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London's confidence || &. Payson [PM]
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Message Posté Dim 2 Fév - 2:28.
London's confidence


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Payson Maxwell & Jessalyn Emerald-Cappedge.
ϟ étiologie du statut subjectif ▬ Privé.
ϟ datation approximative du moment exact ▬ Dernière semaine de Mars.
ϟ cadran lunaire appréciable ▬ 23h30.
ϟ météorologie sorcièrement acceptable ▬ Il fait nuit noire.
ϟ saison saisissante et palpitante ▬ Saison 3.
ϟ intrigue globalement intriguante ▬ Prélude.
ϟ chatiment divin exigible ▬ On se débrouillera :(a):
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Message Posté Dim 2 Fév - 2:30.


    « Eh là, jeune fille, tu ne peux pas entrer. »
    « T’es nouveau, toi. »

Ce n’était pas une question. L’homme la dévisagea de pied en cape, arquant un sourcil pour appuyer l’évidence qui ne devait probablement pas échapper à la jeune femme, sans esquisser le moindre geste ; son imposante carrure rendait impossible le passage même du moindre rat qui se penserait meilleur que ses congénères pour flirter avec le diable. Elle soupira. A quoi bon avoir plus de sept cents ans au compteur si, de toute évidence, le commun des mortels ne voyaient qu’une gamine d’un mètre soixante et de seize années bien tassées tenter d’entrer dans un club où les mineurs étaient interdits de séjour ? C’était fâcheux. Embêtant. Et redondant. Qui plus est, sans crocs, elle avait la gueule d’un ange ; difficile de croire qu’elle était un vampire sans songer qu’elle avait ingurgité quelques substances illicites et chercher les veines de sang dans le blanc de ses yeux.

Un programme réjouissant.

Ceux qui attendaient que leur anonymat attire l’attention pour pénétrer dans l’endroit convoité commençaient à s’impatienter. Leurs chuchotements bourdonnaient aussi bien qu’un essaim de  guêpes et en prenait progressivement la gêne, alors que l’armoire à glace, décidée, s’armait de la patience propre à sa profession. Elle lisait dans ses prunelles qu’il en avait la même détermination, capable d’user de la force même avec la frêle jeune fille qu’elle présentait être, et n’avait aucun doute sur ses intentions ; s’il n’avait encore bougé le moindre doigt, c’était bien parce qu’il faisait face à une jeune fille de seize ans dont il attendait un comportement rationnel. La bonne vieille courtoisie mielleuse de ceux qui se voulaient gentleman, ou à tout le moins, un homme à principes. Elle avait toujours détesté ce principe.

Se hissant sur la pointe des pieds, elle accrocha ses doigts aux ongles démesurément longs et incarnats aux poignets croisés de l’armoire à glace ; elle sentit le mouvement de recul qu’il musela, la tension qui s’empara des muscles de ses bras alors qu’il serrait soudainement les poings et entendit son rythme cardiaque prendre quelques mesures de plus dans leur lente cadence. L’odeur âcre de la nicotine imprégnait son costume de rigueur, rivalisant avec les notes corsées et musquées du parfum dont il s’était aspergé, peut-être pour compléter son apparente virilité et asseoir sa disposition à user de sa force génétiquement admise d’homme. Un demi-sourire tordit ses lèvres, découvrant l’éclat pâle de ses dents de jeune fille ; l’homme avait cependant peur des souris, à en juger par l’appréhension qu’elle lisait, là, tapie dans ses prunelles sombres, relevée par la note légèrement épicée que soulevait le malaise qu’il ressentait. Et cette note, cette seule note, l’avait toujours éveillée à l’euphorie ; un vice de prédateur.


    « J’ai survécu à la Guerre de Cent ans, j’ai un macaron handicapé et droit aux places prioritaires, dont une sur la liste de la boîte. Et évite les hamburgers à l’avenir. Ton sang chuinte quand il est pompé, ce n’est pas très agréable à entendre. »

Elle sentait sa langue dure comme du bois d’avoir refoulé toutes les insultes qui avaient fleuri dans son esprit à mesure qu’elle s’empêchait de lui rompre l’os du poignet. La patience n’était pas une qualité répandue chez les adolescents et figée dans cet âge, Jessalyn n’y était pas exactement prédisposée. L’homme demeura muet l’espace de quelques secondes, suffisantes pour éroder la fragile résolution de la jeune femme de rester polie ou, tout du moins, d’avoir une conduite que l’on pourrait juger rationnellement respectable. Un grognement roula dans sa gorge tandis qu’elle le lâchait et qu’elle envoyait à une quelconque entité divine sa rancœur et son exaspération.


    « Il faut vraiment que je saigne quelqu’un sous tes yeux pour que tu saisisses, babouin mal-baisé ? »

Pour toute réaction, il fronça les sourcils, sans doute peu réceptif à ces propos quelques peu malvenus ; Jessalyn, loin de se culpabiliser pour ses libertés de langage, sentit sa dernière étincelle de bonne volonté s’éteindre devant l’inertie affligeante du mastodonte. Ses épaules s’affaissèrent dans un mouvement fataliste tandis qu’elle se massait les tempes, marmonnant quelques phrases incongrues. Elle n’était pas énervée, et n’en avait pas besoin : elle était suffisamment exaspérée pour avoir envie de l’égorger.  


    « Salut, Cappedge. »

L’entrée vomit des décibels de ce qui s’apparentait à du rock légèrement débridé tandis qu’un second homme sortait de l’endroit pour prendre son tour de garde. L’armoire à glace dévisagea son collègue, ses sourcils toujours inlassablement froncés, avant de retourner contre elle l’obscurité de son regard qui lui évoquait désormais un puits effroyablement vide ; elle haussa les épaules, paumes vers le ciel. T’es con, j’y peux pas grand-chose. Elle passa à côté de lui sans lui lancer le moindre regard, s’engouffrant dans le ventre de l’endroit perchée sur ses talons d’une bonne quinzaine de centimètres. Elle avait abandonné la robe sage au-dessus du genou et le chignon étudié ; sa veste de cuir et son jean remplaçaient parfaitement ses vêtements d’enfant de bonne famille.

La chaleur de l’endroit l’enveloppa ; les odeurs de sueur, de cigarettes et d’alcool la submergèrent comme une lame de fond. Bien loin au-dessus de la seule adrénaline, elle sentait l’euphorie, l’excitation, l’envie, le désir ; l’atmosphère était saturée de cet attentisme latent sublimant les promesses que tenaient l’odeur chaude et envoûtante de leurs sangs. Puissants, intenses, enivrants, elle en oubliait l’âcre de la fumée qui stagnait au plafond, dessinant dans leurs volutes les rayons blafards des projecteurs installés aux quatre coins de la salle. Les baffles vomissaient des basses assourdissantes, résonnant jusque dans ses os fossilisés, irradiant son cœur mort de pulsations chimériques ; l’impression de le sentir battre de nouveau la rendait extatique.

Diego n’aimait pas qu’elle se rende dans ces endroits. Les vivants avaient besoin de pilules pour se droguer ; elle, elle avait juste besoin de les sentir vivre autour d’elle, libérés et désinhibés, pour l’envoûter.


    « J’ai jamais été aussi contente de te voir. »

Le sarcasme dégoulinait de chacun de ses mots. Jessalyn arqua un sourcil moqueur lorsqu’elle croisa le regard noir de Payson ; à l’odeur qu’elle dégageait, elle avait de toute évidence commencé la soirée sans elle, décrédibilisant pour moitié la menace sous-jacente de son œil vindicatif. Encore qu’elle ne l’aurait sans doute pas relevé. Jessalyn ne craignait pas Payson, et la réciproque était vraie : aurait-elle était seulement humaine qu’elle s’en serait lassée, mais le rapport de force les mettant toutes deux sur un pied d’égalité avait rapproché Payson de la condition vampirique et ennuyée de Jessalyn. Les deux femmes s’étaient souvent retrouvées en conflit, mais elles avaient cela de commun de ne pas être humaines, et si elles pouvaient s’estimer amies, c’était bien parce qu’elles pouvaient se dire leurs vérités en face. Et, même si elle ne l’admettrait sans doute jamais, Jessalyn était fascinée par Payson.

Fascinée par ses déviances, par son esprit imprévisible, par ces habitudes pourtant humaines qu’elle adoptait, par son caractère, par son don. Elle avait toujours voulu l’éprouver, voir jusqu’où elle était capable d’aller suite à la provocation ; elle voulait connaître ce qu’elle cachait. Elle voulait voir ce qu’était un humain avec des instincts qui n’étaient pas totalement les leurs, du moins, pas ceux qu’il était conventionnel de posséder. Diego trouvait sa fascination malsaine ; elle, ça l’amusait. Elle n’avait cependant pas prévu de s’y attacher.

Elle l’observa engloutir le fond de son verre et d’un geste, demander une nouvelle fois la même chose ; Jessalyn écouta son rythme cardiaque, rapide, son sang couler dans ses veines, précipité, et s’imprégna de son odeur, rendue acidulée par l’alcool.


    « Bon. Tu m’as traînée ici, alors on fait quoi maintenant ? On attend que tu roules sous la table ou que tu nous fasses un lap-dance ? » Un silence. « Ou t’as un gros chagrin à noyer ? »

Certes, cette dernière question semblait forcée, et pour cause ; Jessalyn s’était davantage sentie obligée de la poser qu’elle n’était vraiment désireuse d’en apprendre sur le sujet. Il paraît cependant que c’était ce que faisait les amies, alors… elle le faisait. En priant que, pitié non, ce ne soit pas le cas.

London's confidence || &. Payson [PM]

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