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When I say forever, I mean until the black death of the world ♦ Payson & Jane [PM]
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Message Posté Ven 10 Jan - 20:35.
When I say forever, I mean until the black death of the world
when you lay your heart open to someone


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Payson D. Maxwell & E. Jane Andersen
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Fin du mois de mars
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Peu après l'heure du déjeuner
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Journée ensoleillée, température raisonnablement fraîche
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Prélude
ϟ chatiment divin exigible ▬  Nope (a)
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Message Posté Ven 10 Jan - 21:40.

Assise seule à une table de La Taverne Rouge, près de la baie vitrée donnant sur le Chemin de Traverse, Jane observait les passants. C'était un rituel auquel elle s'adonnait avec plaisir, qui lui permettait toujours de s'oublier un peu en perdant son regard parmi la foule en perpétuel mouvement. Certains vidaient leurs esprits en faisant le ménage, Jane en observant le monde autour d'elle.

Ici, elle attendait Payson. Les deux jeunes femmes s'étaient donné rendez-vous autour d'un café comme elles en avaient l'habitude de temps en temps. Il est vrai que depuis qu'elles menaient toutes deux leurs vies de leur côté, il leur manquait le temps d'être ensemble et ces rendez-vous représentaient les rares occasions que Jane essayait de maintenir afin qu'elles puissent discuter et prendre des nouvelles l'une de l'autre.

Lorsqu'elle était arrivée à Londres à l'aube de ses dix-neuf ans, elle n'avait su où aller et les parents de Payson lui avaient chaleureusement ouvert leur porte, ce que Jane n'oublierait jamais. Elle avait alors appris à connaître sa famille, à s'attacher à eux, et surtout à la fille de la famille, Payson. Tout d'abord surprise par son comportement, elle l'avait peu à peu acceptée comme une soeur adoptive de sa vie, une telle que celle qu'elle avait toujours voulu. L'attachement était réciproque, et le lien liant les deux jeunes filles s'était renforcé avec le temps. Jusqu'à ce que Payson lui annonce qu'elle avait été mordue par un loup-garou. Cette révélation avait été un choc pour Jane. Elle qui associait Payson à une douce fleur possédait soudain un autre tableau différant totalement de ce qu'elle imaginait et voyait dans la réalité. Il lui a été difficile de se rendre à celle-ci, d'accepter de voir cette personne qu'elle connaissait et aimait comme une soeur devenir un être étranger, une créature dont elle ignorait tout si ce n'est les idées populaires. Petit à petit, Jane s'était habituée à cette situation, elle s'en était rendue à la la pensée que cette condition ne changeait ni le coeur ni l'esprit de Payson, elle restait celle qu'elle connaissait depuis toujours et elle ne laisserait pas ça l'éloigner de sa soeur adoptive.

Alors elle attendait. Dès fois, en pensant à Payson, elle se surprenait à réaliser soudainement qu'elle pensait à un loup-garou, alors que la plupart du temps elle oubliait ce trait de sa personne qui se fondait derrière sa personnalité qu'elle affectionnait tant.

Jane tourna la tête, fixant sur regard sur l'autre côté de la rue, espérant apercevoir Payson arriver au loin. Elle avait hâte de la revoir et de la serrer dans ses bras, ça faisait un temps qu'une réelle présence humaine l'avait rendue heureuse.

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Message Posté Jeu 23 Jan - 23:01.
YOU MAKE ME GLOW
but I cover up, won't let it show

a journée s’était horriblement passée. Je m’étais, dès le matin, levée du mauvais pied. Mes traits étaient tirés, j’avais des cernes plus lourdes que tous mes livres de cours réunis, et pourquoi ? Parce que j’avais étudié jusqu’à trois heures du matin, m’étais couchée, et réveillée quatre heures plus tard. Passé le temps de mon petit déjeuner, je suis allée prendre une douche, alors que j’ai normalement horreur de ça, mais j’avais sincèrement besoin de me réveiller, c’était indispensable. Bien sûr, je me rasai les jambes, j'avais ce besoin d'être parfaite physiquement, au moins lorsque j'étais sous ma forme humaine, étant effroyablement poilue lorsque je me transformais. Evidemment, je me coupai jusqu’à la chair. « Shit ! » Oui, j’étais grossière dans ces cas-là. Papa et Maman m’auraient réprimandée s’ils avaient été là. Aussitôt, je m’excusai auprès d’eux, dans ma tête, une sale habitude de petite fille que j’avais beaucoup de mal à perdre. A chaque fois que je faisais quelque chose qui n’aurait potentiellement pas plus à mes parents, je m’en excuse, intérieurement. Je me souviens encore de la première fois où ça s’est passé, cela n’avait pas été silencieux. J’avais cassé un vase, chez mon oncle et ma tante. Cette séquelle venait sûrement du fait que depuis que j'avais fini mes études, je ne voyais plus aussi souvent mes parents qu'avant. Ils étaient occupés, et moi aussi, avec l'université.

Après m’être méchamment coupée, je m’étais évidemment rendue en cours. Malheureusement, j’avais trébuché, et étais tombée, comme par hasard, dans une flaque d’eau. Trempée, autant par la pluie que par ma chute, j’étais rentrée me changer. Une fois arrivée, toutes précautions prises, à mon amphithéâtre, j’y entrai avec une heure de retard sur le début du cours. J’avais détesté ce cours, le plus ennuyeux et le plus magistral, le plus théorique de tout mon cursus. Trois longues heures plus tard, quatre si j’avais été à l’heure, je sortais enfin de l’endroit, afin de me rendre au réfectoire. Plus de frites. « Great ! » Cette journée était vraiment, vraiment, vraiment pourrie ! Je déposai mon plateau où je l’avais trouvé, et me rendis à la bibliothèque, où j’utilisai mon temps pour étudier mon prochain cours. Temps écoulé. Je me rendais à mon cours de l’après-midi. Quatre heures à nouveau, quatre heures qui, cette fois-là, passeraient vite, car cette classe, je l’adorai, et elle ne perdait jamais l’occasion de me rappeler que j’avais bien fait de choisir cette filière, et que j’en étais fière.

Finalement, le cours était terminé, et je prenais le chemin de la sortie, concentrée dans mes pensées, réfléchissant déjà à la route que j’allais prendre pour rentrer à l’appartement, ranger mes cours, me changer à nouveau, et partir en direction de Diagon Alley. Je n’oubliais pas que Jane et moi devions nous retrouver à La Taverne Rouge pour prendre un café. Jane, c'était un peu une deuxième soeur pour moi. Plutôt une grande, contrairement à Kaylie, la benjamine de la famille. Même si Jane n'est pas de cette famille à proprement parler, tout le monde l'a rapidement acceptée, adorée et même fini par aimer. Je pressai le pas vers mon point de rendez-vous avec elle. Il avait plu dans la nuit et la matinée, mais le soleil avait décidé de pointer le bout de son nez aux alentours de midi, et les températures s'étaient adoucies depuis quelques jours. C'était enfin redevenu un petit plaisir de déambuler dans les rues londoniennes. Je poussai enfin la porte du café, alors que mes yeux se posaient sur la jolie blonde qui m'attendait déjà. J'enlevai déjà mon manteau, que je fis pendre à mon avant-bras, tout en me dirigeant vers elle. « Salut, toi ! », lui lançai-je avant de l'enlacer brièvement et de m'asseoir en face d'elle, déposant ma veste sur la banquette qui lui servait de siège. « Raconte-moi tout ! Comment vas-tu ? » Mes coudes étaient posés sur la table de bois, alors que ma tête reposait sur les paumes ouvertes de mes mains.

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Dernière édition par Payson D. Maxwell le Sam 8 Fév - 21:22, édité 1 fois
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Message Posté Ven 31 Jan - 20:11.
Elle l'avait vue arriver de loin, sa chevelure blonde se détachant de la foule sombre. Elle l'avait suivie des yeux jusqu'à ce qu'elle parvienne au porche du restaurant, sans même remarquer le sourire qui se formait à mesure sur son visage. Enfin, lorsqu'elle s'était approchée à sa hauteur, elle lui avait rendue son étreinte, heureuse de pouvoir enfin revoir cette soeur que la vie lui avait fait adopter. Elle la salua en souriant et en l'examinant.
Ses yeux brillaient, le rose qui colorait ses pommettes la rendait belle et naturelle : elle semblait heureuse et la voir comme ça réjouissait Jane. Payson s'assit sur la banquette en face d'elle, la regardant tout en prenant des nouvelles de l'Oubliator. « Raconte-moi tout ! Comment vas-tu ? » La sincérité de son sourire, la manière dont elle posa son menton sur la paume de ses mains, à l'écoute de toutes les bêtises que Jane aurait pu lui raconter, lui rappela à quel point elle lui avait manqué. Il était parfois dur de concilier le travail et la famille - parce que Payson faisait définitivement partie de sa famille - et elle était reconnaissante pour ces rares moments de retrouvailles qui semblaient comme du baume au coeur.

Alors de même que Payson, Jane posa son menton sur la paume de sa main droite, et le sourire aux lèvres elle entreprit de satisfaire la curiosité de son interlocutrice. « Je vais bien, merci. Ah, si je devais tout te raconter! Ce serait ennuyant. Le Ministère reste toujours le même rassemblement de costumes, cravates, tailleurs gris foncé, ça en devient lassant. » Sur ces mots Jane leva les yeux au ciel en grimaçant. Bien sûr, elle exagérait un peu, tout le monde savait que Jane aimait son boulot. La seule tragédie résidait dans la part de vérité de ses propos. « Puis tu sais, par les temps qui courent, c'est certainement pas le meilleur endroit pour s'amuser, tu fais bien de rester à l'uni. » Elle s'interrompit, levant la tête pour répondre au serveur qui venait de leur demander ce qu'elles désiraient commander.  « Ce sera un cappuccino pour moi, s'il-vous-plaît. » Elle adressa un sourire au serveur avant de tourner son regard vers Payson. Elle commanda, et une fois que le serveur fut parti, Jane reprit la parole.  « Et toi alors! Dis-moi tout! Je veux connaître tous les détails croustillants de ta vie, même ceux que tu jugerais les plus inutiles. » Elle était là la meilleure partie de la rencontre. Jane adorait écouter Payson lui raconter son vie, elle était passée par la même filière de DMA qu'elle et c'était toujours un plaisir de se faire rappeler des souvenirs et de rire entre elles sur des sujets qui n'ont pas changé depuis le passage de Jane. Elle ne doutait pas que la curiosité de son interlocutrice n'était pas entièrement rassasiée, mais elle savait que, pour un temps, elle était tranquille Ce fut alors son tour à elle de poser sa tête sur la paume de ses mains, toute son attention reportée sur Payson.
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Message Posté Sam 8 Fév - 21:58.
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Les amis et la famille… Deux liens si différents et pourtant si semblables. L’un comptait les liens du sang, alors que l’autre s’en arrêtait aux relations amicales plus ou moins proches. Pourtant, un ami pouvait être tout comme un frère, une sœur, un père ou une mère. Un ami pouvait remplir toutes les conditions à un lien familial, sans avoir ce même sang qui coulait dans ses veines. Un ami peut parfois même être bien plus puissant qu’un membre de la famille. Alors qu’était-ce la réelle différence ? Théoriquement, pas de doute, il s’agissait bien du sang. Mais dans la vie de tous les jours, chacun avait sa propre définition, son propre avis sur le sujet, un ressenti personnel, une opinion, un vécu. Tout être humain étant différent, il était donc que probable, normal, que tout avis qu’il ait puisse être distinct de celui d’un autre. Serions-nous capables, dans l’optique d’une famille et d’amis normaux, de faire absolument tout pour l’un ou pour l’autre ? Cela dépend de la situation, certes, mais serions-nous, dans le pire des cas, capables de tuer pour un ami ? Capables de tuer pour un frère ou une sœur ? Serions-nous capables ? Oui. Non. Chacun son avis, chacun sa manière de voir la chose. Et puis, il y a ces gens-là, qui sont des amis, mais que l’on considère comme de la famille. Serions-nous capables de tuer pour eux ? Toujours les mêmes réponses. Oui, ou non.

Jane faisait partie de ces gens-là, de ceux qui ne sont ni de ma famille, ni de mes amis. Au début, tout du moins. Elle est arrivée chez moi, comme un cheveu sur la soupe. Mes parents l’ont recueillie, et bien que je la trouvais étrange, j’ai fait un effort pour apprendre à la connaître. Bien rapidement, c’est comme une sœur que j’ai pu la considérer. Pas une amie, non, j’ai longtemps eu l’impression, et encore aujourd’hui d’ailleurs, que nous avons sauté cette étape. Nous avons comme qui dirait bien accroché. Nous nous sommes entendues comme si nous nous étions connues depuis toujours. Jane, c’est la grande sœur que je n’ai jamais eu, et oui, ô oui, serais-je capable de tuer pour elle. Pour elle, tout comme pour Kaylie, Maman ou Papa. Ni une seconde d’hésitation pour donner la réponse. J’étais bien sûre de moi.
J’avais commandé un Latte Macchiato, comme je le faisais bien souvent lorsque j’allais dans un café. Le serveur revint bien rapidement, alors que Jane finissait juste de me demander de lui parler un peu de moi. J’aimais ma vie, aucun doute là-dessus, et j’aime la lui raconter, parce que je savais pertinemment que l’univers de l’université lui manquait un peu. J’étais bien consciente qu’elle adorait ce qu’elle faisait au Ministère, et j’adorais l’écouter me raconter ce qu’il s’y passait, car ce serait un jour mon lieu de travail aussi, peut-être… Si tout allait comme prévu. Alors que l’on déposait ma commande devant moi, et celle de Jane en face d’elle, je me lançais dans tout un discours sur ma petite vie d’étudiante bien tranquille : « Oh, tu sais, rien de bien passionnant, la routine, en somme ! Je vais en cours, certains me plaisent, d’autres moins, comme celui sur la République, par exemple, que je déteste plus que tous les autres ! Je sais que c’est dans l’optique d’un futur travail au service de la république, mais j’ai l’impression que c’est plus du lavage de cerveau qu’un enseignement objectif, mais bon… pas le choix ! » Je joins mes deux mains autour du long récipient en verre contenant ma boisson chaude. Rien de plus agréable en hiver que le contact d’une tasse chaude contre mes doigts engourdis par le froid. J’adorais ça, et je laissais échapper un soupir de soulagement et de bien-être, suivi d’un sourire, tout cela avant de boire une gorgée de ma commande. Enfin, je continuais : « J’étudie, beaucoup… Beaucoup trop à vrai dire, mais je m’amuse. Je sors tous les vendredis et samedis soirs, mais je dois t’avouer que cette nouvelle connerie de couvre-feu m’exaspère. Que va-t-on faire de nos soirées de week-ends maintenant ? Etudier ? Mais on ne fait que ça ! Jane, ne viens pas me dire que certains décrets de Pritchard sont largement exagérés. Je ne te le cache pas, j’aime bien le gars, je pense qu’il veut un minimum le bien de la population, mais sérieusement, il dépasse les bornes sur certains points ! 21 heures 30 ? Tous les jours ? C’est de l’abus de pouvoir ! » Je me braquais, c’était plutôt ma spécialité en ce moment. Tous les sorciers étaient plus ou moins à cran, même ceux qui semblaient soutenir le nouveau Ministre. Il faisait couler de l’encre, c’était certain. Et son physique pourtant plutôt avantageux à mon goût ne rendait pas les choses plus faciles pour lui. Il était peu aimé des hommes, les statistiques le montraient, et les femmes devaient rêver secrètement de lui. Mais j’étais fatiguée de discuter de politique tout le temps et sans arrêt.

« Mais passons ! Je n’ai pas envie de parler de lui, il semblerait qu’à chaque fois que la discussion dérive sur cet homme, je m’énerve, alors évitons, on n’est pas là pour ça. En parlons d’homme, dis-moi, as-tu rencontré quelqu’un ? Les hommes en costumes du Ministère ne te plaisent pas ? », la taquinai-je soudainement, tout en lui lançant un clin d’œil suggestif. J’avais bien une idée derrière la tête, mais j’étais malheureusement presque sûre que Jane n’approuverait pas. Dommage pour elle, puisque j’avais plutôt l’intention d’arriver à mes fins. Elle était magnifique, et cette chevelure blonde devait enchanter plus d’un homme, mais peut-être la trouvaient-ils intimidante ? Je n’avais aucune idée de pourquoi elle n’avait personne pour l’accompagner dans sa vie, et j’allais changer ça, un jour ou l’autre.

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Message Posté Mar 11 Fév - 20:16.
Elle se recula légèrement lorsque le serveur apporta leur commande. En lovant ses mains froides contre sa tasse, elle se surprit à penser qu'elle aurait bien apprécié un chocolat chaud, comme au bon vieux temps. Jane leva les yeux au ciel et focalisa toute son attention sur Payson qui entreprit de lui répondre, les yeux brillants, ses mains se réchauffant de la chaleur de sa boisson.

Elle observait le visage de son interlocutrice traduire ses mot ; ses émotions, les mouvements de son corps rendant son discours vivant et vivace. Jane esquissa un sourire en se remémorant ces discours si particuliers à Payson. Elle fronça les sourcils lorsque cette dernière commença à parler un peu fort, regardant discrètement autour de leur table si une oreille était un peu trop attentive à leur conversation personnelle. Elle était comme ça, toujours un peu trop méfiante. Ce trait lui était naturel, surtout à l'égard d'inconnus mais son travail au Ministère l'avait aiguisé, elle était devenu bien méfiante. Sa confiance était à prix d'or et Payson l'avait conquise. Elle devait la trouver rabat-joie, et sans nul doute elle se moquait de la précaution de Jane. Mais il est risqué en ces temps de dire quoi que ce soit qui puisse être entendu sur la République.

Jane se contenta ainsi d'un froncement de sourcil à la mention de la matière de l'université. Elle avait beau reconnaître les propos de Payson, et même y adhérer sa méfiance prenait le dessus. « Chhh, les murs ont des oreilles, et les capes d'invisibilité aussi ! Tu as toujours été tellement sûre du toi Pay', jamais du genre à te faire dévorer. » Elle sourit en disant cela. Si elle retrouvait des parts d'elle en Payson, elle en admirait d'autres qui étaient des traits exemplaires pour elle. Mais lorsque Payson commença à mentionner le couvre-feu et les décrets, Jane plaça ses mains devant sa bouche, interdite. « Payson ! » Elle écouta la fin de ses propos, les mains toujours placées devant ses lèvres, jetant un coup d'oeil de temps en temps autour d'elle. Elle savait que des traqueurs faisaient des tours dans le Londonien sorcier. Elle savait des choses qu'elle ne devait pas révéler à Payson, mais elle ne voulait que sa sécurité et son bien. Aussi lorsqu'elle eut décrété ne pas avoir envie de continuer sur Pritchard et sa République, Jane ne put s'empêcher d'ajouter son encre à la conversation.

Elle jeta un dernier coup d'oeil discret dans sa périphérie avant d'entamer d'une voix basse « Tu sais que je travaille au Ministère, que je travaille au service de Pritchard, et que je ne devrais pas aller en contresens de lui. Mais tu dois également deviner que tes idées sont partagées, nuancées mais partagées, tu me connais. Tant de décrets nous sont tombés dessus... Certains dont je souhaiterais qu'ils n'existent tout bonnement pas. Peut-être qu'il existe des raisons derrière ces décrets, des raisons que nous ignorons et qui les expliquent et qui justifient la pensée selon laquelle Thadeus Pritchard est un homme de pouvoir foncièrement bon. Je l'espère très fortement, tout comme j'espère que la Résistance a tort et s'en rendra compte avant de commettre des actes irréparables. Passons. Payson, soit prudente. Tu as vu ce qu'ils ont fait à Arya Livingstone, la chef des Traqueurs ? Pour rien du tout... Je sais que tu as confiance en moi, mais n'aies jamais confiance dans le monde qui t'entoure, qu'est-ce qui te dit que personne n'a l'oreille qui traîne, deux tables derrière, près d'un café ? Je sais que tu dois penser que je suis une vieille mamie ennuyante... Mais je sais ce qu'ils font, et même si je ne suis jamais allée au Camp... Je préfère te savoir loin de tout ennui, c'est normal. » Jane s'approcha de Payson, les yeux remplis d'affection et elle étendit sa main pour tenir la sienne. Un geste familier, qui s'excuse de la longueur et du rébarbatif des propos mais qui est par dessus tout une preuve de l'affection de Jane pour sa soeur adoptive.

Elle but une gorgée de son café avant de repartir sur le sujet plus léger lancé par Payson. Les joues de Jane s'étaient teintées d'une couleur plus rose, à demi causée par la fraîcheur. Elle la regarda avec un sourire en coin. « ... En parlant d’homme, dis-moi, as-tu rencontré quelqu’un ? Les hommes en costumes du Ministère ne te plaisent pas ? » Elle rigola même en réponse à sa question, sa main se plaçant devant son sourire. « Si tu savais... J'ai toujours trouvé que les costumes, s'ils sont follement attirants, cachent un trésor qui devrait être partagé : les douces tablettes de chocolat dont je raffole. Tu sais que j'adore le chocolat. » Un grand sourire apparu sur son visage, Payson savait qu'elle ne plaisantait qu'à moitié. « C'est tellement dommage qu'on n'aie plus de cours de mise en forme physique comme à l'Université. C'était un de mes cours préférés, va savoir pourquoi. » elle lui lança en rigolant, sachant pertinemment que Payson ne pouvait qu'être d'accord avec elle. « En parlant de chocolat... Tu as du 90% de chocolat noir dans tes cours ? » Elle leva les sourcils, le sous-entendu si peu discret que ça la fit rire, d'un rire doux, léger, heureux.
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