VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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You hear me talkin', hillbilly boy? [PM] Calixte & Stan
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Stan A. Jablonowski
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Message Posté Mer 19 Juin - 23:56.



Whoa, whoa, whoa, whoa... stop right there. Eatin' a bitch out, and givin' a bitch a foot massage ain't even the same fuckin' thing.
Pulp Fiction


★ noms des participants: Calixte B. Jones & Stan A. Jablonowski
★ statut du sujet: Privé.
★ date: Début mois de janiver
★ heure: Un mardi vers minuit
★ météo: Il pleut, mais comme on est à l'intérieur, on s'en fiche.
★ saison: Saison 2.
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 2x05
★ numéro et titre de l'intrigue en cours:   2x05
★ intervention de dominus:   Non.
★ récompenses:   Non  




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Stan A. Jablonowski
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Message Posté Jeu 20 Juin - 0:09.


«Gentlemen, you had my curiosity, but now you have my attention.»







PROPOS VIOLENTS, ne pas lire si âme sensible


    « Lâches l’affaire, lâches l’affaire…lâches l’affaire… » Pensais-tu inlassablement depuis que la tension se faisait palpable. Sauf que tu ne lâcherais jamais l’affaire. Ta dignité était ce qu’il te restait de ses années de labeur et de combat. Ta dignité c’était une salope qui ne pourrait jamais te quitter, même dans les situations les plus inconfortables. Alors tant pis si tu allais te faire casser la gueule. Ces gros cons avaient essayé de t’avoir et tu ne pourrais jamais leur pardonner. Il fallait qu’ils payent. Hélas la situation ne se prêtait aucunement à une quelconque vengeance. Objectivement, tu étais seule contre cinq hommes, plus fort physiquement mais aussi dans la maîtrise des sortilèges. Il ne fallait pas être fin d’esprit, pour comprendre que tu n’étais nullement à ton avantage et que ta défaite était presque courue d’avance.  Seulement,  tu étais Stan…et selon toi, toute défaite avait sa part de victoire. Encore fallait-il savoir laquelle. Sentant un couteau au niveau de ta hanche, ainsi que quatre baguettes pointées en-dessous de la table vers toi, tu te demandais ironiquement ce qui t’avait amenée ici. Peut-être la volonté de survivre ?

    Revenons un peu en arrière…c’était il y a environ deux semaines. Service chargé, tu virevoltais entre les tables pour convenir aux différents clients. Il était rare ces derniers de temps, de voir le  bar dans une agitation pareille. Sous la peur, les gens finissaient par se tasser chez eux, refusant de poser le pied dehors, comme si une bombe allait leur exploser sous la jambe. La psychose était une compagne des premiers jours, chez la population moyenne, qui n’avait ni foi aux plus grands ni aux plus faibles. L’avantage de cette dernière catégorie, c’était qu’elle connaissait déjà l’appréhension du lendemain, le danger de la nuit, la peur de la vie. Et elle s’en était nourrie si intensément, qu’elle en devenait hermétique. Nous n’étions plus la sueur froide de cet univers en tourmente. Nous étions la rage et la colère, qui faisait trembler les principes. On posait des flingues sur des tempes, des baguettes sur des cœurs, et on retapissait les murs de cervelles et d’entrailles. Parce qu’après tout, on avait arrêté de frôler la vie, alors on s’amusait de notre pourcentage de mort.  On avait touché le fond, et on avait craché sur notre propre existence pour se donner de la force et de la contenance. On était la nuit qui grouille et qui hurle, le jour qui se tasse et complote, le crépuscule qui s’éveille et se prépare…l’aube qui nettoie la nuit et se cache du jour. On était l’enfer et c’était si bon, qu’on aurait pu en jouir sans modération. Sauf qu’on n’oubliait jamais nos mains dans la merde et dans le sang. On était souillé jusqu’à la moelle. On était des crevés, des crevards et peut-être même des enculés. En fait, pas « peut-être ». On était des enculés.

    Il y avait eu cet homme, aux habits trop propres pour ne pas traîner dans la puanteur des cadavres. Stéréotype du chef d’une mafia puissante et intouchable, son cigare se posant sur ses lèvres, respirant les suaves odeurs de la mort qui pénétraient ses poumons pour le revigorer d’une vie donnée au Diable, il contemplait le monde de son œil mauvais et un brin lubrique. Tu ne supportais pas ce genre d’énergumène. Tu te serais fait du beurre avec la graisse qu’il avait accumulé depuis trop d’années. Ces pourritures baisaient les plus pauvres pour s’enrichir et se monter au rang d’une élite de minables et de faux-monnayeurs. Et tu détestais qu’on joue avec les gens de ta classe. Non, pas que tu t’intéressais aux problèmes de chacun –en toute honnêteté, tu t’en foutais ouvertement-, mais tu avais des valeurs si profondes qu’elles étaient inscrites sur ta peau comme des brûlures de ta vie, des aliénations funèbres de ton passé. Or, mieux valait ne pas faire le con avec tes valeurs.

    Il t’avait accostée, sa main contre ta cuisse, et tu n’avais pas répliqué, trop concentrée à t’imaginer le moment où tu lui arrachais sa tyroïde avec les dents. D’un doigt, il t’avait invitée à le rejoindre près de sa bouche, pour te parler secrètement à ton oreille. Elaborant milles stratagèmes pour lui extraire la vie sans ménagement, tu t’étais penchée, faisant attention à ses mains de vicieux.  « T’es la fameuse Stan hein ? J’du taff pour toi. Juste un petit colis à transmettre à mes gars. Taverne Rouge, dans deux semaines, vers minuit, mardi. Demain, tu auras le colis ici.   » Un instant interdite, tu n’avais rien répondu. Tu t’étais légèrement relevée, ton regard perçant fusillant ce gros porc déguisé en homme.

    « J’y gagne quoi ? » Un sourire sur ses lèvres charnues et il avait approché sa grosse main près de ton cou, frôlant tes cheveux et ta chair dénudée. Un frisson sur ta peau et une envie de gerber : «  2 000 Gallions…300 de plus, si tu fais plaisir au chef. » C’était à ton tour de sourire. Tu enfonças tes ongles dans sa main, lacérant sa peau, griffant la chair. Et tu t’étais penchée à nouveau vers lui, dans le coin discret où vous vous trouviez, ta langue effleurant le lobe de son oreille : « Ce sera 2300 Gallions sans le plaisir, sinon, j’t’arrache tes burnes et j’envoie ta première couille là où s’trouve ton ptit groupe, la deuxième à ta femme et le reste, j’te la serre à bouffer. » De nouveau en face de lui, il parût un moment décontenancé, peut-être pour la première fois repoussé par une femme. Opinant du chef, il suivit son geste à la parole : « Marché conclu ». Tu souris satisfaite, puis tu déclaras d’un ton acerbe : « Et si j’échoue, j’gagne quoi ? » . Un rire s’échappa de sa gorge : « J’te bute » Les bases étaient posées. Tu ne lui serras pas la main…ce n’était pas une coutume chez toi. Et là, était ton erreur.

    Et maintenant, tu étais seule en face de ces hommes, qui avaient sans doute eu l’ordre de ne jamais te remettre ton argent. Tu étais arrivée à la bonne heure, t’étais assise dans une table reculée du reste de la population aveugle et sourde, avais pris un verre whisky, allumé une cigarette et fumé inlassablement jusqu’à ce qu’ils arrivent. Cinq hommes, c’était beaucoup pour une simple transaction de colis. Mais tu n’avais pas flairé l’embrouille. Tu étais obnubilée par l’argent et là, était le fond du problème. Dès que le fric rentrait en compte, tu perdais cette prudence naturelle. Ton cerveau ne se fixait plus que vers ce dernier objectif et en oubliait la situation. Ils s’étaient posés, tu avais donné le colis et ils avaient commencé à se préparer à partir…c’est à ce moment précis que les choses avaient dégénéré.

    « Bande d’enculés ! MON FRIC ! J’VEUX MON FRIC ! Partez pas comme ça, FILS DE… MON FRIC !!» Tu t’étais levée, avait giflé l’un deux –le plus maigrichon, c’était un principe darwiniste. C’était de la sélection naturelle. Tu butais les plus faibles que toi…dans le cas précis, il était sûrement plus fort quand même-. Sans aucun doute, était-ce le geste de trop. C’était même une évidence. Tu aurais pu te retenir et sans doute, toute ta conscience te l’avait ordonnée. Mais tu étais une increvable téméraire, qui allait se jeter dans des problèmes sans demander l’aide de personne. Sauf qu’aujourd’hui, le problème était de taille : cinq hommes comme eux, ce n’était pas négligeable.
    Ils t’avaient plaquée à ta chaise, tu avais juré, tu avais crié…et ils avaient sorti leur baguette et l’un deux un couteau, collé à ta hanche. Tu étais de retour au début de cette aventure désastreuse. Après tout, on ne faisait pas d’omelettes sans casser des œufs. Pour le coup, t’avais oublié de prendre les œufs de secours.

    « Vous m’touchez, bande troud’cul, j’vous…crève …comme des merdes… » C’est à ce moment, que tu sentis un des poings s’éclater contre ton visage, tes lèvres se mettant à saigner. Bien joué, Stan.
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Calixte B. Jones
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Message Posté Jeu 20 Juin - 18:26.



« You like to hide behind lies, but we see through your disguise. »

Parfois, les gens sont tout simplement seuls. Ils sont isolés dans un monde que personne ne veut ni ne peut comprendre. Ils sont perdus entre les affres du temps et les cauchemars qu'ils n'ont pas su oublier. Ils sont dissimulés sous des pierres, comme des serpents trop effrayés à l'idée de sortir pour affronter le reste du monde, même si on est tous assez grands et imposants pour se défendre contre ce qui nous terrifie. Même si on a tous les armes qu'il faut pour détruire tout sur notre passage. On regarde les autres tomber, et on continue à marcher. On se fiche de les voir au sol, tant qu'on est encore debout. C'est la cruauté humaine qui nous fait découvrir à quel point on est pas mieux. À quel point les choses sont si fragiles qu'elles disparaissent en l'espace de quelques instants. Et on se retrouve toujours face à ce poids, cette image cruelle qu'on refuse de mémoriser, parce qu'on reste humains, et parce qu'on reste des égoïstes. Les images se bousculent et les cauchemars se multiplient, alors on reste dans ce monde sans la moindre couleur. Je n'ai jamais eu peur de me retrouver dans une guerre. Parce que je savais que je trouverais toujours un moyen de la contourner. Sauf qu'aujourd'hui, tout le monde se retrouvait face à un choix. Se battre ou se taire. Alors je restais là, à me taire, sans attendre la moindre rédemption. Je restais là à observer les malheurs et les dérisions. Je n'étais pas quelqu'un de fort. Je l'ai été, mais les années m'ont pris ces quelques qualités que je m'étais battue pour conserver. Parce que c'est ça, la réalité des choses. On attend éternellement pour quelque chose qui n'arrive jamais. On attend pour un miracle, et il n'est jamais là au bon moment, ni pour la bonne personne. C'est ce malaise qui crée le besoin de s'en sortir. Le besoin de survivre aux combats et aux guerres. Alors je me taisais, sauf quand se taire n'était plus une possibilité.

J'ai vu une fille dans le bar, coincée par cinq autres gars, beaucoup plus forts qu'elle. Elle aurait beau se débattre, elle resterait toujours impuissante. C'était la loi de la nature. Le plus fort écrase le plus faible. Alors elle se ferait écraser, et elle ferait partie de ces millions de visages qu'on ne revoit plus du jour au lendemain, parce que le feu les a brûlé. Et on attendait sans cesse de pouvoir les revoir, on attendait sans cesse de pouvoir les comprendre, mais ils n'étaient que des fantômes, des chimères. Des images que personne ne voulait comprendre. Je me suis approchée, par curiosité, mais aussi par instinct. Parce que la mort, on la voyait tout les jours. On savait qu'elle pouvait frapper à n'importe quel instant. Et la seule chose qu'on pouvait espérer, c'était de voir que quelqu'un se battrait un peu pour nous aussi au moment voulu. Je suis arrivée avec mon plus beau sourire, et j'ai déposé ma main sur le bras du mec qui venait de la frapper. Je l'ai agrippé avec un peu plus de force qu'au début, pour lui faire comprendre le message. « Messieurs, sans vouloir vous déranger dans votre besogne, vous ne pouvez pas agresser des clients dans le bar. Vous devez partir, maintenant. » J'ai toujours su que parfois, les mots suffisaient. Parfois, ils étaient plus forts que les coups, plus forts que les assassins, et qu'ils pouvaient réparer des plaies que personne n'osait guérir. On doit juste stopper l'infection au bon moment. On doit empêcher l'horreur avant qu'elle ne se transforme en démon. C'était cette simple règle qu'on devait entendre, et qu'on devait respecter, pour continuer à se battre. Même si c'était parfois pas suffisant.

J'ai laissé de nouvelles secondes passer, puis je me suis au fur et à mesure rapproché de la fille, pour finir à ses côtés, assez proche pour voir que du sang coulait sur son visage, et qu'elle aurait besoin de quelques soins. Et je devais continuer à jouer mon rôle. Celle de la fille qui sourit. Celle qui se fiche de la peur. Celle qui utilisait ses charmes pour s'en sortir. Comme je l'ai toujours fait. Parce que j'ai tout perdu. On m'a tout pris, et la seule chose qui me restait, et qui continuait à me sauver, jour après jour, c'était ça. Ces seules qualités que j'ai réussi à utiliser, même quand la situation semblait impossible, et que les hurlements de détresse résonnaient à l'intérieur de mon esprit. C'était ce genre de bataille qu'on devait affronter tout les jours. Même si on les évitait, on les voyait toujours revenir au galop. Alors on se bat. « Je vous fait pas chier, mais si le patron voit ça... Je vous rends simplement service. »

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Message Posté Mar 25 Juin - 15:28.


«That's thirty minutes away. I'll be there in ten. »







PROPOS VIOLENTS, ne pas lire si âme sensible

    L’incohérence des événements, leurs successions étranges. C’était un enchainement incompréhensible, une folie monstrueuse qui venait tuer les plus faibles, ceux qui n’arrivaient plus à saisir le vrai du faux. Toi, tu avais arrêté de penser, de chercher des suites logiques. Tu avais arrêté de croire aux miracles et aux jolies fins. Tu t’étais cantonnée à des espoirs brisés et peut-être même des utopies crevées. Rien n’était réglé, le temps s’écoulait et la logique se perdait dans les secondes et minutes. Alors, qu’importe si tes lèvres saignaient, si ton cœur éclatait…le temps continuait sa route et finalement, c’était peut-être le plus important. Il n’allait pas se stopper pour « toi », pour « Stan », la crevarde de l’appartement A. On donne toujours des lettres, au lieu de chiffres, pour les pauvres gens. Ça se confirmait inlassablement. T’étais une crevée, ça coulait dans tes veines, ça rendait la vie plus  terrible…t’étais une crevée et finalement, y avait plus que ça dans ta vie. T’étais une salope de crevée.  Alors tu l’emmerdes le temps, tu l’encules, tu le baises et ça t’fait tenir pour le matin suivant.  Même si parfois, tu aimerais souffler, empêcher les heures de filer, tu ne peux pas lutter, le combat est déjà terminé…tu peux attendre, comme on attend le bonheur, la main tendue et le sentiment qu’il n’arrivera jamais. Tu le sais, d’ailleurs, que jamais, il n’arrivera. Mais tu te bats contre d’autres chimères, le bonheur tu as arrêté d’y croire. C’est une belle connerie. Une salope de connerie qui fait rêver les gens et les fait espérer jusqu’à la mort. Alors que finalement…rien n’est bon, rien n’est possible.

    Il allait de nouveau porter la main sur toi, et tu étais dans l’entière incapacité de te défendre…pour la simple et bonne raison, qu’un connard tenait ta main droite fermement, à tel point que tu sentais ton sang se gélifier à cette partie. Un autre titillait ta main gauche avec le bout de son couteau variant entre ta hanche et tes doigts posés contre elle. Alors, tu allais surement…prendre un coup, bien douloureux. Mais tant pis, tu leur cracherais au visage pour te donner du pouvoir, pour te donner de la force. Ensuite, ils te passeraient à tabac…mais tu n’allais pas gémir. Tu fermas instinctivement tes yeux, le poing se rapprochant trop rapidement. Mais la souffrance ne parvint jamais et tu rouvris délicatement tes paupières pour observer la situation. Et celle-ci était indéniablement surprenante. Elle avait sa main posée sur son bras, celui-ci ayant peut-être rétracté son geste en la voyant arriver. « Messieurs, sans vouloir vous déranger dans votre besogne, vous ne pouvez pas agresser des clients dans le bar. Vous devez partir, maintenant. » Un nouvel acteur, un nouveau film, une histoire qui change, un danger qui se profile d’une autre manière, qui se métamorphose et qui risque d’être plus violent que le précédent. Cette salope venait d’intervenir dans un jeu mortel et elle avait peu de cartes en main. Elle allait crever la gueule ouverte, après s’être violée par ses gros porcs qui vivaient du sexe en pensant le connaître…en réalité, ils n’aimaient pas cela, ils s’en donnaient juste le sentiment.

    « Pardon ? » Les regards étaient tournés vers elle, l’attention légèrement désintéressée de toi. Tu respiras doucement, glissant ta main gauche loin de l’arme, essayant d’atteindre ta baguette. Le gars qui se chargeait de l’arme moldue, semblait obnubiler par les formes avantageuses et voluptueuses de cette intruse. Les larbins du Chef venaient de découvrir que leur pouvoir pouvait être remis en cause et que tous les lieux n’étaient pas des scènes pour des horreurs et de la violence. Ils semblaient d’imbéciles qui venaient de remarquer que la Terre n’était pas plate, mais bel et bien ronde. Et sans le désirer, tu avais une telle envie de rire, que tu dus réprimer le sourire arrogant et sarcastique qui venait titiller ta mâchoire. Pauvres cons. « Ecoutez, nous parlons calmement, c’est tout. » Bah voyons, et le sang qui coulait sur ton visage, c’était toi qui l’avais barbouillé sur la gueule ? Niveau crédibilité, ils avaient un zéro pointé et d’ailleurs…la salope avait dû le comprendre. Elle se rapprocha de toi, et tu sentis une vague de haine envers elle s’étendre dans toutes les parties de ton corps, faisant trembler la jointure de tes doigts.

    « Je vous fais pas chier, mais si le patron voit ça... Je vous rends simplement service. » Sacrément généreuse la gonzesse. La main sur le cœur, hein ? Tu te tournas vers elle, ta gueule défoncée et tu lui affichas un sourire plein de mépris. Elle pensait pouvoir s’incruster comme ça, enfiler les chaussures de la paix, souffler la non-violence ? Elle se prenait pour Gandhi ? Mais dans ton milieu, c’était la haine et la rage qui permettaient de survivre. Le reste c’était des conneries, des faux-espoirs. On ne vivait que par la force de son poing, que par notre capacité à lutter, à combattre, à être une belle enflure. Toi, t’étais l’une des meilleurs…tu savais te glisser dans les habits sombres de la violence, tout en évitant les confrontations désavantageuses. Aujourd’hui, c’était une erreur qui te permettrait d’affiner ton pouvoir, ta tactique de jeu.

    « Elle veut quoi la salope ? T’as cru j’vais besoin d’aide ? Va t’faire mettre. Casses toi pétasse ! C’notre conversation, bien compris ? Grosse chienne ! Tu d’barques com’ça et t’fais la meuf en agitant ta paire de eins’ en croyant qu’ç’va t’aider ? T’rêvé toi hein ? Dites leur hein bandes de connards…qu’on s’bat pour mon putain d’fric que vous m’avez enculé. » Ta salive avait un goût de rouille, et était imbibée de ton sang. C’est dans ces conditions, que tu crachas sur l’un des hommes, celui en face toi. Un rire fou sortit de ta gorge, ta tête se penchant en arrière, pendant que tu saisissais ta baguette. Pour le reste, celui qui tenait le couteau venait de faire une profonde entaille dans ta chair. Et même si une grimace vint se former sur ton visage, des larmes perlant à l’encontre de tes yeux, tu continuas de rire, ultime provocation.

    « On s’casse, elle est tarée. On lui défoncera la gueule un autre jour, là, on va se faire repérer…arrêtes putain, lui nikes pas la jambe ! Et non, John, on baisera pas l’autre ! On s’casse j’ai dit… !!! » Tu n’avais pas eu l’occasion de te débattre, la douleur obstruant ton esprit. Tu continuais simplement de répéter « Mon fric, mon fric », ta main tenant fermement ta hanche, le sang coulant sur le sol…c’était de la faute de cette salope…

    « MON FRIC ! A CAUSE DE TOI…ptain salope…mon fric !! » Tu essayas de te relever, mais tout n’était qu’un ensemble piteux. Tu te perdais dans les synapses de ton esprit, ton corps luttant contre des leurres, contre l’entaille, contre le sang, contre la honte, la haine. Et il n’y avait plus que la terrible réalité qui te frappait au visage.
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Message Posté Ven 5 Juil - 23:43.



« How far we've gone, how far we're going. »


"Stephen King a écrit: Parfois les grandes villes, créer des monstres inhumain."

J'avais envie de croire que c'était faux. Mais bien souvent, nos envies ne sont pas en accord avec le cours des événements. On s'imagine être fait d'acier, on s'imagine invincibles. Des héros construits dans le marbre. On construit des immeubles plus grand que nos maisons, on dépasse chacune de nos limites. On s'endort le soir en pensant qu'on a réussi à être plus fort qu'une autre personne, ou qu'un autre peuple. On se bat pour rester dans la compétition, parce qu'il n'y a plus que ça qui nous maintient en vie. On se désole sur nos sorts, ceux que nous nous sommes nous même créés. On fait un tas de choses en pensant qu'elles seront justes, et justifiées. Et on oublie d'être ceux que nous avons été jadis. Des êtres simples, dénués de colère et de souffrance. Beaucoup d'humain rêveraient de retourner à cette époque, celle où rien n'était compliqué. Celle où tout le monde n'avait qu'à crier « à l'aide » pour qu'on vienne le secourir. Mais les choses ont changés, elles ont évolués. Aujourd'hui, lorsque quelqu'un crie « à l'aide », on continue à avancer, en priant pour que nous ne tombions pas nous même dans ce piège qui l'a fait tomber. La cruelle réalité nous rattrape, et l'idée de moralité a depuis bien longtemps quitté nos esprits. C'est dur de se dire que rien ne nous rattache plus à la condition humaine. Peu à peu, nous sommes devenus des robots. Et j'avais oublié à quel point ça faisait mal de s'en rendre compte.

J'avais tendance à croire que tout pouvait s'arranger, que chaque situation n'était pas définitive. Mais il faut croire que j'avais tort. Parfois certaines choses durent, et sont irréversibles. Et on peut faire tout ce qu'on veut. Hurler, pleurer, prier, rien n'y change. On reste toujours les mêmes, piégés dans la même cage. On se pense libre parce que la terre entière nous appartient. Mais on ne vaut pas mieux que le poisson dans son bocal. Il est limité. Et nous aussi. Notre prison est simplement plus grande. C'est à cause de cette grandeur qu'on a commencé à se sentir puissants. Forts. Comme si rien ne pourrait nous blesser. Des êtres éternels qui n'auraient aucune honte à tout détruire. Je ne voulais pas faire parti de ces personnes là. Mais j'ai vite compris qu'en naissant, je suis déjà rentré dans leur monde, et qu'il est devenu le mien. Je refaisais les mêmes erreurs chaque jour, et je redisais les mêmes idioties. Tout comme eux. Peut être que c'est pour ça que j'avais perdu depuis le départ. Que j'étais devenue cette fille là, cette prostituée parce que c'était la seule chose que je pouvais faire. La seule solution que je pouvais trouver au fond d'un sépulcre qui ne m'appartenait déjà plus. Et quoi qu'il arrive, je pouvais me trouver un tas de raisons, des milliers d'idées pour savoir pourquoi ça s'était passé de cette façon. Mais au fond, je ne saurais jamais la réponse, il n'y a que le destin qui puisse savoir. Et ça me tuait à petit feu, le fait de rester sans réponses. C'était pire que tout.

Je l'ai entendu m'insulter mais j'ai prétendu que c'était de simples menaces dans valeur. Je n'avais pas peur d'elle. Je n'ai jamais eu peur de frôler le danger de si près. Je m'en fichais. Parce que j'étais pas un héros. J'étais un démon de plus se cachant dans un corps possédé. J'étais une idée de plus, une saloperie qui préférait ronger tout ce qui n'existait déjà plus. J'étais une erreur, celle que personne n'a réussi à récupérer. J'avais rien, et elle le savait. Ça se voyait dans mes yeux, que j'étais le reste de quelque chose qui n'existera jamais plus. « Allez, lève toi, on va derrière. » Je l'ai aidée à se relever, j'ai ignoré ses plaintes de douleur, et j'ai passé son bras par dessus mes épaules avant de me diriger vers l'arrière boutique. Je l'ai allongée sur un banc, et je suis allée prendre une serviette que j'ai jeté dans ses mains. « Tu sais, la prochaine fois, je te pousserais dehors avec eux, et tu verras que tu t'en sortiras pas aussi bien que là. » J'ai aussi pris quelques potions qui se trouvaient là pour l'aider à désinfecter ses blessures. Je me suis assise à côté d'elle, et je l'ai regardé, cherchant ce qui aurait pu la détruire. Et je ne trouverais jamais la réponse. J'essayais d'utiliser mes dons de médium sans comprendre pourquoi, parce qu'ils ne servaient qu'à me détruire. « Qu'est-ce que t'as fait pour te trouver dans ce merdier ? »

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Message Posté Sam 6 Juil - 17:00.


«Lookin' back on the track for a little green bag,Got to find just the kind or I'm losin' my mind»







PROPOS VIOLENTS, ne pas lire si âme sensible



    « Allez, lèves toi, on va derrière. » Elle posait ses mains sur ton corps, sur tes blessures, sur tes souvenirs. Elle posait ses mains et tu restais dans l’entière incapacité de lutter. Tu n’avais plus la force, ni l’envie de continuer le combat. Il n’y avait que cette douleur pour te ramener à la vie, pour te rendre plus vivante…et en même temps, pour te rappeler combien la mort se profilait rapidement dans ton monde, où toute souffrance est mère de survie. Encore une fois, tu avais foutu les mains dans la merde et dans le sang, pour quelques souffles de vie. Pour quelques saloperies qui s’échappent des doigts, mais que tu pensais saisir profondément. Car, tu te mentais fréquemment. Tu le savais, mais à force de vivre dans ses illusions, tu finissais par y croire. Tu finissais par croire à toutes les conneries que tu te racontais. Car même si tu connaissais ta réalité, tu n’avais pas toujours la force de l’affronter. Si jeune et pourtant si vieille… Tu avais entendu trop de cris et trop de pleurs. Tu avais vu trop de pays sauvages et trop de rêves écrasés. Tu avais connu des sentiments improbables, dont on ne parle jamais, dont nos lèvres n’osent même pas effleurer les noms. Mais tu n’étais pas plus forte de cela. Tu n’étais pas plus grande, plus héroïne. Tu étais juste humaine et tu te contentais de vivre avec, sans véritablement y penser. Les hommes suivent un chemin, une finalité dont ils n’ont pas toujours connaissance. Tu ne vivais que de ton intérêt personnel, et tu ne savais même pas la fin qui adviendrait. Tu étais humaine. Putain d’humaine.

    Tu t’interrogeais sur les intentions de cette salope aux allures de bonne fée, le contraire n’étant pas adéquat à tes aprioris sur elle. Pourquoi t’aidait-elle ? Par simple envie de faire sa bonne action du jour ? Ou pour véritablement sauver son « bar » de la décadence ? Les malfrats rôdaient dans tous les coins de la ville, et faisaient régner la violence et le marchandage. Tu acceptais le jeu, et ses contraintes, mais visiblement, la salope, n’était pas du même avis quant à son bar. Elle finirait par s’y plier. Elle courberait l’échine et deviendrait tout aussi monstrueuse que toi. Si ce n’est plus. Car, à la différence de toi, il y avait un air aguicheur et manipulateur dans chacun de ses gestes dès que des hommes posés sur elle leurs regards lubriques. Toi, tu n’étais pas là pour plaire, pour rendre ces porcs bouillant de pulsions, plus désireux qu’avant. Qu’ils se touchent la nouille en rêvant de culs plastifiés et de chattes épilées. Tu n’avais aucune envie de participer à cette partie de jambes en l’air internationale. En revanche, la salope devait participer aux festivités…

    « Tu sais, la prochaine fois, je te pousserais dehors avec eux, et tu verras que tu t'en sortiras pas aussi bien que là. »  Elle t’avait allongée sur un banc, ta blessure t’arrachant des douleurs indéfinissables, mais devenant de moins en moins insurmontables à mesure que le temps s’écoulait. Tu t’y habituais. Elle te lança une serviette dans les mains et sous un fond d’ironie mal placée, tu te demandas si tu devais te la foutre au cul ou si elle avait un but utile. Ta jambe, sans doute. Tu te relevais, une grimace venant s’inscrire sur ton visage sanguinolent. Puis, tu appuyas la serviette sur ta blessure. Tu n’étais pas très douée pour ce genre de soins. Pas douée du tout. Tu avais plutôt l’habitude de renverser une bonne bouteille d’alcool sur tes blessures, ne sachant ni utiliser les potions correctement, ni les sortilèges, tes connaissances en magie étant bien trop limitées. Elle revint chargée de tout ce que tu n’avais jamais eu l’occasion de connaître et tu te sentis pleine de perplexité. « Qu'est-ce que t'as fait pour te trouver dans ce merdier ? »

    « Ché pas moi…ptètre essayer d’m’en sortir, sans vendre mon fion. » Tu lui affichas un sourire sarcastique, tes lèvres injectées de sang.  Mais tu n’étais pas juste avec elle. Tu frappais l’aide apportée, plus par honte que par foncière méchanceté. Elle t’aidait dans ce qu’elle appelait « ce merdier » et tu ne pouvais le nier…sans elle, la partie aurait été bien différente. Tu n’étais pas certaine que tu en serais ressortie vivante. Elle t’avait secourue. Tu finirais par l’appeler « mon héros » avec autant de mépris que si elle se serait nommée « princesse ». Mais, tu étais reconnaissante. « Scuse. J’suis pas cool av’c toi Princesse. » Tu glissais ton regard vers elle. « Merci. » Ca t’arrachait la gueule, mais tu étais bien obligée de le dire. Car dans le fond, tu le pensais véritablement.

    « Pas trop d’fficile d’taffer ici ? C’pue le gars en chaleur, ça m’défonce les narines. Faut pas qu’tu taffes pour d’la vermine comme ça…enfin j’peux pas trop ouvrir ma gueule, pa’ce que j’taffe pour  des putains lascars. Des enculés lascars d’merde qui m’ont enculée à sec av’c c’fric volé. J’vais leur faire la peau, j’te l’dis. » Tu crachas sur le sol, le sang s’écoulant à nouveau. Puis tu essuyas ton visage d’un revers de manche, douloureusement.
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You hear me talkin', hillbilly boy? [PM] Calixte & Stan

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