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Ces plaisirs violents ont des fins violentes... [PM Amadeus]
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Jeu 19 Avr - 18:19.



... Dans leurs excès ils meurent tels la poudre et le feu...
... Que leur baiser consume.

★ noms des participants: Amadeus Debussy & Hayleen Blackburn
★ statut du sujet: Privé
★ date: Début septembre
★ heure: Dans la soirée
★ météo: Le temps est doux, l'été est encore bien présent.
★ saison: Saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: Prélude saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: Prélude saison 2
★ intervention de dominus: Petit voyeur, tu aimerais hein Et bah... non
★ récompenses: Non Oo S'quoi ce truc Oo





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Message Posté Jeu 19 Avr - 19:45.


A peine les cours avaient-ils repris, que je revenais déjà dans la capitale, bien que ce ne soit que pour un weekend. Depuis que j'avais appris la disparition de ma cousine, je m'étais mise en tête de la retrouver. A présent que l'Organisation était en fuite, ils finiraient bien par nous la rendre. Alors j'avais décidé de revenir les weekends pour voir Théophilius. Mon grand-père, travaillant au ministère et vivant à Londres même, avait accès à toutes les informations concernant l'Organisation, et même s'il ne voulait pas que je m'en mêle, bien que ce ne soit pas encore au point de mes parents - voilà pourquoi nous gardions cela pour nous - , ne pouvait me refuser de me divulguer quelques informations. Nous avions ainsi passé la fin de l'été à faire notre petite enquête - sans Seth, malheureusement, mais sa cécité ne nous aurait été d'aucune aide et je préférais le savoir en train de se rétablir - et c'est aussi ce que nous comptions faire pour les weekends prochains.

Après avoir passé la journée sans grande avancée, je m'affalai dans le canapé trônant au milieu du salon de mon grand-père. Exténuée par cette journée et énervée qu'elle n'ait conclu à rien, il fallait que je me change les idées. Je remontai alors dans ma chambre afin de prendre une douche. Une fois propre, j'enfilai des collants en dentelle, une petite robe de couleur rouge sang et des escarpins noirs. Une seule touche de couleur suffisait, surtout de cette envergure, pas besoin d'en rajouter en plus avec les chaussures. Il fallait que je sorte, que je fasse de nouvelle rencontre, que je me fasse séduire et que je séduise - sans aller plus loin - bref, que je pense à autre chose qu'à Lily.

    « Je sors, je rentrerai dans la nuit ! Bonne soirée !
    - D'accord, mais fait attention à toi quand même. Et évite de faire trop de bruit en rentrant !
     »

J'adressai un dernier signe de main à mon grand-père, avant de sortir de la maison. Une fois dans la rue, alors que je m'apprêtai à transplaner, je me souvins que les frontière avaient été rétablies, certes cela ne touchait pas Londres, mais du coup, il m'était interdit d'utiliser de la magie en dehors de l'école, puisque je n'étais toujours pas majeur... Je me maudis alors d'être née en fin d'année. Tant pis, je marcherais. Puis, je me rappelai que les moldus avaient des voitures, et surtout des taxis! Je me frayai donc un chemin du côté sorcier de Londres pour atteindre le Chaudron Baveur et sortir du côté moldu. J'aurais pu rester côté sorcier et trouver un bar dans lequel m'installer. Mais j'avais eu ma dose de sorcellerie pour aujourd'hui, et je n'avais jamais eu l'occasion de voir à quoi ressemblait une soirée moldue. Elles ne devaient certainement pas être très différentes des nôtres, mais j'étais du genre curieuse!

Une fois sortie du Chaudron Baveur, bourré de monde à cette heure-ci d'ailleurs, je fis quelques mètres dans la rue avant de mettre la main sur un de ses fameux taxis. Je montai alors à l'intérieur, avant que le chauffeur ne me demande l'endroit où je voulais aller. N'ayant pas un sens de l'orientation très pointu, je ne me rappelais absolument pas des rares endroits moldus que j'avais fréquenté. Je lui répondis donc une adresse dont je me souvenais vaguement, ou du moins que je croyais me souvenir. L'homme parut interloqué, mais n'essaya pas de chercher plus loin et démarra. Après quelques minutes à sillonner dans Londres, le taxi s'arrêta. Je laissai alors à l'homme quelques pièces de monnaies moldues que j'avais sur moi, étonnamment, et sortis du véhicule. Soudain, ce fut un tout autre paysage, que celui que j'avais imaginé, qui s'offrit à moi. Alors que je pensais me retrouver dans une rue propre où la lumière m'aveuglerait et les bruits m'assourdiraient, je me retrouvai en fait dans une rue sombre, malfamée où les seuls bruits assourdissants qui me parvenaient étaient ceux des clochards ivres, étalés sur le sol. Et bien entendu, je ne remarquai cela qu'une fois le taxi reparti! J'allais tout de même faire demi-tour, lorsque mon regard croisa un visage familier pénétrer dans l'un des bars - oui oui, il y avait quand même des bars - de la ruelle. Était-ce bien mon ami français, que je croyais à Budapest, qui était rentré dans ce pub? Intriguée, je m'avançai jusqu'au bâtiment pour regarder à travers la fenêtre et voir si je reconnaissais bien Amadeus. En tout cas, le jeune homme accoudé au comptoir lui ressemblait trait pour trait. Bien décidée à en avoir le cœur net, je mis un pied à l'intérieur, malgré l'odeur exécrable qui y régnait, et m'avançai jusqu'au bar. Je pris position à côté du jeune homme et me tournai vers lui. Oui, il était bel et bien Amadeus.


    « Tiens tiens! Qui voilà?! Budapest se porte bien? »

Lorsque le barman arriva pour prendre ma commande, je lui demandai qu'il m'apporte un verre de whisky - ma boisson natale - puis je reportai mon attention sur le français. Budapest et Londres, ce n'était pas la porte à côté. Quelque chose n'allait pas, il m'avait menti et j'étais bien décidée à tirer les vers du nez de mon ami.

    « Qu'est-ce que tu fais à Londres? Et surtout ici?? »

Il est vrai que ce quartier n'avait rien de l'élégance de mon Amadeus. Jamais je ne l'aurais imaginé mettre un pied dans un endroit pareil. Bon, moi non plus je n'aurais jamais mis les pieds dans un endroit pareil. En tout cas, il y avait vraiment quelque chose de bizarre dans tout cela.
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Amadeus Debussy
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Message Posté Jeu 19 Avr - 23:55.
Les cris festifs et insatiables de mes 'amis' moldus ne cessent de vriller mes tempes, cette musique sourde frappe les portes de mon crâne embrumé par l'alcool et ne veut plus s'en défaire. Je scande par-dessus ces battements musicaux à qui veut l'entendre que je ne connais pas ce groupe, c'est alors que mon frère m'empoigne par l'épaule et me souffle à l'oreille quelque chose que je ne comprends pas. 3H0 !... 30!H... Quelque chose avec des lettres, des chiffres et une ponctuation. « Un vieux groupe, un peu poussiéreux tu vois. » me scande alors Faust d'une voix que je ne lui reconnais plus. Sans doute est-ce l'effet de l'ecstasy qu'il a lui même ingurgité, ou bien est-ce le spectre de l'alcool qui tisse des toiles hasardeuses dans mon esprit qui peine à penser. Mais qu'est-ce qu'on s'en fout, on est bien là, dans ce bar de nuit miteux qui ne sert que du mauvais rhum et n'envoie que ses serveuses vulgaires à nos tables : nombre de clients se repaissent par ailleurs du spectacle de leurs courbes à peine habillées. Pas moi. Leurs faux ongles grinçant contre le plateau en aluminium qu'elles portent d'une main experte me font l'effet d'un crissement de craie contre un tableau, leurs mines trop fardées me poussent à croire que sous cette épaisse couche de maquillage se dissimule une laideur à peine timide, tandis que leurs bouches trop galbées mâchouillant un chewing-um vieux de deux heures ne garantit pas, il me semble, la fraîcheur de leur haleine. Qu'importe, on pense clairement et pourtant l'on ne pense pas. On fluctue. Tant de pensées, si peu de mémoire... Je ne me souviens déjà plus de ces idées traversant mon esprit à l'encontre de cette grande blonde vulgaire, à la jupe trop courte et aux talons vertigineux. La dernière pensée est tuée par l'anticipation de la prochaine. J'avale la dernière gorgée de mon shooter de vodka pour faire taire mes tergiversations intérieures qui ne connaissent plus de fin, sous les applaudissements sordides de mes amis. Ou dirons-nous plutôt, compagnons d'infortune. Ceux avec qui je partage le même toit branlant, la même misère sordide, le même train de vie déplorable. « Deus ! Deus ! Deus ! » Ils scandent mon nom à mesure que j'enchaîne les verres, sous l'impulsion d'une compétition prise à pied avec l'un d'entre nous : Joe. Du moins il affirme s'appeler ainsi, ce grand noir au crâne luisant et chauve, la carrure massive et aussi énorme que son coeur d'or. Je doute qu'un homme dont le patronyme et l'accent flirtant avec des consonances africaines puisse s'appeler Joe. Mais ici, personne ne froisse personne. Ou tout du moins, on évite. Je ne suis plus de Beauxbâtons, je suis un moldu qui se bat pour survivre et échapper à la lourdeur de ses chaînes. Mais je suis bien là, à boire et faire la fête pour oublier. Ce soir j'ai troqué mon habituel costume élégant que je revêts lorsqu'il s'agit de jouer de mon précieux violon dans la rue, contre une chemise noire et un jean délavé. Mesures de précaution : je n'aimerais pas tâcher mon unique costard. Par ailleurs les quelques oeillades reçues de la gent féminine me confortent dans le fait que cette même tenue n'est pas dénuée d'élégance malgré les libertés décontractées qu'elles incarnent.

Tout ce qui monte doit redescendre ; la réalité est en marche. La drogue qu'ils ont ingurgité les mettent à mal, et voilà qu'ils vissent déjà leurs regards ternes sur leurs verres vides. Alors, c'est ainsi que va se terminer la soirée ? On évite de se regarder, personne n'arrive plus à parler. J'observe la montre de Faust et peine à lire les vingt-deux heures passées seulement. D'un soupir glacé et glaçant, je me redresse dans un frisson du sans doute à un trop plein d'alcool ingurgité. Je crois que ce soir, j'y suis allé trop fort. J'ai voulu oublié trop vite. J'ai préféré pansé sans soigner la plaie en profondeur. J'ai fait tout ce que les jeunes mal dans leur peau font pour oublier : j'ai plongé dans l'excès. Fort heureusement je n'ai touché qu'à l'alcool, et l'ivresse qui me possédait il y a quelques heures encore ne tarde pas à s'évaporer. J'y vois plus clair, je pense décemment, je ressens de nouveau la douleur lancinante de mes entrailles. « Allons ailleurs. » C'est tout ce que je daigne souffler à mon aîné, quand tranchant et imperturbable, je me lève pour mieux quitter cette banquette rapiécée qui m'arrache une moue de mépris. La première, depuis que nous avons posé les pieds dans ce bar mal fréquenté... C'est donc non sans happer goulument l'air frais du dehors que je quitte les lieux, mon frère à mes côté ainsi que trois ou quatre autres amis suffisamment lucides pour daigner nous rejoindre. Nous décidons de ne pas terminer la soirée sur cette touche sordide et d'écumer d'autres bars afin d'exalter d'avantage notre bonne humeur.

Le processus est en marche car bientôt nos rires retrouvent le berceau de nos lèvres assoiffées, nos regards pétillent et nos corps ne se lassent plus. Je sens la main de Faust se poser sur mon dos afin de m'inviter à pénétrer dans un énième pub : celui-ci encore miteux me semble cependant plus lumineux et plus propre que les précédents – encore que – et tandis que la bande bien plus ivre que moi s'attroupe autour du comptoir à scander la beauté fraîche de la serveuse, je prends place sur l'un des tabourets et consomme avec les autres mon verre d'alcool. J'oublie au rythme de mes verres vidés mon humeur maussade, mon esprit cafardeux. J'oublie tout ce que j'ai pu laisser derrière moi, et cet effroyable inconnu qui m'attend... « Tiens tiens! Qui voilà?! Budapest se porte bien? » Mes yeux surpris se tournent vers ce visage familier tandis que je me sens blêmir : comment le monde peut-il se prétendre être si vaste alors qu'en vérité il est minuscule ? La réalité me heurte de plein fouet, car j'ai conscience que les mensonges ce soir peuvent me rattraper. Je n'ai pourtant pas le droit à l'erreur, je n'ai pas le droit de la faire douter. Ainsi, tandis que j'arbore un rictus arrogant et carnassier, je toise la belle Hayleen qui est à présent l'objet de convoitise de ces moldus ivres derrière moi. « Hey Ama', tu nous présentes ? » Les hommes éméchés se penchent sur la jeune fille, certains lui offrent un baise-main hasardeux à défaut de pouvoir dégainer un mot intelligible... Fort heureusement, c'est la bonne humeur qui émane par tous les pores de leur peau, et non une envie grivoise. Un sourire amusé pour toute réponse et je toise la belle anglaise dans toute ma superbe : je vais bien, je ne suis que de passage ici, tout va pour le mieux. Mine fière et sourire de dandy, je porte mon verre à mes lèvres tandis que la demoiselle s'extasie de sa trouvaille. « Qu'est-ce que tu fais à Londres? Et surtout ici?? » « J'ai eu une représentation au Royal Opera House hier. » Un jeu d'acteur parfait, pour quelques sifflements admiratifs derrière moi. « Et il a eu une jolie paie, mam'zelle ! » Des rires secoués par l'ivresse qui en vérité dissimulaient une toute autre version des faits : si paie j'avais eue la veille, je ne l'avais gagné qu'au mérite de jouer debout dans la rue, du matin au soir. « Je repars demain. » assurais-je éhontément drapé dans ma prestance, quand derrière moi mes camarades singeaient un joueur de violon qui me fit sourire, mon rire ponctué par leurs stupidités scandées en des 'le plus grand violoniste de tous les temps' enjoués, sortis de leurs bouches bavardes.
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Message Posté Ven 20 Avr - 16:16.

    « Hey Ama', tu nous présentes ? »

Trop surprise par la présence d'Amadeus, je n'avais pas fait attention qu'il était accompagné d'une bande de joyeux lurons. Moldus ou sorciers, ça je n'en avais aucune idée, alors je comptais me faire discrète sur le sujet. En attendant, les amis du français avaient l'air d'avoir un intérêt certain pour moi, car à peine avais-je adressé la parole à Amadeus, qu'ils s'étaient tous jetés sur moi pour me saluer ; certains en articulant du mieux qu'ils pouvaient des mots finalement intelligibles, d'autres en venant embrasser ma main, ou plutôt en venant y coller de délicieuses gouttes d'alcool mélangé à de la bave. Je ne pus réprimer une moue quelque peu dégoûtée à la suite, mais me repris aussitôt. Cela ne partait pas d'une mauvaise intention, et ils m'avaient l'air sympathique. Je finis d'ailleurs par me présenter à eux, cela aurait été fort discourtois de ne pas le faire.

    « C'est un bien joli nom ça, mam'zelle! »

Totalement ivres, ces garçons me faisaient bien rire, et apparemment Amadeus pensait pareil, puisque je le vis esquisser un sourire. Alors que j'en profitai pour lui demander le pourquoi de sa présence dans la capitale, ce dernier me répondit qu'il avait eu une représentation la veille dans un célèbre opéra londonien, et un de ses camarades de rajouter qu'il avait également eu une très belle paie. J'étais contente pour lui! Il faisait enfin ce qu'il aimait et je ne pouvais que m'en réjouir pour lui, bien que, du coup, je verrais beaucoup moins mon ami.
Le barman finit par m'apporter mon verre. Je le pris d'une main, avant de le lever bien haut et de m'exclamer.

    « Je porte alors mon verre au grand Amadeus et à son succès! »

Alors que je sentais l'alcool descendre le long de ma trachée et la brûler à mesure que le liquide en frôlait les parois, j'entendais les camarades d'Amadeus scander un "le plus grand violoniste de tous les temps". Une fois le verre reposé sur le comptoir, une autre sourire vint dessiner les courbes de mon visage. Ces individus me faisaient beaucoup rire, Amadeus devait bien s'amuser avec eux. J'étais contente de voir qu'il ne se terrait pas dans sa solitude. A le savoir jouer du violon à chaque minute de la journée, je pensais qu'il n'en décrocherait jamais, mais finalement il prenait tout de même du temps pour sortir et s'amuser avec des personnes vivantes! J'étais loin de me douter du mensonge colossale dans lequel s'était embourbé mon ami et surtout l'énorme galère dans laquelle il s'était embarqué en fuguant.

En attendant, naïve, je continue d'enchaîner les verres d'alcool aux côté du bel Amadeus et de ses camarades forts amusants. Je finis alors par oublier ma préoccupation de la journée, à savoir retrouver ma cousine, j'en finis même par oublier comment j'ai réussi à mettre les pieds dans ce quartier. En fait, heureusement que j'avais mis la main sur Amadeus et sa bande, autrement, je n'aurais certainement pas fait long feu dans ce quartier crasseux et peu rassurant pour une jeune fille seule. Reposant un énième verre sur le comptoir, je me tournai vers mon ami.

    « Je me rend compte qu'en fait... j'me suis totalement invitée! Ça ne te dérange pas j'espère? »

L'alcool ayant commencé à faire effet, je me retrouvais à faire les yeux doux au jeune homme, comme pour lui donner l'impossibilité de répondre que ça le dérangeait. Sauf si voir une moue suppliante ne le touchait absolument pas, auquel cas mon geste n'avait servi à rien. Mais mon cerveau embrumé n'avait même pas envisagé cette option. Alors que j'observais toujours mon ami, quelques un de ses camarades, ayant certainement entendus notre conversation, articulèrent entre deux rires que ça ne les dérangeait pas du tout, avant de venir passer leur bras sur mes épaules. Sans explication, je me mis à rire avec eux. Le rire est communicatif et encore plus lorsque notre cerveau est au prise de l'alcool. Alors qu'ils repartirent pour danser bizarrement au milieu des tables du bar, je me penchai vers mon ami.

    « Je crois qu'ils m'aiment bien! Je pris alors sa main et l'embarquai avec moi pour rejoindre ses amis. J'ai décidé que tu me devais une danse! »



Dernière édition par Hayleen R. Blackburn le Lun 23 Avr - 22:06, édité 1 fois
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Amadeus Debussy
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Message Posté Lun 23 Avr - 21:50.

« Je porte alors mon verre au grand Amadeus et à son succès! » La culpabilité n'eut pas même le temps de me frapper de plein fouet car elle se heurta aussitôt à un taux d'alcoolémie élevé qui anesthésia toute honte qu'auraient du me prodiguer mes mensonges. L'esprit embrumé par l'ivresse je n'y voyais plus clair, pas plus qu'il ne me semblait penser correctement : sitôt l'alcool volatilisé de mon sang, je réinjectais un peu plus d'ébriété dans mes veines par le biais de verres ainsi enchaînés. Mon étourdissement montait crescendo à mesure que les rires perçants de mes amis grivois venaient picorer l'intérieur de mon crâne, comme si un orchestre avait décidé de s'y installer pour y jouer du tintamarre. L'impossibilité de mettre bout à bout quelques mots intelligibles m'inclinait à ne souffler que quelques paroles crues perdues entre deux rires, demeurant le summum de ma perversité qui ne s'éveillait que sous les vertiges de l'ivresse. Ainsi levais-je mon verre à l'instar de ces autres dans un tintement sonore appelant à la débauche, avant de boire d'une traite ces liquides sirupeux vous brûlant la gorge et vous molestant l'esprit à coup de frénésie d'ivrogne. Voilà qu'entre deux sourires à la fois goguenards ou carnassiers, je toisais la belle Hayleen d'un regard concupiscent qui bifurquait malgré moi de temps à autres sur la serveuse dont la beauté paraissait pourtant bien fade à côté de celle de l'anglaise. Quel délice que de tout oublier, noyer ses doutes et l'appréhension de ses erreurs dans des verres surchargés de whisky... Comme j'aimerais ne laisser couler en mes veines bleues ces seuls liquides alcoolisés dont l'ivresse me porterait jusqu'à l'extase pour enfin me faire oublier. Ma fuite, mes craintes, ceux que je laissais derrière moi et dont l'absence me piétinait le coeur. Ce soir j'étais parvenu à noyer tous ces ignobles sentiments négatifs me contorsionnant l'estomac grâce à la griserie alcoolisée : l'insouciance prit les rênes de mon esprit qui avait toujours su se montrer que bien trop sombre et tranchant. A croire que l'état d'esprit avait fini par s'insuffler au sein de toute la bande, car même ma douce amie se dévergondait d'avantage à mesure que le whisky imbibait tout son être. « J'ai décidé que tu me devais une danse! » Je n'eus guère le temps d'esquisser une moue surprise – voire même d'incompréhension car mon cerveau éméché peinait à comprendre toute tentative de conversation – que la belle m'embarqua déjà sur la piste. Je ne sus par ailleurs comment mes jambes pouvaient encore me porter tant le sol semblait s'effondrer sous mes pieds vacillants. Et pourtant, je retrouvais un aplomb certain lorsque poussé parmi la masse agglutinée s'agitant au rythme de la musique car aussitôt je pressai mon corps quémandeur contre celui de la jolie brune. Mon regard d'ambre planté dans le sien dans une appétence certaine, j'esquissais un sourire carnassier qui s'élargissait à mesure que ma main audacieuse glissait dans le creux de ses reins. Désir enflammé par la chaleur de l'alcool, insouciance déchainée qui grognait en mon ventre à présent que mes doutes étaient assommés par l'ivresse, véhémence fougueuse qui me somma de planter mes doigts possessifs ancrés dans sa chair pour la mordre dans son dos. Je me délivrais l'âme par des pulsions honteuses m'amenant à désirer sa chair, quand vociférant de l'intérieur je gueulais cette envie soudaine et honteuse de m'abandonner dans ses bras. Oublier ce parfum entêtant de ma Delilah pour mieux me nicher dans les effluves anglaises elles aussi enivrantes mais d'une autre mesure : mes lèvres audacieuses se posèrent sur celle de Hayleen afin de lui voler un baiser concupiscent et vorace.

Ainsi ignorant les acclamations victorieuses de mes amis moldus lorsqu'ils me virent conquérir de mes lèvres fiévreuses cette jolie brune, moi le français aux moeurs parfois trop policées à leur goût, je portai mes mains jusqu'à ses hanches dans une caresse alanguie. La concrétisation sans doute de notre soirée où nous nous rencontrâmes pour la première fois, et où je m'étais refusé à celle que je considérais comme une croqueuse d'hommes. Ce soir, je comptais bien inverser les rôles et me repaître de ses formes... Ignorant ma raison asphyxiée par l'ivresse qui pourtant se débattait pour m'accabler de chocs électriques, je décidai de ne pas l'écouter et d'oublier ce soir qu'Hayleen demeurait à mes yeux une amie précieuse. Mon corps fiévreux semblait bien au contraire se révolter contre mon bon sens, en obtempérant pour l'esprit de contradiction le plus total : « Et si on se trouvait un endroit plus tranquille ? » murmurais-je à son oreille, joueur et bercé par l'ivresse. Stupidité alcoolisée quand tu nous tiens... Je n'avais pas même de toit digne pour ma propre tête.
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Message Posté Ven 18 Mai - 0:07.

Mon cerveau divaguait. Je sentais mon corps vaciller, mais il m'en aurait fallu encore plus pour ne plus tenir debout. Je me laissai donc aller parmi la foule, essayant tant bien que mal de bouger au rythme de la musique. A priori, je n'étais pas la seule, car chaque personne présente autour de moi dansait à un rythme différent. Soit nous avions tous un sérieux problème de coordination, soit nous étions tous dans un bel état d'ivresse. Personnellement, j'opterais plus pour la deuxième solution. Mais peu importe, tout ce qui comptait c'est que je m'amusais. Alors que je dansais avec Amadeus et ses amis, m'étant résignée à ne plus tenter de le séduire, puisque toutes tentatives avaient été vaines, le jeune homme vint se coller à moi, me dévorant du regard. Tandis que ses mains vinrent se glisser dans le creux de mon dos, je glissai les miennes dans ma chevelure, tout en roulant du bassin dans une danse sensuelle. Je voyais bien le regard qu'il posait sur moi et le sourire carnassier qu'il me destinait, mais il était hors de question que je retombe dans son piège. Il m'avait déjà eu au mariage de Faith en me faisant les yeux doux. Et finalement, mon charme n'avait eu aucun effet, il avait même fini par s'énerver après moi. Alors non, il pouvait continuer à me regarder avec ses yeux plein d'envie, je ne flancherais pas. Bon d'accord, je n'étais peut-être plus assez lucide pour amener totalement à bien ma nouvelle résolution . Ou du moins, mon corps n'était plus réellement en accord avec mes pensées, puisque ce dernier se colla de plus en plus au bel Amadeus à mesure que je sentais la pression de ses doigts contre ma peau. C'est alors que je vis le visage du français se rapprocher dangereusement du mien. Allait-il à nouveau jouer avec moi? Allait-il continuer à me tenter sans jamais céder? Ce garçon allait finir par me rendre folle. Croyant réellement qu'il ne s'amusait qu'une fois de plus, et de toute façon mon cerveau étant bien trop étourdie pour comprendre l'envie réelle du jeune homme, je fus incroyablement surprise lorsque les lèvres du garçon vinrent enfin se poser sur les miennes. Un court instant, je restai stoïque face à cet acte imprévu, mais mon corps rattrapa vite le retard en répondant avec fougue au baiser du jeune homme, laissant en même temps mes mains glisser jusqu'à son cou.

Mon cœur battait la chamade. Ce baiser n'avait rien à voir avec le premier - et d'ailleurs l'unique - que nous ayons échangé à notre rencontre devant les yeux humiliés de Stanfield. Celui-ci était bien plus passionné, plus sensuel, plus charnel. Était-ce dû à tout ce temps où nous avons vainement essayé de séduire l'autre? Était-ce dû à toute cette tension sexuelle que nous avions essayé de réprimer? - Bon d'accord, difficilement pour ma part - Ou était-ce simplement dû à notre taux élevé d'alcoolémie? Peut-être était-ce dû à un mélange de tous... Mais à la rigueur, pourquoi se préoccuper du 'pourquoi'? Autant profiter de cet instant. J'avais attendu ce moment depuis si longtemps, qu'il me fallut encore un certain avant de réellement comprendre que je ne rêvais pas ou que toutes ces effluves d'alcool ne m'avait pas fait halluciner. Mais la réalité me sauta aux yeux, lorsque mon Amadeus vint me murmurer à l'oreille d'une voix charmeuse.

    « Et si on se trouvait un endroit plus tranquille ? »

Mon regard plongé dans le sien, ignorant les acclamations derrière nous, je n'eus besoin de lui répondre pour que nous nous échappions de ce bar rapidement. Juste le temps de récupérer mes affaires et de dire brièvement au revoir aux amis d'Amadeus, que nous étions déjà dehors. Céder à cette tentation qui me tenaillait depuis des mois? Comment refuser... De toute façon, ma raison était bien trop embrumée pour prendre en compte que Amadeus était amoureux de sa belle Delilah et que notre amitié était précieuse à mes yeux et qu'il ne valait mieux pas que je la gâche. Ce soir, mon esprit cèderait contre mon corps, que j'offrirais volontiers au bel Amadeus.

Une fois dans la rue, je cherchai du regard un hôtel. A priori, il n'était pas envisageable de rentrer chez mon grand-père, puisque c'était bien trop long pour y arriver, et vu que Amadeus ne disait rien, j'en conclus que son hôtel - ne sachant absolument pas où il vivait - ne devait pas non plus être dans le coin. Heureusement pour nous, il y en avait un au bout de la rue, je pris alors la main du jeune homme - cela était devenue une habitude - et l'entraînai jusqu'au bâtiment. Il ne payait pas de mine, mais je n'avais pas spécialement envie de tourner en rond pendant deux heures pour trouver quelque chose de correct. Alors nous entrâmes...

A peine la porte de la chambre fut fermée, que je m'avançais vers Amadeus laissant glisser lentement la bretelle de ma robe, révélant mon épaule nue.

    « Je crois que nous avons quelque chose en trop... »

Arrivée à sa hauteur, je posai un doigt sur son torse, avant de le laisser sillonner sur ses formes, tandis que mes lèvres audacieuses vinrent caresser son cou. Petit à petit mon visage remonta jusqu'au sien, mon souffle effleurant sa peau, puis nos lèvres vinrent à nouveau se coller à celles de l'autre, laissant enfin exprimer toute notre passion et notre désir. Cela faisait longtemps que je n'avais plus ressenti pareil sentiment et cela faisait un bien fou! Après ces deux mois de dépression, je me sentais revivre.
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Message Posté Lun 4 Juin - 15:54.
Le réceptionniste nous avisa d'un oeil torve quand en plein milieu de la nuit nous vîmes pour investir ses lieux. Le hall au papier peint cramoisi, offrait une lumière ternie qui frappait le visage creux et las du seul employé présent. Ce dernier nous toisait avec insistance, se demandant probablement s'il pouvait laisser rentrer deux gamins ivres dont les hormones leur jouaient des tours plaisants. Son regard furtif épingla bien vite ma main qui se faisait possessive à trop malaxer la hanche de la désirable Hayleen, avide d'en conquérir la peau nue et d'ôter ce morceau de tissu qui écoulait à mes lèvres des soupirs d'envie. Sous couvert d'une propreté plus qu'honorable, l'hôtel que nous avions trouvé rapidement convenait à rassasier nos corps possédés par les démons de la luxure. Aussi l'homme gomma sa bonne conscience, persuadé que nous trouverions bien un autre endroit où nous échauffer : quitte à payer, autant que ce soit dans son hôtel et non celui d'en face. Il nous donna les clés avant de nous indiquer le cinquième étage. C'est ainsi que la lubricité échappée de nos soupirs plaintifs et de nos parfums épicés gagna notre chambre...

J'agrippais la belle dans un râle d'envie sitôt que nous gagnâmes l'ascenseur ; mes mains puissantes se targuaient d'être à la fois tendres et audacieuses, mes lèvres rougies par ses baisers cherchaient à lui voler le moindre souffle, comme insatiables, mon corps échauffé se calait au sien dans un désir ardent. Jamais amitié ne fut aussi plaisante que celle-ci... L'esprit embrumé par l'alcool, je sentais cette frustration à l'égard d'Hayleen et ses délicieuses avances, étreinte en mon ventre depuis trop longtemps, imploser pour se muer en une envie de chair qui fourmillait jusqu'à mes doigts conquérants. L'envie de sa chair. Sous ma langue, sous ma paume, sous mon corps. Corps ondulant qui à trop se tordre d'envie se montrait de plus en plus pressant, de plus en plus désireux, de plus en plus audacieux... Des gémissements plaintifs échappés de nos lèvres humides et rosées trahissaient nos coeurs aux abois, quand inconscients de nos actes nous ne répondions plus qu'à nos pulsions. Au diable les belles éthiques de l'amitié, au diable les affres de l'amour, qu'importe demain, qu'importe donc hier. Seul le moment présent compte... Ding. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur nos deux silhouettes enlacées, la cuisse blanche de la belle Hayleen tenue fermement dans ma main possessive et dont les doigts fins saisissaient sa chair à la dérobée. Etrange ; aucun de nos vêtements n'étaient encore tombés, hormis quelques boutons de ma chemise ayant sauté sous quelques gestes experts de la demoiselle. Et si ce maudit ascenseur n'avait pas daigné nous interrompre dans cette étreinte torride, j'aurais volontiers pris ma délicieuse compagne ici-même. De l'envie passionnée à la goujaterie dissimulée, il n'y a qu'un pas.

Enfin, la chambre s'offre à nous. Je n'ai aucun scrupule à la comparer au ventre béant d'une bête car c'est bien dans ses entrailles chaudes, toutes d'étoffes et de taffetas vêtues, que nous désirons nous laisser aller à des pulsions bestiales. Ronronnant d'envie et gémissant de plaisir. « Je crois que nous avons quelque chose en trop... » Ses lèvres posées sur ma gorge et voilà que je la lui offre toute entière, frémissant d'émois tandis que mes mains s'agrippent au tissu de sa robe de mousseline et en soulèvent le voile. Audacieuses, elles glissent sous le vêtement et caressent sa peau laiteuse, son ventre plat, tentent de tracer leur chemin jusque sa poitrine rebondie mais la robe trop cintrée en-deçà de ses courbes fertiles m'en empêchent. Ainsi donc, impatiente, ma main s'extirpe de sa geôle de tissu et défait son autre bretelle tandis que nos lèvres s'accrochent et se baisent en des soupirs expiateurs. Je sens son sourire s'esquisser à ma bouche, alors que d'une langue complice que je glisse dans la sienne je lui fais goûter à mon envie. Elle vaut à elle seule tous les mots que je pourrais offrir en retour des siens, taquins et voluptueux. Des assauts de baisers et de caresses libidineuses plus tard, je dénude la demoiselle à la robe surfaite ; cette dernière tombe au sol dans un froissement d'étoffes tandis que je mène Hayleen vers le lit. Assoiffé, je ne cesse de boire à la fontaine de ses lèvres comme pour y recueillir le miel interdit : tous deux n'ignorons pas que notre étreinte est un fruit défendu, mais nous troquons pourtant sans scrupule notre amitié contre le pêcher de chair. Mais diable comme je la désire ; en témoigne mes soupirs appuyés, étouffés en des râles lubriques qui glissent à ses oreilles.

Allongé sur la demoiselle à demie-nue qui ôte de mes puissantes épaules tout vêtement superflu, je l'aide à me défaire de tout cet attirail. La boucle de ceinture saute, le pantalon rejoint la chemise à terre, nos corps frissonnent et se tordent de plaisir quand la langueur de nos baisers s'intensifie. Enfin dans toute notre nudité et notre insolence, nous nous faisons bonne guerre. Car oui, je m'étais toujours plu à faire la guerre à la belle Hayleen en refusant ses avances. Ce soir je lui faisais l'amour. Avec la même ardeur que dans tout ce que j'entreprends, je danse la gaillarde sur elle. Elle, s'épanouit tout de vice à ce jeu dont elle est experte. Et dans l'adultère de ce corps-à-corps embrasé, je me laisse aller aux plaisirs et à l'insouciance sans penser à demain. Grand mal m'en fasse.

***

Sentant une lumière agressive frapper à leurs paupières, mes yeux s'ouvrirent péniblement sur une chambre que je ne me connaissais pas. Fronçant d'abord les sourcils sous couvert d'un léger mal de crâne, je vins masser mon front moite dans un gémissement plaintif. Car ce matin je me sentais gauche, élimé, engourdi.... Les affres de l'alcool en somme, entre presque sobriété retrouvée et presque gueule de bois. Après avoir cligné des yeux le temps de m'habituer à la lumière blafarde des lieux, j'en vins à me poser cette fatidique question qui n'apporte pas toujours de réponses rassurantes : où étais-je ? Posant ma main curieuse sur mon torse dénudé, je compris rapidement l'envers du décor : j'étais nu, dans un lit qui n'était pas le mien... un regard plein d'appréhension sur ma compagne mystérieuse me laissant voir un dos délicat et une masse de cheveux bruns, et je levai aussitôt l'identité de l'intrigante : je me souvins soudain avoir couché avec Hayleen. « C'est pas vrai... » soufflais-je non sans déglutir d'une salive pâteuse et rare, mes yeux plissés car se renfrognant sous la lumière agressive. Il me fallut du temps avant de comprendre l'étendue de ma connerie : de longues secondes tout au plus. De bien trop longues secondes. Qu'avais-je fait... Je venais de briser une amitié, et j'allais décevoir la belle Hayleen. Elle qui avait tant souffert de la perfidie des hommes, de leurs manies d'user de son corps tel un jouet plaisant sans en demander leur reste. Elle qui avait cru un jour en l'amour jusqu'à ce que Cupidon ne plante lâchement sa flèche dans son dos, la condamnant aux larmes de regret. Moi qui avais tant voulu ne pas être comme les autres... Une épaule amicale et attentive. Aucun bénéfice simplement charnel. Juste elle et moi, dans toute notre complicité platonique. Qu'allais-je faire, maintenant. « Hayleen... Hayleen réveille-toi. » fis-je dans un murmure à peine audible, ma main caressant son épaule dénudée. Mais en avais-je seulement l'envie... Sans doute pas, car je n'insistais guère pour la réveiller, préférant me lever d'un bond pour me revêtir rapidement. Avisant autour de moi, je sentais mon coeur battre la chamade, engoncé dans un embarras qui me tordait l'estomac et se muait en une honte indescriptible. Je ne devais pas rester là... Car que lui dire ? Que je devais partir, que nous n'irions nulle part ensemble, que je regrettais tout ? Enfin, presque tout... Sans compter mon mensonge éhonté, lui contant que j'étais à Londres que de passage et qu'il me faudrait repartir sur Budapest. Je ne pouvais pas rester... Et ma Delilah. « Putain... » Un juron français s'échappa de mes lèvres tandis qu'une colère froide montait en moi. Enervé contre moi-même, j'accélérais mes gestes nerveux et finis de boutonner ma chemise froissée tandis que du regard je cherchais de quoi écrire.

Un stylo et un modeste morceau de papier firent l'affaire ; je grattai à la va vite quelques mots sonnant creux mais qui pourtant s'échappaient de mon coeur situé au bord de mes lèvres sèches : Je suis désolé. Ni plus, ni moins. De bien piètres excuses dont la brièveté n'exprimait pourtant que mon entière sincérité, posées sur un coin du bureau. Du fond du coeur Hayleen, je suis désolé, scandaient alors mes yeux bruns, ternis de honte, tandis que je toisais sa frêle silhouette endormie. Passant la porte d'un pas rapide, ce fut tête baissée et cadence hâtive que je quittais les lieux. Pas même de quoi payer la chambre. Qu'avais-je fait.
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Ces plaisirs violents ont des fins violentes... [PM Amadeus]

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