VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Message Posté Dim 22 Avr - 17:25.



Catch me if you can
run or die, you have the choice.

★ noms des participants: Jenna Holmes , Rosalina C. Bertone & Somhairle P. Elwes
★ statut du sujet: Groupe
★ date: Fin aout
★ heure: Le soir, 19 heures
★ météo: La nuit commence à tomber, il fait bon mais le vent souffle
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: Prélude saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: Prélude saison 2
★ intervention de dominus: Éventuellement
★ récompenses: /





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Message Posté Dim 22 Avr - 17:30.
Regard noir et poings crispés. Le silence régnait depuis plus de deux minutes et les deux hommes commençaient à perdre patience. L'un ne pouvait accepter de laisser une telle opportunité de recevoir une potion aussi parfaitement préparée mais était donc condamné à laisser passer l'opportunité de vendre la tête de l'autre homme qui lui ne pouvait pas perdre cette affaire.

    « Bon alors ? Vous la prenez ou non ?  »

Somhairle sentait la rage et la folie qui avait fait surface depuis quelques mois se répandre dans tout son corps, cet ingrédient il le lui fallait. C'était sa monnaie d'échange contre une protection, contre l'hébergement de João le temps qu'il trouve une solution à ses ennuis. Mais le gérant de Venenum Périculosus n'était pas un faible et trouillard comme les commerçants un peu plus loin sur le Chemin de Traverse. Le bonhomme avait du en avoir des personnes étranges, recherchées ou connues pour êtres mauvaises. J'ai juste besoin de cette griffe. Acceptes ou je devrais te trancher la gorge Finalement, il vit l'homme prendre sa potion fluorescente et lui tendre l'ingrédient qu'il avait tant besoin. Sans le sou il était condamné à vendre ses inventions et par chance il était reconnu comme grand potioniste et n'avait pas trop de difficulté à intéresser les personnes mal intentionnées.

    «  N'oubliez pas, je n'hésiterais aucunement à vous tuer si vous mentionner ma présence à Londres. »
    « Aucun de nous deux n'a intérêt à parler de cette échange. répliqua le patron comme si c'était stupide. Au fond, restez en vie. J'aimerais refaire affaires avec vous.  »

L'ancien professeur des potions émis un rire et sortit de la boutique en prenant soin d'envelopper l'objet acquis dans une mouchoir et le glisser dans sa veste. Faire affaires avec vous... Il ricana mais s'avoua que si il devait encore lutter longtemps de cette manière il recommencera ses échanges crapuleux. Avançant tranquillement dans l'Allée des Embrumes, connaissant très bien à présent le chemin, il prenait garde de ne croiser personne et si c'était le cas de ne pas les regarder. C'est tout de même triste, une si bonne potion. A chaque fois qu'il laissait une fiole à une personne autre que João, il se mordait les doigts de voir ces poisons s'en aller. Non pas qu'il se souciait de la victime de chacune d'entre elles mais bien du gâchis.

En longeant une boutique il distingua au loin un Auror qui barrait la sortie de l'Allée et eut un sursaut. Il n'était pas là il y'a une heure. Bifurquant soudainement dans une autre rue il alerta l'homme qui couru après lui. Son pied mécanique et magique était réparé mais la douleur était toujours présente depuis la bataille, il sentait qu'il traînait et cessa de se torturer pour rien, attendant derrière un tas de caisses son ennemi, caressant sa baguette en savourant déjà la sensation d'ôter une nouvelle vie. Un Vide-Entrailles plus tard il retourna sur ses pas pour cette fois remonter l'Allée, conscient que quelqu'un d'autre l'avait vu ouvrir le ventre de l'homme ou juste qu'il y avait en ce lieu une personne plus intelligente que les mi-sorciers, mi-trolls qu'il bousculait à toute allure pour se frayer un chemin.

Mais personne ne le suivait, aussi il se laissa tomber sur des escaliers et retira sa capuche pour s'éponger le front dans un rire de nervosité. Des abrutis, tellement facile. Seulement, un bruit l'interpella, devant lui, à quelques mètres de là, quelqu'un. Somhairle regarda lentement autour de lui et soupira. C'est pas vrai... Il s'était trompé dans le dédales des rues sombres et était revenu sur une sortie vers le Chemin de Traverse. Découvert.


Dernière édition par Somhairle P. Elwes le Lun 23 Avr - 21:34, édité 1 fois
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Message Posté Dim 22 Avr - 18:37.


L’ironie de la chose ne m’échappait pas. Je dissimulais depuis quelques mois une ancienne membre de l’Organisation et j’étais venue à Londres pour en pourchasser un autre. Les renseignements que l’on m’avait fournis indiquaient son nom, son signalement, et sa spécialité : Somhairle Elwes, professeur de potions à Poudlard. Il me semblait que je l’avais déjà croisé, au cours de l’année précédente pendant le tournoi, sans doute lors de l’étape à Poudlard, d’ailleurs, mais il ne m’avait, à l’époque, pas frappée plus que cela. Aucun doute qu’aujourd’hui, cependant, la situation serait différente. C’était cependant assez « amusant », je devais bien le reconnaître. Je secouai la tête, chassant Leyna de mes pensées. Oui, j’étais complice de la jeune femme, mais seulement parce que je la cachais. Je ne cautionnais pas ce qu’elle avait fait, même si je comprenais pourquoi. Elle n’était pas comme ça avant… Avant son enfermement. Elle avait énormément changé depuis. Mais avec ce qu’elle avait subi, on ne pouvait que comprendre que ce qu’elle était devenue, c’était une façon pour elle de se protéger. Sans nul doute qu’à sa place, j’aurais fait exactement la même chose pour pouvoir me venger. Dans le cas de celui que je devais traquer, par contre… Rien n’était moins sûr.

J’arpentais donc Londres, à la recherche d’un indice du passage de l’ancien professeur. J’y étais depuis la veille, et ne l’avais toujours pas repéré, mais je n’allais pas laisser tomber pour si peu. Je savais que nous devions être plusieurs sur sa piste. J’aurais bien aimé connaître la personne qui était avec moi, mais j’avais juste son nom et son signalement, histoire de ne pas la confondre avec une complice de celui qui s’avérait être son ancien professeur. Là aussi, c’était ironique. Un peu comme si on me demandait de pourchasser Ley… Faisais-je confiance à cette Jenna Holmes ? Mmmmh… Difficile à dire. J’attendais, sans nul doute, de voir dans les faits de quel côté elle se trouvait.

Toujours était-il que j’arpentais les sombres ruelles de l’allée des Embrumes quand un bruit attira mon attention. Je me cachai dans l’ombre et vis arriver une silhouette encapuchonnée poursuivie par un Auror. Me coulant dans l’obscurité, j’assistai à la mort de l’Auror. Aucun doute, j’avais affaire à un membre de l’Organisation, même si je ne voyais pas son visage. Peut-être est-ce lui… Ma cible… songeai-je. Je le laissai s’éloigner. Vu ce qu’il avait fait, mieux valait ne pas me faire repérer. Nul doute qu’il serait du genre à agresser même un innocent dans l’état actuel des choses. De loin, je le vis s’asseoir sur les marches d’un escalier et ôter sa capuche. C’était lui. Et c’était le moment de mettre en pratique mes cours de théâtre. Il y avait du monde : il était tout près du chemin de traverse…

Priant pour qu’il ne bouge pas d’ici à ce que j’ai fait le tour, je le contournais par une autre ruelle, m’aidant du plan que j’avais avec moi et revins de face. Je marchai – sans réellement le vouloir – sur des papiers qui trainaient au sol et bruissèrent. Il releva la tête vers moi. Raté pour l’effet de surprise… songeai-je. Mais cela n’allait pas m’empêcher de jouer mon rôle.

« Scuzi » commençai-je en italien. Merci la nature de m’avoir donné cette double nationalité qui me permette de passer pour une véritable touriste… « Je cherche la Banque » enchainai-je dans un anglais approximatif avec mon accent italien à couper au couteau, rendant presque incompréhensible mes paroles. Pour faire bonne mesure, j’ajoutai un sourire angélique qui se mariait parfaitement avec mes yeux couleur d’un ciel d’été.

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Message Posté Mar 24 Avr - 11:47.
Cela devait bien faire une heure que j’arpentais Londres à la recherche du membre de l’Organisation qui m’avait été attribué. Après les évènements qui m’avaient poussée à me battre pour débarrasser Poudlard des masqués, on m’avait proposé de poursuivre l’un d’eux jusqu’à l’éliminer. La quête du fugitif m’avait menée jusqu’à la capitale où j’avais pu, sans réelle joie, renouer avec le monde moldu. J’avais pris ma mission à cœur, d’autant plus qu’il s’agissait d’une personne que je connaissais bien : mon ancien professeur de potions. J’avais partagé avec cet homme une passion naissante pour la préparation de solutions dont les propriétés dépassaient l’entendement, si on y mettait un peu de rigueur et de savoir-faire. J’avais pris l’habitude, depuis ma 5ème année, de me rendre dans sa salle de classe, lorsque plus personne ne s’y trouvait, pour qu’il m’enseigne encore un peu plus de ce qu’il savait, qu’il me fasse part de ses dernières découvertes. Je savais que ces dernières ne se limitaient pas qu’à des potions médicales et qu’il connaissait bien les vices de certains mélanges, mais il se refusait pertinemment à aborder le sujet d’un quelconque poison en ma présence. Je découvris bien assez vite, suite au chaos dans lequel l’Organisation avait plongé notre monde, à quel point la magie noire pouvait être destructrice. Utilisée par des cœurs noirs et sans scrupules, sa puissance n’avait finalement aucune limite.
Je n’escomptais évidemment pas éplucher Londres dans son intégralité et c’était tout naturellement que je m’étais dirigée vers le chemin de traverse, avançant dans ses rues sans but précis. Mes pas hasardeux me menèrent bientôt vers l’allée des Embrumes. Quelle destination rêvée pour un expert en potions empoisonnantes ! Il serait forcement passé par là il y a peu pour s’y procurer des ingrédients rares et dangereux. Je me décidai alors à entrer dans l’une des boutiques : Venenum Périculosus, attirée par les vitrines sombres où l’on pouvait remarquer de nombreux ingrédients dont je connaissais l’utilisation dans des potions qui dépassaient largement le programme de dernière année. Bien qu’un peu hésitante, je poussai la porte de la boutique. L’intérieur était tout aussi noir que les devantures si ce n’était plus. Le vendeur m’accosta avant même que je n’eus refermé derrière moi en me demandant avec une amabilité feinte, ce que je désirais. Coupure de journal au poing, je lui montrai le visage du sorcier que je recherchais en lui demandant si, à tout hasard, il l’avait croisé. L’homme sembla mal à l’aise, son regard se détourna du mien, et il mit un temps avant de répondre :
- Je vois beaucoup de clients chaque jour, il me serait difficile d’en reconnaître un.
- Allez, faites un petit effort, rétorquai-je sèchement, il n’y a pas des milliers de sorciers qui risquent de venir se procurer vos produits et puis celui-ci est du genre marquant : il laisse des traces sur son passage, en général. Des corps, même.
Je m’étais montée froide, bien que la manière dont je parlais d’un professeur que j’avais jadis beaucoup apprécié, m’émouvais quelque peu. Masquer mes affects n’était pas une grande nouveauté chez moi.
- N… Non, vraiment, je ne vois pas mademoiselle, vous m’en voyez désolé.
- Laissez-moi deviner : si vous parlez vous êtes mort ?
- Je… ne comprends pas, désolé.
Sans prononcer un mot, je lançai un puissant sort de lévitation qui éleva d’une dizaine de centimètres toutes les fioles et la verrerie de la boutique. Le commerçant observa avec angoisse l’ensemble de la pièce, réalisant qu’il me suffirait de choisir la violence avec laquelle je rompais le sort pour détruire une bonne partie de son fonds de commerce. En vérité, je doutais de ma capacité à contrôler la chute des objets mais rien n’était plus efficace qu’une menace.
- D’accord, d’accord, reposez-les, s’il vous plait ! Il est venu ici il y a quelques minutes faire une transaction puis il est parti dans la rue je n’en sais pas plus maintenant laissez-moi tranquille !!
J’annulai le sortilège avec tout le calme dont je pus faire preuve et la casse fut moindre.
- Vous en souhaitant une bonne journée, lâchais-je avant de quitter la pièce, faisant sonner pour la dernière fois la cloche rouillée, suspendue au-dessus de la porte.
Les recherches se poursuivaient donc, je n’en étais guerre plus avancée, si ce n’était que je savais qu’il n’était pas très loin d’ici.
Des bruits attirèrent soudain mon attention. Du remue-ménage, un homme sauvagement agressé. Tiens-donc… Aurais-je trouvé notre homme ? Il ne fallait pas se précipiter, je n’étais pas seule sur cette affaire. J’avais appris qu’une certaine Rosalina, une française très certainement d’origine italienne vu la consonance de son nom, était également en charge de s’occuper de M. Elwes.
J’observais donc les alentours, aux aguets, ne quittant pas ma cible des yeux, lorsque je vis s’approcher une fille du même âge que moi, jolie brune à l’élégance résolument française, avec quelques touches latines.
- Scuzi, bafouilla-t-elle, je cherche la banque.
Je compris immédiatement le stratagème : approcher notre homme sans qu’il ne se doutât de rien. Il m'était absolument impossible de la suivre dans cette idée là : mon ancien professeur me verrait immédiatement, et il savait très bien que j'étais du côté de la résistance. Je décidai alors de suivre les deux protagonistes discrètement jusqu'à ce que le moment soit venu pour moi d'intervenir.


Spoiler:
 
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Message Posté Jeu 26 Avr - 23:34.
Le pied encore de chair et d'os était tendu, près à donner l'impulsion nécessaire au professeur pour qu'il s'en aille, qu'il déguerpisse vite fait de l'endroit où il s'était malencontreusement fourré. Lui qui était si attentif au moindre détail, qui prêtait importance à toutes actions dans telles ou telles situations, si stupidement trompé par le dédales de cet endroit qu'il connaissait encore mal. Mal de crâne, à force de rester enfermer et inactif j'en perds mes capacités. Somhairle fixait la personne qui s’approchait maintenant de lui. Les doigts crispés sur sa baguette à l’intérieur de sa manche il ne chercha pas à la dévisager. Passer pour n'importe quel citoyen, c'était ça qu'il devait faire et ne pas prendre la fuite au premier petit faux pas. Il ne donna même pas l'impression d'être sous pression ou tendu, dans sa tête son plan était déjà prêt depuis que sa tête était mise à prix. D'un regard de côté qu'il pourrait prétendre hasardeux, il examina la silhouette. Une gamine ? Seize ans, dix-huit tout au plus. Le professeur se sentit mieux et laissa place à un rire intérieur. Il ne risquait rien et il le savait. La seule chose qui pouvait se passer c'est qu'elle aille dire qu'il était passé par ici mais si elle en montrait le moindre signe il n'aurait aucune hésitation à lui trancher la gorge.

    « Scuzi. Je cherche la Banque »

Il leva un sourcil vers elle, ne cherchant pas à dissimuler son visage, ce geste serait trop étrange et à la place il pointa du doigt la ruelle qui rejoignait l'axe principale du Chemin de Traverse pour arriver sur Gringotts'.

    « Là-bas, le grand bâtiment. À droite.  »

Il se releva et fit mine de s'en aller, sortant la main d'une poche intérieure de sa veste et alluma une cigarette. Il n'en avait plus fumé depuis des lustres, les potions qu'ils préparaient détruisaient suffisamment mieux ses poumons et son cerveau que cette nicotine mais il devait trouver un geste et une raison de partir normalement. Il jeta pourtant un regard sur le visage de l'étrangère et émit un léger rire. C'était complètement stupide et dangereux de la part d'une personne aussi jeune que de traîner près de cette endroit. Les magasins près d'eux n'étaient certes plus de magie noire mais restaient de mauvaises réputation. A deux mètres d'ici il y'a des fous furieux qui la tueront sans soucis si elle s'y engouffre.

    «  Vous êtes française c'est ça ? Le professeur avait reconnu l'accent et la douceur de la langue derrière l'italien. Il tira un coup sur sa cigarette et reprit dans sa langue natale, repensant furtivement à sa scolarité à Beauxbâtons. Ne traînez pas trop longtemps ici, ce coin n'est pas approprié pour une jeune fille. Vous allez vite vous faire kidnapper, égorger... il marqua un temps de pause et examina mieux son visage... ou autre.  »

Et il s'en alla, laissant la jeune fille à cet endroit. Ni un conseil, ni une menace, juste un avertissement. Si ce n'était pas lui qui l'a tuait, alors il n'avait aucun doute que quelqu'un d'autre le fasse. Bon, je vais pas traîner plus longtemps ici, elle ne m'a sans doute pas reconnu mais d'autres passants prennent cette rue. Et déjà en tournant le dos pour reprendre l'escalier et s'enfoncer dans l'Allée des Embrumes il sentait que quelques regards essayaient de le dévisager, s'arrêtaient un instant pour se remémorer où ils avaient vu ce visage et ces yeux torturés. Il fallait vite rentrer chez João et sortir une bonne fois pour toute de là, un corps d'Auror traînait à quelques mètres et lui aussi, rien de bon donc. Il tourna immédiatement un angle et stoppa net, laissant le cliquetis de son pied mécanique et magique retentir dans le silence avant de s'éteindre lui aussi. Est-ce qu'elle serait... ? Il hésita un instant, replaçant sa capuche sur sa tête et se glissant dans la crevasse d'une maison, collant son dos et ses mains contre les pierres humides. Attendre. Il voulait être certain qu'elle ne le suivait pas, même si son temps de survie dans ces ruelles serait faible, s'assurer qu'elle ne l'avait pas reconnu était plus prudent. Baguette en main, bien caché, il était près à lui sauter dessus si elle passait par là. Un coup sur la nuque et c'est bon.
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Message Posté Ven 27 Avr - 11:26.
Je m’étais approchée tout à fait normalement, comme si je ne le connaissais ni d’Eve ni d’Adam. Ce qui était le cas, bien sûr, hormis que j’avais sa photo sur moi. Photo qui ne lui rendait guère justice, d’ailleurs, mais passons. Le fait était qu’il était un criminel. Qu’il avait tué, et continuerait à tuer si on ne l’arrêtait pas. De loin, je vis une autre silhouette approcher, féminine, mais qui resta assez éloignée. Sans doute était-ce la fameuse Jenna. Mais cela ne changeait rien à mon plan. J’achevais mon approche avec un petit sourire d’excuse pour le dérangement et posai ma question à laquelle la réponse ne se fit d’ailleurs pas attendre.

« Là-bas, le grand bâtiment. À droite. »

Mouais… J’aurais sans doute pu trouver mieux, comme question. Mais tant pis. C’était toujours mieux que rien. Et au moins, il avait répondu. Je connaissais donc réellement le son de sa voix, cette fois. Une voix qui, à mon sens, ne convenait pas à un meurtrier. Mais ce n’était là qu’un avis personnel. Je le savais, de par son dossier, professeur de potions. Etait-ce comme ça qu’il tuait, la plupart du temps ? Sans se salir les mains ? En empoisonnant ses victimes ? Je sentis une vague de colère monter en moi, mais je la dissimulais derrière un sourire doux.

« Grazie mille. » répondis-je en italien en me tournant dans la direction indiquée.
« Vous êtes française c'est ça ? »

Je me retournai vers lui en fronçant le nez de façon amusée avant de répondre :
« Par ma mère. Je suis italienne par mon père. »

Cela n’engageait à rien. Il ne connaissait pas mon nom, il ne connaissait rien de moi. Et ne pas répondre aurait éveillé ses soupçons. Pour l’heure, il semblait rester plus ou moins détendu, même si je m’attendais à ce qu’il s’enfuie dès que je tournerais le dos et m’écarterais de lui.

« Ne traînez pas trop longtemps ici, ce coin n'est pas approprié pour une jeune fille. Vous allez vite vous faire kidnapper, égorger… ou autre. »

Etait-ce là un simple avertissement ? Je plissai les paupières, et le regardai des pieds à la tête avant de m’arrêter sur ses yeux.

« Je ferai attention. » répondis-je en le regardant s’éloigner.

C’était maintenant que tout allait réellement commencer. J’attendis qu’il ait tourné au coin de la rue pour m’approcher doucement de la fille qui nous avait observés.

« Tu es Jenna ? » demandai-je en faisant un effort pour gommer un minimum mon accent italien. « Tu viens pour l’attraper, toi aussi ? Il ne sait pas que nous sommes deux. Nous avons un avantage sur lui. Je ne pense même pas qu’il se soit méfié de moi. On pourrait, peut-être, le prendre à revers ? Chacune d’un côté de la rue qu’il a empruntée ? A moins qu’il ne s’agisse d’une impasse ? Mais il ne faudrait pas qu’il transplane avant… Je m’appelle Rosa, au fait. Je viens de Beauxbâtons. »

Je me rendis alors compte que j’avais chuchoté, comme si j’avais peur de me faire entendre. Ma précaution me fit sourire.

« Tu connais bien le coin ? » demandai-je encore.
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Message Posté Jeu 3 Mai - 1:32.
Sans réponse de Jenna au bout de quatre jours, Somhairle dispose désormais de quatre jours pour poster, sans quoi le sujet sera clos, et un jugement devra être fait.
Bonne chance pour la suite !
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Message Posté Lun 7 Mai - 12:56.
Toujours bloqué dans cette ruelle, il n'entendit rien. Somhairle était prêt à bondir sur la jeune fille à qui il venait de parler et ne comptait pas lui laisser une chance de s'en aller sans dommage. Il était persuadé qu'elle était là pour autre chose que trouver le chemin de la banque. Il attendit encore quelques minutes, patiemment, tentant de calmer cette folie meurtrière qui le prenait, qui cognait de toutes ces forces dans sa tête, réclamant un peu de distraction. Mais les minutes passèrent et toujours rien. Je me suis peut-être trompé après tout. Il respira un grand coup et ressortit de sa cachette, regardant attentivement autour de lui pour voir si la gamine ne s'était pas cachée. Rien. Un sourire satisfait sur le visage, l'ancien professeur des potions reprit son chemin, pressé de ne pas s'attarder dans ce lieu ou rapidement des Aurors viendraient découvrir le meurtre de leur collègue. Et dans cette ruelle, il n'était pas le seul à vouloir la mort de l'un deux, difficile donc de déterminer qu'il s'agissait d'un fuyard. Et voilà comment perdre son temps juste pour une histoire de potion. Il retoucha l'ingrédient acquis dans sa poche et se dirigea vers une maison sale et abandonnée ou régnait une atmosphère glauque, traversa sa salle sans prêter attention à la demi-douzaine de sorciers qui eux aussi ne lui portèrent aucun regard, et ouvra une porte. Il avait un long chemin de couloirs, passages et autres pour atterrir de l'autre côté du Chemin de Traverse et donc de pouvoir rejoindre l'habitation de João plus tranquillement. Somhairle ne cessait de repenser au visage de la jeune fille, se promettant que si il la recroisait, il l'égorgerait par pur précaution.

Il n'avait pas réellement quelque chose contre elle, mais il préférait ne laisser aucune trace de son passage par ici et supprimer toute personne lui ayant adressé la parole, hormis Joaõ qui le cachait et le nourrissait, était la moindre des choses pour s'assurer de sa survie le plus longtemps possible. Il n'avait aucune idée pour la suite, ne savait vraiment pas où aller et quoi faire mais cela lui importait peu dans l'immédiat. Il devait mettre le plus de distance entre ce meurtre, le gérant de Venenum Periculosus et la gamine. La prochaine fois, il ira chercher lui-même sa foutue drogue !
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Message Posté Jeu 10 Mai - 20:21.
J’attendais, vainement visiblement, que Jenna me réponde. J’avais l’impression qu’on perdait du temps. Qu’en fait, elle faisait le jeu de son ancien professeur. J’eus un claquement de langue réprobateur avant de lâcher, en italien, un froid : « Oh merda… »Je me débrouillerai toute seule, et puis voilà. Je me détournai d’elle pour partir à la poursuite du renégat en sortant ma baguette. Avant de partir, néanmoins, je lui lançai un : « Si tu changes d’avis et que tu veux le poursuivre, tu sais vers où me chercher. Si t’es de son côté, tu peux passer ton chemin. » Voilà qui était dit, voilà qui était clair. Je sortis mon plan du Londres sorcier pour me repérer et essayer de trouver un autre moyen de le rattraper, sans pour autant éveiller ses soupçons. Mmmh… Pas Par ici, ni par là… Je trouvai, finalement, la solution miracle en voyant deux gamins se battre pour un balai. Mais oui ! Un large sourire sur les lèvres, je me dirigeai vers eux. « Cinq gallions chacun si vous me prêtez votre nimbus » Ils me prirent, sans doute, pour une folle, mais ils me prêtèrent leur balai. Je leur fis signe de m’attendre là et sortis l’argent de ma pochette avant de décoller.

Il allait sans dire que, quitte à voler, je préférais mille fois être sur un abraxan. Mais on faisait avec ce qu’on avait et, clairement, je n’avais là qu’un balai. Et, de toute façon, je me voyais très mal avec un cheval ailé dans les ruelles de Londres. Pourtant, j'eus beau chercher, j'eus beau survoler, les ruelles, je ne retrouvai pas la trace du professeur de potions. Par la barbe de Merlin... J'avais raté ma première mission et en un temps record, encore! Je revins à mon point de départ et rendis le balai aux deux mômes. Ca ne servait à rien que je continue de chercher maintenant. Plus tard, peut-être, mais pour aujourd'hui, c'était fichu... Autant essayer de profiter de Londres quelques jours avant de rentrer bredouille.



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