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SEASON FINALE - Kissing his life goodbye.
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Dominus Tenebrae
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Message Posté Mer 11 Sep - 18:54.

Philipp Humphray
It's his death, but a new beginning for all of us.

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Lorsque le ministre leva le bras, le silence se fit dans l'atrium. Il posa sa baguette contre sa gorge. Son visage était froid, dur, confiant. Il venait d'attraper le terroriste le plus recherché d'Europe. Il venait de gagner sa guerre.

« Mes chers compatriotes, il me semble que vous reconnaissez tous le visage de cet homme. Philip Humphray, censé rétablir la paix en Europe. Philip Humphray, censé empêcher la terreur de refaire surface. Philip Humphray, censé trouver les solutions aux dérèglements magiques. Philip Humphray, celui qui nous a trahi. Alors que nous pensions notre société entre de bonnes mains, il complotait avec le reste de l'organisation vulnera samento contre nous. Alors que nous lui avions confié de nombreux pouvoirs, de nombreuses ressources, il les utilisait à son propre intérêt, pour se hisser au sommet. Philip Humphray a saboté toutes nos chances de rendre à la magie sa grandeur et sa stabilité. Il a attaqué vos enfants à Poudlard. Il a détruit l'institut de Durmstrang. Il a semé la terreur en libérant un monstre assoiffé de sang à l'académie de Beauxbâtons. Et il s'en est aussi pris à nous, les londoniens, en transformant en bain de sang ce qui était une offre de paix. Regardez autour de vous, regardez ce compte à rebours qui plane au dessus de Big Ben. Regardez ce cadavre qui flotte juste en dessous. Tout ça n'est l'oeuvre que d'un seul homme. C'est pourquoi il doit mourir aujourd'hui.  »

L'écho de sa voix se perd dans le silence le plus complet. Humphray ne proteste pas. Il sourit. Il fait signe à ses hommes. Le terroriste est agenouillé sur l'estrade. Il semble regarder quelque chose, au loin. Le bourreau s'approche. La lame scintille. Elle s'élève avant de tomber trop bas, avec la tête d'Humphray qui roule sur le sol.

La terre se met à trembler. Un souffle froid envahit l'atrium en même temps que les lumières se mettent à disjoncter. Des cris de stupeur se font entendre. les sorciers ont peur. Et soudain, dans le silence, un homme s'avance au milieu de la foule et pointe sa baguette en direction de Pritchard. Dans un cri ultime, il lance un sort, mais rien ne sort de sa baguette.

La panique s'empare de la foule. D'un geste, Pritchard donne l'ordre à ses hommes de réagir. Mais la magie ne fonctionne plus. Les sorts n'ont pas l'effet escompté, et certains ne se lancent même plus. Certains en viennent aux mains. D'autres se mettent à courir.  Les sorciers sont maudits.

* * *


La magie subit un pic d'instabilité suite à l'explosion de la boîte de Pandore. Les sorts ne fonctionnent plus que très rarement et sont d'intensité variable. Merci d'en prendre compte dans vos RPS.



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Message Posté Mer 11 Sep - 20:00.
Ce que tu fais te ressemble bien peu et pourtant. Oui, tu protèges Adélaïde de cette marée humaine nauséabonde. Une fois tu l’as retenue et une fois tu t’es agacé mais cette fois, c’est un autre sentiment qui te domine : la colère à l’état pure.
Dans la cohue, à nouveau tu entoures Adélaïde de tes bras, tu la sens agitée, tu la sens effrayée. La chose est légitime mais toi, tu refuses de plier et tu regarderas chacun des gestes du bourreau parce que tel est ton rôle. Tu es un témoin de la déchéance sorcière et tu comptes bien te souvenir de cela. Tu écoutes le discours, tu observes attentivement chaque visage. Dans tes yeux… de la haine. Tu respires calmement mais chaque bouffée te rappelle que ces gens respirent le même air que toi.

Le silence se fait. La lame file et tranche la tête du coupable ou de l’innocent, qui s’en souciera désormais ? Sa tête se détache, tu n’en as rien raté. Pas une miette. En cet instant, tu n’as plus foi en rien et pourtant, Merlin savait que tu n’avais déjà plus foi en grand-chose. Mais terminé, ça ne l’est pas. Le sol se met à trembler et la température chute. Cette fois, tu es anxieux.
Tu assistes sans surprise à une tentative d’assassinat mais rien ne vient, pas un seul sortilège, vraiment rien. Tu t’attends à une arrestation rapide mais même la sécurité semble démunie. Tu as déjà vu ça, tu as déjà fait l’expérience d’un sort raté, d’un sort qui n’a jamais fonctionné. Plus de magie. Toi-même, avec Adélaïde dans les bras, tu tentes un sortilège informulé, un autre formulé mais rien ne se passe. Inutile de tenter un transplanage, vous êtes coincés elle et toi, au milieu de ce vaste cloaque.

Sans t’excuser, sans même la prévenir, tu te permets de soulever Adélaïde et de te diriger vers la sortie. Ignorant que d’autres personnes importantes à tes yeux sont là, tu ne souhaites qu’une seule chose, évacuer Adélaïde au plus vite. Sans hésiter un seul instant, tu ne te prives pas pour écarter avec virulence certaines personnes de ton chemin, plus occupées à piailler et s’effrayer que réagir. Quelle bassesse. Tu restes droit et digne, tu ne t’emportes pas. Voilà qui tu es, ce que tu es, un homme hautain, arrogant et toujours, tu te montrera meilleur qu’eux.
Mais malgré tous tes efforts, tu ne peux pas vous faire sortir, cela t’es physiquement impossible. Les sorties sont encombrées, tous se marchent dessus ou en viennent aux mains. Tu écartes d’un geste violent, un coup qui aurait pu vous toucher, et pourtant, tu sembles calme, ce qui est loin d’être le cas. Tu oses regarder Adélaïde et ce que tu vois… ce que tu vois te fera haïr cette journée peut-être autant que l’un de tes vieux souvenirs.
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Message Posté Jeu 12 Sep - 15:56.

SEASON FINALE
Kissing his life goodbye.


Tout le monde doit mourir, non non je recommence, tout le monde a le droit à une mort. Loowelle, sa voisine, sa meilleure amie, ses parents, elle savait bien que tôt ou tard chacun d'entre eux finirait par mourir, certains plus tôt que d'autres peut-être, mais ils auraient le droit à une mort, une mort simple et peu douloureuse, c'est se que tout le monde souhaitait finalement, partir paisiblement, entouré par sa famille, et avoir l'image d'un dernier sourire dans sa tête. Mais cet homme sur l'estrade, lui, n'aurait jamais le droit à tout ça, il allait subir le pire des sorts, il allait périr brutalement, sans ménagement, avec pour seule image de fond des gens apeurés, soulagés , voir ravis de le voir s'en aller de cette façon. Existait-il une manière plus terrible de faire ses adieux à la vie? Être exécuté pour ses convictions, tout perdre parce qu'on a eu la naïveté de croire en nos rêves était surement la pire chose qui soit et le chef des révolutionnaires allait en être le témoin privilégié, l'acteur principal. Regrettait-il de s'être engagé dans cette guerre? Loo' en doutait, après tout, s’il était allé si loin c'est qu'il y croyait, c'est qu'il y avait plus qu'une envie de révolution, toutefois, il ne devait pas non plus être totalement ravis de cette scène, devenir le martyr d'une génération, on en rêve, mais une fois sur le coup, tout devient différent. La belle était vraiment curieuse de savoir ce qu'il ressentait, peut-être pour ménager ses propres sentiments, cette peur qu'elle ressentait, cette crainte qu'elle avait d'être peut-être demain la prochaine. Elle sentait comme une corde autour de son cou, une corde qui se resserrait petit à petit, l'emprisonnant, l'étouffant, sans qu'elle ne puisse rien faire. Cette vision lui sembla si réelle qu'elle se mit à toucher son cou, mal à l'aise, avant d'être ramenée dans la réalité par une voix familière.

Keira était venu assister au « spectacle » . Loo ne put s'empêcher d'afficher une mine surprise en l'apercevant, elle se sentait mal de la voir ici, parce qu'elle savait que ce serait beaucoup d'émotion, beaucoup de sentiment terrible qu'elle ne voulait pas que Keira subisse... Trop empathique, elle sentait d'ores et déjà sa peine et sa souffrance, sans même lui avoir encore adressé un mot. « Keira... T'aurais pas dû venir... » Elle lança ses quelques mots lorsque sa cousine apparut devant elle, les yeux embrumés. Pour une fois, Loo' semblait sérieuse ou en tout cas, peu encline à rire malgré sa tenue du moment. Souffrir ne lui faisait pas peur, elle avait cette impression que la souffrance la suivait depuis toujours, alors un peu plus ou un peu moins, quelle importance, par contre , voir quelqu'un qu'elle aime en faire les frais, ça , c'était plus dur que tout. La petite blonde aurait voulu la convaincre de faire demi-tour, manque de chance, Pritchard venait de prendre la parole, imposant un silence quasi religieux dans l'atrium. Le top départ venait d'être donné et je pense que personne ici n'était certain de vouloir vraiment terminer cette course.

Un discours de politique, voilà ce qui raisonnait dans la tête de Loowelle alors que le ministre débitait son speech. Keira c'était collé à elle, pour trouver sans doute un peu de réconfort, le hic c'est qu'elle n'était pas franchement douée pour les câlins, résultats, elle avait les deux bras presque écartés, tapotant de temps à autres l'épaule de sa cousine en espérant que cela suffirait à l'apaiser. Malgré tout, elle continua d'écouter, espérant secrètement que son discours dur assez longtemps pour que quelqu'un fasse quelque chose, car oui, la Peters était persuadée qu'un révolutionnaire allait apparaître et sauver son leader. Ça ne pouvait pas se passer autrement, cet homme ne pouvait pas mourir ainsi. Elle y crut jusqu'au bout, même lorsque la lame s'éleva dans le ciel, même lorsqu'elle se retrouva à quelques centimètres du cou de cet homme elle y crut, et pour être honnête, même une fois le couperet tombé, elle espéra. Par réflexe, la jeune femme empêcha Keira de regarder la scène, telle une grande sœur protégeant sa cadette, cela serait-il suffisant? Elle n'en était pas sur, en tout cas, ce qu'elle savait, c'est que l'exécution était en train de mal tourné... La panique se faisait sentir après quelques tremblements de terres et lumières vacillantes, les sorts semblaient fuser de toute part, des cris, la peur, pourquoi fallait-il que ça se termine toujours comme ça hein?... « Viens! » Loo' attrapa la main de sa cousine pour l'entrainer derrière une espèce de statue, espérant y être à l'abri, assez en tout cas pour que la belle observe la scène, remarquant bien vite que quelque chose n'allait pas... quelque chose de plus grave qu'une tête coupée. « T'as vu ça? Les sorts ont l'air de totalement disjoncter... » Loowelle plongea sa main dans son sac fourre-tout, en sortant alors quelques fioles multicolores. « Tiens, c'est mieux de ne pas utiliser la magie... Heu... Normalement, cette potion-là fait beaucoup de fumée et l'autre... ça doit un peu exploser, assez pour repousser quelqu'un... mais bon, tu sais bien que j'ai un singe qui aime échanger les étiquettes de mes potions... Donc le mieux...C'est de rester et d'attendre une ouverture pour fuir... » Oui, attendons patiemment la mort ou un héros des temps modernes pour nous sortir de là.
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Wade J. Winchester
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♦ Nota Bene
:
:
: * Balais Friselune et un Nécessaire à balais * Lot de portoloins (LD) * Une fiole de philtre de confusion * Une fiole de potion de sommeil * Un sérum de vérité * Une fiole d'antidote * Une cape d'Invisibilité * Balai encore unique en son genre produit dans un bois encore inconnu qu'on ne connait pas (forcément si il est inconnu) et fait en poils de fesse de troll !



Message Posté Mer 18 Sep - 19:21.
R a d i o – « Tous les sorciers sont conviés au Ministère, dans l’atrium, ce lundi 29 janvier, pour l’exécution publique du chef présumé de la Résistance, vous le connaissez sûrement, puisqu’il s’agit de Philipp Humphray. »

Ces paroles ne cessaient de résonner dans la tête de Wade. Philipp Humphray. Il n’y a pas si longtemps l’étudiant se trouvait dans la même pièce que lui à Durmstrang. Déjà, l’écossais savait que le chef de la Résistance était recherché et pour cause le « Chef de la Résistance » n’était pas une personne que le Ministère voulait voir en vie et encore moins dehors à préparer quelque chose.

Après le 31 décembre, Wade n’avait plus revu Philipp et à vrai dire, il n’avait plus revu personne. Ni January, ni Aubépine… Avait-il trop honte ? Oui et non. Oui il avait honte d’avoir retourné sa veste, de les avoir tous laisser tomber mais d’un autre coté il y avait l’artefact et voilà à présent l’unique chose qui comptait réellement à ses yeux. Il fallait quand même avouer qu’il n’avait pas été dans son assiette depuis qu’ils avaient changé d’année. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Il aimait sa vie « d’avant », il aimait faire partie de quelque chose de secret et d’illégal. Rencontrer et parler à des gens avec les mêmes idées et convictions que lui. Avoir l’impression de protéger des gens ou du moins l’impression de leur ouvrir les yeux… Il se sentait important et utile.

Maintenant, il ne pensait à rien d’autre qu’à son artefact, à la façon de le protéger, de le récupérer. Il était tiraillé entre ce qu’il voulait faire et ce qu’il fallait faire. Oui, au fond, il ne pouvait pas prétendre avoir complètement changé d’opinion… Est-ce qu’il faisait vraiment confiance au Ministre Pritchard… Il le devait pour son artefact mais ses tripes ne semblait pas complètement du même avis. Le garçon se laissait vivre. Il ne prenait aucune décision, se laissait clairement aller. Il était fier, trop fier pour parler de ses doutes et de ses états d’âme à quelqu’un. Il n’était pas prêt. Il n’était pas prêt à se mettre à nu et à qui pouvait-il en parler de toute façon ? Personne.

L’invitation du Ministère était enfin arrivée. Wade n’en croyait pas ses yeux. E n’était donc ni une rumeur ni une blague. Philipp Humphray était bien entre les mains du Ministère et il allait mourir. Devant tout le peuple sorcier. C’est lors de moments comme celui là que le garçon se demandait si Pritchard était l’homme à suivre. Comment pouvait-il faire d’une exécution un événement et publique de surcroit. Le parchemin resta posé sur sa table de nuit jusqu’au « grand » jour. Le Ministère en avait fait une journée fériée afin que tout ceux qui le désiraient pouvaient s’y rendre, afin de célébrer une soit disant victoire.

Wade était écœuré mais il ne se voyait pas rester dans sa chambre toute la journée ne sachant pas ce qu’il se passait à Londres.

Ni une ni deux, il se retrouvait à Londres, aux portes de l’Atrium. Les gens se bousculaient pour rentrer et être le plus proche possible du « spectacle ». Wade ne savait pas à quoi s’attendre et alors qu’il regardait autour de lui espérant y voir un visage familier, un homme s’avança à travers la foule. Les gens s’écartaient sur son passage de peur de croiser son regard. Le bourreau était arrivé. C’était donc vrai. Les gens chuchotaient et dans un certain sens, ça rassurait l’étudiant. Les gens n’étaient pas tous si mauvais et si inconscients.

La vrai question que se posait Wade était de savoir ce que tout cela allait provoquer, ce que ça changerait… Si la Résistance continuerait d’exister… mais ses pensées furent interrompues par le Ministre.

P r i t c h a r d – « Philip Humphray, censé rétablir la paix en Europe. Philip Humphray, censé empêcher la terreur de refaire surface. Philip Humphray, censé trouver les solutions aux dérèglements magiques. Philip Humphray, celui qui nous a trahi. […] Il a attaqué vos enfants à Poudlard. Il a détruit l'institut de Durmstrang. Il a semé la terreur en libérant un monstre assoiffé de sang à l'académie de Beauxbâtons. […] Regardez autour de vous, regardez ce compte à rebours qui plane au dessus de Big Ben. Regardez ce cadavre qui flotte juste en dessous. Tout ça n'est l'œuvre que d'un seul homme. C'est pourquoi il doit mourir aujourd'hui. »

Wade n’arrivait pas à y croire. Que de sottises. Comment le Ministre pouvait-il tout lui mettre sur le dos ainsi ? Il savait ce que pensais le Ministre sur Humphray et sur le cadavre flottant au dessus du compte à rebours mais ça ne pouvait pas être lui, n’est-ce pas ? Ça n’avait pas de sens. Et pourtant, Philipp ne protestait pas, il souriait même, regardant quelque chose au loin. Son sourire donna des frissons à Wade. Comment pouvait-il être aussi serein face à la mort, face à tous les sorciers qui se tenaient devant lui… Il ne savait plus quoi penser… et au moment où la tête du Chef de la Résistance, de son ancien Chef roula sur le sol, un souffle froid envahit l’Atrium et le sol commençait à trembler. Tout partait en vrille et alors qu’un homme tentait de lancer un sort, puis un autre, Wade comprenait que quelque chose ne tournait vraiment pas rond. Ce qu’il devait faire il n’en avait pas la moindre idée. S’enfuir ? Chercher l’artefact ?

L’étudiant en Médecine Magique tenta de jeter un sort mais en vain, sa baguette ne fonctionnait pas. Il fallait qu’il trouve l’artefact… Ceci était peut-être une diversion pour s’en emparer, il ne savait pas mais sans plus attendre, il commença à jouer des coudes pour se rendre vers la sortie.
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J. Clarke Rediston
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Message Posté Mer 18 Sep - 19:27.
Philipp Humphray. Pour être tout à fait honnête, Julia ne savait pas exactement de qui il s’agissait. Bien sur elle en avait entendu parlé, bien sur elle savait qu’il était le Chef de la Résistance mais à part ça elle n’avait aucune idée de qui il était, quels étaient ses buts, ses idées précises, son caractère…

La jeune femme avait toujours hésité ne sachant jamais quelles personnes croire. Normalement, elle n’était pas de nature très naïve mais concernant le chemin à suivre, le clan à rejoindre, elle avait tendance à faire la girouette. Serait-il bizarre de dire que Julia était Résistante et Clarke Pro-Ministère ? Surement mais voilà exactement où elle se trouvait maintenant. D’un coté ses idées, ses valeurs la poussait à choisir Humphray mais de l’autre coté elle avait Pritchard et ses belles paroles, la Confrérie de l’Oracle qui la surveillait et faire un choix n’était pas vraiment de son ressort.

Elle ne pouvait rien faire contre la Confrérie. Ils détenaient son bébé quelque part, la surveillait jour et nuit pour l’empêcher de parler à son mari. Avait-elle vraiment à choisir un camp ? Finalement elle n’en était pas si sure. Ses choix n’affectaient personne et ce n’était pas comme si elle allait se dévouer corps et âme à son nouveau clan…

Au 31 décembre, elle avait « attrapé » une jeune fille « pour le Ministre », une Résistante et l’avait finalement relâchée discrètement. Par la suite elle avait participé à la Réunion secrète avec l’ancien directeur et ses paroles l’avait inspirée mais quand était-il maintenant ?

Elle se rendait d’un pas hésitant vers l’Atrium. Elle n’avait pas envie de voir ce qui allait se passer et pourtant elle devait y aller. Elle devait le voir de ses yeux pour comprendre. Les gens se poussaient pour rentrer et assister à la soit disant mise à mort. Il y aurait peut-être un coup de théâtre mais non. Philipp Humphray allait bien mourir aujourd’hui. Alors qu’elle regardait la tête du condamné rouler sur le sol, elle était restait muette, horrifiée. Elle n’arrivait pas à croire qu’il l’avait fait. Personne n’osait rompre ce silence jusqu’à ce qu’un homme brandisse sa baguette.

Rien. Rien n’était sorti de sa baguette, Aucune magie. D’autres essayèrent aussi sans succès. Elle ne savait pas quoi faire, où se mettre. Instinctivement elle recula jusqu’à avoir le dos collé contre un mur. Au moins si quelque chose devait lui arriver, elle le verrait venir… Elle restait immobile alors que des centaines de pensées commencèrent à envahir sa tête.

Et si le Ministre avait raison, et si Humphray avait bien fait tout ce pourquoi il était accusé… D’un autre coté elle se rappelait que trop bien de l’exécution qu’elle avait vu un peu plus tôt dans le mois, à Poudlard. Dashwood. Elle aurait pu suivre cette homme. Contrairement au Ministre, il lui inspirait vraiment confiance et elle ne se remettait toujours pas de sa mort… Comme si l’espoir avait disparu. Elle se souvenait aussi des documents protégés par es Aurors qu’elle avait trouvé durant son périple avec Kathaleen et Connor… Et puis il y avait son bébé, détenu elle ne savait où par la Confrérie. Confrérie surement de mèche avec le Ministère… Peut-être que si toutes ses histoires étaient terminées il lui rendrait son enfant…

Comme la dernière fois, elle se laisserait vivre, attendant de voir la suite, attendant la bonne opportunité pour faire quelque chose. Comme la dernière fois, elle était là, inutile. Comme la dernière fois, elle n’était qu’une simple observatrice.

Humhumhum:
 
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Message Posté Jeu 19 Sep - 1:08.
Qui est cet homme qui parle ? Qui est cet homme qui ose énoncer ce discours aberrant, illogique... effrayant ? Est-ce là véritablement le Ministre de la Magie, l'homme supposé tous vous guider ? Que penser du berger de cette foule hagarde, débraillée, avide du sang qui va couler, que penser, Merlin, de ce peuple livré à la bestialité et à la sauvagerie primaire des bas instincts de la barbarie ? Comment se réjouir du spectacle de la mort d'un homme, quand il est possible qu'il soit innocent ? Comment ?

La tête qui tombe, tu ne la vois pas. Pas vraiment. Tes yeux la voient, mais ton esprit s'enfuit. De terrifiée, tu es passée à paniquée dans l'échelle de la frayeur. A Beauxbâtons, ce n'était pas pareil – vous luttiez ensemble, le sang qui coulait était nécessaire, c'était la guerre – ça, c'est inutile, c'est tous contre toi, c'est... un spectacle. Toute couleur a fui ton visage : tu es livide, tu es blafarde, tes lèvres sont presque blanches et tu trembles doucement, sans pouvoir te contrôler, tant tu es choquée qu'ils l'aient vraiment fait. Tu n'es pas sensible, tu n'es pas délicate – mais les Anglais te font peur, mais le monde magique te terrorise, tant tout cela te semble dénué de sens.

Graham. Graham te sauve de tout cela – Graham est là, Graham te soulève, Graham t'emporte. Agrippée à lui de toute la force fragile de tes doigts, tu te rends compte que la magie ne fonctionne pas, ne fonctionne plus, ou du moins très mal – la magie s'effondre, et pourtant, cela ne t'effraie pas. Tu redoutes bien plus la bassesse de l'âme humaine que le manque des arcanes façonnées par vos baguettes, dérisoires jouets d'un monde dont les mystères vous dépassent. Tu voudrais t'enfuir, tu voudrais rentrer t'enfermer à la boutique, te noyer dans un bain brûlant pour laver ta honte de n'avoir rien su faire pour empêcher cette horreur – tu le voudrais, mais la foule se presse, la foule vous retient. Ton employé ne t'a pas lâchée, et dans le regard qu'il t'adresse, tu peux lire le même dégoût rentré que celui qui te met le cœur au bord des lèvres. Il peut sûrement voir ta peur, ta rancœur, ton inquiétude et ta douleur, au milieu de ces gens qui se pressent, se frappent, se battent et se piétinent, et de tes doigts crispés, tu lui adresses quelques signes rapides avant de te cramponner de nouveau à lui avec l'énergie du désespoir.

« Emmène-moi loin d'ici. »

Que le monde s'effondre. Tu veux simplement rentrer à la maison.
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Message Posté Ven 20 Sep - 22:47.

Philipp Humphray
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C'était comme s'il n'y avait plus d'espoir. Les cris succédaient aux rugissements tandis que l'assemblée prenait conscience que la magie n'était plus. Que tout ce qu'ils sont, que leur essence même, disparaissait en lambeaux pour des raisons qui leur échappait à tous. L'atrium prenait des allures de champ de bataille à mesure que chacun réagissait à son échelle ; certains avec violence, d'autres avec circonspection, les derniers en essayant vainement, toujours, de faire de la magie.

Du haut de son estrade, Thadeus Pritchard observe la scène, impassible. Personne n'aurait pu dire ce à quoi il pensait, lui qui se dressait à côté du cadavre d'un terroriste proclamé. Autour de lui, personne ne sait quoi faire, on attend qu'il réagisse. Qu'il fasse quelque chose. Puis, d'un signe, il indique à l'un de ses assistants de s'approcher, lui glissant quelques mots à l'oreille. L'autre hoche la tête et disparaît. Il s'avance d'un pas et, d'une voix forte, réclame l'attention de l'assistance. Etrangement, on l'entend, et ceux qui continuaient à l'ignorer furent rappeler à l'ordre. Le chaos avait cette vertu de les faire pendre à ses lèvres : après tout, il était le seul à avoir le pouvoir de tout arrêter.

« L'oeuvre de ses partisans ! Ils veulent notre perte, ils veulent nous prendre ce que nous avons de plus cher, mais je suis en possession de bien plus qu'eux. je suis en mesure de vous rendre ce que vous êtes, votre nature, tout. Je peux vous sauver. »

L'assistant était revenu, accompagné de deux hommes, et chacun portait une boîte qu'ils ouvrirent avec beaucoup de respect. Rutilants, les artefacts de Londres, Poudlard et Beauxbâtons brillaient sous les lumières crues de l'atrium. Alors qu'il les contemplait, trois hommes s'enfonçaient dans la foule, à la recherche de personnes, avant de les tirer sur scène : ils étaient là, tous les trois, tous ceux qui étaient les possesseurs des artefacts de Londres, Poudlard et Beauxbâtons. Le Ministre s'avança vers eux et leur parla à voix basse ; aucun d'eux ne prononça le moindre mot. Ils se placèrent alors devant leurs artefacts respectifs, et, du bout des lèvres, prononcèrent des mots inintelligibles. Un silence de plomb tomba dans l'atrium, puis les murs tremblèrent. Un grondement semblant provenir des profondeurs de la terre fit vibrer le sol, et malgré leurs grimaces trahissant leur douleur, les possesseurs des artefacts prononcèrent d'autres mots. Les tremblements cessèrent immédiatement, laissant place à un phénomène étonnant : des artefacts se dégagea une douce fumée violacée qui se propagea dans tout l'atrium avant de s'échapper par les cheminées.

Bientôt, elle enveloppa toute la ville de Londres.

C'était une chaleur douce et rassurante qui enivrait toute l'assistance, comme une blessure pansée avec soin. Le Ministre, se tournant vers l'assistance, sortit sa baguette et prononça le sortilège de patronus, laissant filer un renard argenté dans l'assistance. Progressivement, d'autres sortilèges, mineurs, fusèrent, et la rumeur se répandit : la magie était revenue.

Et puis, il y a une explosion, puis une autre, et encore une autre.

Des Aurors surgissaient des flammes vertes des cheminées de l'atrium, l'air affolé ; certains avaient de la boue jusqu'au visage. Ils fendirent la foule, rejoignant le Ministre sur l'estrade. Des murmures, des questions, sans réponse. Et puis, soudain, cette rumeur.

« L'artefact de Durmstrang a été régulé. Les résistants ont réussi. »



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