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The most wonderful day of the year [Eltan & Jeanne] [PM]
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Message Posté Ven 8 Mar - 12:36.



The most wonderful day of the year
Christmas

★ noms des participants: Eltan J. Symens & Jeanne Brosac
★ statut du sujet: Privé
★ date: 25 Décembre 2056
★ heure: Vers midi
★ météo: Il fait assez beau, il y a quelques nuages mais il ne pleut pas
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 2x04
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 2x04
★ intervention de dominus: Non merci
★ récompenses: /







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Message Posté Ven 8 Mar - 12:40.
Des épines me chatouillaient le visage, doucement, et je respirais à plein poumon la belle odeur de Noël : celle du sapin, de la sève, des châtaignes et du chocolat. Depuis toute petite, j'adorais ça : m'allonger ainsi, la tête sous le sapin décoré. J'apercevais quelques dorures à travers les branches, ainsi que les clignotements des guirlandes lumineuses. Étrangement, j'avais l'impression d'être protégée, comme si j'étais parfaitement bien cachée et que personne ne pouvait me voir : alors que seule ma tête était à l'abri, et le reste de mon corps à découvert. Mais qu'importe, sous le sapin, je me sentais totalement libre. Et je pouvais réfléchir, laisser mes pensées vagabonder comme elles le voulaient. Elles pouvaient voguer vers la France, vers mes parents. D'habitude, nous passions Noël ensemble, chez nous, à Caen. Mais cette année, ils étaient trop occupés pour prendre des vacances, l'hôpital magique ne désemplissant pas : la magie se déréglait, encore et encore, et de nouveaux malades arrivaient chaque jour de plus en plus nombreux, avec des symptômes tous plus effrayants les uns que les autres. C'était bien simple, tous les médecins étaient débordés. Alors, pour que je ne passe pas ce jour seule, mes parents m'avaient envoyée ici, à Londres, chez ma cousine. J'étais arrivée hier, en début d'après-midi. Mes valises étaient à peine déballées lorsqu'elle m'avait entraînée dans le salon de son appartement, au milieu duquel trônait un beau sapin. Autour, des cartons remplis à bord étaient empilés, et lorsque je m'étais tournée vers elle, ses yeux pétillaient de joie et d'impatience. Elle avait beau avoir vingt-sept ans, à ce moment-ci, elle en paraissait huit. Alors nous nous étions précipitées sur le sapin, comme lorsque nous avions moins de dix ans et qu'elle passait les vacances de Noël chez nous. Comme à cette époque, nous avions décoré le sapin chacune à notre façon : Sophie -ma cousine- en mettant le plus de couleurs et de guirlandes possibles, moi en essayant de rendre le tout harmonieux. Comme des années auparavant, comme lorsque l'on jouait dans la neige, préparait des gâteaux et discutait en buvant des chocolats chauds, le résultat était plutôt étrange. Mais j'aimais ce sapin, ce havre de paix.

Hier soir, par contre, nous avions changé les traditions de notre enfance : pas de repas de Noël avec bûche au chocolat en dessert, pas d'histoire du soir, et pas non plus de faux concours de chant. Non, elle avait décidé de faire des crêpes (plus ou moins la seule chose qu'elle aimait faire, à dire vrai), et nous les avions dégustées en discutant de tout et de rien. Surtout de rien. Pour le repas de ce midi, elle avait cependant décidé de s'y mettre, vraiment, et comptait bien mettre les petits plats dans les grands. Elle m'avait interdit de faire quoique ce soit, et s'était mise aux fourneaux dès le petit matin. Pour une personne dont les crêpes, les plats magiques déjà préparés et les commandes de pizza étaient la spécialité, c'était plutôt étonnant. D'autant plus que l'odeur qui s'échappait de la cuisine était agréable et me laissait espérer un bon repas. Ou, du moins, j'imaginais que ce qu'elle apporterait à table ne serait pas totalement carbonisé (ce qui, pourtant, était ma principale crainte, car, connaissant son étourderie, elle était tout à fait capable de tout laisser brûler au dernier moment). Table. A ce mot, mon cœur fit un bon dans ma poitrine. Certes, cela pouvait paraître étrange que mes joues rosissent à la seule pensée de ce mot, que mon rythme cardiaque accélère à cette seule évocation : « Table ».

Certes, c'était peu commun, mais voilà : j'avais vu ma cousine mettre le couvert... pour trois personnes. Je l'avais vue poser trois assiettes sur la table, puis trois couteaux, trois fourchettes, trois cuillères, trois verres à pied et trois serviettes en papier. Trois. Mon cœur s'emballait de plus belle tandis que je répétais ce mot, inlassablement. Il faut dire que j'avais également remarqué le regard malicieux de Sophie, et le sourire satisfait qui étirait alors ses lèvres. Elle m'avait regardée, attendant sans doute que je pose la question fatidique : Qui d'autre venait manger avec nous ? Mais je ne l'avais pas posée. J'avais trop peur de la réponse, j'avais trop peur qu'elle me dise un nom qui ne me ferait pas sourire bêtement, j'avais trop peur qu'elle me dise un nom qui ne serait pas celui d'Eltan. Du coup, je restais là, à attendre, la tête sous le sapin, entretenant l'espoir qu'il viendrait. Je prenais le risque de tomber d'encore plus haut lorsque une autre personne franchirait la porte d'entrée. Je prenais le risque, sans doute pour feindre l'indifférence devant ma cousine. Une fausse indifférence qui ne la trompait pas, bien entendu, et qui ne résista de toute façon pas aux coups frappés à la porte qui résonnèrent bientôt dans la pièce.

En quelques secondes, j'étais devant la porte. Mais je n'ouvris pas tout de suite, restant immobile quelques instants, reprenant mon souffle, et me préparant tout de même à l'idée que cela ne serait peut-être pas lui. Sans doute pas. Sûrement pas. Finalement, c'est persuadée que j'allais ouvrir la porte à un inconnu, le nouveau petit-ami de Sophie par exemple, que je tournai la poignée et découvris... Eltan. Je rougis violemment, me rappelant soudain que j'avais passé plusieurs heures sous un sapin, et que je devais être couverte d'aiguilles vertes. Toutefois, je comptais secouer mon haut noir et ma jupe en jean plus tard. Là, ce n'était pas le moment. Là, il était temps de reprendre mes esprits. Je m'écartai donc de la porte, laissant enfin Eltan entrer dans l'appartement. Je ne savais pas quoi dire. Lui demander comment il allait me paraissait soudain inutile, alors que je m'étais posée cette question de nombreuses fois depuis les Jeux Olympiques et les évènements qui avaient ravagé Londres. Je ne pouvais pas non plus lui dire qu'il m'avait manqué, même si c'était vrai. J'avais trop peur qu'il se sente obligé de dire « moi aussi » alors qu'il ne le pensait pas. J'optai au final pour de la pure courtoisie, pour la solution de facilité, m'approchant de lui, et prenant son manteau. « Je vais te débarrasser de ça. » Une pure banalité que j'aurais pu dire à n'importe qui, même à l'inconnu que je pensais découvrir à sa place. « Sophie est dans la cuisine, si tu veux aller lui dire bonjour. Elle y est depuis des heures et... je crois bien qu'elle ne fait pas semblant, et qu'elle cuisine vraiment » Je souris, retrouvant un peu d'aisance. Un tout petit peu. Cela allait tout de suite mieux quand je ne devais pas parler de mes sentiments. Tout en mettant son manteau sur un cintre, je me lançai un peu plus. « Je ne savais pas que tu venais... mais je suis vraiment contente de te voir. ». Je lui souris, puis retournai bien vite la tête vers l'armoire dans laquelle je rangeai enfin son manteau. Je finis par me tourner vers lui, sans savoir que faire. Mes mains désormais inoccupées tremblaient un peu. Un tout petit peu.
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Message Posté Jeu 20 Juin - 0:15.
- The most wonderful day of the year -
feat Jeanne & Eltan


Bouteille de vin et cadeaux dans un sac à la main, je marchais dans ces ruelles froides mais brillamment décorées pour cette fin d’année. Ah, Noël. Que tout était paisible à Noël. Enfin, tout était relatif. C’était simplement l’occasion de passer du bon temps en famille ou entre amis pour oublier toutes les atrocités que nous avait imposé l’année passée. Bien sûr, mon cas était encore différent. Ni mère, ni père, ni réelle famille décente finalement, et des amis qui se barricadaient tous chez eux. Il y avait bien Stayan, le mioche, mais il passait les fêtes dans sa famille, et sa mère n’aimait pas forcément que je sois dans les parages. V’voyez, j’allais évidemment lui apprendre de mauvaises choses, un gosse de son âge peut facilement mal tourner… la blague. Enfin. Je n’avais plus de nouvelles de mon paternel depuis des années, et je n’en voulais de toute façon aucune, voilà qui était réglé. Et puis j’avais finalement reçu une invitation. Celle de Sophie, une très bonne amie française, vivant à Londres depuis des années. Et surtout, Sophie, c’était la cousine de Jeanne grâce à qui nous nous étions connus. Sans le vouloir, je m’arrêtai d’un coup. Jeanne. Si j’avais été invité depuis un moment et pensais passer un bon 25 décembre en compagnie d’une amie, celle-là même m’avait gentiment appris la veille que Jeanne était présente également. Tout me portait à croire que ce silence avait été volontaire, et pourtant je ne pouvais m’empêcher de penser à l’inverse également. Il était étrange que la cousine eut repéré quoi que ce fut chez moi qui portait un intérêt à Jeanne et qu’elle veuille le mettre à profit. Surtout quand on connaît notre âge respectif. Non, décidemment, je me faisais bien trop d’idées. Simplement Jeanne, je ne l’avais pas revue depuis la fameuse soirée d’ouverture des JO à Beauxbâtons. Pas de nouvelles, pas de lettres, et un paquet d’interrogations idiotes. Je finis par me frapper le crâne et reprendre ma route. Jeanne était une grande fille, malgré tout. Elle n’avait pas de comptes à me rendre, et quand bien même j’avais cru certaines choses, je pouvais très bien m’être fait des idées tout au long de cette fameuse soirée. Il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat, et surtout pas de quoi se prendre la tête de cette façon alors que j’allais passer un excellent 25 décembre en compagnie d’amies importantes.  

Je voyais déjà mes potes me rabrouer sur l’effet que ça avait sur moi, alors que la remarque la plus évidente était « tu tapes dans les jeunettes, maintenant ? ». Intelligent, évidemment. Je passai une nouvelle ruelle, tournait dans une autre. Je n’étais plus très loin de l’immeuble de Sophie. Plus j’approchais, plus j’avais l’impression de ralentir. Et ça me rappelait méchamment la soirée à Beauxbâtons, lorsque j’arrivais au Houdini sans savoir si je voulais y entrer, à sembler reculer plutôt qu’avancer. Je m’étais ressaisi, j’avais passé un bon moment… je supposais. J’étais arrivé devant la porte de la montée de Sophie lorsqu’un des locataires descendit et me laissa entrer par la même occasion. Je le remerciai et pris une bouffée d’air avant de m’engouffrer dans les escaliers. Chaque marche me paraissait plus haute pas après pas, et après un éclair de lucidité, je m’arrêtai, me frappai le front, me secouai les épaules, et m’insultai intérieurement. Ça devenait réellement grotesque. Je commençai sérieusement à avoir les mêmes pensées qui tournaient inlassablement dans ma tête. Le même combat intérieur, les mêmes évidences, les mêmes stupidités qui me dictaient mon comportement et mes conclusions alors que je n’avais absolument pas matière à penser ci ou ça. Je me tenais finalement devant la porte de l’appartement cherché. Je levai le bras, fermai ma main en un poing afin de toquer, ce que je fis au bout d’une vingtaine de secondes. On y était. Je ne pensais qu’à une chose : le Noël que j’allai passer. Je ne pouvais espérer mieux, soyons lucides. C’était un vrai bonheur de pouvoir le célébrer avec des amies. Sans le vouloir, je retins mon souffle jusqu’à ce que la porte s’ouvre… sur Jeanne. Mon cœur fit un bond en la découvrant. Oui je savais qu’elle était ici, mais je m’attendais à ce que Sophie m’accueille, à dire vrai. Je la contemplai, et si je m’écoutais j’aurais dit qu’elle ne s’attendait pas à ma venue, ou en tous cas qu’elle ne réagissait pas de suite. Mais elle finit par s’écarter de la porte pour me laisser entrer. J’étais certain qu’en fait, ça n’avait duré que très peu de temps. Un petit sourire crispé aux lèvres, je fis quelques pas et humai l’odeur de l’appartement. J’adorais y venir et cela faisait un bout de temps que je n’y avais pas mis les pieds. Outre les senteurs du repas qui provenaient de la cuisine, il régnait toujours dans l’appartement une odeur agréable d’encens, ou je ne saurais dire quoi exactement.

Je m’autorisai enfin à me détendre et sourire réellement, sentant que je pouvais redevenir le débile boute-en-train que j’étais. Malgré ça, l’ambiance était quelque peu gênée, si je me fiais à mon ressenti. Quand bien même je devais arrêter de me faire des idées toutes plus grotesques les unes que les autres, je savais cependant déceler les choses un minimum. Jeanne referma la porte et s’approcha de moi pour me prendre mon manteau et autres couches superflues ici. « Je vais te débarrasser de ça. » Je lui cédai sans vraiment la regarder quand elle enchaîna. « Sophie est dans la cuisine, si tu veux aller lui dire bonjour. Elle y est depuis des heures et... je crois bien qu'elle ne fait pas semblant, et qu'elle cuisine vraiment. » Je laissai échapper un petit rire. Ça promettait un sacré repas !  Et puis savoir que Sophie cuisinait, c’était tout de même drôle. J’entrevis un sourire sur les lèvres de Jeanne avant qu’elle ne s’engouffre de nouveau dans le placard pour y ranger mes affaires. « Je ne savais pas que tu venais... mais je suis vraiment contente de te voir. » Elle finit par se retourner vers moi, et je me demandais comment enchaîner. Je tentai pour commencer de masquer ma joie face à ce qu’elle venait de dire. Déjà, il y avait ce bout de phrase, celui qui me montrait que je ne me montais pas forcément la tête, ou au moins pas complètement. Il n’y avait pas de dégout entre nous, c’était déjà ça de gagné. Peut-être même pas de mauvais sentiments, par rapport au fait que nous ne nous étions pas tenus au courant de notre état après les récents événements qui étaient survenus. Du moins, c’était là mon ressenti, ma conclusion. Et dire que je m’étais interdit d’en faire de nouveaux… L’autre partie en revanche m’étonna un peu. Sophie avait tut ma venue ? Pourquoi ? « Eh bien j’ai appris simplement hier que tu étais ici, comme quoi… ta cousine est pleine de surprises. » Un rire nerveux et le passage de ma main dans mes cheveux étaient très certainement les bienvenus dans ce tableau étrange. Je souris en coin, histoire de me donner de la contenance. « En parlant du loup, je vais aller lui dire bonjour, je reviens. » Je n’avais aucune envie de m’en aller de ce hall, en face de Jeanne, mais je ne savais comment me comporter. J’étais bien plus à l’aise sur la piste de danse, elle pourrait en être tout à fait d’accord. Et puis, c’était impoli d’être invité à un tel repas sans saluer l’hôte. Je posai mon sac de cadeaux dans un coin et sortis la bouteille de vin que j’avais apportée. Après quoi je me dirigeais vers la cuisine avec une grande inspiration. Il me tardait déjà d'en sortir, mais j'avais deux mots à dire à Sophie.
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