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CIRCEE & THADEUS ❧ And the arms of the ocean are carrying me. [pm]
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Message Posté Lun 3 Juin - 21:45.



never let me go.
Icarus is flying too close to the sun.

★ noms des participants: Circée & Thadeus
★ statut du sujet: privé
★ date: début du mois
★ heure: début d'après midi
★ météo: nuageux
★ saison: saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 005
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 005
★ intervention de dominus: Nein
★ récompenses: Nein.






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Message Posté Lun 3 Juin - 22:10.



« You saw all my pieces broken, this darkness that I could never show. »

Il y avait des rêves qu'on avait nourri. Ces histoires qu'on a laissé sombrer et qu'on a écouté sans vraiment les comprendre. On était certains de gagner alors que les mensonges se multipliaient. On était certains de couler alors qu'on avait toujours pas essayé de s'en sortir. Le monde se remplissait de contradictions incompréhensibles que l'on essayait de déchiffrer, mais elles n'étaient que des souvenirs. Elles n'étaient que des images que l'on fait défiler, pour passer le temps. C'est comme essayer de surgir d'un endroit déjà protégé. C'était comme essayer de découvrir comment la mort fonctionnait. Mais le pouvoir restait plus important. Il restait dominateur dans cette quête à la liberté et à l'emprisonnement. On se rappelle des choses que l'on a laissé sur le côté, des souvenirs et des rêves auxquels on a dû renoncer pour trouver la paix. Je n'étais pas le meilleur des hommes. Je n'étais pas de ceux qui gagnait. J'étais de ceux qui retombait sur leurs pattes à chaque fois. Et peut être que c'était mieux ainsi. De savoir qu'il n'y avait pas de doute possible. Savoir qu'il n'y avait pas de cauchemar insurmontable. Savoir qu'il n'y avait ni doute ni prière à avoir ou à faire. Il suffisait d'attendre et de découvrir le monde, toujours un peu plus vaste et toujours un peu plus hostile.

J'étais au cimetière pour la première fois depuis longtemps. Parce que je n'ai jamais aimé rester là très longtemps. Je n'ai jamais rendu de visites aussi longue que celle-ci. Mais puisqu'on apprend du passé, alors peut être que j'allais enfin comprendre ce qui était trop flou. Peut être que j'allais savoir ce qui n'allait pas et ce qui devait changer. Mais ce n'était que des suppositions. Des idées qu'on ne réalise jamais. On ne prend pas soin des choses que l'on possède et on les laisse pourrir. On les laisse disparaître et couler dans les abysses d'un monde sous marin qui est plus effrayant que la Terre ferme. Et les morts continuent à parler. Ils continuent à ne plus rien ressentir, mais ils se rappellent des erreurs. Ils se rappellent des démons, et des monstres. Ils ne savent pas choisir entre la peine, la douleur et la rédemption. Ils préfèrent partir. Ils préfèrent ignorer le monde des vivants, parce qu'ils ont déjà trop donné pendant leur période de vie. On évite les regards et on continue à être fier, même si on détruit le cœur des autres. On refuse de faire un choix, et on laisse les choses se faire. On laisse le monde se noyer, et on observe impassibles l'étendue des dégâts.

Elle m'avait suivi, parce que c'était ce qu'elle faisait. Elle laissait mon cœur à genoux. Elle m'empêchait de faire le bon choix, et au fond, je savais que c'était mauvais. Je savais que je n'aurai pas dû accepter le mensonge, ni la vérité. Je savais que j'aurai dû refuser le néant et la lumière. L'obscurité et le soulagement. Je regardais les inscriptions sur la pierre tombale, comme si ça pouvait changer quelque chose. Comme si les regarder changerait le fait que j'étais devenu un monstre dans une histoire parfaite, et dans un monde qui aurait pu avoir des allures de conte de fée. Je n'étais pas assez fort pour affronter la réalité. C'était ça ma faiblesse. Je vivais dans ce monde parfait où l'éternité me tendrait les bras. Parce que je ne pensais pas à la solitude. Je pensais à l'immortalité. Je pensais à la gloire, et au besoin de vivre comme un roi. Je pensais aux millions d'échiquiers que j'avais pu organiser, et aux millions de pions que j'ai renversé sans scrupule. Parce que je me fichais de voir certains tomber, tant que je pouvais encore rester debout. C'était la loi de la jungle. C'était celle que je maîtrisais le mieux, et celle qui me permettait d'obtenir un royaume de poussière.

« I left it here, your ring. » Je faisais tourner l'anneau dans ma main, et je ne la regardais toujours pas. Parce que je savais ce que je trouverais dans son regard. Parce que j'étais sûr et certain d'y trouver du dégoût. Et peut être que j'avais tort. Peut être que c'était ridicule. Mais ça me tuait. Alors je fuyais. « Funny way to meet my mother, isn't it ? » Et cette fois je la regardais. Cette fois, je dévoilais mes démons au grand jour. Je les montrais, aussi laids et aussi répugnants qu'ils soient. « You probably would have liked her. » Une nouvelle passerelle qui s'éloignait de la vérité. Un nouveau bouclier d'acier qui ne tiendrait pourtant pas bien longtemps. Je détournais mon regard sur la pierre tombale une fois de plus. « I meant it, when I said I was truly sorry. »

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Message Posté Mar 4 Juin - 17:29.



I was climbing now I'm falling
I was pushed out by a man



« I left it here, your ring. »

Peut-être qu'il n'y avait pas de remède, en fin de compte. Peut-être qu'ils étaient condamnés à subir les mensonges comme une maladie. C'était une douleur qui ne disparaitrait jamais. C'était pas le genre de douleur qui passait avec le temps. C'était celle qui devenait de plus en plus forte, jusqu'à dévorer les esprits. C'était celle qu'on ne pouvait terrasser qu'à deux, parce qu'elle consumait les cœurs trop vite et trop violemment pour qu'un seul homme ne puisse la chasser. Elle regardait la bague glisser entre ses doigts. C'était l'ultime mensonge, celui qui scellerait leur pacte indigne. Elle n'y croyait pas plus que lui. Pourtant, elle était toujours habitée par cet espoir maladif qu'il finirait par lui dire ce qu'elle voulait entendre. Pas parce qu'elle le voulait, pas parce qu'il avait fait une promesse stupide il y a cinq ans, pas parce qu'ils attendaient un enfant, pas parce qu'il se sentait obligé. Mais parce qu'il ne lui mentait pas.

Ils étaient censés se rendre à un événement important. C'était le premier depuis qu'elle l'avait quitté. Un discours attendu par toute une nation. Un discours qui calmerait la psychose le temps d'une journée. Et, le lendemain, la peur reprendrait le dessus, comme toujours. Il y avait trop de choses qu'ils ne pouvaient pas expliquer. Et peut-être que l'ignorance avait ses bons côtés. Peut-être qu'il seraitplus facile de les manipuler s'ils ne savaient rien. Ils étaient devenu des experts en mensonges. Les artistes de la guerre et de la paix. Depuis qu'elle était revenue, c'était toujours la même histoire. Elle avait nettoyé la maison. Elle avait ciré les barreaux dorés de la cage dans laquelle elle s'était enfermée. Elle l'attendait lorsqu'il rentrait. Elle l'accompagnait lorsqu'il avait besoin d'elle. Et parfois, le mensonge était un peu trop vrai. Parfois, elle se laissait dire que, peut-être, elle n'était pas seule à ressentir ce qu'elle ressentait. Et puis, il faisait quelque chose qui lui rappelait que tout n'était plus qu'un jeu. Ils dormaient dans des chambres séparées. Ils ne dînaient pas ensemble. Ils ne se parlaient pas. Ils se regardaient, mais jamais en même temps. Jamais dans les yeux. Ils vivaient le rêve. Mais pas le leur. Il avait fait arrêté la voiture un peu trop tôt. Il était sorti. Alors elle l'avait suivi. C'était aussi simple que ça. Et lorsqu'elle avait compris qu'ils se trouvaient au cimetière, elle avait paniqué. Elle avait voulu retourner à la voiture. Mais elle avait préféré écouter sa dignité plutôt que sa peur. Elle avait regardé les noms gravés sur les pierres, avec l'angoisse d'y voir le sien. Et lorsqu'il s'arrêta, elle fronça les sourcils. Beloved mother of three.


«  Funny way to meet my mother, isn't it ? You probably would have liked her. »

Ils se connaissaient si bien, et pourtant aucun d'entre eux n'était capable de voir les signaux qu'ils s'envoyaient. Ils écrivaient des mots dans de la fumée, mais elle disparaissait toujours trop vite pour que l'autre ne le voit. Ils s'envoyaient des SOS en silence. Il la regardait. Mais elle était trop obnubilée par cette histoire de tombe. Et de mère morte. Dont elle n'avait jamais entendu parler. Elle n'avait jamais posé la question. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'il ne parlait pas à sa mère depuis longtemps. Jamais elle ne se serait doutée de la raison pour laquelle il s'était enfermé dans le silence. Elle esquissa un sourire. Peut-être qu'elle aurait pu l'aimer, si tout avait été autre chose que du vent. Et ça faisait mal d'imaginer les alternatives plus heureuses, tout en sachant très bien qu'on ne les vivrait jamais.

«  I meant it, when I said I was truly sorry. »

Elle releva les yeux vers lui. La confiance avait disparu avec les chrysanthèmes. Elle n'avait aucun moyen de savoir s'il disait la vérité. Elle conserva le silence pendant quelques instants. Elle sondait son visage, à la recherche d'un signe. D'un signe qu'il voulait lui faire du mal. Qu'il voulait la blesser. Creuser sa tombe et la pousser dans le trou sans entendre ses cris. Le problème, c'est qu'elle ne trouvait rien. Ses lèvres n'étaient pas inclinées comme quand il lui mentait. Son front n'était pas plissé, comme quand il voulait lui cacher des choses. Sa voix ne le trahissait pas. Et ses yeux, elle n'osait même pas y regarder. Malgré toute la méfiance, elle avait envie de le croire. Sauf que ça ne serait jamais aussi facile pour lui de regagner tout ce qu'il avait perdu.

«  Which time ?  »

Un sourire. Il y avait trop de non-dits. Trop d'affronts impunis. Il y avait trop de larmes non méritées. Trop de cris avaient été criés. Peut-être qu'il était temps de tout effacer. Peut-être qu'il était temps de briser le silence qui continuait à les séparer. Peut-être qu'il était temps d'arrêter les conneries, d'arrêter de se faire du mal, d'arrêter de bâtir des murs trop hauts, des forteresses trop imprenables. Ils avaient tellement soufferts qu'ils avaient besoin de se donner de la souffrance pour ne pas suffoquer. Mais ils n'avaient jamais compris l'intérêt de la vérité, jusqu'à présent. Alors, les murs se faisaient un peu moins haut. Les lames, moins aiguisées. Et peut-être que le reste suivrait.

« You never told me your mother was dead.  »

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Message Posté Mar 4 Juin - 23:40.



« All lies and jests, still a man hears what he wants to hear, and disregards the rest. »

« Which time ? » Le doute. C'était ça le pire à entendre. Savoir qu'on a essayé de convaincre la personne, mais que ça ne marchait pas. Savoir que c'était perdu. Savoir qu'elle ne ferait que gagner, à chaque fois. Elle ne serait pas la perdante. Elle ne serait pas le monstre de l'histoire. Elle serait l'héroïne. Elle obtiendrait toute la gloire. Et je n'obtiendrais rien. Parce que j'étais le ministre, et parce que j'avais trahi tout mes principes. Parce que j'ai raconté des mensonges et que j'ai étouffé la vérité. Elle n'avait jamais menti. Elle n'a jamais laissé tomber. Elle a toujours eu la force de se battre. De se défendre. Et elle savait sa propre valeur. Elle savait son importance. Et je savais que ce n'était qu'une question de temps aujourd'hui. Un jour elle prendrait sa décision, et un jour elle choisirait d'abolir son emprisonnement. Un jour elle choisirait d'être plus forte que tout le reste. Elle n'aurait pas la force de rester. Parce qu'ils étaient tous partis, les uns après les autres. Parce qu'ils avaient compris que je ne les aiderais jamais. Que je ne les sauverais pas de la perdition. Pas comme ça. Je les laisserais couler. Je les laisserais tomber du haut de la falaise. Et la chute ferait tellement mal qu'ils s'enfuiraient.

« You never told me your mother was dead. » Toujours plus de secrets. Toujours plus de mensonges et d'histoires parfaites où la vie familiale ressemblait à celle d'un idéal télévisé. Sauf que je n'étais ça qu'en apparence. Sauf que je n'étais que la représentation de la vie parfaite. En réalité, elle m'avait brisée. En réalité, je n'étais qu'un homme qui désespérait de devenir un dieu. Qui voulait tellement obtenir l'immortalité qu'il s'était condamné à l'égoïsme et à la solitude. Il n'y a pas de châtiment pire que celui là. Il n'y a pas de châtiment moins douloureux que celui-ci. On laisse le monde se transformer en grand brasier pour les besoins de tout le reste. On laisse la maladie s'emparer de nous comme un poison, parce qu'il est nécessaire de se protéger de tout le reste. On doit accepter la défaite pour mieux se relever. C'est peut être ça, la solution miracle. Celle qui ressemblait à la plus grande lueur d'espoir.

« Every time I said I was sorry, to you, I never lied. Not about this. » Je m'étais retournée vers elle. Sans mensonges, ni regrets. Parce que c'était ce qui arrivait. Parce que c'était la déchéance du héros, et qu'elle pouvait encore s'enfuir si elle le voulait. Parce qu'elle était assez forte pour supporter la disparition d'un empire. Elle était assez forte pour détruire ce qui la rendait plus faible. Elle a toujours été comme ça. Elle a toujours su qu'elle valait plus que cette vie sans saveur. Qu'elle valait plus que moi. Je n'avais pas à me laisser tomber. Je n'avais pas à m'agenouiller face à mon destin. Je devais l'affronter, et je devais lui obéir. Parce que personne ne me sauverait. Personne n'écouterait la sentence. Elle serait définitive. Et elle serait des plus cruelles. Elle serait comme un coup final. Une disparition de plus. Et il n'y aurait pas d'affiche pour retrouver ce qui était perdu.

« And well, I guess it never was that important. People die everyday. » Elle était morte par ma faute. Et elle ne reviendrait pas. Parce que quoi qu'il arrive, elle serait la plus déçue de ce que je suis devenue. Elle serait celle qui s'en voudrait. Parce que ma mère était ce genre de personne que l'on apprécie sans comprendre réellement pourquoi. Et qu'elle n'était pas fière. Ni égocentrique. Elle était tout ce que je n'étais pas. Et peut être que tout ce qu'elle aurait pu sauver dans mon âme avait disparu avec sa vie. La fin de son existence était signée. Personne n'aurait pu l'en empêcher. Personne n'aurait pu empêcher la mort de faire son travail de faucheuse. Quoi qu'il arrive, elle gagne à chaque fois. « Here's your ring. » Je lui tendis l'anneau, avant de regarder la pierre tombale à nouveau. Comme si elle représentait une sorte d'échappatoire face à tout ce qui n'avait pas la force de me protéger autour de moi.

« I don't want to force you to stay if you don't want to. Even more if you despise me. » C'était plusieurs secondes après. Parce que c'était la vérité, pure et simple. Je ne voulais pas qu'elle souffre par ma faute. Et je ne voulais pas l'enfermer dans une cage dorée où le mensonge ferait bien trop mal. Je voulais qu'elle soit comme elle a pu l'être auparavant. Et c'était peut être un rêve que je n'arriverais jamais à réaliser. « I'll always love you for who you are and I understand you can't love me for who I am. That's why if you want to go, you can. »

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Message Posté Mer 5 Juin - 19:07.



clear i was dead wrong all along
when i was afraid.



« I don't want to force you to stay if you don't want to. Even more if you despise me.  I'll always love you for who you are and I understand you can't love me for who I am. That's why if you want to go, you can. »

On dit que l'erreur est humaine, mais certaines personnes n'ont pas le droit à l'erreur. Elles ont promis trop de choses, trop d'espoirs, trop de rêves pour que l'erreur soit tolérable. Elles créent des illusions qu'elles manient avec soin, elles frôlent la perfection, peut-être de pas assez loin, elles font danser les mirages, miroiter les songes, elles font sombrer les hommes dans la marche royale vers les abysses et elles les enferment dans cette cage où tout n'est qu'un trompe l'oeil jusqu'à ce qu'on y touche. Il ne suffit que d'un geste imprécis qui fait de la vérité un mensonge, un faux pas qui fait trébucher le porteur du monde, un coup de pinceau pas assez prononcé qui fait entrevoir la noirceur du tableau pour que tout s'écroule. Alors, les illusions s'en vont avec le vent. Il les emporte toutes entières, et vaine est la course de celui qui espère les rattraper. Si jamais elles avaient existé, elles sont déjà trop loin.

Le maquillage s'efface, il laisse apparaître les plaies, celles qui tiraillent et qui brûlent. La lumière s'introduit au fond de l'océan des rêves pour montrer que la cage est trop petite, que les landes infinies qui s'étendaient à nos pieds ne sont que des tapis de sable dans le vide, que le ciel n'a jamais été aussi clair que sur les peintures. Les nuages se dévoilent avec le reste. Coupoles noires et chargées de fragments d'âme volés. Soupirs affolés des espoirs hurlés. Le vent n'emporte que les mirages. Il laisse intacte et froide la réalité belliqueuse. Celle qui attaque de ses lames tranchantes. Dagues rouillées et dégueulasses qui pénètrent l'esprit. Esprit morcelé qui s'horrifie de sa propre faiblesse. Eclats brisés d'une conscience qui n'existe plus que dans la poussière des souvenirs. Et le vent refuse de les balayer. Les tornades les laissent intacts, ces bouteilles de verres brisées. Les messages qu'elles transportaient apparaissent alors clairement. Les dieux deviennent des hommes. Et les hommes, des animaux assoiffés de sang. Créatures condamnées avant même d'avoir vu le jour par l'ombre d'un destin qui devient trop oppressante et tellement nécessaire.

Et parfois, on devient l'artisan de ses propres mirages. On altère la réalité, on la manipule à sa guise, on en fait une perfection saisissable et dangereuse, parce qu'on préfère participer à la réalisation de ses propres mensonges plutôt que d'affronter la fatalité inébranlable. On regarde les bouts de tissus s'imbriquer et s'encastrer. On contemple l'infinité des dessins et des motifs qui ne peuvent plus tromper personne. On tisse la tapisserie au fil d'ariane et on se laisse guider dans ce édale infernal où la chute est quotidienne. On s'enferme soi-même dans la cage aux mensonges parce que c'est là que l'illusion est la plus rassurante et la plus cruelle. On laisse les souvenirs reconquérir un monde en ruine. On contemple la reconstruction des châteaux et des cathédrales. On battit un trône dans l'oeil du cyclone. Le carnage devient plus acceptable quand on a l'impression qu'on le contrôle. Elle contemplait la bague. Il la tenait encore dans ses doigts. Et soudain, le choix lui appartenait. La marrée montait, et ils étaient enchainés au fond de l'océan. La marrée montait et ils préféraient crever comme des lâches plutôt de que s'avouer la vérité. La folie dans l'arrogance. Deux êtres trop fiers pour confesser leurs pêchés. C'était à celui qui craquerait le premier.

« You're not forcing me. »

Elle prit délicatement la bague qu'il lui tendait et la passa à son doigt. Elle contempla avec horreur l'étendue du mensonge dans lequel elle s'enfonçait. Le diamant ne brillait pas, il suintait d'hypocrisie. L'or brûlait au contact de sa peau. Rien ne semblait juste, rien ne semblait vrai, comme un cauchemar qui n'en finissait pas de durer et duquel ils ne pourraient jamais se réveiller. Elle sentait le niveau de l'eau grimper trop vite, et l'air s'échapper trop violemment. Tout s'apprêtait à disparaître, et elle ne pouvait rien y faire parce qu'elle ne résoudrait jamais l'énigme à temps. Le cœur du problème résidait dans le passé. Les trahisons comme les promesses, elle n'arrivait pas à oublier. Poison dégueulasse qui coulait dans ses veines et remplaçait peu à peu le sang. Bientôt, tout serait noir. Et les derniers organes purs seraient corrompus par le plus amer de tous les fruits. Les trahisons comme les promesses, ça faisait partie d'eux. Ca avait fini par conquérir tout le reste. Le royaume n'était plus flamboyant. C'était un empire oxydé et vide. L'empire néant et l'infinité des alternatives déchues. L'empire néant et ses monarques qui avaient disparu sous les eaux du passé.


« Well, this is, by far, the worst proposal ever. »

Un sourire gêné, parce qu'elle en attendait plus. Elle en avait toujours attendu plus. Elle voulait qu'il la sauve. Elle voulait qu'il brise les chaînes qui les retenaient prisonniers et qu'il les amène jusqu'à la surface. Elle voulait qu'ils trébuchent sur leur passé, sur les cadavres des moments exilés, et qu'ils tombent à pieds joints dans l'avenir imprenable. Elle voulait croire aux dessins tracés dans les lignes de leurs mains, elle voulait croire à toutes les conneries qu'on racontait sur eux, elle voulait croire que la rédemption leur ouvrirait ses portes dorées et qu'ils s'enfermeraient à deux dans le bastion inattaquable. Elle voulait abandonner les mensonges pour en créer des nouveaux. Elle voulait souffler, souffler sur les mirages qui valsaient encore trop avidement pour révéler la véritable nature de l'or. Une rouille déliquescente et pourtant indestructible. Celle qui les avait toujours liés. Peut-être qu'elle devrait faire le premier pas. Peut-être qu'elle devrait déplacer lepremier pion sur le dernier échiquier. D'un mouvement de tête, elle désigna la tombe.

« How did she die, your mother ? »

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Message Posté Jeu 6 Juin - 22:16.



« Just a puppet on a lonely string, oh, who would ever wanna be king ? »

« You're not forcing me. » Peut être que nous n'étions pas destinés à vieillir ensemble. Peut être que nous n'étions pas destinés à vivre de cette façon, dans une mer partagée entre le triomphe et la disgrâce. Nous étions destinés à nous perdre dans un océan de perte et de gain. On se demandait comment on pourrait évoluer, parce qu'on en était toujours au même endroit. Et c'était toujours aussi ridicule, de se dire qu'on aurait pu, et qu'on aurait dû s'en sortir. Je n'étais plus le rêve. J'étais le cauchemar. Je n'étais plus l'idéal, j'étais le pire en chaque homme. Et le pire, c'est qu'avant, pour elle, j'étais ce que j'étais pour tout les autres. J'étais la perfection. J'étais tout ce que je n'aurai jamais dû être. Et c'était ce paradoxe qui me divisait et faisait de moi l'homme que j'étais. Un égoïste et un fourbe. Un assassin qui se glissait entre les murs et qui se déplaçait telle une ombre au sein d'une population perdue dans une foule sans nom. Et elle n'aurait jamais dû se trouver dans cette bataille. Elle n'aurait jamais dû faire de tels sacrifices. Parce qu'elle correspondait à tout ce à quoi je n'appartiendrais jamais.

Pendant des années, j'ai vu ceux qui m'entourait perdre tout ce qu'ils pensaient savoir sur moi. Ils pensaient qu'ils pouvaient me classer dans des boîtes, mais c'était ridicule. C'était tellement drôle de les voir essayer de comprendre ce qu'ils ne pouvaient pas saisir. Drôle de les voir essayer d'attraper de la fumée avec les mains. De les voir chasser une espèce qu'ils n'avaient jamais pu toucher du bout des doigts. Puis ils ont arrêtés, au bout d'un moment. Ils sont restés convaincus du fait que je n'étais pas une personne qui pouvait être sauvée. Et ils avaient raison. Parce qu'on ne me changerait pas. Parce que je resterais pour toujours ce que j'étais. Je mourrais en rêvant d'éternité, et de gloire. Je mourrais sans espoir, dans un monde contaminé par l'égocentrisme et par l'individualisme. Et si je survivais au fil des époques, je m'adapterais, pour toujours me retrouver en haut de la chaîne. Je n'aurai pas d'histoire à raconter. Je n'aurai pas de questions à poser. Parce que je savais quelle était ma justice. Et quels seraient mes châtiments pour eux. Et l'honnêteté ne les aiderait pas. La franchise, et tout ces sentiments qu'ils pensaient idéaux, ce n'était que des mots sans valeurs. Des souvenirs sans visages. Des chansons sans paroles.

« Well, this is, by far, the worst proposal ever. » Je souriais avant de m'approcher d'elle. Parce que c'était le doute qui m'envahissait. C'était tout ce que je n'ai jamais pu comprendre à propos d'elle. Quand elle mentait, et quand elle disait la vérité. Ce paradoxe qui m'obsédait et qui me transformait en monstre avide de pouvoir et de savoir. Et ce moment, c'était peut être le moment de recréer l'illusion. Le moment d'aider le mensonge à devenir plus positif. Parce qu'il nous écrasait sous son poids sombre et sous son côté tragique.

Peut être que si j'avais rencontré des personnes différentes, ou si j'avais fait des choix différents, je ne serais pas là. Peut être qu'elle ne serait pas partie. Et peut être qu'elle ne m'aurait même jamais choisi. Parce que quoi qu'on dise, on est tous attirés par l'appât du gain. On veut toujours plus. Et si l'on joue assez bien, si l'on ne dévoile pas trop son jeu, et qu'on choisi les bons alliés, notre stratégie finit par payer, et on remporte la mise au complet. « How did she die, your mother ? » Mais malheureusement, les mensonges reviennent au galop. Ils se mélangent à un réalité peut être trop droite et trop parfaite. « I thought you would leave actually. » C'était les fissures imperceptibles. Celles qui s'étaient dessinées, et que l'on tentaient désespérément d'empêcher d'avancer. « We both know I'm not an easy man. » Et peut être qu'elle avait raison. Peut être que chaque minute passée loin d'elle et de l'enfant qu'elle portait, le fruit d'une union macabre, serait une victoire. Peut être qu'il ne nous rappellerait que trop les erreurs que nous avons continué à faire, jour après jour, année après année. « And that I don't deserve you. » Je la regardais dans les yeux. La vérité face au rêve. L'illusion qui s'efface. Le roi qui tombe de son trône, et qui tente désespérément de se relever pour le reprendre. « She had an accident, because of me. She was in the coma during a few months before she died. » Encore un détachement de regard, et un ton toujours aussi froid. Parce que ce n'était pas totalement la vérité. Mais encore une fois, peut être que la vérité était pire que le mensonge.


Never an honest word, but that was when I ruled the world.

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Message Posté Dim 9 Juin - 14:21.



Forgiveness is a lesson
He cursed you to learn



« I thought you would leave actually. »

C'était le plan. Partir et ne jamais regarder en arrière. Partir et laisser le royaume de poussière derrière elle. Et ça semblait si facile, peut-être que c'était ça le piège. Ca semblait trop facile pour être réalisable. Pourtant elle avait essayé. Pendant des jours, elle avait tout fait pour l'oublier. Elle avait tout fait pour ne pas penser à tout ce qu'elle laisserait derrière elle. Cette héritage sans héritier. Cette victoire sans vainqueur. Cette défaite sans perdant. Elle avait même pensé à se lancer un oubliettes. Parce que c'était ça, le fond du problème. L'incapacité qu'ils avaient à s'oublier. Malgré les rêves, malgré cette envie grandissante de pouvoir, cette avidité de victoire et de guerre, ils n'arrivaient pas à oublier ce qui les avait toujours dégouté chez les autres. Cette faiblesse qu'ils n'avaient jamais pu comprendre jusqu'à ce qu'ils la vivent. Ce sentiment d'abandon, un sacrifice, une vie pour une autre, et la même chose en retour. Ils avaient toujours cru qu'ils seraient assez forts pour ne pas tomber dans le piège. Mais ils n'étaient pas des dieux. Elle avait levé les yeux au ciel, parce qu'elle ne voulait plus partir, mais elle savait qu'il ne lui donnerait jamais ce qu'elle voulait. Il ne lui avouerait jamais ce qu'il ressentait vraiment. Et, sans ça, elle ne pouvait pas rester. Sans la certitude qu'elle n'était pas qu'un pion, qu'il ne l'utiliserait pas comme les autres, qu'il lui serait toujours loyal, elle ne pouvait pas rester. Parce qu'entre temps, la donne avait changé. Elle avait deux vies entre ses mains.

« We both know I'm not an easy man. And that I don't deserve you. »

Dans un soupir, elle s'éloigna un instant en croisant les bras. Elle ne comprenait pas pourquoi c'était si dur. Et si c'était si dur, peut-être qu'il y avait une raison. Peut-être que tout n'était que du vent et qu'elle retombait dans les mailles du filet comme elle l'avait toujours fait. Elle ne comprenait pas pourquoi elle ne pouvait pas tenir ses propres promesses. Elle ne comprenait pas pourquoi ils en revenaient toujours au même point. Elle ignora la remarque sur sa mère. Elle ignora tout le reste. Elle ignora les jeux, les manigances, les double sens. Peut-être qu'une partie d'elle était fatiguée de s'épuiser à l'aimer alors qu'elle n'aurait jamais rien en retour. Peut-être qu'une partie d'elle préférait affronter la réalité, même si elle était froide et dégueulasse, que de se murer dans des mensonges. Peut-être qu'une partie d'elle voulait sortir de sa cage et affronter ce dont quoi elle s'était toujours protégée. Peut-être qu'une partie d'elle voulait une bonne raison de partir. Elle se retourna vers lui. Sa voix tremblait.

« Then make it happen. Make it easy. Make me stay. Tell me everything. Fight for me. If you love me like you said, fight for me. »

Elle profita du silence pour le regarder dans les yeux. Elle ne voulait plus d'un rêve qui sonnait trop faux. Elle voulait la réalité, même si ça faisait mal, même si ça ne se terminerait pas comme elle le pensait. Elle voulait la certitude, la certitude qu'elle ne faisait pas une nouvelle erreur. Elle le connaissait. Mieux que personne. Elle savait quelle était sa couleur préférée. Elle connaissait son visage, ses expressions, leurs significations. Elle svait comment l'amadouer, comme le faire taire. Elle savait que ses frères lui manquaient mais qu'il ne le leur dirait jamais. Elle savait qu'il se sentait seul, même avec elle. Elle savait de quoi il était capable. Elle savait qu'il pouvait tuer sans pitié et sous ses yeux. Elle savait qu'il lui ferait mal, et elle lui ferait mal aussi. Elle savait qu'elle le haïrait, même lorsqu'elle l'aimerait. Elle savait que personne ne pourrait le comprendre à part elle. Elle savait exactement qui il était. Et c'était pour ça qu'elle était revenue. Mais lui, il continuait à s'excuser d'être ce qu'elle recherchait. Il continuait à leur trouver des prétextes pour crever en silence. Il continuait à la repousser alors qu'il n'en avait pas le droit.

« I know who you are, and I know you're scared. I know I'm not. You're not a monster. Being flawed doesn't make you a monster, being flawed makes you human. Who cares if you're not perfect ? To me, you always were. So, tell me. When will you stop being scared of loving me ? Is it that hard, Thadeus ?»

Et c'est là qu'elle comprit. Depuis le début, ce n'était pas lui qui ne la méritait pas. C'était le contraire. Il s'était servi de sa compassion. Il s'était servi de tout ce qui était bon en elle pour accroître son pouvoir. Elle n'avait jamais été rien d'autre qu'une marionette qu'il maniait avec une telle délicatesse qu'elle ne s'en était pas aperçu. Et elle s'était toujours dit que personne ne pouvait mentir aussi bien. Mais lui, il le pouvait. Il en était capable. C'était ça qu'il faisait, après tout. Il mentait pour gagner sa vie, et ça marchait. Toutes les excuses, c'était de la lâcheté. Tous les prétextes, c'était de la pitié. Parce qu'il n'osait pas le lui dire, maintenant qu'elle était enceinte, qu'elle ne valait rien. Elle n'était qu'un accessoire, un aparat du pouvoir. Il n'avait pas besoin d'elle. Il n'avait jamais eu besoin d'elle. Son visage prit un air effrayé à mesure qu'elle réalisait ce qu'il s'était toujours passé là, juste en face d'elle, derrière ses yeux d'un bleu trop clair pour être honnête.

«  Do you want me to leave ? Is that what you're telling me ? »

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Message Posté Dim 9 Juin - 17:53.



« And I've been saving these last words for one last miracle. »

« Then make it happen. Make it easy. Make me stay. Tell me everything. Fight for me. If you love me like you said, fight for me. » C'est la chute. C'est l'ultime requête qu'on ne peut pas accepter. Celle qui conduit tout nos rêves et nos espoirs. Celle qui nous ramène au point de départ et qui dessine les possibilités futures. Peut être qu'on aurai dû s'en sortir. Peut être qu'on aurait dû se battre encore plus dès le départ. C'était toujours le goût du pouvoir et le goût d'un passé inachevé. Parce qu'on a été trop lâches, du début à la fin. On prétend, et on crée des mensonges parce qu'ils sont plus attirants et plus parfaits que la réalité même. On veut être parfait, mais un jour on se retrouve exposé face à la réalité du mensonge et face à la réalité d'une histoire sans réel début. On est exposés face au mensonge et face au poids du futur. Parce qu'il est là. Il nous ronge, et il nous force à faire des choix. Et ces choix, j'ai toujours eu le contrôle sur eux. J'ai toujours été plus fort que ça. Je savais que je devais tout prévoir et tout contrôler. Je savais que je devais obtenir la maîtrise de mon corps et de mon esprit. Mais je n'y arrivais pas. C'était comme un poison sans antidote. On trouve de nouveaux amis dans la solitude. On apprend le sens de la douleur et le sens de la souffrance. Parce que tout n'est plus qu'un souvenir et parce qu'on est assailli par la frénésie du miracle. Et l'espoir qu'il apporte. Parce qu'on sait qu'on a une chance de se sauver face à la mort de tout ce qu'on a connu.

« I know who you are, and I know you're scared. I know I'm not. You're not a monster. Being flawed doesn't make you a monster, being flawed makes you human. Who cares if you're not perfect ? To me, you always were. So, tell me. When will you stop being scared of loving me ? Is it that hard, Thadeus ? » C'était la vérité. Du début à la fin. C'était les mêmes mots et les mêmes peurs qui s'affrontaient dans un combat sans fin, dans une histoire sans début ni fin. C'était les mêmes cauchemars qui se transformaient en expérience, et j'aurai préféré que tout ne soit qu'un souvenir. J'aurai préféré que tout ne soit qu'une légende, et que personne n'ait à l'entendre. Mais c'est la cruauté de la vie. Elle détruit et elle fait ses propres choix en nous laissant sur le côté. « Do you want me to leave ? Is that what you're telling me ? » C'était ça, l'ouverture. C'était ça, le choix à faire. Et c'était les mots que je n'ai jamais été capable de lui offrir. Parce que toutes les roses, tout les mensonges, et tout les non dits n'avaient aucune valeur. Même les actions. Parce que les mots n'ont jamais été prononcés, et qu'au bout d'un moment, il faut assumer ses choix. Au bout d'un moment, il faut savoir se décider. Alors on fait sa toile, et on tisse son propre futur.

« Yes it's that hard, Circée ! » J'avais crié peut être un peu trop fort, parce que c'était ça, mon histoire, au fond. L'histoire de l'homme qui n'a jamais su aimer, et l'homme qui n'a jamais pu comprendre ce que l'amour pouvait apporter. C'était l'histoire de l'homme qui chutait en pensant avoir raison. L'homme qui laissait la chute l'emporter et qui laissait le pouvoir le consumer parce qu'il n'a jamais su s'abandonner à autre chose. « Because you're the only person in this bloody world who could change me. » Ma voix s'était adoucie. Parce que c'était l'explosion de ce que je n'ai jamais été capable de dire. Tout les mots que je ne pourrais jamais répéter. Parce que j'étais censé être sans cœur. Parce que j'étais censé ne rien ressentir. Et parce que j'étais censé dominer dans un monde sans espoir. « Because you're the only one who could change my mind. » Je m'étais approché d'elle, et j'avais déposé ma main sur sa joue. « Because even when every fiber of my body screams that I should leave you, I just can't force myself to let you go. » Et au fond, peut être que c'était de cette façon que j'obtiendrais la force qui me manquait pour attraper le pouvoir sans jamais le lâcher. Et m'en convaincre était plus simple que de l'abandonner. « I don't want you to leave because it's destroying me to think that you have this power over me. » Je m'approchais lentement de son visage, et c'était ces promesses qui volaient autour de nous qui nous effrayaient plus que tout. « And it scares me that sometimes, I think you're way more important than power. » Encore un pas de plus vers la vérité, avant que le château ne s'écroule. « I never stopped fighting for you. Because I never stopped fighting against myself. » Et puis on s'approche d'un côté plus sombre de la vérité. Parce que c'est ça, c'est cette vérité qui nous terrifie que l'on recherche. « I love you. And if killing people because I can't handle you being gone makes me a monster, then fine, I'll never stop being the monster. » Et je l'embrassais parce qu'après tout, il n'y avait plus aucune autre solution que d'abandonner. Il n'y avait plus d'autres solutions que de laisser mes mains parcourir sa nuque et son dos. Et parce que c'était de cette façon qu'on recherchait à se libérer de nos péchés, sans jamais y arriver. Et peut être qu'au fond, on ne le voulait pas vraiment.

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Message Posté Sam 22 Juin - 22:14.



i can't wait for eternity
and so you watch me wash away but maybe we'll catch up someday

Il y a des mensonges qui transpercent le ciel. Il y a des gens qui dansent sur le chant des sirènes. Il y a des navires qui plongent trop bas. Il y a des épaves qui dorment sur le sable. Il y a des promesses que le vent emporte. Mais les souvenirs restent. Ils restent et ils torturent les crânes foudroyés. Ils font partie de ces choses sur lesquelles la gravité n'a aucune emprise. Ils font partie de ces objets inaliénables que les chasseurs ne peuvent pas piller et que la rouille ne pourra jamais oxyder. Ce sont des cadeaux empoisonnés, des ronces autour des fleurs et des voix immortelles. Ce sont des tableaux perpétuels et des ombres enchantées. Ce sont des valses macabres et des promesses squelettiques. Des souvenirs, elle en avait plein. Comme la première fois qu'elle l'avait rencontré. La première fois qu'il l'avait invitée à dîner. La première fois qu'ils s'étaient embrassés. La première fois qu'il l'avait frappée. La première fois qu'il lui avait menti. La première fois qu'il l'avait trahie. Elle avait beau lutter tous les jours contre cette image sanglante, contre l'écho des mots, elle ne gagnerait jamais la guerre. Les souvenirs étaient plus forts que les promesses. Les souvenirs étaient des plaies qui se transformaient en cicatrices. Ils ne disparaissaient jamais. Les souvenirs étaient dans ses veines et contaminaient son cœur à chaque fois qu'il battait. Les souvenirs étaient ancrés dans chaque parcelle de sa peau et ils la firent frissonner lorsqu'il osa toucher sa joue.

Elle écoutait ses mots, accrochées à ses lèvres. Elle les sentait investir son corps sans opposer la moindre résistance. Elle le changerait. Elle comptait plus que le pouvoir. Il se battait pour elle. C'était tout ce qu'elle voulait entendre. Mais ça ne suffisait pas. Ca ne suffisait plus. Il avait laissé des débris à la place de son cœur. Il avait laissé des ruines là où il y avait des châteaux. Il avait laissé les fleurs fâner dans le vase. Il l'avait laissée couler dans l'océan des songes assassinés et il n'avait même pas essayé de la sauver. La douleur ne cesserait jamais, n'est-ce pas ? La douleur continuerait à battre à l'unisson avec son cœur et ne s'arrêterait qu'avec lui. Elle regardait son bourreau en attendant qu'il la tue. Et à ce moment-là seulement, elle serait sienne.

Il l'embrassa et elle ferma les yeux. Ce n'est que lorsqu'elle se rappela de tous les mensonges qu'elle comprit qu'elle ne pourrait jamais atteindre la vérité. Elle comprit qu'à chaque phrase qu'il lui adresserait, il y aurait toujours ce doute que tout ne soit qu'une illusion. Elle comprit qu'il l'aimait, mais qu'elle ne l'aimerait plus jamais de la même façon. Elle comprit qu'elle ne pourrait jamais accepter ce qu'il lui donnerait parce que tout n'était plus que cadavres et cendres. Elle comprit qu'elle serait à jamais sa prisonnière et qu'elle avait elle-même choisi sa sentence. Elle comprit que leur royaume était celui de la mort et que les flammes qui brûlaient trop fort finiraient par les consumer. Elle comprit que l'amour était une maladie incurable et que l'antidote n'existait pas. Alors elle se réfugiait dans ses bras.

«  Tell me you won't lie to me ever again.  »  Les mots devenaient des cimetières. Les voix devenaient des mausolées. Le temps se perdait et ne se rattrapait plus. Elle le suppliait dans des murmures. Elle serait sa prisonnière. Elle se rendait. Elle abandonnait la guerre et saignait les drapeaux. Mais elle gardait la tête haute. Elle ne s'abaisserait jamais à une révérence. Elle établissait le traité de paix. Elle en écrivait tous les termes. Elle pensait pouvoir chasser les souvenirs, mais ils la hanteraient derrière ses paupières fermées.  «  Tell me you will never betray me.  » Sa voix s'affirmait à mesure qu'elle découvrait l'empire de poussière qui l'attendait. Les joyaux et les couronnes avaient été noircis par l'amertume. L'air était irrespirable. Et la cage était fermée à clef. Elle orchestrait sa propre mort, parce qu'elle ne lui ferait plus jamais confiance.  «  Tell me everything will be fine.  » Mais déjà, elle croyait à ses propres mensonges. Déjà, les murailles qu'elle venait d'édifier s'écroulaient. Elle n'avait plus la force de les tenir sur son dos. Elle avait peur de tout ce qui les attendait. Mais surtout, elle avait peur de lui. Elle avait peur de ses excès et de sa colère. Elle avait peur de ses regrets et de toutes leurs chimères. Elle avait peur qu'il ne la blesse à nouveau et elle savait qu'il le ferait. Mais c'était trop tard, elle s'était déjà donnée. Alors elle se sépara de lui, de ses ailes noires repliées sur elle.  «  Promise me that someday, we will be king and queen.  » Parce que ça avait été la première promesse. La seule qu'elle était sûre qu'il tiendrait. Et elle scella l'accord. «  And I will love you.  »

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Message Posté Lun 24 Juin - 0:50.



« Doesn't mean I didn't get what I deserved, no better and no worse. »

« Tell me you won't lie to me ever again. » Les promesses sont des mensonges aussi, au final. On promet des choses qu'on ne peut pas prévoir. On promet des choses qui n'ont pas de sens, ni de réalité. On prévoit des fins heureuses, alors qu'on a pas de commencement. Et tout n'est qu'un mensonge. Tout n'est qu'une histoire. Quelque chose qu'on aimerait empêcher. Mais ça arrive à chaque fois. À chaque instant. C'est toujours aussi effrayant. Toujours aussi déstabilisant. Voir qu'on se jette dans la gueule du loup. Qu'on est prêts à tout perdre. Voir que les mensonges n'ont plus aucune importance. Mais surtout découvrir à quel point ils sont faibles. Inutiles. Voir qu'ils ne sont que des souvenirs et des histoires sans valeur. J'aurai préféré savoir qu'on y arriverait. J'aurai préféré savoir que j'allais m'en sortir. J'aurai préféré savoir que je pourrais lui promettre des mines de diamants. Mais ça faisait partie de ces choses qu'on laissait sur le côté. Ces choses qu'on brûlait et qu'on ne préférait ne plus revoir. Rien n'avait de sens, ni de logique. On avait peur du temps. On avait peur des heures. On avait peur des minutes. On avait peur de tout. « Tell me you will never betray me. » Et puis on sait qu'on a perdu. Dès les premières minutes. C'était tragique. C'était comme essayer de traverser les sept mers. J'économisais les cauchemars et les vérités. Comme si tout était une plaisanterie. « Tell me everything will be fine. » Et on cherche tant à chasser sa nature. On souhaite devenir les rois d'une existence passée, une existence sans le moindre mensonge. Mais on reste toujours aussi faibles. Soumis à la perte. Soumis au vide et soumis à toutes ces règles qu'on essaie de comprendre sans jamais saisir à quel point elles sont inutiles. On s'invente des excuses, et des histoires. On invente tout ce qu'on a, parce que c'est la seule chose qu'on veut entendre. La seule vérité qui semble logique. Et tout le reste disparaît, comme neige au soleil. « Promise me that someday, we will be king and queen. And I will love you. » C'était ça, ma chance. L'ultime chance de lui offrir cette joie et cet amour qu'elle attendait tant. Même si c'était pendant une courte période. Même si tout ça n'était qu'un tour de magie, une illusion de plus. Un dossier qu'on classerait plus tard comme l'un des plus beaux mensonges. Mais on s'enchaîne à tout ça. On s'enchaîne à tout ce qu'on aura plus jamais. Et tout ce qu'on ne comprend déjà plus.

Je l'ai serré dans mes bras. Je l'ai laissée avaler les couleuvres. Je l'ai laissé marcher sur la braise. Et j'avais honte, en quelques sortes. J'avais honte de savoir tout ça. Honte d'être si perdu dans un cauchemar que je n'aurai jamais plus à vivre. Je laissais les fleurs faner dans un vase. Je laissais l'eau disparaître. S'évaporer. « I promise. » On a peur. On a peur des histoires et des mensonges. On a peur d'être suivi dans un océan de crainte et de victoire. Dans un océan d'argent et de peur. C'était comme une nouvelle vérité qui se perdait dans les mensonges. Alors l'adrénaline monte. Parce qu'on a peur de se faire démasquer. On retient notre respiration, et on sait qu'on a plus rien. On sait qu'on est des histoires. Des chants. Des prières que personne n'écoute plus. Des mélodies qui s'éloignent et qui disparaissent. Je n'avais plus rien à donner. Plus rien à entendre. J'avais tout à enterrer. Tout à faire disparaître. Comme si tout était déjà perdu. Tout l'était déjà, au fond. On soufflait sans savoir pourquoi tout n'était qu'une histoire. On soufflait sans savoir que tout ça n'était qu'un cauchemar. « I promise you that we will rule over this world like no one ever did before us. » Je l'ai éloignée de moi, et j'ai déposé mes mains sur son visage. J'ai fais comme si j'y croyais moi aussi. J'ai fais comme s'il y avait encore de l'espoir pour moi. Pour nos âmes. Pour l'homme que j'étais devenu. Celui qu'elle refuserait d'accepter, quoi qu'il arrive. Parce que j'étais un monstre. Et ça, c'était constant. Ça, ça ne changerait plus jamais. Plus maintenant. « Every woman wants to be you. » C'était peut être la seule vérité. Le fait qu'elle était adorée. Le fait qu'elle était aimée. Moins que moi, mais toujours plus réellement. Elle n'avait pas besoin de statue, ni de promesses. « You have to trust me on this. » D'autres secondes qui passent. D'autres rêves qui s'envolent au loin, comme des illusions qui s'épaississent. « I love you. » Une autre vérité. Une autre forme de confiance que je brisais. Celle de mes propres règles. « I don't care what I have to do to help you believing in that again. Cause I will do it. For you, and for us. It does not count, the ministry, none of it. As long as you trust me. »

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Message Posté Lun 24 Juin - 12:33.



i gave them their happiness but they didn't take it.
I never made that journey to Balham. So the scene in which I confess to them is invented, imagined. And, in fact, could never have happened... .because Robbie Turner died of septicaemia at Bray Dunes on the first of June 1940, the last day of the evacuation...and I was never able to put things right with my sister Cecilia....because she was killed on the 15th of October, 1940 by the bomb that destroyed the gas and water mains above Balham tube station. So, my sister and Robbie were never able to have the time together they both so longed for... and deserved. Which ever since I've... ever since I've always felt I prevented. But what sense of hope or satisfaction could a reader derive from an ending like that? So in the book, I wanted to give Robbie and Cecilia what they lost out on in life. I'd like to think this isn't weakness or... evasion... but a final act of kindness. I gave them their happiness.


I promise. C'était un de ces mots qu'ils avaient dit tant de fois qu'il n'avait plus aucun sens. Je promets. Je promets et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour tenir ma promesse. Les mots sont censés être forts. Ils sont censés porter en leur sein tout un monde qu'on sauve du naufrage par de simple éclats de voix. Mais ils avaient perdu la guerre avant même de l'avoir commencée. Ils n'avaient pas le temps de se muer en serpents glacés ou en colombes ensanglantées qu'ils étaient déjà emportés par le vent.  C'étaient les promesses d'un autre temps. D'un autre hiver. D'une époque oubliée dont l'écho résonnait encore, pourtant. C'étaient les chansons d'un autre monde, d'un royaume désolé qui croulait sous le lierre et la poussière.  Elle sentait son cœur battre contre le sien et un sourire amer lui monta au visage. Comment deux cœurs si vides et si détruits pouvaient ils continuer à pomper le poison et à le renvoyer de toutes leurs forces dans les veines noircies par tous ces rêves perdus ? Elle se perdit dans le rythme effreiné des battements, comme une marche à la guerre, comme sept armées qui s'en allaient mourir sur un champ de bataille miné. Elle entendait les explosions et elle fermait les yeux pour ne pas voir la destruction de tout un monde qui respirait encore. Elle essayait tant de chasser la rancoeur qu'elle n'avait pas vu qu'elle jouait contre son propre camp.  I promise you that we will rule over this world like no one ever did before us.  Elle sentit ses mains sur son visage et son regard dans le sien, mais elle ne comprenait plus les mots. Les mots assassins qu'il prononçait dans une tentative vaine de s'assurer qu'elle lui appartenait. Oh, elle lui appartenait et elle lui appartiendrait toujours, c'était son châtiment. C'était la punition pour avoir laissé l'orgueil triompher. Pour avoir cru l'espace d'un instant qu'elle contrôlait la situation. Elle n'en avait jamais vu que la partie immergée. Dieu savait ce qu'il lui cachait d'autre. Dieu savait les nombreuses liaisons qu'il ne lui avouerait jamais. Dieu savait les trahisons qu'il préparait en secret et qu'elle affronterait en silence. Elle était condamnée à aimer son bourreau. Elle était condamnée à subir la sentence jusqu'à ce qu'il ne la tue. Elle était condamnée.  Every woman wants to be you. Ca, elle n'en doutait pas, et ça la dégoutait. Si elles avaient su, si elles avaient su le tiers de l'histoire, elles se seraient ravisées comme elle aurait dû le faire. Elle n'avait jamais été aussi forte que ça. Elle n'avait jamais su résister à tous ses affronts. Elle s'était rendue, dès le premier jour, elle s'était rendue et il en avait fait sa prisonnière.  You have to trust me on this. Il l'aimait. Il ferait tout pour gagner sa confiance. Elle fronça les sourcils, curieuse de savoir pourquoi ça lui importait tant. Il n'avait jamais eu besoin de sa confiance auparavant. Tout ce qu'il voulait, c'était une image. Capturer cette image parfaite qu'ils renvoyaient dans un mensonge et qui les tuait en vérité. Elle posa ses mains sur les siennes et les laissa tomber.

« What is it with you that makes you want the only thing you cannot have ? » Sa voix était fragile, brisée par les remords. Mais elle avait toujours cette force incommensurable que lui donnait la vérité. Sa confiance, c'était tout ce qu'il lui restait. Sa confiance, c'était la seule chose qu'elle pouvait contrôler. Alors elle ne la lui donnerait jamais. Elle pouvait boire ses mensonges, le laisser la bercer dans un rêve, mais elle n'y croirait plus. Ca avait fait trop mal la première fois.  « Halas, trust is not something that can be given. It must be earned and righfully deserved. » Ses mots tombaient comme une sentence dans la bouche d'un ange. La sentence du temps qui passe et qui n'efface rien. Le jugement inéluctable de Cronos. La chute des rois oubliés dans les landes égarées.   « I love you, Thadeus, but I will never trust you for in every word you say I will always see a lie.  » C'était le poison mortel de la vérité vraie. Celle qu'ils n'avaient jamais osé prononcer et qu'ils offraient au vent avant qu'il ne les emporte.  Elle lui adressa un sourire, parce que même si chacune de ses phrases la déchirait, même si elle gardait la tête haute alors qu'elle continuait de tomber, c'étaient les seuls mots qui leur apporteraient la paix. « This is fine. I am not a fool, I always knew what to expect. I guess I just got carried away by everything you said.  I believe you may love me, somehow. I believe you think you are sincere. But I know you will always lie to me. »
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Message Posté Lun 24 Juin - 17:20.



« I would have died, I would have loved you all my life. »

« What is it with you that makes you want the only thing you cannot have ? » C'était ces mots qui nous brisaient. Ceux qu'on osaient pas dire et ceux qu'on osaient plus comprendre. On rejetait la faute sur les autres, comme si tout avait un sens. Comme si tout n'était qu'une histoire sans lendemain. Un cauchemar sans la moindre solution. On se perdait dans les bois, on se perdait dans les différents mondes et les différentes histoires. Enfermés dans une forêt, dans une boîte, cachée et dissimulée, transportant tout les malheurs du monde. On étaient rien. On étaient simplement des pauvres idiots qui perdaient sans même le comprendre. Et on étaient déjà damnés. On étaient enfermés dans quelque chose qu'on ne maîtrisait pas. C'était comme si je devenais possédé par un démon, et par un ange en même temps. J'étais brisé par les promesses. Brisé par les histoire. Je pensais à tout et à rien à la fois. Je pensais à ce que je perdais et à ce que je retrouverais si je parvenais à comprendre ce que je n'ai jamais eu. Il n'y avait pas de peur ni d'amour. Il n'y avait plus de de vie. Plus de mort. Seulement cette éternelle existence qui refusait de s'arrêter. Qui refusait d'avoir une quelconque logique, ou un comportement habituel. « Alas, trust is not something that can be given. It must be earned and righfully deserved. » La confiance se perd et se retrouve. L'amour se déplace. L'amour se transforme en cauchemar. L'amour se transforme comme une idée qui s'écrase et qui se déplace. Une idée sans force. Le temps se détruit lui aussi. Le temps s'auto-détruit. Le temps nous rappelle tout les souvenirs qu'on aura plus jamais. Le temps nous transforme en bêtes sauvages sans la moindre âme. Sans la moindre compréhension. Les ombres se cachent dans une boîte qui ne sont pas comme les autres. Les ombres sont comme des peurs. Des craintes qu'on avoue jamais. Des déchets qu'on ne parvient pas à jeter. Tout n'est qu'une course sans fin. Un démon qui nous poursuit. Il nous réduit en miette. Il nous défend de nos craintes mais il parvient aussi à nous martyriser. À nous rappeler toutes les horreurs qui se cachent dans le noir, et qui rampe dans l'espoir de remporter la bataille infinie entre le bien et le mal. Les mots sont murmurés et sont hurlés à la fois. Ils sont comme des promesses qu'on répand autour de nous. « I love you, Thadeus, but I will never trust you for in every word you say I will always see a lie. » Et ça a toujours comme ça. Ça a toujours été un cauchemar sans la moindre logique. Un médicament qui détruit nos veines, nos organes. C'est comme une lente maladie qui se vit et qui nous fait peur. Une maladie qui ne détend aucun muscle de notre corps. Qui ne fait rien que briser ce qui reste de nos os. « This is fine. I am not a fool, I always knew what to expect. I guess I just got carried away by everything you said. I believe you may love me, somehow. I believe you think you are sincere. But I know you will always lie to me. »

Je me suis éloigné. Je suis resté dans l'ombre de mes craintes, comme toujours. Je suis resté dans l'ombre de la mort et dans l'ombre des doutes. Je n'avais rien que des promesses. Je n'avais rien que des pleurs et des visages sans la moindre honte. J'avais découvert des idées. Découvert des promesses. J'avais appris de nouvelles langues comme pour me protéger toutes les connaissances que je n'apprendrais jamais. Celles qui avaient un sens et celles qui n'avaient aucune valeur. Je me protégerais de la mort. Je me protégerais de tout s'il le fallait. Je me protégerais des survivants du démon. Des armées qui m'attaqueraient. Des prières et des histoires qu'on essaieraient de me montrer. On se cache derrière des ailes. Des ombres. Des plumes qui nous protège de la fidélité au démon et à la violence du sacrilège. Cet exorcisme contre la honte et contre les craintes. Contre le démon qui est à l'intérieur de nous tous. Les promesses qu'on ne prononce pas. Et celles qu'on gardent dans des mondes différents.

Je l'ai regardé pendant plusieurs minutes puis j'ai avancé d'un pas. « I guess I shall proove it to you. I love you too. » J'étais un menteur. Un démon. J'étais un menteur qui voulait sortir de l'ombre. « Even if I die trying. » Puis j'ai tendu mon bras vers elle, avant de regarder ailleurs. Comme pour me rappeler que je n'avais plus honte. Me rappeler que je n'avais plus que la vie. Sans les souvenirs. Sans les histoires. « We have to go. We are late. »

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CIRCEE & THADEUS ❧ And the arms of the ocean are carrying me. [pm]

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