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Stan & Calixte △ we're marchin' on
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Message Posté Sam 28 Déc - 18:51.
There's so many wars we fought
There's so many things were not


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Stan & Calixte :(a):
ϟ étiologie du statut subjectif ▬ privé, flashback
ϟ datation approximative du moment exact ▬ début février
ϟ cadran lunaire appréciable ▬ début de soirée
ϟ météorologie sorcièrement acceptable ▬ pluvieux
ϟ saison saisissante et palpitante ▬ entre saison 2 et 3
ϟ intrigue globalement intriguante ▬ entre saison 2 et 3
ϟ chatiment divin exigible ▬ nein :D

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It’s always a set-up to the pain of losing them. These feelings won't go away, they've been knockin' me sideways, they've been knockin' me out, babe. Whenever you come around me, these feelings won't go away, they've been knockin' me sideways, I keep thinking in a moment that time will take them away but these feelings won't go away
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Message Posté Sam 28 Déc - 18:54.

We'll have the bonds that we save, but we'll have the heart not to lose it.


On voyait les choses sans réaliser à quel point elles étaient fragiles. On découvrait trop facile à quel point le monde était trop sombre, trop difficile à supporter. Et parfois on se rappelait de pourquoi est-ce qu'on faisait tout ça. On se rappelait qu'au fond, on était tous les mêmes. On étaient tous terrifiés par une guerre qui continuait de grandir de plus en plus rapidement. On étaient tous terrifiés par l'adversité des choses, par le fait que personne ne soit réellement capable de changer les choses. On se cachait derrière des faux semblants et des idéaux qui ne nous appartenaient pas. On se cachait dans le mensonge et dans la réalité trop cruelle qu'on ne pouvait pas toujours contrôler. On inventait une nouvelle vie jusqu'à ce qu'elle puisse nous convenir, comme si c'était réellement ce dont on avait besoin. Et après trop d'années passés à avoir peur, on arrêtait de se déguiser. On arrêtait d'inventer une histoire qui n'était pas pour nous, qui n'était qu'une chimère. Une réalité alternative dont on ne pouvait se satisfaire. On continuait de faire peur aux monstres en espérant que ça serait assez, mais c'était juste une illusion. C'était juste un mensonge de plus. J'étais cette fille qui aurait voulu tout gagner. J'étais cette fille qui continuait de tout perdre. J'inventais des miracles en prétendant qu'ils m'appartenaient. J'inventais des mirages que personne ne pouvait comprendre, que personne ne pouvait saisir. Et c'était ça, mon problème depuis le départ. J'étais la fille qui ne parvenait pas à vivre, la fille qui continuait de mourir, et celle qui ne parviendrait jamais à s'en sortir totalement. J'avais choisi de fuir et d'abandonner trop de fois, et au final, j'étais déjà plus rien. J'étais déjà un souvenir enfermé dans une boîte, seule dans une grande maison vide où personne n'était là pour me retrouver. Où personne ne pourrait jamais comprendre le véritable sens du mot solitude. C'était comme espérer quelque chose un peu trop fort, et finir par réaliser qu'il n'y a pas d'autres solutions, pas d'autres miracle. C'était comme voir sa propre déchéance, et continuer à y assister sans réaliser que personne ne pouvait réellement changer les choses. Sans réaliser qu'aucun sortilèges, aucune magie ne pouvait guérir ça. J'ai toujours pensé que la magie était la seule chose qui pouvait me tirer d'affaire. Comme si après tout ce temps, le seul mérite qu'on avait, c'était de se retrouver face à l'adversité des choses, face à la cruauté de tout ce qu'on a été incapable de voir. On avançait tous dans la même direction. Sorciers comme moldus. On avançait vers une mort certaine, vers une mort qu'on ne pouvait pas encore arrêter. On voyait les visages de ceux qui n'avaient pas pu s'en sortir, et on continuait à avancer, parce que c'était plus simple. Parce que c'était moins cruel, et parce que c'était plus rassurant d'agir de cette façon. Agir comme si rien ne comptait, comme si tout ce qu'on avait pu vivre, comme si tous les souvenirs ne nous manquaient pas. On agissait tous comme si on ne voulait pas retourner en ce temps où tout allait bien. Où on allait à Poudlard, et tout ce qui pouvait nous détruire, c'était les quelques bagarres de temps à autres. La vérité, c'est que quand on grandit, on a plus ce confort là. Parce que plus personne ne nous attend à la maison.

J'ai regardé autour de moi, en entrant dans le bar, parce que je savais que Stan y serait. Elle était souvent là, après tout. Avec le temps, c'était devenu la seule amie qui comptait. Même si on n'était pas exactement pareilles. Même si parfois on ne parvenait pas à se comprendre. Et même si parfois c'était trop dur de voir qu'on se battait pour des raisons différentes. Mais c'était ça, l'important. Voir qu'après tout ce temps, l'amitié durait. Sans forcément toujours se briser. Elle n'était pas du genre à pleurer sur son sort. Moi non plus. Mais c'était peut-être parfois un peu trop lourd, et même si on ne le disait pas, on continuait à se battre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune autre solution. Je me cachais sans savoir pourquoi. Je me cachais sans savoir comment est-ce qu'un jour on parviendrait à s'en sortir. Je me suis avancée jusqu'au bar, là où elle était assise. J'ai commandé un verre de whisky avant de m'asseoir à ses côtés. Je l'ai regardé, et je voyais tout ce que la vie nous poussait à devenir. Je voyais que pour survivre, il fallait parfois se défendre plus qu'on ne le devrait. Je voyais que l'être humain pouvait tomber en ruines, mais toujours se relever, parce que parfois, c'est tout ce qu'on peut faire. Je voyais que je pouvais toujours l'avoir à mes côtés, même si on étaient comme l'eau et le feu. Même si on pouvait réaliser que tout était trop opposé, trop différent. On ne perdait jamais réellement. « Alors, toujours en vie, Stan ? » J'ai pris une gorgée de mon verre. « Ça faisait longtemps. »

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Stan A. Jablonowski
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Message Posté Mer 22 Jan - 3:07.
    « Alors Stan, on t’voyait pas trop en ce moment ? » Tu te tournas vers ton interlocuteur et lui affichas un sourire plein de mépris en répliquant dans le même temps : « M’les toi de ton cul. » Il est vrai que ces derniers temps, tu n’étais pas réellement sortie de ton appartement, sauf pour quelques courses, obligatoires et pour ton travail. Il faut dire qu’avec l’étrange vie qui se tramait, tu n’avais pas réellement pu traîner dans les rues lugubres, déplaçant ta carcasse selon tes envies. A cela s’ajoutait ton renvoie –pour des raisons obscures- d’Azkaban, qui t’ennuyait profondément et te désolait, si bien que tu préférais rester dans ton 8m² à t’essayer aux potions ou aux sortilèges, selon ton humeur. Mais depuis quelques temps, tu avais découvert une attraction plus enivrante que les autres. En effet, pour arrondir tes fins de mois et éviter de fouiller dans quelques poubelles pour te nourrir, tu avais pris la décision d’intégrer le réseau aussi controversé que terrible de la drogue. Plusieurs dealeurs avaient rejoint Durmstrang, comme résistants et d’autres avaient disparu de la circulation, si bien qu’il n’y en avait plus beaucoup pour subvenir aux besoins de tous ses camés en manque de piqûres. Mais, toi, tu ne voulais pas faire une drogue moldue. Hors de question de te rabaisser à ces vermines. Tu voulais quelques choses de puissant, de magique. Quelque chose de nouveau dans le monde des sorciers.

    Tu travaillais donc sur une substance révolutionnaire, mettant à profit ton amour étrange pour les potions en mélangeant les substances afin d’obtenir quelque chose d’extraordinaire. Une barrière entre l’irréelle et la peur. Le seul problème, c’est que tes résultats n’avaient pas été florissants du tout. Les ingrédients étaient, de plus, si chers qu’il fallait trouver des alternatives à ce problème. Des alternatives rarement efficaces, soyons d’accord. Et face à ce manque de réussite, tu pris vite conscience que tu ne pouvais pas faire totalement cavalier seul. Il te fallait un homme de potion, un « cuisinier » comme on les nommait dans le milieu. Bref, un homme ou une femme qui serait capable de fournir quelque chose de fabuleux. Mais à défaut, d’en avoir trouvé, tu commençais à ressortir, repeupler les bars de ta présence macabre, cherchant du regard quelqu’un qui éveillerait ta curiosité. Bien entendu, tu n’avais parlé à personne de ta petite entreprise et celle-ci n’était qu’à ses débuts. Des débuts de recherche, si bien que même dans le milieu de la drogue, personne ne connaissait ton nom. Sauf peut-être ceux à qui tu avais eu affaire. Autant dire, que ton réseau était réduit.

    Le mois de février t’apportait presque l’apothéose sur les heures terribles qui te touchaient et qui se tramaient. Il faisait un temps effroyable, déprimant et les rues se vidaient doucement, la peur suintant de chaque pore. Tu étais profondément dépassée par les événements, et même toi, tu semblais avoir été touchée par cet avenir morose et cette déprime quasi-générale. A la différence qu’au fond de ton cœur, il y avait encore de la rage et une once d’espoir. Au fond de ton cœur, il y avait le murmure assourdissant de la liberté qui finirait par reprendre ses droits. Personne ne pouvait te soumettre à sa volonté. Personne ne pourrait te tenir sous sa coupelle. Mais pourtant, tu étais si fatiguée de cette vie. Si éreintée. Derrière tes faux semblants, derrière ta haine, ton agressivité, il y avait cette douleur que tu ne pourrais jamais surmonter. Ce passé trop douloureux. Cette vie trop minable que tu persistais à vouloir vivre, au lieu d’en finir, d’arrêter. Etait-ce du courage ou de la lâcheté ? Les deux sans doute. Il y avait au fond de toi, une voix qui te répétait sans cesse : « Stan, attends la suite…la suite sera plus belle. »

    Tu t’installas derrière le comptoir de la Taverne rouge, commandas un verre de whisky et attendis que le temps s’écoule, lentement. Mais visiblement, le silence n’était pas rigueur. Ni même la solitude. Calixte…Ta seule amie et pourtant, vos relations étaient aussi tortueuses qu’incompréhensibles. Une putain respectueuse qui traînait avec une gonzesse sortie du caniveau. Vous faisiez un couple aussi atypique que sincère. Elle ne cherchait rien de toi, tu ne cherchais rien d’elle. Et même si elle t’avait aidée pour de l’argent, tu ne l’avais aucunement désiré. Elle avait interprété, avec exactitude, la situation et avait voulu t’aider, encore une fois. Etre ainsi redevable, te donnait envie de gerber, mais ta situation était désespérée. « Alors, toujours en vie, Stan ? » Tu affichas un rictus mauvais et te tournas vers elle : « Pas réussi à m'buter. Plus résistante qu’Voldemort. » Tu remontas ta manche pour montrer ta marque des Ténèbres et tu ris avec cruauté. « Ça faisait longtemps. » Ton sourire s’assombrit pour finalement disparaître et tu la regardas gravement. Oui, ça faisait longtemps. Elle avait changé d’ailleurs. Il y avait quelque chose de plus mystérieux chez elle. Le fameux secret qu’elle portait. Secret, que tu avais vite saisi…car, à l’encontre de ses lèvres, il y avait une touche de bonheur. Seul un homme pouvait donner cet effet. Tu le savais pour avoir eu, il y a longtemps, ce même air.

    « ‘Lors, dis moi..tout s’passe bien au P’ radis chérie ? Ou t’commences à voir qu’il est c’me s’frère ? » Les choses étaient crachées. Avec une telle véhémence, que tu en étais toi-même étonnée. « D’solée. T’manquais Cal’. C’la merde en c’moment. Et t’auras b’tôt ton fric. J’le prépare. » Les relations humaines t’étaient devenues inconnues. Tu ne maîtrisais plus rien.

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Message Posté Sam 25 Jan - 11:47.

The floating boat is carrying me, and I can live my story differently.


Il y avait tellement de choses qu'on ne comprenait pas. Qu'on ne pouvait pas savoir. On se disait que ça irait, que ça serait suffisant, mais au final, c'était rien de plus qu'un nouveau cauchemar. C'était rien de plus qu'une nouvelle histoire qui continuait à prétendre. C'était peut-être tout ce qu'on avait, c'était peut-être insuffisant, et c'était ça le problème. Ne jamais savoir pourquoi ni comment. Ne jamais savoir ce qui allait se passer. Parce qu'au fond, on ne changeait jamais. On essayait de devenir des personnes méritantes sans savoir ce qui pourrait arriver. On essayait de deviner ce qui pouvait nous sauver, ce qui pouvait nous empêcher de partir un peu trop souvent. J'avais l'impression de tout perdre comme si je ne pouvais pas retarder ma chute, comme si à chaque fois, je me blessais un peu plus sans savoir quoi faire, sans savoir ce que j'aurai pu empêcher. J'étais pas la fille qui s'en sortait, j'étais juste la fille qui respirait sans savoir quoi faire, la fille qui n'avait pas su se protéger de tous les coups, de toutes les cicatrices. J'étais la fille qui vivait sans savoir comment mourir. J'avais sacrifié beaucoup trop de choses, et j'étais devenu cruelle. J'étais devenu le monstre que l'on espérait comprendre, et celui qui restait cachée dans l'obscurité. C'était ça, le problème, le seul que je ne pourrais jamais résoudre, même si ça semblait pouvoir réussir. J'étais pas cette fille qui trouvait comment s'en sortir. J'étais cette fille qui avait perdu tout, au fur et à mesure. Je tenais à Stan, parce que c'était ma meilleure amie, parce qu'au fond, j'avais presque plus personne à part elle. J'étais seule, parce que c'était la fin. Parce que c'était comme ça qu'on disparaissait, derrière des mensonges et des trahisons. Derrière des promesses que personne n'a su tenir. On ne comprenait pas pourquoi, ni comment, mais on souffrait. On avait mal. On comprenait après tout, c'était peut-être la fin de tout ce qu'on avait pu connaître. C'était la fin de tout ce qui était logique, et de tout ce qui fonctionnait. Comme si après des années, on continuait à se perdre, on continuait à faire des erreurs, sans pouvoir les rattraper. Ça faisait trop mal, et c'était trop ridicule, trop difficile à comprendre. J'étais pas une simple fille. J'étais juste celle qui avait peut-être un peu trop essayé, et celle qui était tombé un peu trop vite, un peu trop de fois. J'étais tombée sans savoir pourquoi, ni comment. J'étais tombée et ça faisait juste mal. « Pas réussi à m'buter. Plus résistante qu’Voldemort. » Je la regardais en me demandant si au fond, ça en valait la peine. Si après tout ce temps, j'aurai la possibilité d'avoir moins mal, d'avoir moins peur. Je voulais changer les choses, je voulais l'aider à aller mieux, mais c'était pas mon rôle. Peut-être que ça l'a jamais vraiment été, et c'était ça le plus douloureux. C'était ça qui me faisait réellement plus mal qu'autre chose.

« Ça faisait longtemps. » On parle souvent du temps. On parle souvent de toutes les choses que l'on aura pas le temps de faire, tous les mots qui resteront gravés en nous, sans moyen de retour. J'avais pas besoin de pardon. J'avais pas besoin de long discours. J'étais tout simplement perdue au sein de tout ce qui n'existerait jamais. J'étais perdue au sein de tout ce que je ne comprenais pas encore, comme si ça pouvait être suffisant, comme si j'essayais de me protéger du vent, de l'horreur. J'avais déjà perdu. J'avais plus besoin de me battre. J'avais plus besoin de comprendre. J'avais juste envie d'arrêter de souffrir, ça serait tellement plus simple, tellement moins cruel. « ‘Lors, dis moi..tout s’passe bien au P’ radis chérie ? Ou t’commences à voir qu’il est c’me s’frère ? » J'ai soupiré en la regardant. Le soucis c'est que parfois, on a pas le choix, on doit abandonner la logique. On doit tout abandonner. « D’solée. T’manquais Cal’. C’la merde en c’moment. Et t’auras b’tôt ton fric. J’le prépare. » Je me suis retournée vers elle. « J'ai pas besoin que tu me rendes mon putain de fric, Stan. » J'étais en colère parce que je perdais. Parce que je voyais que le temps, c'était jamais assez. Pas pour nous. « Et vas te faire foutre, au passage. Tu m'emmerdes assez avec ça. Tu dois être contente de voir que tout se casse la gueule dans ma vie, pas vrai ? » J'ai appelé le barman. « Laisses tomber, réponds pas à ça. J'ai besoin d'un verre. »

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Message Posté Mar 28 Jan - 1:04.
Attention, propos violents

    Tu as toujours cru que tu aurais ta part de chance. Que tu aurais une place dans la félicité qu’offrait le monde. Que tu aurais ta « part du gâteau ». Mais, tu te retrouvais délaissée, meurtrie, avec pour seule compagnie le désespoir. Alors tu pouvais bien continuer de faire semblant, de cracher sur le monde entier, de lutter interminablement…tu étais si seule et si éreintée que personne ne viendrait sur ta tombe. Tu n’étais même pas certaine que tu ne finirais pas dans la fosse commune, comme tous les charognards dont on veut supprimer la trace sur Terre…comme toutes ses personnes qui n’ont jamais eu de familles, jamais eu d’amour. Toi, il était mort et il n’aurait pas même adressé un regard à ton cadavre. Il t’aurait abandonnée, comme tu l’avais fait. Au moins, il y avait quelque chose de réciproque. Au moins il y avait quelque chose d’honnête. Au moins, l’amour était déclaré comme mensonge aux yeux de tous. Mais toi, il restait une accroche invisible à ton passé. Une accroche pour lui. Pour Antonin. Cet homme que tu détestais si profondément pour avoir détruit ton existence mais que tu aimais encore pour t’avoir offerte des chances d’avenir et des rêves. Qu’était devenue la Stan qui projetait d’avoir un enfant avec lui ? Qu’était devenue la Stan qui écrasait ses lèvres brûlantes contre les siennes ? Qu’était devenue la Stan qui mélangeait son souffle au sien ? Disparue, écrasée. Il n’y avait pas même l’ombre d’Anna. Juste Stan. La rage et la colère. La vengeance et la cruauté. Juste Stan…

    « J'ai pas besoin que tu me rendes mon putain de fric, Stan. » Ce n’était pas une question d’envie, c’était une question d’indépendance. Une question de devoir. Une question de dignité. Alors, tu t’en foutais bien de ses besoins. Tu t’en foutais bien de ses envies. Tu t’en foutais bien de ses paroles. Tu ne vivais que pour ta fierté, ton honneur. Ses mots gravés dans ta chair, dans ta peau pour mieux affronter ce que tu n’étais plus capable de surmonter. « Et vas te faire foutre, au passage. Tu m'emmerdes assez avec ça. Tu dois être contente de voir que tout se casse la gueule dans ma vie, pas vrai ? Laisses tomber, réponds pas à ça. J'ai besoin d'un verre. » Tu la contemplas longuement, tes lèvres pincées. Tu la contemplas longuement et tu sentais en toi, naître une rage et une haine que tu aurais voulu diriger ailleurs…ailleurs que sur Calixte. Sauf, que c’était elle la source de ses émotions fugaces et revanchardes. Elle qui se croyait la plus mal-lotie de tous. La plus misérable. Mais, que savait-elle de ta vie ? Des parcours qui t’avaient amenée ici, à ramper comme un chien galeux ? Rien. Elle n’avait jamais pris le temps de comprendre. Tu n’avais jamais pris le temps de lui expliquer.

    « Arrêtes. » Tu attrapas ton verre, l’engloutis d’une traite et le reposas violemment sur le comptoir. « T’arrêtes. T’me fais chier. » Tu essuyas ta bouche, et tu observas ton poignet, où un minuscule « A » était tatoué. Un minuscule passé qui avait arraché ton cœur. « T’crois t’jours la plus mal. T’crois t’jours qu’j’me fou ta gueule. C’parce que je sais. C’parce que je sais quelle merde s’est. »Tu prenais le temps de peser tes mots, ta voix se faisant plus lourde, plus grave. Plus sérieuse. « J’ai eu un passé, moi aussi. Et j’en ai eu qu’un. Avec lui. Et, on se prend t’jours une claque à la fin. S’tout quand on s’met à croire qu’ça s’arr’gera. T’as choisi Calixte, viens pas te plaindre. T’savais dans quoi t’allais putain, alors t’fermes un peu ta gueule. Tu la fermes. » Tu sentais la colère et la tristesse renaître. Tu sentais le passé qui te riait au nez, le souvenir de son cadavre se faisant plus pesant qu’à l’accoutumer. « T’vas juste crever avec cette pourriture. On les aime, on les aime…puis, c’la merde. On laisse leur cadavre sur le sol. On oublie même de les voir une dernière fois. Et on les hait. » Un soupir. « Puis lui, c’est son frère, p’tain. Son p’tain frère. T’vas prendre des coups Calixte. T’vas croire qu’il est d’fférent. Mais non. Le même. La même chose. Tu viens d’la merde Calixte, il se contente de te sauter pour mieux te lâcher. » Un silence s’écoula et tu dis ce que tu n’avais jamais osé dire : « Antonin était pareil. Après m’avoir défoncée la gueule, il me baisait. Et j’l’aimais. Mais c’pas d’l’amour. J’crois pas. » Tu recommandas un verre, honteuse d’avoir révélé l’inavouable. L’existence d’Antonin.
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Message Posté Sam 8 Mar - 14:45.

Welcome to the new age.


Il y a toujours un moment où l'amitié devient le plus difficile des fardeaux. Parce qu'à chaque moment, à chaque répit, on doit toujours se battre pour tout garder. On doit toujours se battre pour réussir à ne pas s'échouer sur le sol. On essaie de s'épargner les uns les autres parce qu'on sait à quel point cette douleur peut être difficile à supporter. Par moments c'est tellement difficile qu'on aimerait oublier de respirer. On aimerait sombrer dans les abysses pour pouvoir se retrouver dans un endroit où tout serait plus simple et moins cruel. Mais malheureusement, quand on tient à une personne, on a pas le choix. On doit continuer à l'aider, continuer à la sauver de sa propre perte. J'avais tout perdu avec Stan. Mais au fond, c'était pas irrécupérable. Du moins je préférais le voir comme ça. Je préférais imaginer autre chose. J'attendais pas un miracle. J'attendais pas quelque chose de grandiose. Je voulais juste qu'on s'en sorte. Je voulais juste qu'elle s'en sorte. Je savais qu'avec les gens comme elle, il fallait dire les bons mots. Faire les bons gestes. Mais c'était pas pour ça qu'on étaient amies. Du moins j'crois pas. On avait passé du temps à s'en mettre sur la gueule. On avait passé le reste à être désolé pour les mots qu'on n'aurait pas voulu dire, les choses qu'on n'aurait pas voulu faire. C'était ça qui nous définissait. Ce lien invisible qui nous liait quoi qu'il arrive. Ça faisait mal parfois. Ça nous détruisait et ça nous blessait, mais c'était comme ça qu'on vivait. Parce qu'on avait arrêté de faire les mauvais choix. On avait arrêté de vivre pour les autres. On vivait pour notre survie. C'était peut-être parce qu'on étaient toutes les deux tombées au plus bas qu'on pouvait se comprendre. On savait ce que ça faisait d'avoir mal. On savait ce que ça faisait d'être détruites par quelque chose. Et pourtant, on continuait d'ignorer les faits. On continuait de s'engueuler comme si c'était la seule chose logique à faire. J'avais pas choisi d'abandonner Stan. Je crois que c'était un choix que je ne pourrais jamais me résoudre à faire. « Arrêtes. T’arrêtes. T’me fais chier. T’crois t’jours la plus mal. T’crois t’jours qu’j’me fou ta gueule. C’parce que je sais. C’parce que je sais quelle merde s’est. » La plupart du temps, on ne comprend pas pourquoi on s'attache à une personne plutôt qu'à une autre. On ne comprend pas pourquoi est-ce qu'on décide de prendre une route plutôt qu'une autre. C'est juste comme ça, et on finit par l'accepter, éventuellement.

Je l'ai écoutée me raconter son passé. Sans détails, sans explications. J'ai compris qu'elle avait fini par abandonner quelque chose parce que ça faisait trop mal. Ça me blessait de la voir comme ça. Mais on réagissait toujours de la même manière. À coup de haine et de violence. À coup d'insultes et de fausses promesses. « Puis lui, c’est son frère, p’tain. Son p’tain frère. T’vas prendre des coups Calixte. T’vas croire qu’il est d’fférent. Mais non. Le même. La même chose. Tu viens d’la merde Calixte, il se contente de te sauter pour mieux te lâcher. Antonin était pareil. Après m’avoir défoncée la gueule, il me baisait. Et j’l’aimais. Mais c’pas d’l’amour. J’crois pas. » J'ai baissé les yeux, avant de prendre une gorgée de mon verre. « C'en était pas. » J'ai attendu quelques secondes. J'ai laissé le silence s'installer. Et j'ai fini par la regarder dans les yeux. « Mais t'es putain de mal placée pour juger ce que c'est que l'amour. Tu crois sérieusement que toute cette merde c'est parce que c'est son frère ? C'est pas les mêmes. T'en sais rien en plus. Si tu t'y intéressais, peut-être que tu le verrais. Mais t'es partie, alors cherches pas à te trouver des excuses sur ce coup. » Je lui en voulais pour partir, alors que peut-être que je lui avais pas laissé le choix. Peut-être que c'était moi qui était tout simplement pas restée. Avec elle, on arrêtait de se demander à qui était la faute, ça faisait trop mal, parce que la liste était trop longue. J'ai regardé autour de moi, sans savoir ce qui allait arriver. Sans savoir si j'étais pas encore allée une fois de plus un peu trop loin. Il y avait toujours des limites avec les autres. Pas avec Stan. On se détruisait jusqu'à ce que ça saigne à flot. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien que des verres brisés sur le sol. C'était de cette manière-là qu'on vivait. Ma voix s'est adoucie. J'ai fini mon verre d'une traite. « J'suis désolée que tu sois tombée sur un connard. Mais ça veut pas dire qu'ils sont tous comme lui. » J'ai commandé un autre verre. Je savais que ça serait probablement plus difficile que je l'imaginais. « C'était qui, Antonin ? Tu m'en as jamais parlé. »

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