VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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look for the girl with the broken smile - gregory&calixte
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Gregory J. Pritchard
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Message Posté Lun 17 Juin - 18:43.



she always belonged to someone else
i don't mind speding everyday out of your corner in the pouring rain


★ noms des participants: Gregory J. Pritchard & Calixte B. Jones
★ statut du sujet: Privé.
★ date: Milieu janvier 2057.
★ heure: 8 PM.
★ météo: Il fait nuit et il pleut dehors. Mais dedans il fait chaud, tu vois.
★ saison: Saison 2.
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 5.
★ numéro et titre de l'intrigue en cours:   5.
★ intervention de dominus:   Non, on va s'en passer.
★ récompenses:   Non.  





_________________
BAD BLOOD That these are the days that bind you together, forever And these little things define you forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry? It's been cold for years, won't you let it lie? If we're only ever looking back We will drive ourselves insane As the friendship goes resentment grows We will walk our different ways But those are the days that bind us together, forever And those little things define us forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry?It's been cold for years, won't you let it lie?
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Gregory J. Pritchard
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Message Posté Lun 17 Juin - 20:09.

i'm not over | i'm not over you just yet

cannot hide it, you're not that easy to forget



J'étais arrivé un peu en avance. J'avais commandé un verre. Puis un autre en me disant qu'elle était certainement en retard. J'avais vu le restaurant se remplir. Les regards se poser. J'avais baissé les yeux. Elle avait dû être retardée. Il pleuvait à verse, dehors. Peut-être qu'elle était coincée sur la route. Peut-être qu'elle s'était perdue. Peut-être qu'elle n'avait jamais été très ponctuelle. Mais elle allait venir. J'en étais sûr. Ca pouvait pas se passer autrement.  C'est fou tout ce que l'espoir peut nous faire avaler comme connerie, vous ne trouvez pas ? On se protège comme on peut. On s'interdit d'y penser. On s'interdit de rêver. On dresse des murailles autour de son cœur. On donne des ordres à son esprit. On construit des citadelles et on y poste toutes ses forces. Sauf qu'il ne suffit que d'un petit dérapage. Une simple défaillance dans le système  pour tomber la tête la première dans toutes les possibilités que l'espoir a à nous offrir. C'est tentant, de céder aux supplications de l'espérance. Elle a tant d'histoires à nous raconter qu'on n'en verra jamais la fin. Le pire, c'est qu'on sait pertinemment dans quoi on se lance quand on commence à y croire. On sait combien on sera déçu lorsqu'on se rendra compte que l'espoir nous a menti. On sait combien ça fera mal quand on se rendra compte de la supercherie. Sauf qu'au bout d'un moment, on n'a plus la force de résister. Les murailles tombent en ruines. Les citadelles sont réduites en cendres. Le vent emporte tout sur son passage. C'est pour ça qu'une fois que la réalité nous frappe, il ne nous reste plus rien à part la certitude qu'il faudra tout reconstruire tout en sachant qu'on tombera à nouveau.  Et elle était toujours pas là.


J'avais desserré ma cravate. Déboutonné le haut de ma chemise. J'avais eu le temps de lire le menu au moins douze fois. J'étais pas venu avec des discours pré-établis. J'avais pas préparé de longue tirade déchirante sur combien j'étais désolé. J'avais eu l'audace d'espérer que ma sincérité suffirait. A quoi ? J'en avais aucune idée. A vrai dire, je ne savais même plus pourquoi j'étais venu. Peut-être que c'était une perte de temps. Peut-être que c'était juste moi qui m'accrochait à des souvenirs à la con, parce que ça avait jamais été aussi facile que ça de l'oublier. Peut-être que j'avais juste besoin de remettre les pendules à l'heure. De m'expliquer avec elle une bonne fois pour toutes pour décharger ma conscience. Peut-être que j'avais juste envie de la voir. Peut-être que c'était un peu des trois. Et elle était toujours pas là. J'ai renvoyé le serveur vers d'autres tables. Je lui ai expliqué la définition du mot retard sans savoir si j'y croyais. Ca aurait été plus simple, si j'avais abandonné, pas vrai ? Je l'aurais laissée partir avec son client. On aurait continué à mener nos vies chacun de notre côté. On se serait recroisé dans dix ans, tous les deux. Elle serait passée à autre chose. Et moi, je vivrais toujours dans le passé. Au fond, peut-être que c'était ça. Peut-être qu'elle était avec un client. J'ai chassé cette pensée de mon esprit parce qu'elle me dégoutait. Ca me dégoutait d'imaginer tout ce qu'elle avait dû faire pour survivre. Ca me dégoutait d'imaginer tous ceux qui avaient profité d'elle. De penser à tout ce qu'elle avait enduré pendant que je montais sur un balai à la conquête du monde en pensant que tout irait bien. Ca me dégoutait de savoir qu'elle subissait ça et que je pourrais rien y faire. Elle me laisserait jamais l'aider.  Et elle était toujours pas là.


J'avais faim. Je me sentais con. J'avais pas envie de partir, mais je savais pas combien de temps je pourrais encore attendre. Une partie de moi me maudissait pour avoir cédé aux appels criants de l'espoir. Pour avoir imaginé comment ça aurait pu se passer, encore et encore. Pour avoir imaginé qu'elle viendrait, et que je verrais son sourire une nouvelle fois. Une partie de moi me maudissait pour m'être montré si orgueilleux. Pour avoir cru que je pourrais tout avoir. C'était pas de l'audace. C'était pas du courage. C'était de l'égoïsme pur et dur. Pas la peine de me cacher derrière des mensonges, je le savais pertinemment. Mais il y avait toujours cette partie de moi qui continuait à croire que l'espoir disait la vérité. A croire qu'elle était en retard et qu'elle finirait par passer cette putain de porte. A croire dur comme fer qu'elle se tiendrait là, en face de moi. Et peut-être que ça se passerait mal. Peut-être qu'elle ne viendrait que pour me dire qu'elle ne voulait plus entendre parler de moi. Mais elle viendrait.  Et mon regard continuait de se perdre vers la porte d'entrée du restaurant. Dans les reflets sur les fenêtres. A la recherche d'un visage familier.  Et elle était toujours pas là.


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Calixte B. Jones
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Message Posté Mar 18 Juin - 0:21.



« Your prison is walking through this world all alone. »


Le changement est inévitable. On a beau essayer de le repousser, il est toujours aussi présent. Il est là, et quoi qu'il arrive, il est toujours autour de nous. Parce qu'il soit bon, ou mauvais, il fini par arriver, et tout ce qui pouvait exister auparavant disparaît sous nos yeux. Tout ce qui comptait, ce qui avait une quelconque valeur, tout se termine au centre d'un sacrifice. Le sang ne coule pas, et les souvenirs s'effacent, comme si un film venait de se terminer. On fait tout pour empêcher les choses de changer, mais c'est inévitable. C'est la seule chose constante dont on ne peut pas se débarrasser. Et même si on voudrait avec le pouvoir, même si on se pense tout puissant face à ça, ce n'est qu'une illusion. Une histoire sans valeur. Un cauchemar qui ne s'arrête jamais. Comme si la boucle du temps refusait de se refermer. Comme si tout n'était qu'une mauvaise histoire, un mauvais plan. Comme si c'était une histoire de plus, un démon dont on refuse de se débarrasser. On s'offre des cadeaux, on s'offre des joyaux et des promesses, tant qu'on en a le temps, et on se dit qu'on aurait dû faire encore plus. On se dit qu'on aurait dû écrire de plus beaux poèmes. Offrir de plus belles éloges. Parce que tout est une question de changement. Il faut le dépasser dans cette course folle qui nous oppose, et on doit franchir cette ligne d'arrivée avant lui, avant de finir en enfer. Avant de tomber de trop haut. Parce qu'après la chute, il n'y a pas de corde pour nous rattraper. On tombe. Et on ne se relève plus. C'est ça, qui marque la fin de l'aventure.

Parce que les rêves disparaissent rapidement. Parce que leur parfum étranger ne reste jamais plus longtemps. Parce qu'ils s'en vont, et ne reviennent jamais. On essaye en vain de se rappeler les images, les sons, les mots. Les odeurs. On essaye de se raccrocher à quelque chose qui n'arrive pas, et c'est comme ça qu'on se perd dans un labyrinthe sans issue. J'ai hésité avant de venir. J'ai pensé que c'était trop idiot de croire en quelque chose qui se terminerait comme avec tout les autres. Avec un lit vide, et du cash sur la commode. J'ai cru que ça se terminerait comme ça parce qu'après tout, l'espoir était loin. Il s'était enterré, comme tout le reste. On se dit que si on était tous des oiseaux, on s'en irait au loin. On se promet des voyages et des disparitions, comme si ça nous aiderait à supporter le poids de la douleur. Celle qui s'infiltre dans nos veines pour ne jamais partir. Parce qu'il y a différentes sortes de douleurs. Parce que ce léger pincement, cette goutte de sang qui coule sur notre bras, c'est rien face à la véritable douleur. Celle qui arrache nos cœurs et qui déchire nos espoirs. Celle qui nous rappelle qu'on est seulement humains, et que cette humanité, c'est tout ce qu'on aura. Même si on espère pour quelque chose de mieux, même si on prie pour que les dieux aient pitié de nous, et de nos plans. Même si on invente tout les mots capables de changer notre réalité. Elle reste ce qu'elle est. La froide, et dure réalité, qui nous fait subir cette affreuse douleur jour après jour, et qui nous rappelle qu'elle est en nous, quoi qu'il arrive. Et la seule consolation qu'on a, c'est de se dire qu'un jour, ça ne fera plus autant mal qu'avant.

J'ai passé plusieurs minutes à hésiter sur ce que j'allais porter. Alors, quand je me suis finalement décidée à y aller pour de bon, j'ai enfilé une robe bordeaux simple, et j'ai attaché mes cheveux en un chignon lâche. J'ai marché jusqu'au restaurant, et j'avais une demi heure de retard. Il était toujours à l'intérieur, en train d'attendre. Et d'un côté, c'était satisfaisait. Je suis entrée, sans qu'il ne me remarque, et je suis arrivée à la table. « You're still waiting I see. » J'ai déposé mon sac, et je me suis assise en face de lui. « I thought you'd leave before I'd come. » C'était sincère, et c'était ça le plus cruel. Savoir qu'on n'avait pas le choix sur certaines choses. Qu'on devait laisser tomber, face au destin. Parce qu'il gagnait à chaque fois. Peu importe les règles qu'on instaurait.

Le repas avançait à une allure plutôt moyenne, et les sujets de conversation étaient tous sans le moindre rapport avec la véritable raison de ma venue. On a ri quelques fois. Et ce tableau était bien trop faux pour être vrai. Parce que c'était une illusion de plus. Un mensonge. Un cauchemar de plus qui s'apprêtait à prendre place dans nos vies. On venait de terminer le plat, quand j'ai décidé de prendre les devants. J'ai souri, et malheureusement pour lui, j'ai parlé un peu plus fort que prévu. Si bien que les tables voisines m'entendirent parler. « So, you paid my client, paid me nice food, said some nice word, and now we're up to the part where you want me to fuck you ? »

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⊹ I decided to never invest too much emotion in one thing
It’s always a set-up to the pain of losing them. These feelings won't go away, they've been knockin' me sideways, they've been knockin' me out, babe. Whenever you come around me, these feelings won't go away, they've been knockin' me sideways, I keep thinking in a moment that time will take them away but these feelings won't go away
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Message Posté Mar 18 Juin - 1:34.

you've been on my mind | talk about a lonely time

there's no way i could let you go



«  You're still waiting I see.  I thought you'd leave before I'd come.  »
«  Told you I'd be waiting for you.  »

Et ça, attendre, je l'avais fait. Je l'avais fait toute ma vie. J'avais attendu l'absolution de Thadéus. J'avais attendu les réponses de David. J'avais attendu que mon rêve se réalise. Et maintenant, j'attendais la fin du monde.  Parfois, on attend tellement de choses qu'on ne réalise pas que notre vie est en train de se passer. Là, maintenant. Le sablier ne s'arrête jamais. La Terre continue sa ronde infernale. Personne n'attendra ceux qui ne sont pas prêt à suivre la cadence. Alors on les abandonne, sur l'île du temps perdu. Ils regardent les couchers de Soleil en espérant qu'ils ne verraient jamais l'aube. Chaque grain de sable qui se perd dans leur main est une seconde qu'ils ont laissé filer. Et les vagues dévorent tout le reste. J'avais souri quand je l'avais vue s'installer en face de moi. J'avais remarqué combien elle était jolie. Sa robe lui allait divinement bien. Avec ses cheveux attachés, on pouvait voir sa nuque pâle. Ses épaules. J'ai rien dit, parce que ça aurait pas été juste. Elle méritait mieux que ça, de toute façon. Elle méritait mieux que moi. Alors j'ai lu la carte pour la treizième fois. Je l'ai laissée commander ce qu'elle voulait. Je l'ai fait rire. J'ai ri à mon tour. On a parlé du temps qui passait. On a parlé de la guerre. On a parlé de mon frère. On a parlé du nouvel album des Black Witches. Je lui ai demandé si elle faisait toujours du piano. Elle m'a pas répondu. Puis les minutes sont passées. Le restaurant s'est vidé. La cire des bougies avait fondu. Et on n'avait toujours pas parlé de ce pour quoi on était tous les deux là, coincés dans un restaurant moldu, à essayer de comprendre pourquoi on continuait à se croiser sans jamais réussir à ne pas se perdre de vue. Je savais pas si elle voulait en parler. Je savais pas si elle attendait que je fasse le premier pas. Alors j'attendais un signal. Un geste. Un mot. Une occasion. Mais de tout ce qu'elle aurait pu faire, de tout ce qu'elle aurait pu  dire pour déclencher la conversation, j'aurais jamais cru qu'elle dirait ça.

« So, you paid my client, paid me nice food, said some nice word, and now we're up to the part where you want me to fuck you ?  »

Si j'avais pas été en train de m'étouffer avec mon dernier morceau de steak, j'aurais certainement ouvert la bouche de surprise comme les derniers clients qui restaient dans le restaurant. Je crois que mes yeux ont dû sortir de leur orbite à un moment ou à un autre. Mais, encore une fois, j'étais trop occupé à essayer de respirer pour faire attention. J'arrivais pas à le croire. J'arrivais pas à croire qu'elle puisse penser ça. Dire ça. Alors je me suis tourné vers la table d'à côté, arborant un sourire terriblement faux mais qui se voulait réconfortant.

« Don't listen to her, she's had too much to drink I suppose. Let's cut out the wine for now, alright, Cal ?  »

J'ai pris la bouteille, je me suis servi un verre et je l'ai bu d'un coup avant de me tourner vers elle.

« What the hell ?  »

J'étais sérieux. Pas de sourire. Pas de parade. Rien. Ma voix était posée mais froide. Parce que je me rendais compte que tout, depuis le début, depuis le commencement de cette soirée à la con, tout n'était que du vent.   Elle avait orchestré ses sourires. Elle avait calculé ses mots. Et comme d'habitude, j'avais rien vu venir.  Comme d'habitude, je m'étais laissé avoir. Détrompez-vous, j'avais jamais cru que ça serait facile, de regagner sa confiance. J'avais pas non plus pensé qu'elle me pardonnerait en un claquement de doigt. Mais j'aurais jamais cru qu'elle me ferait ça.  J'avais pas honte. J'étais pas en colère. J'étais blessé.

« Do you really think I would have taken you out to diner if I wanted to fuck you ? No, I would have just taken you to my damn place. What makes you think I'm even interested anyway ? Seriously, Cal'...  »

Et peut-être que je le méritais. Peut-être que j'aurais dû m'y prendre autrement. Peut-être que si j'avais pas été un connard dès le départ, ça se serait passé autrement. Sûrement, même. Mais cette fois-ci, je refusais de céder aux supplications de l'espoir. Je refusais de me replonger dans les passés alternatifs et les fins fictives. J'en avais pas la force. J'en avais pas envie. Parce que j'étais dégouté. J'étais déçu. Mon sourire avait laissé place à une mâchoire crispée. Mon regard s'était refroidi, lui aussi.


« I thought we were having a good time.  »

Et le pire, c'est que c'était vrai. L'espace d'un instant, j'avais oublié toutes les emmerdes. J'avais oublié qu'on était en guerre. J'avais oublié qu'il y avait un compte à rebours au dessus de nos têtes. J'avais oublié qu'on s'était perdu de vue. J'avais oublié que ça faisait déjà six ans. J'avais cru à tous ses sourires. J'avais pensé ses rires sincères. J'avais cherché les mensonges dans son regard, mais j'avais rien trouvé. J'imagine que j'ai pas assez cherché.

« But it's not what you came here for, is it ?  »

C'était exactement ça, le goût amer de la déception. Le vide après avoir cru si fort en quelque chose. L'effondrement de tout un monde qui n'avait jamais réellement existé ailleurs que dans mon esprit. C'était comme si j'étais condamné à croire trop fort. A aimer trop fort. Sauf que ça avait jamais été ça, le pacte. Elle était pas venue là pour passer une bonne soirée. Elle était venue là pour obtenir des réponses. Et c'était de ma faute si j'avais eu l'audace de penser qu'on aurait pu exister autre part que dans le passé.

« Fine, let's not waste your precious time any longuer. I guess it's time you got what you want, after all, and we both know what it is. So, go ahead. Ask me.   »

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Calixte B. Jones
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Message Posté Mar 18 Juin - 16:26.



« But all this time, I been chasin' down a lie, and I know it for what it is. But it beats the alternatives, so I'll take the lie. »

« What the hell ? » Je l'ai regardé avec un sourire satisfait, parce que pour une fois je gagnais. Parce que pour une fois j'avais cette possibilité d'être supérieure à tout ce qu'il m'avait fait croire. Parce que pendant tout ce temps, tout ce qu'il avait fait, c'était mentir. Inventer des rêves et des histoires. Inventer des illusions que je n'aurai jamais dû écouter. Parce que ça m'avait détruite. J'ai cru à tout ce qu'il disait, tout comme la population croyait en Thadeus Pritchard. J'ai cru à tout les rêves qu'on nous avait donné. Tout les mensonges qu'il avait pu construire, de ses propres mains. Parce que la vérité, c'était que je voulais retrouver quelque chose. Je voulais sentir cette sécurité dont ils parlaient tous. Cet instant où on peut se sauver du démon et de tout ses sujets. Ce moment où on peut échapper aux flammes de l'enfer parce que quelqu'un s'est décidé à nous rattraper. Je n'ai jamais pu savoir à quoi ça ressemblait, cet infime instant où tout semble parfait et sans aucun soucis. Cet instant où notre cœur bat plus vite. Mais après tout ce temps, tout ce qui restait de mon cœur, c'était des miettes. Une armure. Une muraille de pierre. Et j'aurai voulu appartenir à quelqu'un. Même si ça voulait dire perdre partiellement ma liberté. J'aurai voulu sentir que je valais quelque chose aux yeux d'une personne. Et la vérité, c'est que derrière cet infime couche amère, il ne restait que les regrets. Le dégoût d'avoir été incapable de faire comme les autres. De voir que je tombais, je tombais sans pouvoir m'arrêter. Je tombais comme si rien ne comptait plus vraiment. « Do you really think I would have taken you out to diner if I wanted to fuck you ? No, I would have just taken you to my damn place. What makes you think I'm even interested anyway ? Seriously, Cal'... » Et c'est là que j'ai compris. Personne ne m'aiderait. Personne ne me sauverait. J'étais condamnée à tomber seule dans ce putain de trou. J'étais condamnée à rester dans la solitude et dans la douleur. Et c'était comme si tout était terminé pour de bon. Comme si tout l'espoir du monde ne pourrait me consoler. Parce que c'était comme voir un rêve s'effondrer. « I thought we were having a good time. » Et le pire, c'était que tout était vrai. Les rires. Les plaisanteries. Les discussions plus sérieuse. C'était ça qu'on aurait pu continuer à avoir si je ne lui en voulais pas autant. Si je n'avais pas besoin d'excuses. Mais c'était ça que j'attendais. De simples excuses. Une courte explication. « But it's not why you came here, is it ? » En l'espace de quelques instants, j'étais redevenu celle qui voulait toujours quelque chose. Celle qui voulait utiliser ses ressources au mieux. J'étais la manipulatrice, la menteuse. J'étais la vendeuse de rêve qu'il essayait de repousser de toutes ses forces. « Fine, let's not waste your precious time any longuer. I guess it's time you got what you want, after all, and we both know what it is. So, go ahead. Ask me. »

J'ai laissé quelques secondes passer avant de répondre, d'une voix plus calme. Parce que je ne voulais pas que qui que ce soit nous entende. « Oh. Well, that's nice. Classy until the end, Greg. » Et c'était ça, le bruit du regret. Le bruit du dégoût. Ce qu'on aurait voulu sauver, et tout ce qui continuait à dériver sans qu'on puisse s'en sortir. Et ça nous détruisait. De voir qu'on avait plus ce pouvoir là. Cette chance d'être plus que les autres. « We were having a good time. You know, I'm not the liar in this story. I never actually lied to you. You did. With promises you didn't even try to keep. » Voilà ce que je haïssais à propos de cette histoire. Les promesses. Parce que j'y ai cru. Même des années après, j'ai continué à y croire. Mais un jour, il faut se réveiller, et se rendre compte de tout ce qu'on ne pourra jamais obtenir. « I came here because I thought, I don't know, that you would have something to say, like a real apology. But you never planned on that, did you ? » J'ai regardé ailleurs, comme pour fuir cet endroit de n'importe quelle manière possible. Pour fuir, comme je l'ai toujours si bien fait. « I'm a whore. What do you think, that I have great expectations about you or anyone ? I lost that right years ago when I first told that man that I would do the job, cause I didn't eat for five days. I have nothing left. So, if you think that I want something from you, you're wrong. All I ever wanted was... Whatever. » Alors on abandonne. Parce que c'est plus simple que de continuer à se battre. « So yeah, we're gonna eat a dessert, and then you're gonna leave, like you always do, and I'm gonna be miserable cause I still hope you're gonna change. But you never do. »

I still miss you, there's no goin' home, there's no goin' home, with a name like mine.

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Message Posté Mar 18 Juin - 22:26.

and i just can't look | it's killing me

and taking control



« Oh. Well, that's nice. Classy until the end, Greg. »

J'ai levé les yeux au ciel. C'était ironique, n'est-ce pas, de me faire reprocher mon manque de classe par la personne qui venait de me demander devant tout le restaurant si j'avais fait tout ça pour la baiser. Je savais pas ce qu'elle attendait de moi. Je savais pas ce qu'elle voulait. Je savais pas pourquoi elle continuait à me traiter comme ça. J'avais pris sa présence pour un pardon. Ses sourires pour une promesse. Mais je m'étais trompé. Comme d'habitude, j'avais faux sur tout la ligne. Alors, soudain, tout semblait plus amer. Tout somblait s'oxyder sous l'effet des souvenirs révélés. L'or n'était plus qu'une poudre noire. Les châteaux n'étaient plus que des ruines dévastées.  Et on marchait sur un fil si fin que tout pouvait nous faire tomber.

«  We were having a good time. You know, I'm not the liar in this story. I never actually lied to you. You did. With promises you didn't even try to keep. »

J'ai poussé un soupir. Un jour, j'avais fait une promesse que j'avais pas pu tenir. Et j'avais tout brisé. Juste comme ça, tout avait été détruit par les vagues belliqueuses. Tout avait sombré dans les abysses. Nos souvenirs, nos soupirs, nos sourires, ils n'étaient plus que des épaves vides au fond de l'océan. Personne n'irait les chercher parce que ça faisait trop de mal de voir tout ce qu'on aurait pu posséder réduit à néant. De voir que le rêve ne serait jamais plus qu'un simple petit rêve. Et qu'il fallait l'abandonner, avec tout le reste. Parce qu'on avait attendu trois jours, et les illusions n'étaient pas revenues à la vie. Elles n'avaient jamais été assez fortes pour résister au temps. C'était ça, le pire. Le temps avait toujours été contre nous.

«  I came here because I thought, I don't know, that you would have something to say, like a real apology. But you never planned on that, did you ? »

Justement, si. C'était exactement pour ça que j'étais venu. Pour lui dire la vérité. Celle que j'avais caché pendant tout ce temps. Le soucis, c'était ce que j'avais peur. J'avais peur qu'elle se barre. J'avais peur qu'elle me regarde comme si j'étais un lâche. Même si je l'étais. J'avais peur qu'elle  décide de me chasser de sa vie. J'avais peur qu'elle se foute de ma gueule. Qu'elle trouve toutes mes histoires stupides. J'avais peur de tout ce qu'elle pourrait faire parce qu'elle était la seule qui pourrait me détruire. J'en avais rien à faire des autres filles. J'en avais rien à foutre qu'elles me prennent pour un connard ou pour le dernier des imbéciles. Mais avec elle, pour une raison qui m'échappait, ça avait toujours été différent.

«  I'm a whore. What do you think, that I have great expectations about you or anyone ? I lost that right years ago when I first told that man that I would do the job, cause I didn't eat for five days. I have nothing left. So, if you think that I want something from you, you're wrong. All I ever wanted was... Whatever. »

J'ai baissé les yeux. Pas par pitié. Mais par honte. J'avais honte de pas avoir été foutu d'être là pour elle quand elle en avait besoin. J'avais honte d'avoir créé tous ces rêves, toutes ces chimères et d'y avoir cru avec elle. J'avais honte d'avoir cédé aux supplications de l'espoir, parce que c'était exactement comme ça que je l'avais réduit à néant.

«  So yeah, we're gonna eat a dessert, and then you're gonna leave, like you always do, and I'm gonna be miserable cause I still hope you're gonna change. But you never do.»

Peut-être que c'était vrai. Peut-être que tout  s'arrêterait ce soir. Peut-être qu'on n'était pas fait pour être ensemble et qu'on s'accrochait à ce souvenir parce qu'on avait trop peur de passer à autre chose. Sauf que j'en étais pas persuadé. Il restait encore une chance. Une chance minuscule mais qui existait quand même pour que tout n'ait pas été réduit en cendres. Pour que le vent n'ait pas tout emporté. Pour que les vagues n'aient pas tout rasé. Et c'était un risque à prendre. Parce que j'aurais très bien pu partir là, maintenant, la laisser en plan une dernière fois. Mais je refusais de m'avouer vaincu.

« You think you know everything about me, don't you ?  »

Pas de sourire. Pas de jeu. La vérité. La vérité dure, sanglante et froide. La vérité qui avait aspiré ma vie dans un tourbillon sans fin. La vérité qui avait emprisonné mon âme et qui refusait de me la rendre. C'est l'histoire de ces murailles qu'on dresse parce qu'on a tellement peur d'avoir mal qu'on préfère ne rien ressentir. C'est l'histoire de cette chute, si haute et si douloureuse qu'elle m'avait tout pris. C'est l'histoire de la solitude qui était devenu ma seule croyance parce que tout le reste était faux. C'est l'histoire de ces châteaux qui ont été détruits en un coup de vent et que j'ai jamais eu le courage de reconstruire.  C'est l'histoire du vide, ce vide insatiable que je ressentais et qui me dévorais. Un jour, je ne serai plus rien, j'en étais persuadé.

« I was engaged to this girl. She was called Vanity. I met her in college and I was madly, madly in love with her. But one day, I came back from class. I wasn't in my apartment yet but I knew that something wasn't right. Something felt different. Sometimes you just know those things, you can feel them. So I opened the door. Everything was different. The smell was different. The light. The air. It was just not right. There were clothes on the floor leading straight to the bedroom.  I stumbled across a jacket that wasn't mine. A male jacket. And the worst part is not that it wasn't mine. It's that I knew exactly who it belonged to. They didn't even bother to close the door.  She was with my brother. Thadeus. You'd imagine that I yelled at them, that I beat him up or I dont know. I just left. I took my stuff and I left.  »

Ca, c'était avant que je la rencontre. Ca, c'était la raison pour laquelle j'étais incapable de ressentir quoi que ce soit. C'était la raison pour laquelle je ne pouvais plus faire confiance à personne. Pourtant, j'étais en train de le lui raconter. J'étais en train de lui donner toutes les armes nécessaires pour me détruire. Pas parce que j'avais envie qu'elle le fasse. Mais parce que pour la première fois depuis longtemps, quelque chose avait changé. Quelque chose comptait. Quelque chose valait le sacrifice. Le risque de la destruction. Le risque de tout perdre. Et ce quelque chose, c'était elle.

« I got the job at Hogwarts. And then I met you. And suddenly, I didn't feel angry anymore. I didn't feel empty or mad. I just felt ok.  You made me forget about all this crap.  And I was just happy. Genuinly happy. I think that I even fell in love with you at some point. You remember, Cornelia Maderston ? The spell teacher. I think she saw us or maybe it was just doubts but she came to me and she basically told me that I was a pervert. Some kind of jerk that was only interested in screwing hogwarts students. She was really, really mad and disgusted. She told me that I had to leave you alone otherwise she'd tell the headmaster and the police and I'd be in jail for a long time. She told me that I was no good for you. Basically, she gave me one hour to pack and go or she was going to go to the cops. And we both know how it ended.  »

J'ai promené mon regard dans le restaurant en poussant un soupir. Parce que ça, c'était la raison pour laquelle je m'en voulais. C'était la raison pour laquelle j'aurais tout recommencé. C'était la raison pour laquelle je savais que tout était perdu d'avance, mais pour laquelle  je continuais à me battre sans armes. C'était tout ce qu'elle ignorait et qu'elle n'aurait jamais dû savoir. C'était tout ce que j'avais caché soigneusement parce que c'était ce qui causerait ma perte. J'étais plus celui qui était parti. J'étais celui qui n'avait jamais été assez courageux pour rester.

« Look, I'm sorry I had to leave you that way. I really wish I didn't. Believe me. But I was young, I was lost and I was scared.  It wasn't easy for me neither. I mean, what do you think ?  It's not like I wanted to. You meant everything to me back then and now... I just wish you'd  forgive me. »

C'était le cri d'agonie. Celui de la peur. Celle qui vous tord le ventre et qui paralyse votre cœur. Parce qu'elle réduisait les espoirs en cendres et les chances en poussière. Et j'ai replongé mon regard dans le sien parce que j'attendais la sentence tout en espérant qu'elle ne viendrait pas.

« So no. I'm not going to leave, unless you want me to.   »

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Calixte B. Jones
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Message Posté Mer 19 Juin - 22:26.



« Will you still love me, when I got nothing but my aching soul ? »

« Look, I'm sorry I had to leave you that way. I really wish I didn't. Believe me. But I was young, I was lost and I was scared. It wasn't easy for me neither. I mean, what do you think ? It's not like I wanted to. You meant everything to me back then and now... I just wish you'd forgive me. » Et le soucis, c'est qu'un jour, tout ce en quoi en croyait se retrouve décomposé dans de la fumée. Les mondes n'ont plus le même sens. C'est comme si on devait oublier des années de haine, pour les remplacer par des années d'incompréhension. Comme si on devait laisser l'espoir et cette pilule amère qu'on a eu tant de mal à avaler. L'homme est rempli de fierté. De prétention. Il croit tout savoir, et il pense être sûr de tout. Il est persuadé d'avoir une logique et d'avoir un monde qui lui est offert. Il est comme ce conquérant qui refuse d'abandonner ses droits. Même s'il a tort. Même s'il découvre que les couleurs du monde ne sont pas aussi variées qu'il a pu l'imaginer. Et tout reste une question de chance. Tout reste une question de persuasion. On reste ouvert au pire, et on veut restés persuadés du meilleur. Le ciel reste sombre, noir, comme si l'espoir n'avait plus sa place. Comme si on devait abandonner ce personnage qu'on s'est construit, même s'il était trop important pour ça. Même s'il nous sauvait de la perdition et de la mort. La colère ne se contrôle pas. Elle se maîtrise. Elle s'apprend. Puis elle est utilisée aux bons moments, pour continuer à ne rien perdre, même quand tout semble déjà raté. Il faut continuer à se battre. Continuer à se détruire. Parce que c'est ça, la vie. Se battre jusqu'au bout. Quand tout semble perdu. Quand tout s'écrase. « So no. I'm not going to leave, unless you want me to. »

J'ai regardé autour de nous, avant de répondre. « Well, this is pretty fucked up. I.. I just didn't know. » D'autres secondes passèrent. Et je repensais à tout ces rêves que j'avais. Ceux que j'ai pas pu réaliser. Et ceux qui m'avaient détruit peu à peu. Les moments où j'ai cru en tout ce qu'on était. Même si ça voulait dire qu'on était pas grand chose. Même si voulait dire qu'on était plus que des chimères dans un rêve sans la moindre logique. Le temps passait de plus en plus vite, et j'essayais de me rappeler que quoi qu'il arrive, ça arrive de perdre. De faire des erreurs. Ça arrive de se retrouver au pied du mur, sans avoir la chance de s'en sortir. Alors j'ai regardé sa main sur la table. Puis j'ai déposé la mienne au dessus de la sienne. J'ai laissé mes doigts s'entremêler avec les siens. Et je savais que ça irait. Sauf que comme toutes les choses, rien ne dure forcément. Comme dans tout, on fini par perdre, et parfois on perd de plus en plus vite, et de plus en plus fort. On se retrouve face à des gagnants, et face à des perdants. « So yeah. I'm not gonna tell you that I'm gonna forget six years of bitterness towards you but... I guess I forgive you. » Mes lèvres se pinçaient. J'étais plus sûre de rien. J'étais plus sûre de m'en sortir. Et d'un autre côté, j'étais persuadée qu'on était comme tout les autres. Qu'on avait une chance, même si elle était difficile. Même si elle était cachée derrière des millions de secrets. « But I mean, I'm just a prositute. You're ther minister's brother. We don't live in the same world anymore. I'm not the girl you left at hogwards. » Alors je confiais mes craintes. Parce que c'était comme ça qu'on avancerait. Parce que la haine ne nous aiderait pas. Elle était trop difficile à comprendre. Elle s'oubliait plus facilement qu'on aurait pu le penser.

On avaient des souvenirs remplis de peur. Des souvenirs qui nous effrayaient. Mais au final, ça allait mieux. Ça s'arrangeait. C'était comme si une lueur s'allumait au bout du chemin. Et même si un jour, la réalité nous rattraperait, on réussirait à se battre jusqu'au bout.

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Message Posté Lun 24 Juin - 17:24.

think i'll fight a war | i don't know what for

but i'll learn when i get my gun


J'ai senti sa main se poser sur la mienne. J'ai regardé nos doigts s'entrecroiser.  J'ai su que c'était foutu. Je suis vide. Je ne ressens plus rien. Tout ce qui composait mon être a disparu. Il y a de la poussière là où il y avait mon cœur. Et un squelette à la place du reste. Il n'y a pas de lumière dans mes yeux. Il n'y a pas d'espoir dans mon sourire. Il n'y a pas d'éclairs dans ma voix. Il n'y a que des souvenirs à l'intérieur de mon crâne, parce que les rêves y meurent avant même d'être nés. Il n'y a que des peurs dans mon ventre parce que le courage a tellement perdu qu'il a fini par abandonner. Je ne suis plus qu'un reflet, un reflet qui ment aux autres et qui y croit.  Je suis vide. Je suis incapable d'accorder ma confiance. Je suis instable, profondément instable. Parfois, je laisse la colère me posséder. Je la laisse guider mes poings et mes hurlements.  Généralement, la pleine lune y est pour quelque chose.  Je suis celui qui attend le miracle tout en sachant que les miracles n'existent pas. Je suis celui qui se perd dans ses yeux et qui se laisse tomber dans les abysses. Je ne suis pas celui qui sauve, je suis celui qui condamne. Je ne suis pas celui qui réussit, je suis celui qui perd. Je suis une épave vide, étendue sur le sol. Je suis le prince du néant. Je ne suis pas le vent, je suis l'air. Je ne suis pas l'or, je suis la rouille.  J'étais vide, jusqu'à ce que je sente le contact de sa peau sur la mienne. Pendant l'espace d'un instant, j'ai entrevu tout ce qu'on pourrait vivre ensemble. J'ai senti les sourires. J'ai contemplé les souvenirs rêvés. J'ai observé l'empire de notre deuxième chance tout en sachant que je ne pourrai pas la saisir. Je suis perdu. Je suis seul. Je ne suis rien. Et elle n'a pas besoin de ça.

«So yeah. I'm not gonna tell you that I'm gonna forget six years of bitterness towards you but... I guess I forgive you. » J'entendais même plus ce qu'elle disait. J'essayais même plus d'écouter. Parce que le pardon ne semblait pas mérité. Il était trop éphémère et il s'envolerait avec le reste quand je lui dirai ce que je pensais. C'était comme si je prenais tout ce que j'avais toujours voulu et que je le laissais mourir sur la route. C'était comme si je la détruisais une dernière fois et ça me dégoutait de rester à tout jamais celui qui la blesserait. Mais j'avais pas le choix. Je pouvais pas lui imposer ça. Je pouvais pas lui imposer une histoire avec moi. C'était injuste. C'était injuste parce qu'elle souffrirait. Parce qu'elle n'avait plus aucune idée de qui j'étais. Parce que pour elle, j'étais ces souvenirs et ce rêve qui retrouvait ses couleurs. Mais elle se trompait.  J'étais un cauchemar. J'étais un cauchemar ambulant qui ne reflétait plus rien à part  l'obscurité.  « But I mean, I'm just a prositute. You're the minister's brother. We don't live in the same world anymore. I'm not the girl you left at hogwards. »  J'ai retiré ma main, assez brusquement, parce que j'avais pas le courage d'affronter les illusions une seconde de plus. Je savais qu'elle m'en voudrait. Et je savais que ça serait amplement mérité. Le truc, c'était que j'étais pas venu jusqu'ici dans l'intention de la récupérer. Ou peut-être que si, mais je n'étais jamais arrivé à me l'avouer. Je l'avais invitée ici pour lui raconter tout ce qu'elle n'avait jamais pu entendre. Pour lui expliquer pourquoi ça avait aussi mal tourner. Et pour prendre un nouveau départ. J'aurais jamais cru qu'elle avait encore des sentiments pour moi. Elle semblait être passée à autre chose. Et je me détestais pour être celui qui continuait à tout détruire. Encore et encore.  « I'm sorry, I didn't mean it like that... » C'était la vérité. La pure vérité. Mais c'était ni ce qu'elle voulait entendre, ni ce que je voulais dire. Parce que même si j'avais jamais eu dans l'idée de venir ici pour rentrer avec elle, je ne pouvais pas dire que ça ne m'avait pas traversé l'esprit. C'est fou les murailles qu'on peut bâtir pour se protéger des autres. C'est fou combien elles finissent par nous aveugler sur nos propres sentiments. C'est fou combien on préfère croire à nos propres mensonges que d'embrasser la vérité. Nous sommes les rois des impostures. Nous valsons d'illusions en illusions jusqu'à trouver celle qui nous conviendra le mieux. Nous nous murons dans des cages désolées pour vivre nos espoirs désincarnés. Jusqu'au jour où on se rend compte que ça ne sera jamais assez. Que rien ne surpassera le goût de la réalité.  « Not that I don't want to or that I don't think of you that way I just... » J'ai arrêté ma phrase pour la regarder dans les yeux. Je savais que le combat était vain. Qu'elle m'en voudrait. Qu'elle devinerait les raisons, même si elles étaient fausses. J'avais pas la force de m'expliquer. J'avais pas la force d'être le type bien. J'avais pas la force de lui dire ce que je ressentais. Alors j'ai préféré laisser place à sa colère, parce que de toute façon, je la méritais.  « I think it's better for the both of us if we just stay friends. At least, for now. »  C'est là qu'elle a choisi de me balancer le contenu de son verre à la figure. « Nice.  »



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Message Posté Lun 24 Juin - 20:59.



« If I should tumble if I should fall, would any one hear me screaming behind these castle walls ? »

J'aurai dû m'en douter. J'aurai dû savoir que c'était une nouvelle histoire. Un nouveau mensonge. Que c'était un nouveau sauvetage raté. J'aurai dû savoir que c'était une histoire que j'avais pas envie d'entendre. Des nouveaux mensonges. De nouvelles histoires. J'aurai dû savoir que je perdrais. J'aurai dû savoir que j'étais rien qu'une raté. Qu'on m'abandonnerait encore et encore. Qu'on me laisserait fuir. Qu'on me laisserait m'étouffer dans tout ce que je n'étais pas. Dans toutes ces choses que je n'étais pas. Alors je ferais toujours du mal. Je blesserais toujours ceux qui étaient autour de moi. Je serais toujours aussi différente. Je serais toujours aussi perdue. Je m'étais promis d'arrêter de fuir, mais c'était terminé. J'étais en train de couler et on ne me rattraperait pas. J'en pouvais plus de donner ma confiance aux mauvaises personnes. J'en pouvais plus d'entendre les moqueries et d'entendre les plaisanteries comme si ça comptait encore. J'en pouvais plus d'ignorer la vérité. J'étais pas soulagée. J'étais le dos face au miroir. Je mentais. Je mentais parce que j'en avais marre. Je mentais parce que j'avais besoin de fuir. J'avais besoin de disparaître. De devenir quelqu'un d'autre. Une solution. J'avais besoin de reprendre ce que j'étais. J'avais besoin de laisser les choses se transformer. Et ce que j'ai fais, c'était une erreur. C'était une erreur qu'on ne rattraperait pas. Même si j'essayais. Même si je voulais retrouver cette folie qui m'avait détruite dès le départ. Cette folie qui m'avait mené vers la solitude. J'avais mal et ça continuait. Je me fichais de la douleur. Je me fichais d'être blessée. Je ne ressentais plus rien. Je ne ressentais plus rien à part la haine. La souffrance. Je ne ressentais rien et c'était la chose la plus simple. C'était la chose qui me manquait. Parce que rien n'avait de sens. Alors je ferais comme tout les autres. J'arrêterais de ressentir. J'arrêterais d'avoir mal.

J'ai lancé mon verre par réflexe. J'ai senti mes muscles se tendre, et j'ai pris mon sac, en cherchant mon porte monnaie. « Yeah fine, if that's what you want, I should go back to work, I'm late. I have some appointments to go to. I'll say hi to that guy you punched last time. I need to get in touch with him to get some money back. That should be easy. » J'ai sorti un mouchoir que je lui ai tendu, je me suis levée et j'ai pris quelques billets avant de les poser sur la table devant lui. « I over reacted. Sorry. » J'étais en colère. J'étais déçue. Mais par dessus tout, je savais à quel point je n'aurai jamais aucune valeur. J'appartenais au passé. J'appartenais à tout ce qu'il refusait de revoir. Et c'était douloureux. Plus que n'importe quoi. Parce que ça me brisait le cœur. Ça m'arrachait à l'intérieur. Et j'avais plus rien. J'avais même plus la force d'être en colère. J'avais besoin de sortir d'ici. J'avais besoin de fuir. Parce que c'est ce qu'il a toujours fait. C'est ce qu'il a fait depuis le départ. Il a su comment il fallait me détruire. Il a su quoi utiliser pour me rappeler que je ne vaudrais jamais rien. J'étais un souvenir perdu parmi tant d'autres. J'étais des mots, des promesses, et des instants. Et ce que je savais, c'était que l'amour brisait. L'amour nous rappelait qu'on essayait tous sans y arriver. On essayait sans même se douter qu'on pourrait rater. Mais j'en avais terminé avec la douleur. J'en avais terminé avec les choses qui me détruisait. J'étais rien à part une prostituée. Une pute dont il se fichait. Une fille dont il n'a jamais su quoi faire. Et ça faisait mal. Ça faisait plus mal que n'importe qui et n'importe quoi. C'était cette même violence du déchirement. Je tombais à genoux mais je me rattrapais parce que j'avais pas le choix. Parce qu'en réalité, personne ne vient nous sauver. « I'm leaving. Here's some cash for what I ate. Thanks for the dinner. » Je regardais ailleurs. J'ai refermé mon sac. « See you. » Et je suis partie. J'ai fui comme à chaque fois pour éviter de me briser comme toutes les autres.

J'ai fermé la porte, et j'ai continué à marcher. J'ai accéléré l'allure. J'ai continué à fuir parce que j'avais mal. Parce que j'arrivais plus à avancer sans même avoir mal. Puis j'ai avancé plus rapidement. J'ai traversé la rue sans même regarder. J'ai dépassé les passants. Et tout ce que je me fixais comme objectif, c'était de retourner vers cette routine qui me sauverait. Celle que j'ai suivi pendant toutes ces années. Parce que je valais rien. J'avais aucun sens. Il le savait, et il s'en était servi. Il avait vu mes faiblesses, et il avait raison après tout. Il suffirait de me faire du mal. Il suffirait de continuer à attendre. Alors une fois de plus, j'ai accéléré. Et j'ai essayé de retenir les larmes qui se formaient dans mes yeux.


There's no one here at all, behind these castle walls.

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