VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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« I would like that the past becames the present... » feat. Eltan J. Symens. [PM]
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Message Posté Mer 9 Nov - 20:17.
« Eltan... I miss you. Everytime. »




STATUT DU SUJET : Privé.
NOM DES PARTICIPANTS : Eltan J. Symens & Beth "Nemesis" Rosebury.
DATE : 17 Avril 2056.
HEURE : Aux environs de quinze heures.
METEO : Il fait froid, mais beau et lumineux. Une écharpe est la bienvenue malgré les rayons de soleil qui embaument l'air & remontent le moral.
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE GLOBALE EN COURS : INTRIGUE GLOBALE OO8 : puissance.
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE DU FORUM EN COURS : INTRIGUE OO7 : destruction, horreur & manipulation.
INTERVENTION DE DOMINUS TENEBRAE : Non, thanks :D. On va se débrouiller comme des grands :D.

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Message Posté Mer 9 Nov - 20:19.
« Allô ? Eltan ? Oui, c'est moi. Beth. Comment tu vas ? Moi aussi, c'est parfait ! Dis moi... Ca doit faire quelque chose comme une semaine qu'on ne s'est pas vus, puisque nous étions tous deux assez occupés. Tu aimerais que nous nous retrouvions dans un café ? Tu me manques... Un peu. N'exagères pas tout ! Je peux très bien me passer de toi ! Pfeuh. Vers quinze heures ? Parfait, à tout à l'heure ! »

Je déposais le téléphone sur son socle. Quel imbécile, cet Eltan ! Pourtant, il était aussi incroyable. Je me souvenais avec exactitude de tous les détails lorsque nous étions ensemble. De la façon dont les choses s'étaient faites, de l'amour que je ressen...tais pour lui et de la déchirure que m'avait causé notre séparation. J'avais beaucoup souffert, mais je devais terminer ma dernière année à Poudlard et il était déterminé à aller à Londres... Nous aurions pu rester ensemble, nous envoyer des hiboux postaux... Mais j'étais persuadée que ça n'aurait pas fonctionné. Alors nous nous étions séparés, tentant tous deux de rester impassibles alors que la tristesse dévastait nos myocardes. Dès que nous nous étions quittés dans un dernier baiser, je m'étais enfuie dans ma chambre, pleurant de tout mon soul, déversant toute la peine qui affligeait mon coeur. C'avait été horrible... Mais nous nous étions retrouvés. Quelques années plus tard, un an pour être précise. Je l'avais rejoint à l'université de Londres. Mais si je l'aimais toujours, j'étais persuadée qu'il était passé à autre chose. Alors je n'avais rien tenté, ne voulant pas subir l'humiliation de me rendre compte que je n'étais pas aussi importante à ses yeux que je le pensais. Nous sommes devenus amis... Et nous le sommes toujours, malgré les mauvaises passes dans lesquelles je suis passée, et mon travail actuel. Il n'est bien entendu pas au courant de mon emploi dans la Mafia, personne ne le sait. La phrase préférée de la maison est d'ailleurs : « La mafia, c'est comme la pornographie. Tout le monde en use, personne n'en parle. ». Et j'étais tout à fait d'accord avec sa définition. Mais pour en revenir à Eltan... Même si j'avais du mal à l'accepter, une partie de moi (sûrement la partie la plus nostalgique) était encore incroyablement amoureuse de ses beaux yeux verts. Et j'aimais passer délicatement ma main sur sa barbe de trois jours. Je le trouvais toujours aussi sexy et beau. Mais j'étais résolue : Il savait que j'étais stripteaseuse, et j'étais amenée de temps à autres à faire plus qu'un petit découvrement. Je ne pouvais décemment pas être en couple. Pourtant, qu'il était dur de me contenter d'embrasser sa joue et pas ses lèvres si tentantes !

Mais il était un ami précieux à mes yeux. Quelqu'un que je ne voulais perdre pour rien au monde. C'est pourquoi je lui avais téléphoné avec l'intention de lui proposer de nous voir. J'avais du mal à me passer de lui plus d'une semaine. Il était une sorte de super-drogue pour moi... Même si c'est un sujet tabou. Il était la seule "drogue" que j'acceptais encore de consommer. Sa présence était apaisante pour moi, et avec lui, plus aucun problème ne persistait. En sa compagnie, j'oubliais tout. J'avais hâte de le voir. C'est avec une moue boudeuse que je m’aperçus qu'il n'était qu'onze heures. Je me trouvais d'ailleurs au QG de la Mafia, préparant mon ragoût fétiche et adoré des membres. J'avais toujours beaucoup aimé faire la cuisine, et puisque ce n'était pas mon rôle au Red Lantern, je satisfaisais mon envie ici. Il fut prêt pour midi moins dix. L'heure n'avançait pas assez vite à mon goût... J'appelais les mafieux qui étaient là et nous mangeâmes. Ensuite, je retournais chez moi. Après avoir déballé l'entièreté de ma garde-robe sur mon lit, je fus frappée d'effroi. D'accord, il s'agissait d'Eltan, il m'avait déjà vu dans des vêtements vraiment pas flatteurs. Mais... Rien n'allait ! Rien n'était assez beau pour notre rendez-vous. Je me comportais encore inconsciemment comme une adolescente amourachée... Mais je ne m'en rendais vraiment pas compte - normal, me direz-vous. Je filais donc faire les magasins. Je n'avais pas un très gros salaire, mais quelques fois, il était obligatoire d'aller faire du shopping ! Je me rendis dans des boutiques que je connaissais et dont le prix ne faisait pas trop angoisser mon porte-feuille - et mon crétin de banquier, qui plus est. Je finis ma ballade touristique vers quatorze heure, et réussis même à avoir une petite dizaine de tenues différentes pour un prix plus ou moins raisonnable - disons qu'aux yeux du gobelin qui me sert de chaperon, ça ne l'était pas... J'allais donc en quatrième vitesse chez moi pour me changer. J'avais toujours un énorme soin du détail lorsque je voyais Eltan... D'ailleurs, il me semble que je faisais toujours du shopping avant nos entrevues... Hrm.

J'enfilais une petite robe noire au décolleté rond, continuant en dentelles jusqu'à un cole roulé, m'arrivant jusqu'à mi-cuisse qui me mettait vraiment en valeur. Je coiffais mes longs cheveux bruns en une queue de cheval basse sans prétention avant de m'appliquer une légère touche de blush, de rouge à lèvres, de mascara & de far à paupière sombre. Il me fallut encore un quart d'heure pour trouver la paire de chaussure idéale, qui se révèla être une paire d'escarpins ajustée d'un talon de quelques cinq centimètres. Pour me couvrir - puisque nous n'étions qu'en Avril - j'ajoutais une veste courte en fausse fourrure noire. J'étais parfaite, je le savais. Mais j'étais encore angoissée à l'idée de ne pas plaire à Eltan. C'était ridicule, complètement même... Après tout, nous ne serions jamais ensemble. Mais je voulais voir ses yeux s'agrandir sous la surprise et exprimer ce que mon apparence reflétait pour lui. Je voulais y lire de la fascination, voire même du désir, sans que ce soit forcément primaire. Je voulais l'éblouir, tout simplement. Qu'il se souvienne de moi, toujours. Qu'il ne puisse pas se passer de moi, qu'il soit aussi accro que moi. Ce serait merveilleux. Je me mis donc en route pour le café dont nous avions parlé. Je pénétrais enfin Diagon Alley & poussais la porte, une intense chaleur réchauffant mon corps frigorifié par le temps frais d'Avril. Mon coeur battait avec force et sauvagerie, dans ma poitrine. L'impatience tiraillait mes entrailles et la nervosité palpitait dans mon sang. Je ne pouvais m'empêcher de mordiller légèrement ma lèvre inférieure alors que je demandais, d'une voix légèrement timide qui ne me ressemblait plus : « Euh... Bonjour. Je voudrais une table. Pour deux. » J'affichais un sourire amical, passant une main témoignant de mon stress dans ma chevelure d'ébène. « S'il vous plaît. » Ajoutais-je, ayant oublié le temps d'un instant la politesse qu'il convenait d'adopter. Mes joues rosirent, autant à cause de l'afflux de sang qu'à cause de mon embarras.

La voix rauque, témointe du nombre de cigarettes fumées de l'homme, résonna dans la pièce : « Par ici mademoiselle. » Il m’emmena jusqu'à une table, dans un coin de la pièce, rendant notre futur rendez-vous un peu plus intime. Mon impatience redoubla, alors que mes yeux ordonnaient à l'horloge de faire bouger ses aiguilles plus rapidement. J'étais persuadée que, s'il était en retard, j'allais le tuer... Ou reporter mes sombres envies à la prochaine fois, comme d'habitude, pour ensuite oublier tous mes desseins. « Je peux vous servir quelque chose, en attendant que la personne que vous attendez n'arrive ? » J'acquiesçais d'un signe de tête avant de regarder la carte. « Un café, noir, s'il vous plaît. » Je lui souris, voulant paraître sympathique. Ce que j'étais, me semble t-il... Mes mains tremblaient légèrement, et je ne peux pas dire que ce soit à cause du froid. L'évidence était là, bien visible, et pourtant, je me couvrais d’œillères. Je ne voulais pas voir les sentiments qui m'habitaient quant à Eltan. Néanmoins, je le savais : Lorsque la porte s'ouvrirait sur lui, je ressentirai le désir impérieux et brutal de le serrer dans mes bras pour ne plus jamais le lâcher. En attendant, mes ongles tapotaient sur la table, malgré l'expresso fumant qui venait d'y arriver. Toutes les images et les souvenirs que je m'étais remémoré plus tôt dans la journée revinrent m’assailler, faisant redoubler mon souhait de tout recommencer avec lui. Il ne faut pas... me dis-je, silencieusement. Pourtant, mon coeur ne clamait qu'une chose : Vas-y. Mais j'étais bien trop têtue pour ça. Je m'emparais de mon café et le bus d'une traite, pour m'aider à me donner de la contenance. Je t'attends Eltan...


Dernière édition par Beth "Nemesis" Rosebury le Jeu 10 Nov - 18:28, édité 1 fois
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Message Posté Jeu 10 Nov - 18:07.
Quelle sensation étrange, de se réveiller avec une idée précise de ce que va être la journée et voir que celle-ci va se révéler être toute autre.

C’était une matinée banale. Je me suis levé comme à mon habitude, sûr de moi, ai petit-déjeuné et suivis mon instinct pour ce qui fut de m’habiller et d’arranger ma tête d’endormi. Une journée de plus au paradis ! Je me préparais à nouveau à encadrer/manager/détendre les élèves de cette université à succès. Fort heureusement, je ne travaillais que le matin, ce jour-là. Alors pourquoi avoir un air si dépité ? Je me ressaisi, et sorti enfin de l’appartement. L’air était frais, ce qui acheva de me réveiller. Je respirai à pleins poumons en regardant le ciel, bleu, sans accros. Et je mis mon cerveau en mode « travail ».

C’est un peu avant onze heures que je reçu son appel.

« Allô ? Oui ? Ah, hey you ! Ben écoute, ça va ma belle, et toi ? … Oui ça me dit bien ! Oui, une semaine. Je suis indispensable, pas vrai ? Avoue-le, je te manque trop. Quinze heures c’est parfait ! Je finis à treize heures et ne travaille pas cette aprem. A toute’ alors ! »

Beth. Ou comment rendre les heures interminables avant de la voir. Allez, je vote pour ce nouveau surnom. Quoi ? Je suis le seul à voter, je peux bien l’appeler comme je veux. Même en l’appelant cradingue, elle ne se vexerait pas. Enfin, pas si ça vient de moi ; de quelqu’un d’autre, je ne dis pas. Beth et moi c’est… fusionnel. Enfin, c’était. Si, si, c’est fini. Même si tout mon corps clame le contraire lorsque je la vois, que je suis près d’elle. Nous étions d’accord, nous deux, c’était du passé. Je ne voulais plus ; ne pouvais plus. Et son travail me l’interdisait. Et dans ma tête, c’était clair. Aujourd’hui, elle et moi partagions une amitié ; une grande amitié, même, car nous ne pouvions ignorer notre passé commun. Oui, il est dur de ne pas se voir, de passer ne serait-ce qu’une seule semaine sans échanger un mot, un touché. C’est pourquoi j’ai accepté ce rendez-vous. Nous en avons tous deux besoin, même si jamais nous ne l’avouerions. En tous cas sur le côté fraternel, car notre amitié était extrêmement forte. Car si derrière ce rendez-vous se cachait autre chose… non, impensable. En tous cas, je me conformerai à ce qui avait été dit. Plus de sentiments, c’était trop dur. Mais qu’en était-il de Beth ? J’avais toujours été relativement bon dans le fait de savoir ce qu’il y avait dans sa tête. Du moins, tout le temps où nous sommes restés collés. Mais maintenant, non seulement je n’y arrivais plus totalement, mais je ne voulais pas le savoir. J’avais peur d’y trouver ce que je voulais tout au fond de moins. Trop profond pour que je réalise ce que c’était, et prendre le risque de ramener ça à la surface. Et, de la même manière, j’avais aussi peur de ne pas trouver ça, me ridiculiser et avoir encore plus mal. Parce qu’après tout, pourquoi voudrait-elle encore de moi ? Elle avait évolué, et avait très certainement tourné le page. Après tout, c’était ce qu’on avait convenu.

Bon. Prochaine étape : Finir cette matinée rapidement, rentrer manger, se changer, peaufiner sa tenue. En gros me rendre encore plus beau que je ne l’étais déjà. Et c’est tant bien que mal que treize heures arriva enfin. Je suivis mon programme à la lettre, et ce n’est que lorsque je fus satisfait de mon image que je me résolu à sortir pour rejoindre Beth. J’avais revêtit un jean plutôt fin, à la teinte foncée, surmonté d’une chemise blanche sous une veste sombre, une veste de costard qui se mariait parfaitement avec des chaussures toutes aussi classes. Même si ça n’était pas justifié, ça me faisais toujours de l’effet qu’elle me trouve à son goût et de sentir que je lui plaisais toujours ; enfin du moins physiquement.

J’arrivai dans la rue convenue et repérai le café, vers lequel je me dirigeai. Le stress montait en moi, inévitablement. J’avais beau me détendre et me dire qu’il n’y avait pas de quoi me mettre dans un état pareil, rien n’y faisait. Serait-elle déjà là ? Je n’avais qu’à pousser la porte pour le savoir…

Oui. Elle m’attendait. Je l’aperçu, une petite tasse à la main qu’elle but d’une traite, à une petite table dans un coin assez reculé. A sa vue, et à celle de sa tenue, ma poitrine ne fit qu’un bond. Bond que je m’efforçai de réprimander intérieurement. Il ne fallait pas que je laisse transparaître ce genre de choses. Pas quand on savait que nous, c’était du passé, et surtout pas sans savoir ce qu’elle en pensait, elle. Alors je pris une bouffée d’air et m’avançai enfin vers la table. Lorsqu’elle leva les yeux vers moi, je vis dans leur reflet que les miens brillaient. A moins que ce ne fut les siens…

« Coucou ma belle… »

Je me baissai en même temps pour lui déposer un baiser sur la joue, que je vis s’animer de jolies couleurs…
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Message Posté Jeu 10 Nov - 20:20.
Somehow I found a way to get lost in you.
Let me inside, let me get close to you.
Change your mind, I'll get lost if you want me to.
Somehow I've found a way to get lost in you.



Je crus un instant que mes doigts allaient lâcher la tasse, dès que j'aperçus son visage. Je me levais vivement, faisant légèrement bouger la table. Dans ses prunelles aux éclats pistaches rayonnait un éclat que je connaissais par coeur. Une certaine fascination que j'avais toujours adoré. J'étais d'ailleurs certaine que les même sentiments se lisaient dans les miennes. Il s'abaissa un peu, puisque j'étais plus petite que lui, et déposa un baiser sur ma joue. Les deux rosirent avec violence, et je baissais les yeux par automatisme. En sa présence, j'avais légèrement tendance à redevenir la gamine timide que j'étais. Je me sentais totalement vulnérable, et beaucoup moins "femme" que lorsque j'étais au Red Lantern. Et à la fois, dès que son regard me couvait, je me sentais... être l'incarnation de la perfection. Je me rasseyais rapidement, ne voulant pas qu'il remarque mon trouble pourtant aussi visible que le nez au milieu de la figure. Puis je le détaillais avec un peu plus d'importance, et ne pus retenir un sifflement admirative. Il était habillé avec une grande classe et beaucoup de soin ! J'avais même l'impression qu'il s'était fait plus beau que pour notre premier rendez-vous... Je souris légèrement, ne voulant pas qu'il pense que je me moque de lui. Si j'étais amusée, je n'en restais pas moins très troublée par sa présence, et le fait qu'il ait mit encore plus de soin dans sa tenue qu'en temps normal ne fit que rajouter une couche. A côté de lui, j'avais l'impression d'être si peu... Du même monde ! Je m'éclaircis la voix pour demander, légèrement intimidée :

« Ta matinée s'est bien passée ? Et ta semaine ? Tu ne changes jamais, en tout cas... » Je m'arrêtais le temps de rire, doucement, l'embarras et le stress empoignant toujours solidement mon coeur. « En même temps, ce n'est pas en une semaine de temps que tu vas changer du tout au tout... Mais je m'attendais à voir un début de barbe sur tes joues. Et surtout... Waw ! Je ne pensais pas que tu serais habillé comme ça. Quelle classe ! Je risque de commencer à aimer ça... Et à te forcer à te mettre comme ça à chaque fois ! » Je riais, respirant plus calmement. Il fallait que je sois naturelle... Mais je sentais encore le contact, doux et chaud, de ses lèvres contre la peau laiteuse de ma joue. Et cela me rappelait inévitablement nos anciennes étreintes, lorsque nous étions ensemble. Je déglutis, essayant de me concentrer alors que des milliers de sentiments se faisaient ressentir dans ma personne. Je ne savais plus bien où me mettre, à dire vrai. L'after-shave qui le couvrait me parvenait, bien que dilué, et me faisait peu à peu perdre la tête ainsi que la raison. Diverses pulsions me clamaient des choses que je m'efforçais de ne pas écouter. Il fallait que je sois... Moi-même. Que j'arrête de penser à l'effet que me faisait sa présence. Mais d'un coup, j'étais incapable de me souvenir de la méthode que j'employais en temps normal... Il était rare que nous nous voyions au bout d'autant de temps. Peut-être que le manque que je ressentais, d'habitude, était moins fort. Je me mordis la lèvre, nerveusement.

« Alors hmm... Il y a quelques étudiantes mignonnes, à l'Université ? A moins qu'il y ait une autre femme dans ta vie ? » La question avait franchit mes lèvres avant même que je ne m'en rende compte. Je fus encore plus embarrassée. Pour la ruse et la discrétion, ce n'était pas ça aujourd'hui... Mon intelligence me faisait défaut. Mon cerveau était en bouillie, incapable de m'aider à trouver des trucs censés à dire, qui ne relèvent pas de notre histoire. Et intérieurement, je ressentais une jalousie intense, brûlante, à l'idée qu'il puisse regarder d'autres femmes. Qu'il puisse s'y intéresser. Je n'en avais pas le droit, pourtant. Nous avions été clairs.. Et j'étais sortie avec d'autres hommes depuis. Ca ne le dérangeait pas, apparemment. Mais la tristesse n'était pas un sentiment que j'aimais à éprouver, alors je le balayais rapidement. « Pardon, ça ne me regarde pas après tout. Mais ton travail se passe bien ? Je me souviens encore du moment où nous étions tous les deux à l'Université... Les quatre cent coups que nous avons fait. C'était une bonne époque ! Qui sait, peut-être qu'un jour je reviendrai continuer mes études là-bas, et alors tu seras mon supérieur hiérarchique... » Je lui tirais la langue, ajoutant en plus un clin d'oeil complice. Il était animateur, donc ça ne comptait pas réellement comme un professeur mais c'était toujours plus important qu'un élève...

J'attrapais sa main, délicatement, mêlant par réflexe mes doigts aux siens. J'avais beau être très optimiste, le fait de repenser à l'Université était quand même poignant. J'étais parvenue à sortir de la drogue, mais avec beaucoup de difficultés, et j'y étais toujours vulnérable, quoi que je dise. J'affichais une moue perplexe puis remettais une mèche de cheveux derrière mon oreille. Je hélais le serveur qui m'avait placé plus tôt, et il ne tarda pas à arriver. « Que puis-je pour vous ? » Je jetais un long regard à Eltan, et répondis : « Deux thés, s'il vous plaît. Et vous feriez quelques pâtisseries, ici ? » L'homme partit, me demandant de patienter alors qu'il allait se renseigner. Il revint quelques minutes plus tard, alors que mes doigts n'avaient toujours pas lâchés ceux de mon ami. « Oui, quelques uns. Il y a un fondant au chocolat, un... » Je le coupais, mon ventre se mettant à gargouiller d'une manière très gênante. « Je prendrai un fondant au chocolat, dans ce cas. Ce sera parfait, merci beaucoup ! » Je me levais une fois que le serveur fut parti, ma main restant soudée à celle d'Eltan. J'étais en grand manque d'affection et vins m'asseoir sur ses genoux, qu'il fusse d'accord ou non. Mon bras libre vint s'enrouler autour de son dos alors que j'embrassais sa joue. J'étais d'humeur câline, comme la plupart du temps. Ce n'était pas très décent dans un lieu publique, mais je n'en avais cure.

A demi-voix, je murmurais à l'oreille de l'intéressé. « Tu m'as vraiment manqué, tu sais... Tu aurais pu m'appeler quand même. A chaque fois, c'est à moi de le faire ! » Mais je m'arrêtais bien vite. J'étais dans un moment privilégié, un peu intime quand même, et je n'avais pas envie de me mettre à râler. « En tout cas, je suis contente de te voir. J'aurais pu t'inviter chez moi, mais c'est en désordre et puis... Ce n'est pas très grand. Et un peu trop... Intimiste je trouve. » Je levais les yeux au ciel. Je ne savais pas du tout comment il allait prendre ma phrase, puisque l'on pourrait aisément penser que je ne voulais pas de proximité avec lui, alors que c'était tout le contraire. « Je veux dire, ce n'est pas que ça me dérange. Mais tu vois... Avec ce qu'on a vécut... Et mon emploi... Enfin... » Les mots me manquaient. Je n'avais qu'une envie qui repassait en boucle dans ma tête : Celle de l'embrasser. Apparemment, nous étions peut-être un peu trop proche. Je lâchais sa main avant de retourner m'asseoir, les joues en feu. Le serveur ne tarda pas à arriver avec notre commande, et j'en profitais pour lui demander un grand verre d'eau en plus. Ca ne se passait pas exactement comme je le voulais... « Dans tous les cas, que me racontes-tu ? Tu aimes toujours le thé ? Rassures-moi... Que je n'ai pas commandé ça pour rien. Ma mémoire me joue quelques tours, des fois. Tu sais, le début de la sénilité... » Je souris. Les blagues dans ce genre là étaient mon moyen de défense le plus apprécié, et cela permettait d’effacer les récents évènements. Pourtant, je me sentais toujours aussi troublé d'avoir été si près de lui, d'avoir pu sentir son souffle dans mon cou. Il n'aurait suffit que de quelques centimètres à parcourir pour que nos lèvres se frôlent... Mon coeur battait la chamade et mes yeux fuyaient les siens autant qu'ils s'y accrochaient. J'en étais éperdument amoureuse...
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Message Posté Ven 11 Nov - 0:01.
Le moins qu’on pouvait dire, c’est qu’elle n’avait pas perdu ce besoin de parler, de se donner contenance ; de masquer son… embarras ? Non, il valait mieux que je ne me fasse pas d’idée. Malgré ce que je pouvais penser, elle avait l’air sûr d’elle ; du moins, elle en donnait l’impression. Je ne pus m’empêcher de remarquer ses cheveux qui descendaient en cascade et qui me frôlèrent le visage lorsqu’elle se rassit rapidement ; sa robe qui lui affinait la taille. Non pas qu’elle fut grosse, loin de là, mais ça la mettait encore plus en valeur. Alors elle commença à parler, et ça m’amusa. Le temps de comprendre ce qu’elle me dit et de réfléchir à une réponse convenable, elle était déjà passée à une autre question. Sa remarque sur ma tenue me ravi, autant le dire. Et de toutes façons, que ça lui plaise avait été mon but. Je souris en mettant un coude sur la table, de façon à cacher ma bouche de ma main, en signe de gêne.

Mais sans que je la sente arriver, elle posa la question que j’appréhendais, le sujet que je ne voulais pas aborder. Une rencontre. Oui, j’en avais fait une. Une qui m’inspirait, qui m’avait redonné espoir. Celle d’une jeune femme de qui je me sentais de plus en plus proche, même si ça n’était pas tout rose de son côté non plus, à ce que j’avais compris. Alors j’avais commencé à m’accrocher, dans l’espoir que ça aille plus loin, de voir ce que ça pouvait donner. Mais c’était un fait, il y avait Beth, même si ça ne devrait pas. Me plongeant dans mes pensées, j’oubliai de lui répondre de nouveau. Elle ne me laissa cependant pas le loisir de le faire tant elle enchaîna encore une fois sur autre chose. Plus par embarras cette fois que par envie de parler, j’imagine.

Il était vrai que nous avions passé du bon temps à la fac, elle et moi. Mais je pense qu’être son « supérieur » me ferait bizarre. Ou à l’inverse, je m’en servirai pour lui mener gentiment la vie dure. C’était un jeu. Nous avons toujours cherché à nous embêter l’un l’autre, dans un but moqueur et drôle, et non par méchanceté. Au moins, ça entretenait mon côté je fous la merde. C’est alors qu’elle me prit la main, jouant avec mes doigts. Comment résister à ça ? Pour faire bonne figure, je souris simplement, donnant l’image d’un adulte assumant une amitié fille/garçon ; ce qui devait être le cas. Elle commanda du thé et un gâteau, que j’étais déjà résolu à grignoter. Je ris à l’entente de son ventre criant famine, tandis qu’elle chercha à le cacher. Comme si nous en étions encore à ça près. Mais elle était déterminée à m’en faire voir de toutes les couleurs, certes inconsciemment : Avec une grâce certaine et désinvolte, elle vint s’asseoir sur mes genoux que je lui tendis instinctivement. Elle passa son bras autour de ma nuque et nicha sa tête dans mon cou ; je réprimai un frisson. Et ce n’est pas en murmurant à mon oreille avec sa voix douce et son souffle chaud qui allait arranger les choses… Oui, j’aurais pu l’appeler. Oui, elle aussi m’avait beaucoup manqué… Avait-elle dit que je lui avais manqué ? Comme deux amis, je suppose. Il fallait que ce soit ça. Et puis, je ne voulais pas l’appeler de peur de paraître… accros. Mais elle reprit de plus belle : dans la même phrase, elle avait sous-entendu qu’elle me voulait chez elle, sans me vouloir. De quoi se perdre facilement. Il ne fallait pas que j’y aille, ce serait trop dur. Et elle avait raison ; son travail me bloquait totalement.

Encore un peu plus de sa chaleur dans mon cou et j’allais me trahir. Heureusement, elle se releva au bon moment… Le serveur revint et déposa la commande sous nos yeux. Avec un sourire malicieux, j’attrapai la fourchette et découpai une part de fondant que je portai à ma bouche, sous le regard enjoué et gentiment indigné de mon amie.

« C’est très bon tu sais, tu devrais goûter ! »
« C’est le mien, espèce de voleur ! »


Je ris à nouveau devant sa réaction, et lui rendis sa fourchette. Et pendant qu’elle était occupée à en prendre un morceau, je récupérai du chocolat qui coulait dans l’assiette sur mon doigt, que j’entrepris d’étaler sur sa joue avec un grand sourire de vainqueur. Elle ouvrit la bouche en signe de mécontentement et m’obligea à lui enlever. En soupirant à moitié, j’enlevai le chocolat avec le même doigt coupable de cette blague. Mais avant que j’ai pu le ramener à moi pour le nettoyer, elle l’attrapa et lécha le chocolat. D’une façon sensuelle, me direz-vous ? Non, nous étions tout de même dans un lieu public. Mais moi qui avait prévu de lui parler en douceur d’Elena, je n’en étais plus très sûr…
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Message Posté Ven 11 Nov - 13:55.
You were the first to say.
That we were not ok.
You were the first to lie.
When we were not alright.
This was my first love.
She was the first to go.



Je savais pertinemment que mon trouble était d'autant plus visible en ne cessant de blablater à tort et à travers, mais je ne pouvais m'en empêcher. Le fait de me trouver aussi près de lui, même alors qu'un petit mètre nous séparait encore, était presque... Insoutenable. J'avais tellement envie d’annihiler cet espace meurtrier, qui blessait mon coeur... Et la raison commençait à avoir de moins en moins d'arguments comparés à ceux, bien plus attrayants, de mon myocarde. Pourtant, je tentais quand même de rester maître de moi-même. Après tout, nous avions discutés de mon "métier", plusieurs fois même... Et en riant, il avait dit qu'il ne pourrait pas être avec une stripteaseuse, lui. Je me souviens encore de la douleur que j'avais ressentie suite à ces mots. Et le simple fait de me rappeler cette même phrase me faisait souffrir plus que je l'aurais pensé. J'avais envie d'enserrer ma poitrine, de faire cesser la tristesse qui habitait mon palpitant. Je déglutis, essayant de ne pas perdre la face. Il ne fallait pas qu'il sache à quel point je l'aimais. Car oui. J'en avais assez de me l'interdire. Je ne le pouvais pas... Simplement, nous ne serions plus jamais ensemble. Je maudissais mon emploi pour ce genre de situations... C'est alors que je décidais de venir sur ses genoux. J'avais tant envie d'être contre lui, de tout oublier le temps d'une étreinte... Je me perdis quelques instants, déclarant d'une voix presque éteinte un : « Il faudrait que tu passes, quand même... Un de ces quatre... Chez moi. » Je regrettais aussitôt mes paroles, mais ne trouvais pas la force de les enlever. J'embrassais délicatement et doucement la joue d'Eltan avant de retourner m'asseoir, déjà en manque de son contact. Mais heureusement, la venue du serveur me força à redevenir "moi-même". Du moins, celle qu'Eltan devait avoir envie de voir, et non celle que j'avais été quelques secondes auparavant.

Il déposa mon fondant au chocolat sur la table, et je me rendis compte qu'Eltan n'avait répondu à aucune de mes questions. Mais je n'avais pas envie de les réitérer... Et surtout pas celle concernant une possible petite-amie. Je n'en mourrais pas si c'était le cas, mais j'étais persuadée que mon palpitant serait étroit, agonisant. Et alors, cette question me trotta dans la tête, vile et mesquine. Et une petite voix me susurrait, ardente partisane du sadisme un « Tu sais très bien qu'il ne t'aime plus et qu'il doit voir quelqu'un d'autre... » Après tout, pourquoi continuerait-il à ressentir des choses pour moi ? Je devais être la seule imbécile à avoir encore ce genre de sentiments pour un de mes exs... Surtout qu'il y avait eu Luka entre temps. J'avais été capable de passer à autre chose... Mais pourquoi, depuis que tout était fini, ne pensais-je donc plus qu'à Eltan ? Mais ce dernier interrompit mes réflexions en attrapant ma fourchette et en me piquant un bout. J'affichais un regard courroucé et indigné. Comment osait-il ?! Un sourire se dessina sur mes lèvres. « C’est très bon tu sais, tu devrais goûter ! » Je plissais les yeux, tirant la langue avant de rétorquer : « C’est le mien, espèce de voleur ! » Son rire résonna dans la pièce, me réchauffant le coeur. Il me faisait totalement fondre, c'était évident. Il me rendit ensuite la fourchette que je gardais jalousement, la tenant comme s'il s'agissait du Saint Graal. Je commençais à découper un morceau, et au moment où je m'apprêtais à l'enfourner dans ma bouche, il prit du chocolat et me l'étala sur la joue.

« EH ! Enlèves ça, j'ai l'air fine je paris ! Si tu ne le fais pas, tu sais bien que ma vengeance sera terrible... En plus, on ne gaspille pas du chocolat ! Mécréant ! » Je souris. Il émit un soupir dépité et l'enleva délicatement. Je devais avouer que j'adorais qu'il me touche... Mais je comptais bien lui faire payer quand même cette mauvaise blague, et aussi en profiter. Avant même qu'il ne put reprendre son doigt et le débarrasser du chocolat fondant qui le couvrait, je l'attrapais et l'amenais jusqu'à mes lèvres pour enlever mon met préféré de sa peau. Si au début ça ne se voulait pas sensuel du tout, je me laissais un peu aller au fur et à mesure. Avec un léger sourire, un peu coquin sur les bords, je le lâchais ensuite et me léchais les lèvres. « Le chocolat n'est pas mauvais... » Je lui fis un clin d'oeil, recouvrant mon assurance habituelle. Il avait l'air un peu embarrassé, et c'est ce qui m'amusait le plus. « Allez mon chou, c'est pas comme si c'était la première fois que ça arrivait... » Je haussais les épaules, très amusée. Pendant ce temps, je piquais un bout du gâteau que je mangeais. Puis j'ajoutais : « En plus, si tu en voulais aussi, tu n'avais qu'à t'en commander ! Je ne partage pas quand il s'agit de chocolat... » Je m'autorisais à lui faire un énième clin d'oeil. Je ne plaisantais jamais avec le cacao... C'était la seule sucrerie que j'appréciais. Puis finalement, je n'y tins plus, et déclarais, bien qu'un peu boudeuse. « Alors, t'as pas répondu à la moitié de mes questions ! ».

Puis je pris une moue un peu plus mignonne, bien qu'un peu courroucée, et demandais, mettant tout mon charme en valeur : « Je ne t'ai pas manqué, moi... ? Je ne veux pas te faire de reproches, mais tu m'appelles rarement. Tu ne veux plus me voir ? Tu ne m'aimes plus ? » Je résistais à l'envie d'écraser ma main contre mes lèvres. Pourquoi avais-je donc parlé d'amour ?! J'espérais qu'il le prendrait dans le sens premier du terme... Enfin dans celui amical. Enfin... Après tout, peut-être pouvait-il savoir ce que je ressentais réellement ? Mais j'étais embarrassée, et ce café n'était pas le meilleur endroit pour lui avouer tout ça. J'affichais alors une moue perplexe. Je n'avais pas envie qu'il pense des choses me concernant, mais si je niais en bloc, il allait se dire que je ne le voyais que comme un ami, et notre situation ne bougerait jamais. Mais la même phrase revint à moi avec violence : « De toute façon, jamais je ne sortirais avec une stripteaseuse... » Je serrais les mâchoires alors qu'une profonde tristesse brillait dans mes yeux noisettes. Ma gorge était nouée et les larmes étaient à deux doigts de s'écouler sur mes joues. Je ne savais plus où j'en étais. Je voulais être avec lui, mais tout semblait me dire que c'était impossible. Je détournais le visage, ne voulant pas qu'il devine l'état dans lequel je me trouvais. Je n'avais même plus faim...
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Message Posté Dim 13 Nov - 19:08.
Elle avait beau m’avoir plus ou moins invité chez elle, je n’arrivais toujours pas à savoir où elle voulait en venir. Il ne fallait pas que je vois ici ce que je me tuais à ne pas espérer. Car je n’arrivais pas à comprendre si elle me proposait ça en toute amitié, et non comme un appel que ma poitrine voulait à tout prix saisir. Et ce n’était pas la sensation de sa langue sur mon doigt qui allait arranger les choses. Pourquoi avait-elle fait ça ?

« Allez mon chou, c'est pas comme si c'était la première fois que ça arrivait... »

Non, bien sûr, mais le contexte était différent… Nous n’étions plus ensemble, et qui plus est dans un lieu public. Alors qu’à l’époque où ce genre de choses se faisait… nous pouvions nous l’autoriser sans retenue. Et c’est ce que nous faisions. Pour parler franchement, ça me manquait. Alors même si ça me mettait dans un état pas possible, je ne pouvais m’empêcher d’apprécier.
Elle me fit rire, avec sa manie de garder tout le chocolat pour soi ; c’était un des sujets pour lesquels elle râlait souvent. Elle souleva un point véridique : ses questions, je les avais esquivées, certes sans le vouloir, mais c’était un fait. Elle avait l’air plus sûre d’elle que depuis mon arrivée, jusqu’à ce qu’elle enchaîne à nouveau sur une chose qui me fit tiquer.

« Je ne t'ai pas manqué, moi... ? Je ne veux pas te faire de reproches, mais tu m'appelles rarement. Tu ne veux plus me voir ? Tu ne m'aimes plus ? »

Comment lui dire que si ? Que tout en elle me manquait, que je voulais constamment la voir ? Je ne pouvais décemment pas lui révéler une chose pareille. Pourquoi éprouverait-elle encore quoi que ce soit à mon égard, à part de l’amitié, de toutes façons ? Mais c’est alors que, détournant la tête, elle me laissa le temps d’apercevoir ses yeux, qui cette fois brillaient non pas d’étoiles, mais de larmes. Que lui arrivait-il ? Etait-ce le fait que je ne lui avais pas encore répondu qui la poussa à penser que je ne l’aimais plus ? Je ne savais même pas de quelle façon lui dire la chose ! Enfin, dans quel sens du terme je devais lui répondre…

« Mais voyons… si, je t’aime… enfin tu vois. Euh, ça va ? »

Oui, je ne m’en sortais pas, ça se voyait. Et pour chasser cette mauvaise réponse, je me levais de ma chaise pour m’accroupir aux pieds de celle de Beth, en vue de lui tourner la tête pour savoir pourquoi elle était dans cet état. Elle ne me fit pas face facilement, et je devinai qu’elle ne voulait pas que je creuse la question ; elle finit tout de même par me montrer son visage, sur lequel coulait une unique larme qu’elle chassa d’un revers de main. Je commençais quand même à m’inquiéter.

« J’ai dit quelque chose qui fallait pas ?... Ou tu attendais une autre réponse ? »

Elle me regarda intensément, semblant chercher ses mots. Elle avait l’air de s’être calmée, mais pas plus joyeuse pour autant. Et avant que j’ai pu enchaîner sur autre chose, elle relança le sujet.

« Je renouvelle ma question… as-tu… quelqu’un ? »


J’ouvris la bouche tel un poisson, ne sachant s’il fallait répondre ; et surtout que répondre. Toujours accroupis, je laissai reposer mes mains sur mes jambes. Commençant à avoir chaud, j’enlevai ma veste, que je posai sur ma chaise en tendant mon bras. Je soupirai ; remontant les yeux vers Beth, j’inspirai à fond.

« Oui… et non. »
« Je sais bien que ça ne me regarde pas, et que je… m’en fiche. Mais il fallait que je demande… Enfin, que tu répondes. D’ailleurs, ça n’est pas clair comme réponse, ça. »


Je la regardai avec surprise avant de continuer :

« Si tu veux tout savoir, elle s’appelle Elena. Elle est à la fac, mais à ce que j’ai compris, ses sentiments par rapport à son ex ne sont pas clairs. Donc en attendant, je ne sais pas ce qu’il en est. »

Ça y est, je l’avais dit. J’expirai le plus calmement possible. J’avais sorti tout ça d’une traite, et redoutai maintenant la réaction que pourrait avoir Beth. Je n’avais pas menti, ni clairement dit qu’elle m’intéressait. D’ailleurs, la situation que j’avais décrite d’Elena me faisait trop penser à la nôtre pour que j’espérasse que Beth n’y pense pas. Du moins, dans la folle hypothèse où elle ressentait encore ces mêmes choses envers moi…
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Message Posté Lun 14 Nov - 10:32.
I hate everything about you,
Why do I love you ?
You hate everything about me,
Why do you love me ?



En la présence d'Eltan, j'avais toujours eu la fâcheuse habitude de faire le yo-yo. Je passais d'un état de contentement bien supérieur à la moyenne jusqu'au fond du trou. Et c'était précisément ce qui était en train de se produire. Mon coeur s’émiettait pour ensuite se reconstruire, et se briser à nouveau ensuite. Chaque phrase de la part du beau blond assit devant moi était importante, même la plus triviale. Je lui demandais alors si je lui avais manqué, si il m'aimait. Mais je détournais la tête avant d'entendre la réponse. Je ne voulais pas pleurer, et voulais encore moins qu'il ne le visse. Il ne devait pas savoir qu'il me rendait triste... Il ne devait pas savoir à quel point j'étais heureuse en sa présence, et le désir que j'avais d'être avec lui, d'être contre lui, de le toucher et de l'embrasser. Il ne devait rien connaître de tout cela. Et alors je resterai seule, à jamais, me languissant d'un amour impossible. C'était bien mon genre... Et pourtant, je ne pouvais pas blâmer mon aimé. Qui voudrait d'une stripteaseuse ? Se dire que des tas d'hommes ont pu admirer un corps qui vous "appartient", c'est un peu énervant... Puis, ce n'était pas comme si il m'aimait encore après tout. J'avais beaucoup de peine à retenir le flot de larmes qui me montaient aux yeux.

« Mais voyons… si, je t’aime… enfin tu vois. Euh, ça va ? »

Je haussais les épaules, éteinte. Il vint s'accroupir près de moi, mais je résistais pour ne pas le regarder. Pourtant, au bout d'un moment, mes yeux se tournèrent vers lui, et mes lèvres tremblaient légèrement. J'avais l'air fine... Je ne pouvais pas me permettre de pleurer dans un lieu public. Je détestais que l'on me regarde avec pitié... Une larme passa néanmoins la barrière que j'avais érigé pour s'écouler lentement le long de ma joue. Du dos de la main, je la chassais rapidement, le regard fuyant. « J’ai dit quelque chose qui fallait pas ?... Ou tu attendais une autre réponse ? » Je le fixais alors, mais ne savait pas du tout comment formuler ma question. Mon coeur battait la chamade et une douleur lancinante le tiraillait déjà, alors même que la réponse n'avait pas fusée. « Je renouvelle ma question… as-tu… quelqu’un ? » Je me pinçais les lèvres. Je voulais tout sauf connaître sa réponse. Je la redoutais tant... Mais il fallait que je sache. Que je cesse de me bercer d'illusions. S'il avait effectivement une amie, ça signifiait qu'il ne m'aimait plus. Et alors je resterai une vieille fille toute ma vie... Je ris jaune. C'était risible. Et tout moi... Je me gâchais la vie avec les hommes, alors même que je m'étais promis de ne pas être en couple. Comment être fidèle dans mon métier ? Pour la Mafia, il arrivait que je dusse offrir plus qu'un petit striptease...

Mais Eltan ne savait pas quoi répondre, ça se voyait. Et je sentais mon sang se glacer dans mes veines. Il ne devait pas savoir comment me l'annoncer... Donc il avait quelqu'un. Je déglutis péniblement, attendant néanmoins qu'il prononce les mots fatidiques. Il avait chaud, et il en profita pour retirer sa veste. Il me semblait que l'air devenait de plus en plus lourd. Il soupira avant de me regarder à nouveau, et inspira pour déclarer un « Oui… et non. ». Je sentis mon myocarde se craqueler et se fissurer. Néanmoins, d'une voix tremblotante, je répondis, essayant de garder un minimum de calme. « Je sais bien que ça ne me regarde pas, et que je… m’en fiche. Mais il fallait que je demande… Enfin, que tu répondes. D’ailleurs, ça n’est pas clair comme réponse, ça. » De la surprise éclata dans ses prunelles suite à ma phrase. Je ne voulais pas en savoir plus... Mais je le devais. Il valait mieux que je souffre un bon coup maintenant plutôt que de souffrir toute ma vie en me berçant d'illusions. Mais c'était... Vraiment douloureux. Trop. « Si tu veux tout savoir, elle s’appelle Elena. Elle est à la fac, mais à ce que j’ai compris, ses sentiments par rapport à son ex ne sont pas clairs. Donc en attendant, je ne sais pas ce qu’il en est. » Je ressentais une certaine sympathie pour cette jeune fille, autant que je la détestais. Nous étions dans la même situation, après tout... Mais je sentais une pointe de colère monter en moi. Mes joues rougirent un peu et je tentais de me contenir, en vain.

« Tu vises les minettes de 18 ans, maintenant ? C'est ridicule. » Je ris jaune une fois de plus, les larmes coulant avec force le long de ma peau. J'étais littéralement en train d'éclater en sanglots mais je m'en fichais. Je lui en voulais tellement... Je me levais, repoussant ma chaise et lui par la même occasion. « Je vois que tu n'as pas eu de mal à m'oublier. Eh bien je te souhaite une bonne chance avec ton Elena. Je pense qu'on devrait éviter de se voir, pendant quelques temps... » Ma voix était chevrotante, et entrecoupée par les quelques tentatives peu fructueuses de mon corps pour récupérer un peu d'air. « Je n'en reviens pas que tu n'aies rien remarqué... Idiot ! » Criais-je, les joues en feu. La totalité des clients présents dans le café avaient baissé le ton et nous regardaient. Je détestais ça, mais... Je n'avais pas envie de partir. Je me sentais toujours aussi mal, je n'avais pas extériorisé autant que je le voulais. « Comment as-tu pu me faire ça ? » Demandais-je, implorante, dans une question plus rhétorique qu'autre chose. La colère était partie aussi rapidement qu'elle était arrivée, et je me laissais retomber mollement sur ma chaise, me cachant le visage grâce à mes mains. « Je te déteste ! Mais pourquoi... Pourquoi faut-il que je sois amoureuse de toi ? Crétin, idiot ! » Je me répétais un peu dans mes insultes, mais j'en manquais beaucoup. Je n'aimais pas l'insulter. J'enlevais les mains de mes yeux, mon mascara ayant un peu coulé, pour frapper son torse de mes petits poings. I hate everything about you... Why do I love you ?
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Message Posté Lun 14 Nov - 10:39.
Je vis Beth rougir petit à petit de colère. De toute façon, il fallait que je le lui avoue, c’était inévitable. Seulement, elle pouvait se faire de fausses idées, et ça, j’en avais peur. Je ne pouvais pas lui expliquer clairement la situation, je ne la comprenais pas moi-même. Il me fallait du temps pour arriver à savoir ce qu’il allait advenir de mon affinité avec Elena, et autant le dire, oui elle me plaisait. Mais je ne pouvais oublier Beth, c’était indéniable.

« Tu vises les minettes de 18 ans, maintenant ? C'est ridicule. »

Je me retins de répliquer. Déjà, Elena avait 19 ans, non 18. Mais ça, c’était un détail que je n’allais pas prendre la peine de soulever. Et son intervention me cogna droit en plein cœur. Comment pouvait-elle dire ça de moi ? Elle était la personne qui me connaissait le mieux, et je pense que ça ne changerait jamais. Alors sous-entendre que je prenais de haut des gamines était plus que blessant…

« Je vois que tu n'as pas eu de mal à m'oublier. Eh bien je te souhaite une bonne chance avec ton Elena. Je pense qu'on devrait éviter de se voir, pendant quelques temps... Je n'en reviens pas que tu n'aies rien remarqué... Idiot ! Comment as-tu pu me faire ça ? »

Je restai bouche bée devant sa réaction. Elle se leva et me repoussa dans sa colère. Evidemment que non, je ne l’avais pas oubliée. Comment aurais-je pu ? Et je n’étais pas d’accord ; éviter de la voir, c’était me résoudre à renoncer à elle, à souffrir. Même si j’avais renoncé lors de notre accord… Mais je me figeai soudain. Ne pas avoir remarqué quoi, au juste ? Ça n’était pas le moment de me donner de faux espoirs ! Tournant la tête vers elle, je remarquai que toute la salle avait les yeux rivés vers nous ; ça me mit mal à l’aise, malgré mon assurance naturelle. Je fronçai les sourcils en questionnant Beth du regard. Ce à quoi elle répondit par un retour dépité sur sa chaise, enfouissant son visage dans ses mains ; j’en déduisis qu’elle pleurait de nouveau. Et la voir ainsi me faisait un mal incroyable.

« Je te déteste ! Mais pourquoi... Pourquoi faut-il que je sois amoureuse de toi ? Crétin, idiot ! »

J’écarquillai les yeux. Comprenant ce qu’elle venait de dire, j’étais incapable de bouger. Ma tête me disait de lui retirer les mains du visage, mais mes bras ne suivaient pas. C’était un enchaînement d’impossibilités à faire quoi que ce soit de concret. Jusqu’à ce qu’elle se mette à bouger d’elle-même pour me cogner le torse ; et je ne l’en empêchai pas. J’avais envie de crier, de clamer que moi aussi, j’étais amoureux d’elle, encore. Mais à quoi ça servirait ? Juste à nous faire souffrir bien plus, car ça ne mènerait à rien. Nous ne pouvions décemment plus être ensemble ; je n’allais pas exiger d’elle qu’elle change de métier. Pas juste pour moi. Et j’avais surtout peur qu’elle n’accepte pas. D’épuisement, elle arrêta ses coups. Elle n’avait plus l’air d’avoir envie de… se battre. Se battre pour moi ?

« S’il te plaît… Tu pourrais me répondre sans que j’aie à te demander de le faire ? »

Je repris le contrôle de moi et baissai la tête. Oui, elle avait droit à une réponse. Mais que lui dire… Maintenant qu’elle avait avoué… je n’étais plus censé avoir peur. Pourtant j’étais toujours trop déstabilisé ; et ça m’arrivait rarement.

« Je… ne savais pas. Je ne pensais pas que c’était possible… je suis désolé… »

Je relevai la tête, regardai une lampe au-dessus de moi, et inspirai un bon coup, comme si, par ce que j’allais dire, tout allait basculer.

« … C’est d’une réciprocité affligeante… ».
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Message Posté Lun 14 Nov - 17:57.
Don't Cry Out.
Your fascination.
With naked walls of silk and skin.
With no conditions.
I needed you to notice...
That's all I wanted.



J'avais dépassé les bornes, j'en étais consciente. Mais la colère m'avait fait prononcer des mots incontrôlés. La fureur battait d'ailleurs toujours quelques peu dans mes veines, bien que très atténuée par la tristesse qui suintait de mon myocarde. Je me sentais d'ailleurs presque suffocante. Je vis Eltan rester surpris face à toutes les phrases que je prononçais et qui étaient sans queue ni tête, n'ayant aucun rapport les unes entre les autres. Ou bien si... Un. Eltan était le seul sujet commun. Il fronça ensuite les sourcils, après avoir remarqué les regards que nous jetaient les autres clients du café. Je revins sur ma chaise et enfouis mon visage dans mes mains, proférant une phrase incompréhensible de plus. Cependant - et je regrettais déjà - il comprit. Ses yeux s'écarquillèrent sous la surprise qui prit une nouvelle fois possession de ses traits. Je me mordis la lèvre. J'aurais tant aimé tout effacer... En quelques mots, je risquais à présent de le perdre. A jamais. Je déglutis péniblement, n'osant - malgré le désir que j'en avais - le regarder. Mais finalement, la colère refit légèrement surface et je lui bombardais le torse de coups qui devaient être aussi inefficaces que les attaques d'un lilliputien. J'étais aussi ridicule que Poucelina face à un géant. J'essayais de respirer sans émettre de sons trop gênant. Je ne voulais pas attirer encore davantage l'attention. Mais j'arrêtais rapidement. J'étais éreintée. Psychologiquement, surtout. Ma semaine n'avait pas été facile, et l'épreuve de ce début d'après-midi était plus dure que ce à quoi je m'étais attendue.

Je laissais mes bras retomber le long de mon corps, tirant un peu plus sur le bas de ma jupe. Je me trouvais soudain trop peu couverte. J'aurais voulu me cacher dans un trou de souris... Disparaître. Néanmoins, je devais savoir. Il devait connaître la réponse. Pourquoi est-ce que je l'aimais ? Pourquoi fallait-il que ce soit lui ? Et surtout... moi ?! Alors que je n'en avais pas le droit.. L'interdiction même, imposée par ma personne... « S’il te plaît… Tu pourrais me répondre sans que j’aie à te demander de le faire ? » demandais-je, complètement à bout de force, la voix à peine audible. Je tournais pourtant la tête. Si le fait de lui poser la question n'était pas si dure en soit, le fait d'encaisser sa réponse et l'expression qu'afficherait son visage était au dessus de mes forces. J'avais juste envie de me couvrir sous les couvertures et de ne plus bouger de mon lit pour... Le temps qu'il me restait à vivre. Tout mon corps tremblait sous l'émotion et mon regard était fuyant. Mes mains étaient gelées, leur circulation n'ayant jamais été particulièrement bonne. Et le stress avait créé une boule dans ma gorge, en plus de nouer mon estomac. Je ne devais pas avoir fière allure... Surtout si l'on prenait attention à mes joues humides et au mascara qui s'était saupoudré en de laides traînées noires sous mes yeux. Mon nez coulait un peu, qui plus est. Sans lui jeter un regard, j'attrapais la serviette qui m'avait été fournie avec le gâteau à peine entamé et me mouchais dedans. Je n'étais pas la reine de l'après-midi, ni celle de l'élégance et du raffinement. Mais au diable ces choses futiles ! Le désespoir était mon seul ami, à présent.

« Je… ne savais pas. Je ne pensais pas que c’était possible… je suis désolé… »

Mes larmes redoublèrent. Je fis entre deux écoulements de larme qu'il avait relevé la tête et l'entendis inspiré. Cependant, je posais ma main sur ses lèvres. « Ne dis rien ! » Lui ordonnais-je, ma voix redoublant de volume. Plus aucun bruit ne se faisait dans la pièce. L'on entendait simplement les machines, derrière, et quelques murmures subsistaient toujours. « Ne dis rien... S'il te plaît... » Le suppliais-je, le coeur en morceaux. J'ajoutais, dans un chuchotement : « Je ne veux pas savoir... Je sais que c'est impossible... Que tu ne m'aimes plus. Que tu en aimes une autre. C'est ce que tu vas dire, je le sais. Je n'ai pas la force de l'entendre... » Un air penaud habitait le visage de l'homme dont j'étais éperdument amoureuse. Je me laissais glisser de ma chaise, m'asseyant par terre près de lui, alors que ma main s'attardait sur les contours de sa joue. Mes yeux embués de larmes se perdaient dans les siens et je me laissais aller à un dernier baiser. M'approchant encore davantage de lui, j'emprisonnais ses lèvres contre les miennes, la paume de ma main ne quittant pas sa joue. Mes les secondes passaient trop vite. Je ne voulais pas couper ce contact. Je voulais l'embrasser, encore longtemps. Je faisais pitié. Je me reculais finalement, et tournais la tête. « ... Je voulais juste te dire que... C'est d'une réciprocité affligeante... » J'entendis ces mots, et si l'espoir se rematérialisa dans mon coeur, je ne le perçus quand même pas. Pour moi, tout était fini. J'attrapais mon sac, laissais quelques livres sterling sur la table et me dirigeais vers la porte.
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