandonner sa fonction de professeur de défense contre les forces du mal à Beauxbâtons, ton ancienne école pour venir à Londres. Tu secoues la tête. Par les temps qui courent, son ancien métier était bien plus utile qu'un protecteur de la magie. A tout le moins, le ministère aurait dû lui faire partager son temps entre Londres et Beauxbâtons. Mais c'est sans doute le fait que tu étais là bas avant de venir faire tes études à Londres qui te fait parler ainsi.

Pour autant, il n'a pas tort sur tout et tu peux comprendre les raisons qui l'ont poussé à rechercher ce fameux artefact qui a sauvé Londres. Tu sers les poings lorsqu'il parle des ravages de l'Organisation Secrète, même si toi, tu as eu de la chance de ce côté là. La magie est revenue? Les dérèglements sont terminés? Tu te prends à espérer qu'il en soit de même pour toi. Que ta légilimencie revienne à la normale. Que ta maladie soit terminée. Que tu puisses redormir. Mais, bien vite, tu chasses cette pensée de ta tête. Tu ne peux pas courir le risque de dormir. Tu tiens trop à la vie pour cela, même si tu as depuis longtemps baissé les bras...
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Opal Pevensie
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♦ Nota Bene
: recherches de liens en tout genre.
: vos relations principales ici
: bon pour une nouvelle baguette



Message Posté Dim 24 Fév - 15:40.
Les mains enfoncées dans le confortable fauteuil où elle a pris place elle s'oblige à respirer profondément pour se calmer. Pour la première de sa vie c'est elle qui se trouve sur l'estrade, elle en vient à regretter la foule étouffante se massant devant eux. Elle n'a jamais pris la parole en public, elle n'en avait jamais vraiment eu besoin ; femme de l'ombre propulsé sous les feux des projecteurs. Tout s'était déroulé vite, bien trop vite à son goût. Elle avait aidé à retrouver l'artéfact tout s'était enchainé à une vitesse hallucinante à partir de ce moment. L'artéfact avait été retrouvé, utilisé, l'eau avait disparue des rues de Londres laissant comme seule vestige de sa présence une vase nauséabonde.
Son regard se pose sur l'homme ayant pris la parole, Célestin Houdini, son nouveau supérieur elle présume. Elle tente de se concentrer sur son discours mais les mots sortent de sa tête aussi vite qu'ils y rentrent. Elle a les oreilles qui bourdonnent et lorsqu'elle comprend qu'il prend congé, qu'il lui laisse la parole elle sent le sang lui monter à la tête bien trop vite. Elle s'oblige encore une fois à respirer, elle se lève doucement, très doucement, elle a peur de ce qu'il pourrai se passer si elle avait une hallucination maintenant.
Elle est devant la foule, redevenue silencieuse après l'ovation faite au Protecteur de la Magie. Elle comprend qu'elle ne peut rester ainsi, tel une poupée de chiffon, devant ces sorciers. Elle prend une dernière inspiration et elle se jette à l'eau.

« Sorciers de Londres et d’ailleurs ! Ce sont de durs moments que nous avons vécu et même si le pire semble aujourd’hui derrière nous, les responsables de notre malheur à tous sont encore dans la nature, libres, impunis, se réjouissant sans doute encore des dommages qu’ils ont causés. C’est pour cela que je me tiens devant vous aujourd’hui. Mon nom ne vous dit surement rien et pour cause ! Il y a encore quelques jours je n’étais pas si différente, je ne me distinguais en aucune façon et puis il y a eu cette conférence. La conférence qu’a tenu notre ministre nous demandant à nous, sorciers, de l’aide pour retrouver l’artéfact, la seule chose qui pourrait redonner à Londres sa magie d’antan. Comme vous tous ici j’ai souffert, toute une vie de souvenir emporté dans l’inondation, c’est pour cela que j’ai répondu à l’appel du Ministre Pritchard. En cherchant et en retrouvant l’artéfact je ne pensais qu’à retrouver un peu de paix. Cette paix que j’ai cherchée égoïstement, le Ministre m’a offert de la partager avec vous et aujourd’hui c’est avec reconnaissance et espoir que j’entre en fonction.
En tant que commandant des Traqueurs, mon rôle sera de vous protéger, vous qui avez tant souffert, vous habitants de Londres mais également tous les sorciers et sorcières venu récemment dans notre ville afin de renouer avec cette magie bienfaitrice qui nous à tellement manqué. Et comment cela ? Me demanderez vous ! Sachez que je n’aurai de paix intérieure que lorsque tous les membres de l’Organisation Vulnera Samento, tous les membres de la Confrérie de l’Oracle et tous les Gobelins seront capturés et paieront pour tout ce qu’ils nous ont fait subir. Telle est ma mission, telle est la raison d’exister des Traqueurs : nous pourchasseront les traitres jusqu’au dernier. »


Les mots étaient presque sortis seul de sa bouche, elle ne se reconnaissait pas ici, elle avait l’impression d’observer la scène de l’extérieur, comme si son âme s’était décrochée de son corps. Elle se découvrait ici une férocité qu’elle ne se connaissait jusqu’à présent pas. Elle se laissa quelques instants de répits ou elle épia les réactions de la foule amassée devant elle. Etre sur cette estrade, en hauteur, lui donnait une sensation de pouvoir qui lui était jusqu’alors inconnue et bien qu’une part d’elle même apprécia se sentiment, l’autre partie, celle qui correspondrait à “l’ancienne Arya“ en avait peur. Avant de réfléchir plus longtemps au lot de nouvelles sensations que lui avait fait découvrir le discours, elle se replongea dans ce dernier.

« Nous avons été aveugles, trop prompt à croire que ce qui nous était présenté était la réalité des choses. Nous avons tenté de croire sans voir, nous fiant à ses organisations qui derrière leurs grands mots ne recherchaient que le pouvoir personnel. A ces personnes je veux leur dire que c’est l’union qui fait la force, l’union de tous les sorciers et de toutes les sorcières qui croient en ce monde, qui croient en la magie non pas comme un instrument de pouvoir afin d’asservir les autres mais en la magie salvatrice et créatrice de paix. Telle est mon ambition que nous nous serions les coudes afin de ne pas laisser dans la nature les responsables de la ruine de nos vies.
C’est pour cela que je demanderai à chaque sorcier ayant connaissance d’un élément, même du plus futile, à propos de ces félons de se présenter afin de nous aider à avancer dans notre quête de justice.
Le Protecteur de la Magie tout comme moi avons pour objectif de sauvegarder la sérénité retrouvée pour le bien de tous mais cet objectif ne peut être atteint qu’avec votre soutient.
Je vous remercie. »


Elle avait réussi, elle avait franchie cette étape. Se forma alors sur les lèvres un sourire, un sourire qui se voulait confiant et tourné vers le futur. Elle avait foie en ce futur, certes il restait encore des épreuves à passer mais à ce moment présent, où l’adrénaline se mêle à la satisfaction, l’avenir se présentait à elle serein.
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Message Posté Ven 1 Mar - 0:06.
Une foule. Des discours pompeux et inutiles. Désormais, le soleil. Il n’était, à l’heure actuelle, plus possible d’ignorer qu’Athénaïs n’avait d’humain que l’apparence.

Dissimulée dans un coin autant que sa crinière flamboyante, ramenée en queue de cheval, le lui permettait, à quelques mètres à peine de l’estrade où les nouvelles figures de Londres se tenaient, elle observait la marée humaine qui se rassemblait, progressivement, sa canine titillant sa lèvre inférieure d’où s’échappait un mince filet de sang d’encre. L’atmosphère était saturée de fragrances lourdes, écrasantes, où les odeurs de nourriture, de la friture à la plus infime particule de thym, de cigarettes et autres parfums artificiels ne parvenaient pas à couvrir la chaleur sanguine exacerbée par leur rassemblement. Elle entendait battre le sang dans leurs tempes, comme une nuée de tambours, battre leurs cœurs comme une horde de grosses caisses. Sa tête bourdonnait, ses ongles s’enfonçaient dans la chair de ses bras qu’elle tenait croisés contre sa poitrine. Sans doute avait-elle de la chance d’avoir les ongles noirs – de la chance, ou suffisamment de raison pour transgresser les règles imposées aux vampires de ne pas attaquer les humains, laissant un pauvre gosse avec des démons intérieurs qu’aucun de ses proches ne prendront au sérieux. Des centaines d’années, et sans doute des milliers d’années ne suffiront jamais, n’avaient pas effacé cette foi prédatrice, cet instinct naturel qui la poussait à vouloir planter ses crocs dans la jugulaire la plus proche, celle-là par exemple, dans le cou frêle de cette jeune femme dont l’attention était tant focalisée sur l’estrade qu’elle ne l’avait même pas remarquée, juste pour connaître la douceur de son sang sur son palais et en connaître le goût.

Ce qu’elle avait de raison, d’intellect, ce qu’elle avait d’autre que l’instinct primaire de la créature qu’elle était, lui laissait deviner sans peine qu’elle aurait un goût amer, un arrière-goût de cendres. Elle empestait la cigarette.

Elle se laissa aller contre le mur, embrassant la foule du regard et remarquant sans peine la tignasse désordonné de ce qui lui servait, de temps en temps, de fils, et de compagnie ingérable le reste du temps. Flanqué d’une de ses humaines préférées, Beowulf était à deux doigts de s’adonner à son passe-temps préféré : se moquer du reste du monde. Planqué au fond, il aurait pu passer inaperçu, si elle n’avait pas été ce qu’elle était : incapable de ne pas le repérer. C’était presque un instinct supplémentaire : elle était capable de sentir sa connerie dans un périmètre de cinq kilomètres, et de savoir quand il l’avait mise en application bien avant qu’il ne vienne la lui avouer. Elle soupira en le voyant esquisser un rictus lorsque, la rumeur des conversations calmée, la conférence débuta. Comme elle était capable de tout assimiler en très peu de temps, elle était également capable de faire abstraction de ce qu’elle ne voulait pas entendre ; aussi le discours du premier intervenant, le Protecteur de la Magie, tomba dans l’oreille d’un sourd. Protecteur de la Magie, ils étaient partis quand même loin pour trouver un tel rang. Ca sonnait si hypocrite que même sans connaître le type qui y répondait, elle le détestait déjà. Elle était là parce que condamnée à effectuer des heures supplémentaires, puisque, comme le stipulait expressément la notification qu’elle avait reçue, les vampires étaient désormais capables de sortir en plein jour. Bande d’enfoirés.

    « Ca vous plaît d’avoir un vampire en laisse, Votre Majesté », grogna-t-elle entre ses crocs en observant Thadeus Pritchard, en retrait de l’estrade.

Et dans le silence quasiment complet de la salle, elle entendit la réflexion de Beowulf et se crispa instantanément alors qu’il l’affublait de ce surnom ridicule. Mamounette. Une seconde. Rien qu’une seconde et un courant d’air alors qu’elle se matérialisait à côté de Beowulf, lui ordonnait de se tenir tranquille à moins de ne pas tenir à ses crocs, et de retourner à sa place, à côté de la jeune femme dont la fumée de cigarette imprégnée dans ses vêtements atténuait ses instincts de prédatrice. Elle haussa un sourcil lorsque, sans doute intriguée par le léger courant d’air, elle la remarqua enfin et lui jeta un coup d’œil.

Le premier avait fini son discours – dont elle n’avait pas entendu le moindre traître mot – et la deuxième, la princesse, comme l’appelait Beowulf, avait commencé le sien. Son dégoût des politiques l’empêcha – oh désespoir – d’écouter le moindre traître mot qui sortait de sa bouche, sauf peut-être son titre. Commandant des Traqueurs. Allons bon, s’ennuyaient-ils suffisamment pour se mettre à se traquer entre eux ? La traque des vampires et autres créatures indésirables ne les amusait plus ? Elle jeta un coup d’œil vers la nouvelle recrue du Ministère si pompeusement nommée et se fit la réflexion qu’elle était bien fragile pour un titre en plomb fondu. Commandant des Traqueurs. Tu ne vas pas tenir longtemps, jeune fille, songea le vampire. C’est une chasse aux sorcières que tu vas entreprendre. J’ai l’impression d’entendre l’autre abruti qui te sers de Ministre. Elle n’aimait pas Thadeus Pritchard, c’était un fait. Elle avait finalement écouté son discours, à elle, pour finalement arrêter sa propre opinion sur l’inutilité de la chose, encore une fois.

La foule. Les discours pompeux et inutiles. Et le soleil. Athénaïs n’était nullement disposée d’être solidaire des souffrances du peuple anglais – si on omettait qu’elle l’était déjà auparavant, bien évidemment.
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Message Posté Sam 9 Mar - 19:49.

Tanja essouflée arriva suffisamment en retard pour être recluse dans les derniers rangs, ou presque. Mais elle le remarque à peine, incroyablement excitée de toutes les nouveautés qui l’entouraient, et d’être parvenue à son but. Elle était au coeur du monde magique, au coeur de la capitale, et face à l’estrade où alterneraient bientôt les tenants du pouvoir. Un homme avait déjà commencé son discours, et elle se maudit de ne pas pouvoir le reconnaître. Qui était-il ? Un petit fonctionnaire, à en juger par sa frêle silhouette. Et pourtant il lui avait semblé avoir aperçu son visage dans la Gazette, avec ce sourire bonhomme.

« Et c'est aussi aujourd'hui devant vous que je prends officiellement mes fonctions de Protecteur de la Magie et que désormais j'assisterais le ministre dans sa mission de redresser le monde sorcier. »

Protecteur de la Magie ? Voilà un titre qui en imposait, et qui le faisait soudain passer de bonhomme fonctionneur à héros de la nation. Tanja était toujours amusée de la puissance des épitèthes accolés à un patronyme. Trucmuch chouette, Protecteur de la Magie. Il aurait pu s’appeler Crazybottom, il aurait tout de même gagné en prestance rien qu’avec cette appellation. Mais que valait-il donc, hors de l’épithète, voilà ce que le discours était censé lui apprendre. Un ancien professeur français, qui disait avoir perdu des proches lors des combats de l’an dernier… Il faisait plus âme en peine que réel héros, mais pourquoi pas après tout. Tanja était à deux doigts de l’associer à un simple pantin du ministère, quand il prononça le mot magique. Union. Il avait mis le doigt sur l’essentiel, et elle lui en était reconnaissante. Car son discours, à lui Protecteur de la Magie, aurait plus d’impact que tous les tracts qu’elle pouvait écrire. Et s’il ne devait rester qu’un seul mot de ce trop long discours, elle aurait aimé que ce soit celui-ci. Elle ne put d’ailleur sse retenir de le faire remarquer.

« Ben oui quand même, pas trop tôt » s’exclama-t-elle à l’éloge de l’union, de l’humanité, et de la communauté. Puis elle reprit sa mine sceptique lorsqu’il introduit Arya, et se retira beaucoup trop humblement. Un pantin avec de bonnes idées, voilà peut-être ce qu’il était. Mais Tanja attendait la suite. Et elle reconnuit la chef des Traqueuses à l’instant où elle s’avanca. Elle l’avait déjà repéré dans le journal, et se méfiait bien plus. Traqueurs n’était pas un mot qui lui inspirait confiance, loin de là. Mais qu’une femme ait été nommée à une si haute position lui plaisait, dans un monde sorcier encore si sexiste. Elle priait de tout son cœur pour qu’Arya réponda à ses espoirs.

« Sachez que je n’aurai de paix intérieure que lorsque tous les membres de l’Organisation Vulnera Samento, tous les membres de la Confrérie de l’Oracle et tous les Gobelins seront capturés et paieront pour tout ce qu’ils nous ont fait subir. »

« Mais putain mais non, c’est une blague ? Bordel. »

Non seulement elle ne répondait pas exactement à ses espoirs, mais elle commençait ouvertement son discours par un message de haine et d’attaque. Euh chère madame, le collègue avant vous il vient de parler d’union et de rassemblement hein, elle n’a pas du entendre. C’est vraiment le moment de courir après des Gobelins qui ne demandent plus rien à personne, après une Confrérie survivant depuis des millénaires et sûrement intouchable, ainsi qu’après des Anciens Résistants. Et Tanja voyait la Chef des Traqueurs vibrer de tout son être. Son discours ne lui avait pas été dicté, elle l’avait préparé avec minutie et le déclamait avec flamme. Ce qui avait de quoi faire vomir Tanja un peu plus. Elle se félicitait d’être allée à la Conférence, elle ne l’aurait tout simplement pas cru si elle l’avait lu. Surtout que la dénommée Arya remit l’union sur le tapis. Tanja maugréa rageusement.

« Soyez unis chers sorciers, dénoncez-vous les uns les autres, c’est comme ça qu’on apprend à s’entre-aider. Mais merde quoi. »

C’était absurde, et elle en avait pleine conscience du haut de ses 21 ans. Alors comment un Ministère pouvait-il laisser dire des choses de cet acabit ? Comment une foule de sorciers expérimentés pouvaient-ils écouter cela religieusement ? C’était à se taper la tête contre les murs. Et plusieurs fois. Jusqu’à oublier. Arya se retira, laissant Tanja seule avec sa déception. D’une, elle n’avait même pas vu le Ministre. De deux, elle avait mise hors d’elle par des discours pompeux, vides et sans queue ni tête. Est-ce que c’était fini ? Elle avait manqué le début et n’osait donc pas bouger. Peut-être y avait-il encore des festivités prévues au programme. Elle se tourna vers une sorcière à ses côtés qui semblait avoir son âge et dont le visage entouré de cheveux bruns lui rappella suffisamment le sien pour lui donner confiance :

« Excuse-moi. Tu sais s’il y en a d’autres qui vont intervenir ensuite ? Dis-moi qu’on ne va pas rester sur celle-là, je ne m’en remettrai pas. »

Tanja avait fait le voyage depuis Durmstrang, avait quitté son école alors que certaines notes d’examens allaient tomber, que d’autres approchaient. Elle aurait voulu être à Durmstrang pour épauler ceux qui en avaient besoin, les élèves subissant les nouvelles règles, les universitaires devant se presser aux urnes, les étrangers cherchant une terre d’asile. Non, elle avait fait le voyage spécialement pour cette après-midi, et elle aurait été plus que désapointée si l’après-midi devait se solder par un échec.



Tanja et Raspberry un peu plus en détail ici.
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EVENEMENT 011 ◭ La grande conférence.

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