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Cherchez l'intrus | Pió [PM]
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Jensen I. Powell
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Message Posté Dim 30 Nov - 12:21.
cherchez l'intrus
allez les Canons de Chudley !


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Pió da Braccio et Jensen Powell.
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬ Privé.
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Début octobre 2057.
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬20 heures passées.
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  La nuit est en train de tombée, il y a un petit vent frais mais la température est supportable.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬ Saison 3.
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  3x02.
ϟ chatiment divin exigible ▬  Non.
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Jensen I. Powell
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Message Posté Dim 30 Nov - 13:49.

cherchez l'intrus
Pió & Jensen

Si une personne peut me rappeler par quel miracle je me suis embarqué dans cette histoire, elle est la bienvenue. Tout est parti d’une simple rencontre avec une légende de Poudlard : Pió da Braccio. Je l’ai rencontré, on a discuté et il a fini par me sortir cette phrase. Celle qui me fait fuir en principe, mais que je ne pouvais pas éconduire car elle venait de Pió. Tous mes amis proches savent que je ne peux pas supporter une simple conversation portant sur le quidditch. C’est pour cette raison qu’ils ne m’ont jamais invité à assister à un match. Sauf que cette phrase a déclenché une réflexion mentale hors du commun. Un simple « J’ai des places pour un match de quidditch dans quelques jours, les Canons de Chudley rencontrent les Flaquemares. » a tout changé. Sur le coup, je me suis dit que je devais évoluer. Après tout, les goûts changent avec les années, la maturité, les expériences… A vingt-quatre ans, je verrais probablement le quidditch autrement. J’y ai cru. Vraiment. J’ai même répondu « Ca promet un super match ! Je ne peux manquer une rencontre pareille. ». Qui l’aurait cru ? En tout cas, j'ai eu cet espoir jusqu’à ce que l’heure approche. Insidieusement, j’ai senti l’angoisse montée. Elle ne s’est pas annoncée, elle est arrivée lentement. D’abord, ce fut les battements de mon cœur qui s’accentuèrent ; ensuite, mon ventre qui se contracta ; puis, ce fut les mains qui furent touchées, je tremblais ! L’angoisse est venue sans que je ne puisse agir.

Depuis tout petit, je n’ai jamais réussi à m’intéresser de près ou de loin au sport. En devenant plus indépendant, j’ai perdu le peu d’intérêt que je pouvais encore avoir pour ce domaine. Quand on est continuellement en retard, voir la moitié d’un match est rapidement lassant. Alors, j’ai complètement abandonné l’idée de faire du sport ou de regarder. J’ai même développé un système immunitaire. En me mêlant à la foule de spectateurs, je ne sais toujours pas ce que je fais ici. J’aurais pu prévenir Pió que j’étais atteint d’une maladie profondément contagieuse qui m’obligeait à rester cloîtré chez moi. Mais trouver quelqu’un pour l’accompagner à la dernière minute aurait été difficile. Je baisse donc les bras, en me consolant. Ce n'est qu’une question de quelques heures. Après, je retournerai dans mon monde informatique. Voilà. Autour de moi, les supporters sont surexcités. Ils crient, ils chantent, ils bousculent, ils boivent, ils brandissent des drapeaux, ils portant des chapeaux ridicules. Je me sens coincé parmi tous ces gens. Je prends une inspiration et m’efforce de faire les derniers pas qui me séparent de Pió. Il m’a donné rendez-vous près de l’entrée. Je ne vais pas tarder à le voir apparaître affublé de je ne sais quelle tenue de supporter. J’essaye d’adopter une expression enjouée. Cette soirée est probablement la première marque de courage que je réalise depuis bien longtemps. Je me laisse pousser parles autres jusqu’à apercevoir Pió.

J’esquisse un sourire sincère. Quel soulagement de reconnaître un visage dans cette foule de cinglés. Je rejoins le journaliste déchu en me disant que si ma présence à ce match est la preuve de mon courage, Pió a fait bien plus. J’ai beaucoup de choses à apprendre de lui. Face à une telle personnalité, je ne peux pas me permettre de me plaindre ou de fléchir. « Salut ! Belle ambiance hein ? » Je ne trouve pas mieux pour lancer la conversation. Il faut dire que je manque de pratique en la matière. Heureusement, j’ai profité des quelques heures avant le match pour faire des recherches sur les deux équipes et pour écouter les conversations des autres supporters. Avec ces quelques informations, je pourrai tenir le temps du match. Enfin, en théorie. Nous nous joignons à la foule pour rejoindre nos places. « Les Canons ont gagné leur précédent match, tout comme les Flaquemares. Ils ont tous les deux le même niveau, je me demande qui va gagner ! » En m’écoutant, j’ai l’impression d’entendre un habitué. Pour cause, j’ai volé cette phrase à un supporter que j’ai suivi tout à l’heure. Mais, je suis plutôt fier de moi. Si j’arrive à duper Pió, un joueur émérite de quidditch et qui a failli intégrer des équipes professionnelles, c’est ce que je me débrouille bien ! Je suis rassuré. La soirée ne sera pas horrible. Je commence même à me sentir un peu à l’aise au milieu des chansons braillées par mes voisins.

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Message Posté Mar 2 Déc - 14:18.
De mon point de vue, tous les jours sont un bon jour pour le quidditch. J’aimais beaucoup le sport en lui-même étant jeune, mon frère et moi nous amusant sur des balais miniatures dès que nous le pouvions, mais l’enthousiasme vint d’autant plus lors de mes premières années à Poudlard. Mon tempérament avait très vite plus à mes camarades, et surtout aux joueurs de l’équipe de Gryffondors qui me laissaient assister à leurs répètes. Je me souvenais encore de Kieran MacCoy me passant la première batte que j’ais jamais eue entre les mains. Une révélation, et l’entrée dans l’équipe en consécration ultime. Les longues heures d’entrainement à peaufiner notre duo de choc, et les matchs à deux-cent à l’heure. Depuis la fin de ma scolarité toutefois, j’avais du me contenter des gradins. J’aurais pu faire une belle carrière, cela dit. Peut être. Après tout, des clubs m’avaient courtisés pendant l’été qui avait suivit mes aspics. Mais j’avais tenté ma chance à la ritm, qui avait bien voulue de moi. Aucun balai du monde ne remplacerait jamais dans mon cœur le micro et la sensation de pouvoir entrer dans les salons, les oreilles, et les cœurs des gens, leur parler directement, leur communiquer peut être un peu de réconfort.

Mais je deviens lyrique, et je m’écarte du sujet. Typique.

Reprenons donc. Un bon jour pour le quidditch. J’avais proposé à Jensen de venir voir un match avec moi. Un collègue, un de ceux qui m’avaient soutenu à mon retour à la ritm, s’était procuré deux places, mais avait eu un empêchement au final. Il savait mon intérêt pour le quidditch, et m’avait refilé les places. C’était sympa de sa part. Et comme c’était un moyen pour lui de dire « eh bro, désolé de pas avoir pu t’aider », je décidais de faire de même, et la personne à qui proposais de venir était aussi une personne à qui je n’avais pas pu vraiment apporter mon aide. Donc, ce serait Jensen. Il avait eu l’air plutôt enthousiaste, et j’avoue que je n’avais pas vraiment cherché plus loin. J’ai souvent du mal à me souvenir que tout le monde n’est pas fou de quidditch. Ce sport fait tellement partie de ma vie que j’en oublie que c’est simplement un sport, et donc pas un élément essentiel de l’existence des gens. Rétrospectivement, j’aurais surement dû lui demander. Mais voila, je ne l’avais pas fait.

Nous nous retrouvions donc parmi la foule qui s’amassait vers le stade et commençaient de chanter et d’échanger des commentaires. Je lui fis un signe enjoué. Emmitoufflé dans mon manteau, un bonnet en laine sur la tête et ma vieille écharpe des gryffondor autour du nez, j’attendais qu’il me rejoigne. J’avais décidé de ne pas me mettre au couleur ni des canons, ni de Flaquemare, les deux clubs ayant fait partie de ceux qui m’avaient proposé un poste à la sortie de ma scolarité. Cela aurait été déplacé dans mon esprit de prendre partie. De plus, le sport avait toujours eu plus d’importance pour moi que les querelles de supporters.

- Les Canons ont gagné leur précédent match, tout comme les Flaquemares. Ils ont tous les deux le même niveau, je me demande qui va gagner !

Je hochais la tête, soudainement concentré.

- Oui. J’espère pour Flaquemare qu’ils marqueront suffisamment de points cette fois, parce que les prochains sur leur liste sont les chauves-souris, et je crois pas que Morane leur laissera beaucoup le souaffle.

Je souriais d’un air entendu. Kate Morane était une joueuse des chauves-souris de Ballycastle, et très douée. Son club était l’un des favoris cette année, et Flaquemare aurait donc un peu de mal à rester dans le haut du classement s’ils n’engrangeaient pas le max de point cette fois ci. Bien sur, je ne pouvais pas me figurer que Jensen n’avait probablement rien pigé de ce que je venais de dire, ou du moins qu’il s’en moquait. Je l’entrainais à ma suite vers les gradins, continuant à babiller des infos et des stats qui devaient le laisser totalement de marbre intérieurement. Quand nous eurent trouvées les places qui nous étaient dévolues, je me tournais vers le terrain où quelques joueurs étaient déjà penchés sur leurs balais pour les derniers réglages.

- Ah, je reconnais pas le gars des canons là. Ca doit être l’attrapeur de réserve qu’ils sont en train de faire monter. Parait qu’il est prometteur. J’ai hâte de voir ça.

J’avais moi-même été batteur, et la vitesse et l’agilité recommandée pour les attrapeurs était donc à l’opposé de ce que j’avais été. Moi, j’étais le bourrin fort et efficace de l’équipe en théorie. J’admirais donc les qualités des attrapeurs, si différentes des miennes et donc encore plus fascinantes. Les figures, pirouettes, et sprints de ces joueurs m’étonnaient et m’émerveillaient toujours beaucoup.

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Message Posté Jeu 4 Déc - 8:20.

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Pió & Jensen

Il y a une certaine fierté dans le fait de duper un passionné de quidditch, qui plus est un passionné qui a exercé ce sport pendant des années au point d’avoir une bonne réputation à Poudlard. En n’appréciant pas ce sport, je pensais que j’aurais du mal à m’en sortir. Au final, il semble que l’illusion soit intacte. Je remarque que pour une majorité de sorciers, il est normal de s’intéresser au quidditch. Il s’agit même d’une obligation pour devenir ami. Je ne sais pas si Pió est du genre à choisir ses amitiés en fonction de leurs passions. Je ne pense pas. Il avait l’air vraiment navré de ne pas pouvoir m’aider lorsque j’avais vu à la RITM. Je termine mon analyse du match. Je jette un regard vers Pió. Il se lance déjà dans une analyse plus pointue. « Oui. J’espère pour Flaquemare qu’ils marqueront suffisamment de points cette fois, parce que les prochains sur leur liste sont les chauves-souris, et je crois pas que Morane leur laissera beaucoup le souaffle. » Les chauves-souris ? Morane ? Il m’a perdu dès les premiers mots. Le seul mot que je comprends est le souaffle. J’en ai pris un derrière la tête lorsque j’étais à Poudlard. Je peux vous dire que je m’en souviens très bien. Quant à Morane… une personne, sans aucun doute. Un bon joueur de l’équipe des chauves-souris ? J’ai un sourire en me demandant s’ils avaient pris le logo de Batman pour leur équipe. Je jette un coup d’oeil à Pió. Je me demande comment on peut parler de trucs incompréhensibles sans paraître fou. Il est le semble à comprendre ce qu’il dit, mais ça ne semble pas le gêner outre mesure.

La suite est un long calvaire dont vous épargne les détails. Je laisse un masque impassible prendre possession de mon visage. Je ne l’écoute plus depuis bien longtemps. Au lieu de cela, j’élabore un plan pour m’enfuir discrètement. Je cherche une excuse, une diversion, peu importe, quelque chose qui puisse m’éloigner de ce stade. Les statistiques dont m’abreuvent Pió ne trouvent pas d’échos en moi. Je suis bien trop occupé à chercher une issue pour me laisser distraire par des pourcentages qui m’endormiraient. Je reste donc silencieux et je me contente de suivre mon nouvel ami. Il semble connaître les lieux par coeur. Il doit probablement venir plusieurs fois par mois. Il m’emmène jusqu’à nos places. Cette fois, je ne peux plus m’échapper. J’hésite un instant à m'asseoir et me lance dans un duel entre le siège et moi. Deux secondes plus tard, je me convaincs de m’installer. En acceptant de venir, j’ai décidé d’ouvrir mon monde à celui du sport. Je ne vais pas tourner le dos à ce défi alors que le match n’a même pas commencé. Nous sommes bien placés. Devant nous, des joueurs volent déjà. Ils sont à l’aise sur le balai, majestueux et agiles. Une telle grâce ne m’a jamais frappé quand je m’envolais à l’école, étrangement…

« Ah, je reconnais pas le gars des canons là. Ca doit être l’attrapeur de réserve qu’ils sont en train de faire monter. Parait qu’il est prometteur. J’ai hâte de voir ça. » « L’attrapeur de réserve ? » Je marmonne ma question. Aussitôt, je regrette. Je suis censé savoir ce que c’est ! Sûrement un remplaçant. Je baisse déjà la garde alors que le match n’a pas commencé.  Je croise les doigts pour que Pió n’ait rien entendu. Je me redresse et me force à me concentration sur mon voisin, plutôt que sur mes plans de fuite tombés à l’eau. L’ennui mortel est prêt à me sauter dessus, mais je tiens bon. Je veux croire que je peux aimer le quidditch. « J’en ai entendu parler. Je suis curieux de voir ce qu’il donne en action. » Toujours aller dans son sens. Au moins, je ne peux pas me tromper. Je me penche en avant afin de mieux profiter de la vue. Comment les gens peuvent apprécier de regarder un match où on est tellement loin des joueurs que l’on ne les reconnaît. Ils sont minuscules. Il n’y a aucun plaisir à regarder des tâches jouées. Le Jensen passionné de sport va et vient. Et je deviens prétentieux au point de parler de moi à la troisième personne. Je me raisonne en me disant que si les joueurs étaient plus près de nous, on risquerait de se prendre un souaffle dans le visage (et je parle d’expérience). Finalement, cette distance me convient très bien.

Je m’appuie contre le dossier et croise les bras. Autour de moi, les supporters sont dans l’ambiance. Des mouvements de foule se lancent ; des chansons s’entament ; des bouteilles se vident… L’ambiance, en somme ! Les quelques joueurs présent amorcent une descente toute en délicatesse. Je suis à deux doigts de les envier. « Au fait, tu continues de jouer depuis que tu as quitté Poudlard ? » De ce que j’ai entendu pendant mes études, il était né pour tenir sur un balai et pour être batteur. Quand on a un pareil destin, on doit forcément continuer de jouer, non ? Je n’ai jamais été doué dans quoi que ce soit, à part dans le domaine du retard où j’excelle, mais qui peut se vanter d’être toujours en retard ? Ce talent n’est pas encore reconnu ! Peu importe, j’ai une certaine admiration pour ces personnes qui sont naturellement douées pour un domaine. Ils n’ont pas à réfléchir, ils n’ont pas essayé d’autres sports, ils ont une voie toute tracée qui s’offre à eux. Cependant, Pió a décidé de se lancer dans la radio. C’est étrange, non ? A moins que l’attrait du défi ait été trop fort pour ce sportif.


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Message Posté Mar 16 Déc - 17:18.
J’avoue ne pas être le plus observateur des hommes. La conscience des autres me fait assez régulièrement défaut, pas que le monde qui m’entoure ne m’intéresse pas, mais je ne suis juste pas toujours doué pour décoder les signes que les gens renvoient. Je suppose que tout le monde ne peut pas être bon pour ça, certains individus doivent être obtus, sinon le monde serait merveilleux et tout le monde se comprendrait dans la paix et l’harmonie. Or, ce n’est pas le cas. Il faut donc que l’homo sapiens de base soit un peu bouché. Et donc, j’étais un de ceux là, un de ces gens qui ne se rendent pas toujours compte de l’état des autres. Pourtant, même moi je pouvais sentir que quelque chose clochait avec Jensen. Le rattrapage qu’il avait exécuté juste après sa question marmonnée sur l’attrapeur de réserve n’était pas très convainquant. Ou plutôt, pour quelqu’un habitué à l’art de la communication comme moi, ça ne passait pas entre les mailles. J’haussais un sourcil, mais choisit de ne pas commenter. Après tout, beaucoup de gens ans ce genre de situation prétendent en savoir plus pour ne pas perdre la face. Je n’allais pas faire mon blaireau en relevant les détails et les étourderies. On était là pour passer un bon moment de divertissement, pas pour jouer à qui est le plus viril des gorilles de la jungle. En tout cas, je devais avouer qu’il se débrouillait plutôt bien pour masquer son absence de connaissance … ou son indifférence.

Ne me doutant pas de l’étendue de la catastrophe, je reportais mon attention sur le terrain, où les joueurs en train de s’échauffer étaient progressivement rejoints par d’autres. Tout ce petit monde échangeait quelques paroles, faisait de grands gestes pour s’expliquer deux ou trois tactiques de dernières minutes, et vérifiait une dernière fois l’état de leur équipement. La routine. Les supporters quant à eux faisaient assaut d’énergie pour encourager leur équipe, ou un joueur en particulier, et avaient l’air de passer un bon moment jusque là. Le gardien de Flaquemare fit un petit coucou en direction de la tribune la plus proche de lui, et les clameurs enjouées retentirent. Les joueurs pros savaient jouer avec le public et leur donner de l’attention. Certains plus que d’autres, suivant les caractères, mais globalement toujours de façon positive. Et puis, en ces temps de crise et de lendemain de malheurs, ils savaient que les gens en avaient besoin. Mais je préférais ne pas trop m’étendre sur ce point là. C’était suffisamment difficile, et on était venu précisément pour oublier ce genre de considérations. Lâcher un peu de lest de temps en temps, éviter de toujours garder le nez dans ses soucis, ce genre de chose. C’est pour ça que les gens aiment l’art ou les sports. Oublier, se sortir du réel. Je me concentrais sur le terrain et ce qu’ils s’y passait.

Le show se mettait en place sous nos yeux, les joueurs commençant à enfourcher leurs balais et se préparant à l’ascension dans les airs. Mais à côté de moi, je sentais Jensen se raidir de seconde en seconde. Lorsque l’arbitre entrait sur la pelouse, je jetais un regard à mon voisin, et constatais qu’en effet, il n’avait pas une mine très enthousiaste. A ce moment là, il m’arrivait –enfin- à l’esprit que peut être –hypothétiquement- Jensen n’était pas un grand amateur de quidditch. Etait-ce ça ? Après tout, maintenant que j’y pensais, tout le monde n’aime pas le sport. Je fronçais les sourcils, regard perdu sur les joueurs qui s’activaient pour le coup d’envoi. Mais, il avait accepté, et avait même eu l’air enthousiaste. Surement cela ne devait pas le gêner, sinon il l’aurait dit pas vrai ? Je ne fais pas peur aux gens au point qu’ils craignent de me répondre non. Ou si, peut être, et je ne m’en apercevais pas. Mouaip, c’était surement pas ça. Mais en tout cas, j’avais proposée cette soirée pour lui faire plaisir à lui, s’il n’aimait pas le quidditch, il fallait me le dire. Peut être avait il pensé me faire plaisir en acceptant, mais j’aurais trouvé quelqu’un d’autre au pire, rien n’était perdu. Je ne savais pas, et ça me frustrais un peu. Quand on fait un cadeau, on le fait pour faire plaisir à la personne, pas à soi-même.

Poussant un soupir, je me décidais quand même à demander. Je serais plus fixé ainsi qu’en me posant milles questions existentielles.

- Dis, ça va ? T’as pas l’air dans ton assiette …

Peut être était il juste patraque, ou des soucis personnels qui n’avaient rien à voir avec le sport le rattrapaient. En attendant, s’il y avait un souci par rapport au match, je préférais en avoir le cœur net. Si ce n’était pas ça, il n’y avait pas grand-chose que je pouvais faire, mais je n’y étais pour rien. Si c’était le quidditch, en revanche, ça pouvait s’arranger. Je lui souriais pour le rassurer, attendant sa réponse.


Spoiler:
 

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