VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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GREGORY & CALIXTE ϟ we might as well be strangers [PM]
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Calixte B. Jones
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Message Posté Dim 18 Aoû - 22:17.



I don't understand your heart.
It's easier to be apart


★ noms des participants: gregory pritchard & calixte jones
★ statut du sujet: privé
★ date: Milieu du mois
★ heure: 22h niark
★ météo: il fait nuit
★ saison: saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 005
★ numéro et titre de l'intrigue en cours:   005
★ intervention de dominus:   nein èé
★ récompenses:   pas encore :(a):





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It’s always a set-up to the pain of losing them. These feelings won't go away, they've been knockin' me sideways, they've been knockin' me out, babe. Whenever you come around me, these feelings won't go away, they've been knockin' me sideways, I keep thinking in a moment that time will take them away but these feelings won't go away
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Message Posté Dim 18 Aoû - 23:36.



« We're strangers in an empty space. »

Le bonheur est un poison. Il nous dévore, peu importe ce qu'on fait. Et au final, peut être que j'étais stupide d'y croire. Peut être que j'étais stupide de penser que tout irait bien, parce que c'était une promesse qu'il avait faite. Peut être que j'étais stupide d'imaginer que les anges déchus pouvaient obtenir une nouvelle chance. J'étais stupide parce que j'avais confiance à tout ce qui pouvait encore marcher. Parce que j'avais confiance aux promesses et que je refusais d'imaginer les trahisons. C'était tellement plus simple de voir tout ça comme ça. Parce qu'on fait toujours des erreurs. On essaie de se retrouver dans un passé alors que c'est impossible. On essaie de protéger le futur alors qu'on sait que rien n'est réparable. Alors qu'on a appris les règles par cœur. On savait ce qu'on risquait. On savait ce qu'on allait perdre, et on a continué à faire les mauvais choix, coup après coup. On a continué à croire qu'on étaient supérieurs à tous les autres. Qu'on réussirait à faire les meilleurs propositions, qu'on était capables de s'en sortir, qu'on était capables de tout détruire par la simple force de notre volonté. Mais c'était un mensonge de plus. Une histoire qu'on était pas capable d'écouter. On était devenus ce dont on avait peur, et ça faisait beaucoup plus mal que prévu. C'était une véritable torture. Une torture lente et incompréhensible. Une torture qui nous rendait fous. Parce qu'on aurait dû savoir que tout allait mourir. On aurait dû savoir que tout allait se retrouver dans le néant. Dans les ténèbres. Dans la mort. On aurait dû savoir que le bonheur ne s'achetait pas. Qu'il ne se méritait pas non plus. On aurait dû savoir que rien n'était juste. Que rien n'était possible. On aurait dû savoir qu'on était rien d'autre que des cadavres prêts à disparaître. Des visages déjà disparus dans la foule. Dans un monde qui n'avait plus de pouvoirs. On aurait dû savoir que les miracles n'étaient que des mensonges. On aurait dû savoir que c'était pas suffisant. Que ça le serait probablement jamais. On se perdait dans cette idée là, et c'était notre erreur. Depuis le départ. C'était l'erreur qu'on aurait dû jamais commettre. Mais celle qu'on continuait à faire, encore et encore. Celle qu'on était incapables de maîtriser, parce qu'on a toujours été plus faibles que ça. Parce que l'être humain était condamné à répéter ses erreurs jusqu'à la fin. Parce qu'il était forcé à se retrouver dans un monde où il n'était qu'une ombre. Où il n'était qu'un cauchemar éternel. Où il n'était qu'un visage perdu dans la foule.

On est persuadés de connaître une personne. On est persuadés de se retrouver face à des anges déchus, et on est persuadés de pouvoir les aider parce qu'ils n'ont pas réellement choisi cette condition. On est persuadés de savoir que tout va bien. On est forcés à se penser parfait. Indestructibles. On pense que tout peut se réparer. Mais un jour, la vérité, c'est qu'on se retrouve face à ce passé qu'on a refusé de voir et de comprendre. On se retrouve dans une vie qu'on ne peut pas contrôler. Dans un mirage qui se dissipe. Et qui devient de plus en plus noir.  Je suis rentrée plus tard, parce que je sortais avec Stan cette nuit-là. C'était devenu simple. Comme si la guerre n'existait pas. Comme si on avait réussi à la repousser assez pour vivre dans une bulle. Mais un jour ou l'autre, tout serait réduit en cendres. J'ai poussé la porte, avec difficulté, parce que je portais des sacs remplis de vêtements. « Hey there, I'm home. » J'ai vu Greg, dans le salon, alors j'ai déposé mes sacs, et je l'ai embrassé, avant de commencer à enlever mon manteau. « God, I saw a dress today, it was beautiful. But they didn't have my size. So I feel like crap. » C'était difficile d'imaginer que tout pouvait s'écrouler. Difficile d'imaginer qu'une question banale pouvait mener à l'horreur. Qu'un cauchemar pouvait en cacher un autre, encore plus grand. Encore plus dangereux. Que chaque minute de bonheur volée nous force à devenir des monstres plus difficiles à combattre. À comprendre. On se persuadait d'un tas de choses, mais on ne connaissait pas la vérité. On ne connaissait pas la cruauté des dieux. Ni leur injustice. Ils nous offraient un destin qu'on était obligés d'accepter. « By the way, would you mind lending me some cash ? There is something I need to do. » Je m'étais assise à côté de lui. J'avais besoin d'argent pour aider Stan, je savais qu'elle coulait. Et j'avais pas le droit de la laisser faire. C'est pour ça que je m'arrangeais pour lui donner un peu d'argent, de temps en temps. J'ai vu son regard changer. J'ai froncé les sourcils, tout en réfléchissant. « Is there something wrong ? »

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Gregory J. Pritchard
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Message Posté Lun 19 Aoû - 14:52.


your voice   | is echoing again

Through catacombs inside my mind And I've been dreaming of revenge


There is something you need to know about your girlfriend, brother. Le doute est une maladie. Un virus. Il suffit d'une piqure, d'un contact et il contamine votre esprit jusqu'à ce que vous n'ayez plus confiance en personne. Il se répand comme un poison. Il abat toutes vos défenses, il vous plonge dans cet état léthargique où la vérité ne semble plus différente du mensonge. Où tout ce qui est vrai ressemble tellement à ce qui est faux qu'on s'y perd. Il oxyde toutes vos certitudes. Aventureux buveur de songes, il avale tous vos espoirs et les transforme en cauchemars. En monstres qui percent votre cœur pour y infiltrer les soupçons les plus sombres. Une gorgée. Une brûlure qui chute le long de ma gorge. Le goût amer de toute une illusion qui s'effondre. De toute la confiance qui a été pillée. De tous ces souhaits qui n'ont jamais atteint les étoiles.  Les pluies acides qui se déversent dans un organisme déjà consumé. Elles finissent le travail d'une autre. Elles achèvent une œuvre macabre.  We already talked about this, Thadeus, you digging into Calixte's life is not only creepy, but just wrong. Mind your own business, for once.  On se dit que si on avait su, on n'aurait jamais refait les mêmes erreurs. Mais c'est faux. Thadéus m'avait prévenu à propos des filles comme elle. Ces filles qui ont des balles de revolver à la place des yeux. Ces filles qui lancent des poignards à la place des mots. Ces filles qui vous avalent comme des verres de whisky. Ces filles pour qui on tombe toujours trop bas, mais pour qui on finit toujours par remonter, aussi, comme si la douleur était une drogue. Comme si elle était devenue vitale, indispensable. Comme si elle ne nous avait pas assez brûlé comme ça.  Trust me on this one. You're going to want to see this. J'ai été trahi tellement de fois que je pensais pouvoir y échapper. Je pensais avoir été immunisé contre tout ce qui me tuait. J'avais déjà bu le poison. J'avais déjà goûté au fruit des morts. Mais j'aurais jamais pensé que ça aurait pu venir d'elle. Pas après tout ce qu'elle m'avait dit. Mais je le comprenais, à présent. Elle était à la fois le vice et la vertu. Elle était la tragédie corrompue. Elle était forte. Et j'étais naïf. Fine, show me. I'm sure it's not something I already know. Je tenais la photo entre mes mains comme depuis quelques heures. Je la fixais, à la recherche du moindre détail qui clocherait. J'essayais de comprendre, de me persuader, de me noyer dans des mensonges. Mais ça ne marchait pas. La colère revenait toujours à la charge, et tout devenait trop dégueulasse, trop regrettable. La vérité, c'est que les mots des prophètes ne sont jamais entendus à temps. La vérité, c'est que l'homme est toujours trop fier pour comprendre qu'il se trompe. Et lorsqu'il le comprend enfin, il est trop tard. Il a déjà laissé entrer le diable chez lui. Il l'a déjà laissé prendre tout ce qu'il avait à donner. Et il se retrouve seul, face à un reflet qu'il ne veut plus regarder. Face à une photo qui lui décrit tout ce qu'il avait toujours craint. J'avais refusé de le croire, au début. J'avais pris la photo et je m'étais barré avec, sans adresser un mot à mon frère. Je m'étais promis de la brûler. De l'enterrer. De ne plus jamais la regarder. Mais c'était plus fort que moi. Et ça m'avait tué. C'était elle. Ca ne pouvait être qu'elle. Elle qui donne une enveloppe à un résistant. Elle qui trahit toute une nation. Et moi avec. Je suis perdu. Je crache de l'air. Je sens le feu brûler. Dans la paranoïa. Dans tout ce que je fui. Dans tout ce qui me fait face. Dans tout ce qui m'encercle. J'aurais aimé lui faire confiance, mais j'en avais plus la force. Et j'ai entendu la porte d'entrée claquer.  Je retourne la photo. Je la pose sur la table basse. J'attends. J'implose.

« Hey there, I'm home. » Un baiser auquel je réponds à peine. Un sourire que je force. Un regard que je fuie. J'ai pas envie de faire ça. J'ai pas envie de tout briser, de tout détruire. Mais elle l'a déjà fait. Alors pourquoi est-ce que je devrais m'abstenir ? J'essaie de faire comme si tout allait bien, mais mon visage est trop crispé. Trop dur. Il fixe un vide trop cruel. Et il s'enferme dans des considérations trop vaines. J'aurais aimé être le plus fort. J'aurais aimé savoir tout ce qu'on me cachait. J'aurais aimé réfléchir à deux fois avant de croire ce qu'on me dit. J'aurais aimé être mon frère. Et tout avoir déjà calculé. Sauf que j'avais pas imaginé la scène des dizaines de fois. J'avais pas répété ce que j'avais envie de lui dire. J'avais pas prévu de long discours. J'avais tourné en rond. J'avais essayé de trouver les erreurs et les fautes. Mais rien n'avait marché. « God, I saw a dress today, it was beautiful. But they didn't have my size. So I feel like crap.  » J'ai levé les yeux au ciel. C'était complètement fou de se dire qu'elle continuait à me mentir avec un tel applomb. J'ai écrasé ma cigarette dans le cendrier et j'ai regardé dehors en attendant que ça passe. En attendant que la colère se tasse. J'aurais jamais cru que je pouvais ressentir quelque chose d'aussi violent à son égard. Je me faisais des idées. Je savais exactement pourquoi j'avais envie de tout casser. De renverser tous les meubles et de hurler à la mort. J'avais pas envie de me dire que j'étais encore tombé dans le piège. Ca faisait trop mal.  «  By the way, would you mind lending me some cash ? There is something I need to do.  » Pour la première fois depuis qu'elle était entrée, je me suis tourné vers elle pour savoir si elle comptait vraiment se foutre de ma gueule jusqu'à la fin des temps. J'avais jamais été parfait avec elle. Je l'avais ignorée pendant longtemps. Mais je croyais qu'on était enfin passés à autre chose. Visiblement, je m'étais trompé. Visiblement, elle cherchait à me détruire et à se venger. Sauf qu'elle avait creusé deux tombes. Et que je comtpais bien la pousser dans la sienne. «  Is there something wrong ?  » Un sourire, faux. Un sourire, froid, effrayant. Un sourire qui voulait dire que je ne la croyais plus, et qu'elle avait intérêt à se barrer si elle voulait qu'on en ressorte indemne. Un sourire qui voulait dire que je savais. J'ai pris la photo que m'avait filé mon frère pour la lui tendre.  «  Why do you need money ? So that you can give it to the resistance ?    » Et toute la rancoeur remontait si vite que j'ai dû me relever. J'arrivais plus à la regarder en face sans éprouver autre chose que de la haine et du dégout. Elle faisait partie de ceux qui avaient tué mon frère.  Pendant tout ce temps, elle s'était servie de moi. Et je lui avais refilé tout ce dont elle avait besoin. Les renseignements, les dates, les coordonnées, tout. Quel con. J'ai haussé le ton.   «  Why ? Why me ? I'm the easy target, I get it, but still. How could you do this to me ?   »

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Message Posté Lun 19 Aoû - 19:27.



« Where the rooms are a collection of our lives : this is a place where I don't feel alone, this is a place that I call my home. »


Certaines choses font mal. Elles nous détruisent, elles nous blessent. Elles nous torturent et on se dit qu'on devrait peut être changer de tactique. On se dit qu'on devrait modifier nos plans. On se promet des choses et on se bat contre les mensonges. On se bat contre ce qui nous torture parce que c'est le seul moyen de s'en sortir. On retrouve des visages familiers, et des visages dont on ignore les traits. On retrouve des personnes que l'on a oublié, des innocents qu'on a pas réussi à sauver. Mais au fond, on reste égoïste. Parce que tant qu'on est encore en vie, on se réjouit du malheur des autres. On se réjouit de leur chute, parce que la nôtre n'est pas encore arrivée. Même si ça finit par arriver à chacun d'entre nous. Même si parfois on se retrouve dans une situation où la logique n'a plus d'importance. On choisit ses batailles. Mais on choisit aussi celles qu'on préfèrent ne pas combattre. On choisit les erreurs qu'on préfère commettre. Et c'est comme ça qu'on se perd. C'est comme ça qu'on disparaît dans un labyrinthe sans sortie. Un cauchemar sans fin. Comme si le sommeil refusait de nous prendre, et comme s'il préférait nous torturer éternellement. Comme si les supplications n'avaient plus aucun pouvoir. Comme si la mort avait fini par gagner, après tout ce temps. Les miracles sont détruits. Les opportunités ne sont plus là. Les visages se tordent dans la douleur. Dans l'incapacité à sortir. Les visages se tordent pour se mélanger à la foule. Et on ne sait plus quoi faire. On ne sait plus réparer les dommages. On ne sait plus ouvrir les yeux des cadavres qu'on a forcé à mourir. On est condamnés à souffrir. Condamnés à disparaître. On est condamnés à se retrouver dans la peine et dans la douleur. Dans le feu du brasier. Un destin qu'on a refusé d'avoir. Dans un destin qu'on a pas pu empêcher. On espère que tout va s'arranger, mais c'est impossible. C'est un combat à la mort. Contre tout ce qu'on a pas pu contrôler.

« Why do you need money ? So that you can give it to the resistance ? » J'ai froncé les sourcils. J'ai pris la photo qu'il m'a tendu. J'ai essayé de comprendre. J'ai essayé de savoir ce qui n'allait pas. Ce que je pouvais réparer. Et j'ai compris la supercherie. J'ai compris ce qui ne marcherait pas. Le passé que je ne pourrais pas contrôler. Les personnes qui avaient plus d'importance que moi. Parce que la famille était tout ce qui comptait, au final. Les liens du sang qui nous protège quand plus rien n'existe. Quand tout n'est qu'un lointain souvenir. Je ne pouvais pas me battre contre son frère. Je n'en avais pas la force. Je pouvais juste essayer de lui faire entendre raison. Tout en sachant que c'était impossible. Que je n'aurai pas la possibilité de tout réparer. Il avait tout détruit. Il avait tout écorché. Jusqu'au bout. Il n'y avait plus d'espoir. Plus de vie. « Why ? Why me ? I'm the easy target, I get it, but still. How could you do this to me ? » Je me suis relevée rapidement, je ne comprenais pas. Et pourtant c'était simple. J'avais perdu. Et c'était impossible de retrouver ce que j'avais auparavant. « What the hell are you talking about ? » Je regardais à tour de rôle la photo, puis Greg.« This... This is not me, I've never been in this place, never. » J'étais abasourdi. C'était impossible. « This is a trick, this is not me, I swear. I only need money to help my best friend, Stan, she's in big trouble, this is the only reason. » J'étais désespérée. Et soudainement, j'ai arrêté. J'ai réfléchi. J'ai compris ce qui n'allait pas. Le soucis que j'étais incapable de réparer. Le problème que je ne pouvais pas résoudre. C'était un cauchemar que je ne pouvais pas maîtriser. « How dare you doubt of me ? This resistance and ministry fight is really getting into your head. » Je ressortais tout mes doutes. Parce que j'avais plus rien. « Plus, even though I'm in nobody's side, these poor people are dying every day. People are dying every fucking day because of this... war for power. » Je me suis avancée vers lui. Je voulais qu'il comprenne que ce n'était pas sa guerre. Ça ne l'a jamais été. Ça ne pouvait tout simplement pas être sa guerre. J'avais peur de ce qui pouvait se passer. De tout ce qu'on ne pourrait jamais contrôler. « You're not your brother, you never were. » Les cauchemars ne se réparaient pas. Ils ne pouvaient pas se guérir. Plus maintenant. « He's trying to change you into him, and it's sick. Please, just believe me. » Je me suis pincée les lèvres. C'était ma dernière chance. Mon dernier espoir. Celui que je ne pouvais pas avoir. Celui auquel je n'avais pas droit. « I... I love you, I wouldn't betray you. »

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Message Posté Mar 20 Aoû - 0:38.


the things we lost   | in the fire fire fire

Tenderly they turned to dust all that I adore


J'ai toujours pensé que le passé était un piège. Une puits sans fonds dans lequel on se perd trop vite, trop longtemps. Un poids qu'on tire et qui nous empêche d'y voir clairement. Un miroir qui ne reflète rien. Parce que parfois, les souvenirs sont gravés dans la pierre la plus froide. Comme un rappel constant de toutes les erreurs qu'on a commises. De tout ce qu'il faudra éviter. Parfois, les souvenirs sont plus doux. Plus chauds. Plus beaux. Ils nous bercent d'illusions et de mirages. Mais lorsqu'on y reste trop longtemps, dans cette terre qui a les morts pour princes, qui sait quels sont les monstres qu'on réveille ? La culpabilité. Les regrets. Le plus amer des sentiments. Celui qui reste quand on se rend compte que tout ce qu'on a vécu n'est qu'une vaste mascarade. Le vide le plus cruel. Le vide le plus abject. Le vide qui vous détruit. Et le silence qui s'empare de vous.   Je la regardais. Bordel, ce qu'elle jouait bien la surprise. Si j'avais pas connu la vérité, j'y aurais presque cru. « What the hell are you talking about ? This... This is not me, I've never been in this place, never. » J'ai détourné les yeux. J'arrivais plus à la regarder.  Je m'interdisais d'y croire. Je m'interdisais de croire un seul mot qui sortait de sa bouche. Elle en avait déjà trop fait. Elle avait déjà trop détruit sur son passage. Elle avait tout brûlé. Et on essayait de respirer dans une pièce qui était envahie par une fumée de plus en plus opaque. Il n'y avait plus d'espoir. Plus d'explication. Plus d'excuse. Je vis beaucoup, mais j'oublie rien. C'était la fin.  « This is a trick, this is not me, I swear. I only need money to help my best friend, Stan, she's in big trouble, this is the only reason. »  J'ai levé les yeux au ciel. Me prendre par les sentiments. S'en sortir avec des excuses bidons. Elle m'avait vraiment bien cerné. Et ça me révoltait de voir que c'était aussi simple que ça pour elle. Elle m'avait manipulé depuis le début, et j'étais tombé dans le piège comme le dernier des cons. Ne jamais suivre l'espoir. Plus jamais.  « How dare you doubt of me ? This resistance and ministry fight is really getting into your head. » J'ai tourné la tête vers elle en haussant les sourcils. Elle voulait vraiment jouer à ce jeu là ? La loyauté est un bien précieux. La loyauté, c'est ce qui soulève des foules et déchaîne la colère. La loyauté, c'est ce qui est à la base de toutes les guerres. C'est ce pourquoi on se bat. C'est ce que craignent les ennemis. C'est ce lien dont on abusera encore et encore jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. J'avais jamais montré de grand intérêt pour la politique jusqu'à ce que la résistance ne tue mon frère. Ils n'étaient plus des héros. Ils n'étaient plus des images, des idéaux. Ils étaient des meurtriers, et ils devaient payer.  « Plus, even though I'm in nobody's side, these poor people are dying every day. People are dying every fucking day because of this... war for power. » Je l'ai vue s'approcher, alors je me suis déplacé. J'avais aucune envie d'être près d'elle. Sa présence me dégoutait. Tout ce qu'elle représentait, tout ce qu'elle disait, tout n'était plus qu'une illusion détruite. Des éclats de verre qui tranchaient mes pieds. Et elle faisait comme si de rien n'était. Comme si son malheureux mensonge pouvait continuer de vivre. Elle ne remarquait pas que mon regard avait changé. Elle ne remarquait pas que la colère habitait mon visage.  « You're not your brother, you never were. » J'ai froncé les sourcils sans comprendre ce qu'elle voulait me dire. J'ai ignoré toutes ses requêtes et toutes ses complaintes. J'ai chassé tous les rêves et toutes les promesses. J'ai regardé le monde couler dans les abysses. J'ai admiré ma défaite. Et je me suis promis de ne plus jamais faire confiance à personne. «   He's trying to change you into him, and it's sick. Please, just believe me. » Un éclat de rire.  C'était la chose la plus stupide que j'avais jamais entendu. Thadéus était un menteur. Un manipulateur. Mais  c'était avant tout mon frère. Et je savais qu'il ne me ferait aucun mal. Il me l'avait toujours dit. Il cherchait à me protéger des gens comme elles. Des gens qui profitaient de mon nom, de mon statut pour m'extorquer tout ce qu'ils voulaient. J'ai toujours été le plus naïf des trois. J'ai toujours cru que les êtres humains n'étaient pas naturellement égoïstes. Mais ça, c'était le plus beau mensonge que je m'étais jamais raconté.   «    I... I love you, I wouldn't betray you.»

Je l'ai regardée, quelques instants. J'ai cherché les mensonges. J'ai cherché la vérité. Puis j'ai laissé la colère prendre le contrôle de tout ce que j'étais. J'ai laissé ma main se refermer sur son poignet pour la rapprocher de moi. Pour la regarder de plus près. Pour qu'elle arrête de mentir. Pour qu'elle arrête de parler. Pour qu'elle arrête de déchirer tout ce que j'étais. Pour qu'elle me laisse en paix. C'était tout ce que je demandais. La paix. Après quelques secondes de silence, j'ai lâché son bras et je me suis éloigné. « Shut up Calixte, this is not a game.   » Ma voix était froide, mais elle tremblait. Elle était secouée par toute la colère que je ne maîtrisais pas. On dit que le deuil est un processus qui comporte cinq étapes. La première est le déni. La dernière est l'acceptation. Mais moi, je ne pourrais jamais accepter la mort de mon frère. Je ne pourrais jamais pardonner à ceux qui l'avaient réduit en poussière. Le deuil est une condamnation à mort. Une guerre perdue d'avance. Je n'arriverai jamais à me libérer de toute cette colère. Même avec les cadavres des meurtriers de mon frère allongés à mes pieds. C'était tout simplement inconcevable. Et ça me révoltait.  «   Of course I'm not my brother, if I was, none of this would  have happened.  He warned me that you'd do that. He warned me you'd deny the whole thing and turn me against him.   » Je parlais de plus en plus fort, parce que j'avais de plus en plus de mal à maîtriser mes propos. J'avais deplus en plus de mal à enfermer la colère. Tout m'échappait. Il n'y avait plus de contrôle, plus de filtre, plus rien, juste le chaos qui établissait les limites de son royaume et qui brûlait tout sur son passage. Juste la douleur qui me détruisait de l'intérieur. Qui figeait mon cœur dans une pierre glacée.  Je me suis retournée vers elle en pointant la photo du doigt. «  When I think about it, it's all coming together pretty clearly now. David felt like someone was spying on him. Like he was in danger. Dalia got those letters. And Circee... It all started when you came back. Of course it did, how could I have been so stupid...  How could they have known where he would be the night they killed him ? You told them. You told them everything... And I just... I can't believe you did this.  » Je lui ai arraché la photo des mains avant de l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce.  «  A trick, huh ? That's it ? That's all you came up with ? I know you don't like him but I'm pretty sure Thadeus has something else to do of his days than editing pictures of you. He's the fucking minister of magic. No offense but some of us actually have to work to get their money.   » Là, c'est à ce moment là que tout a disparu. L'amour, la peur, l'espoir, tout s'est envolé et a laissé place à la rage la plus destructrice. J'étais hors de moi, littéralement. J'assistais à la scène de l'extérieur, sans comprendre. J'ai renversé tout ce qui se trouvait sur la table basse. Les vases, les objets, tout. D'un revers de main, tout se retrouvait sur le sol. Et c'était que le début. Parce que ma haine remontait le long de ma gorge. Parce que la guerre prenait possession de tout ce que j'étais. Parce que je me suis retourné vers elle et que je l'ai fixé avec un regard dégouté. A ce moment là, je criais. «  Of course I'm letting it get into my head, because this war of power, it's my life ! This is my fucking life whether I want it or not. They killed my brother. What do you expect me to do ? Sit around and do nothing, like you ? I'm fighting against those terrorists. I'm fighting because I don't want them to kill more innocent people. I will not rest until those bastards are behind bars and pay for what they've done to him. But forget it, you don't have a family. You don't know what it's like.   » Puis tout s'est arrêté. La tension est retombée. L'étrange impression d'avoir dépassé la frontière. D'être à un endroit inconnu. Un endroit où on n'aurait jamais imaginé se trouver. L'impression de ne pas être à sa place, ici, avec elle. Le dégout quand on repense à tout ce qu'on a vécu. L'amertume quand on repense à tout ce qu'on aurait pu vivre. La déception de voir que tout s'arrêtait là. Une voix plus calme, plus posée. Une voix qu'on ne reconnaît pas.  «  I can't believe I fell for the whole damsel in distress thing. I should have fucking seen it coming. The bar, the filthy client, the blood. It was a brillant con. Too bad you got confortable and forgot about details.   »

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BAD BLOOD That these are the days that bind you together, forever And these little things define you forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry? It's been cold for years, won't you let it lie? If we're only ever looking back We will drive ourselves insane As the friendship goes resentment grows We will walk our different ways But those are the days that bind us together, forever And those little things define us forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry?It's been cold for years, won't you let it lie?
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Message Posté Dim 1 Sep - 13:20.



« Oh lights go down, in the moment we're lost and found. »

On pense souvent à tout ce qu'on aura plus jamais. On pense à chaque minute perdue. On pense aux visages qu'on ne reverra plus jamais. On repense à la colère qu'on ne sait pas contrôler, celle qui nous détruit peu à peu, celle qui nous fait mal et qui nous blesse du début jusqu'à la fin. On pense à la haine qui contrôle nos pensées quand il ne reste plus rien. On essaye de se soulager avec l'idée de tout ce qu'on ne sait déjà plus. On aimerait pouvoir disparaître, dans un endroit où certaines choses auraient encore une valeur. Dans un endroit où on aurait encore la possibilité de s'échapper, même si ce n'était pas pour longtemps. On se rassure avec tout ce qu'on a déjà plus. On se rassure avec tout ce qu'on aura jamais plus. On se dit qu'on finira toujours par perdre. Qu'on finira toujours par avoir mal. Même si ça semble déjà loin. On a peur. On a mal. Et on souffre. Mais on se dit que c'est assez. On se dit qu'après tout, on aura le courage de continuer le lendemain. On se dit qu'on aura la force de se battre contre les ombres qui nous assaillent. On se dit qu'on aura la capacité d'ignorer tout ce dont on a pas besoin. On entend les pires horreurs, et on l'accepte quand même, parce que c'est la seule chose qu'on a. Parce que c'est quand on a plus rien qu'on découvre le véritable courage. Celui de se battre. J'étais incapable de le laisser dire tout ça. J'étais incapable de l'entendre dire tout ce qu'il ne pouvait pas connaître. Je savais ce que c'était. Je savais qu'il n'avait pas la force de combattre ce que son frère maîtrisait déjà. Il voulait se battre dans une guerre qui ne lui appartenait pas. Il voulait se battre pour de mauvaises raisons. Et j'avais été utilisée comme monstre. Comme visage à abattre de la carte. Parce que j'étais celle qui aurait pu changer son avis. Je suppose qu'on avait compris qu'au final, j'avais perdu ce pouvoir plus rapidement que prévu. J'attendais trop de choses. Je pensais qu'on pouvait parfois changer le pouvoir sacré de la famille. Mais c'était impossible. La famille était tout ce qui restait. La famille était tout ce qui comptait pour lui. La famille était tout ce qu'il possédait, et tout ce que je n'avais déjà plus. Parce que eux, ils avaient choisi de m'abandonner. Parce qu'ils avaient choisi de partir. Parce que j'ai vécu chez une tante qui aurait préféré me voir morte. Et parce que cette valeur qu'il possédait, je ne l'ai jamais eu. Ce que je disais ne comptait pas. Ça n'a jamais compté.

J'étais bouche bée. J'arrivais pas à y croire. J'arrivais pas à y penser. J'ai dégluti avant de m'avancer vers lui. « I can't believe you. I really really can't. » J'essayais de contenir l'émotion dans ma voix, parce que c'était plus le moment d'apparaître comme étant faible. Parce que c'était plus le moment d'être celle qui avait mal. C'était le moment de lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas gagner. « You don't know anything about me. You don't know anything about my family. You weren't even here. » Et pourtant, c'était de plus en plus dur. C'était comme se trancher les veines, encore et encore. C'était comme essayer de comprendre quelque chose qui était incompréhensible. C'était comme essayer de trouver une solution à un problème qui existait depuis des siècles. « You don't fucking know the first thing about my past, so don't even start talking about it. You have no right. » La colère redevenait plus forte. Plus forte que la douleur du jugement. « Your precious family is getting into your head. Your brother is making his war, your war. He is messing with your head and you don't even see it. » Et tout se mélangeait. La rage. La peine. La déception. Comme si j'avais tout retrouvé pour qu'on puisse me l'arracher. « I trusted you this whole time. You told me you trusted me too, I stoped everything for you. I'm looking for a new job, if that's your definition of sitting around and doing nothing. I left everything for you, because you asked me to. I fucking did it and see where it got me. » Je le regardais sans baisser les yeux. « You're always lying, isn't it ? You lied all these years ago, and that's what you do now. I don't even know why I believed you in the first place. » Ca faisait mal. Ça faisait bien trop mal. Et je m'en voulais d'avoir été aussi conne. « There was a time when you thought these people's fate was unfair. Where did it all go ? Your brother died, fine. Mourn him. Think about him. Don't fight in a war in which you didn't even know his side. Maybe David was in the resistance. Maybe he only got killed because he was the minister's brother. Did you think about that ? » Sauf que je n'arriverais pas à le raisonner. C'était trop tard. « No you didn't. Your other brother thought about it for you. How convenient. »

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It’s always a set-up to the pain of losing them. These feelings won't go away, they've been knockin' me sideways, they've been knockin' me out, babe. Whenever you come around me, these feelings won't go away, they've been knockin' me sideways, I keep thinking in a moment that time will take them away but these feelings won't go away
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Message Posté Sam 19 Oct - 18:59.


no one's   | got it all

he never saw it coming at all


Le problème, avec les deuxièmes chances, c'est qu'on sait qu'il n'y en aura jamais de troisième. Et plus je l'écoutais, plus je m'en rendais compte. Il ne restait plus rien de la fille que j'avais rencontré à Poudlard. Et c'était peut-être parce que je venais de détruire le peu de chose qu'on avait réussi à sauver. Mais j'étais persuadé de ne pas être le seul coupable dans cette histoire. Parce que c'était bien facile de tout me foutre sur le dos, mais j'avais rien à voir avec la fille qu'elle était devenue. J'avais rien à voir avec la prostituée, avec la fille sans espoir, sans courage. C'étaient ses choix, pas les miens, mais à chaque fois, c'était moi qu'elle blâmait. Jusqu'ici, j'avais assumé une faute que je n'avais jamais commise. Mais à présent, j'avais plus aucune raison de le faire.  Parce que le truc, c'était qu'il ne restait plus rien de moi non plus. Toutes mes certitudes, tous mes principes, tout ce en quoi je croyais, tout ce en quoi je ne croyais pas, ça n'avait plus aucun sens et j'arrivais plus à déceler la vérité du mensonge. Et j'ai essayé de vivre comme ça. J'ai essayé de me réveiller le matin en me disant que tout irait bien. Mais ça n'a jamais été le cas. J'ai essayé d'oublier tout ce qui me tirait vers le bas. Mais j'ai jamais atteint la surface. J'ai essayé de me tenir la tête haute et d'affronter tout ce qui m'attaquait. Mais j'ai lâché les armes avant même d'avoir donné le premier coup.  Elle s'est fait une image de moi qui a toujours été fausse. J'étais pas un héros. J'ai jamais cru que ces connards de résistants valaient la moindre chose. J'ai regardé des soldats les tuer sans éprouver le moindre remords. J'ai regardé une armée leur voler des vies qu'ils avaient déjà pris à d'autres. Et à présent, elle s'en rendait compte, et moi avec. Je valais pas mieux que ceux que je détestais. Je valais pas mieux que le reste du monde. Je valais pas mieux que la guerre civile et que le sang sur les pavés de Londres. Je disais des choses que je regrettais. J'entendais sa voix se briser. Je détruisais toutes les promesses. Je faisais comme si elles n'avaient jamais existé sans même avoir la conscience de le faire. C'était un fardeau trop lourd à porter. J'arrivais pas à la haïr, mais j'arrivais plus à l'aimer. J'avais envie de lui pardonner, mais j'arrivais pas à oublier.  Et c'était de plus en plus dur d'affronter un avenir que je ne voulais plus connaître.

« Ok.  » Dans une voix basse, comme si toute la colère avait disparu. Mais elle était bien là, et je me souvenais de chacun de ses mots. La vérité, c'était que j'en avais plus rien à foutre. Que j'avais envie de me barrer de cette maison. Et peut-être que je fuyais, mais c'était toujours mieux que de rester avec elle. Que de l'écouter me mentir, encore et encore jusqu'à ce que je finisse par la croire. Elle me prenait pour ce grand manipulateur, celui qui l'avait piégée dans un truc dont elle ne pouvait plus sortir. Mais c'était moi qui gobait toutes ses histoires depuis le début. C'était moi qui finissait toujours par trahir un côté. J'en avais plus qu'assez d'être le coupable, celui qu'on blâme pour tout ce que l'univers n'a pas réussi à faire. J'ai baissé les yeux et j'ai commencé à me diriger vers notre chambre.  « Clearly, we've reached a dead end and I can't even look at you anymore.   » J'ai pris un sac dans le placard, j'y ai foutu quelques affaires, le strict minimum, parce que j'avais pas envie de m'éterniser. Parce qu'il fallait que je parte. Ca devenait presque vital de sortir d'ici. Presque vital de respirer un autre air que le sien. Je suis retourné dans le salon pour prendre mon blouson. Je fuyais son regard comme on fuyait la peste. Je parlais d'un ton si détaché que j'avais du mal à reconnaître ma propre voix.  «  I'm going to stay at my brother's for a while. I need some time to think this through. And I think you do too. Stay here or don't, I don't care. I'll be in touch.  » Ce n'est qu'en me rendant vers la porte que j'ai compris la gravité de la situation. Alors, par réflexe, je me suis arrêté. Je savais qu'il n'y aurait pas de retour en arrière possible. Je savais qu'on n'était pas censé prendre de décisions quand on était en colère comme je l'étais. Mais j'ai pas écouté ma conscience. J'ai pas entendu tout ce qu'elle me disait depuis le début. J'ai suivi la seule voix que je connaissais, celle de la fuite. Je me suis retourné, furtivement. J'ai relevé mes yeux vers les siens. « I've never lied to you Cal'. I lie to a lot of people, but not to you.  » Une lente expiration et j'ai ouvert la porte. « Take care.  »

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