VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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ANIMATION SPECIALE || Les animaux sont nos amis
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Dominus Tenebrae
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Message Posté Ven 18 Mai - 17:51.

sauve les d'amadeus, le scalpeur de chihuahua
des poils, des plumes, une bonne odeur bien fraîche !

● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●

Malheureux que tu es ! En voulant caresser cet animal tu as malencontreusement ouvert sa cage et le voilà qui tourne en rond dans la boutique ! Maudite soit ta gentillesse... Mais allez, si tu réussis à le remettre dans sa cage, le gérant de la boutique t'offre l'animal ! Ton rp devra correspondre au lancer de dés préalablement effectué ici.


Pour récupérer tes récompenses , c'est ici

Le staff de Vulnera Samento.
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Message Posté Lun 21 Mai - 10:15.


« Je te parie que tu n’es pas capable de toucher cette mygale… »

Je sursautai en reconnaissant cette voix. Mon tendre frère jumeau. Je me retournai et le fusillai du regard. Bien entendu, que je n’en étais pas capable. Et il le savait très bien ! Si les araignées n’étaient pas les bestioles qui m’effrayaient le plus, elles n’en étaient tout de même pas très loin.

« Qu’est-ce que tu fais là, Flo ? Je croyais que tu ne voulais pas venir à Londres ? »
« Bah… Il parait que c’était la chose à faire… »


Mouais… Je n’étais pas dupe. Il avait voulu me faire marcher, je le connaissais trop bien pour ça. En attendant… Il me répéta son défi et cette fois, je fronçai les sourcils. Je n’avais pas envie de jouer à ce petit jeu. Pas maintenant, en tout cas. Avec un autre animal d’accord, mais pas avec une mygale.

« Non. »
« Allez ! T’es pas drôle, p’tite sœur ! »


Je poussai un soupir à fendre l’âme. Non, non et non, je n’avais pas envie de jouer à ça. D’un autre côté, mon frère jumeau savait très bien comment arriver à ses fins avec moi. Il lui suffisait de faire miroiter une récompense suffisamment juteuse pour que je cède. En temps ordinaire, l’idée d’un pari suffisait. Mais avec le plan drague qu’il m’avait sorti quelques semaines plus tôt… Comme on dit, ‘chat échaudé craint l’eau froide’…

« Et si j’y arrive ? »
« Je t’offre l’animal de tes rêves. »
« Et si je n’y arrive pas ? »
« Si tu refuses le pari ou que tu n’arrives pas à toucher la mygale, tu seras mon esclave pendant un mois… »
« Quoi ? Mais c’est disproportionné ! »
« Un pari est un pari, et c’est moi qui décide de l’enjeu, Puce… »
« Je te hais… »
répondis-je, le fusillant à nouveau du regard.

D’autant qu’il me refusait le droit de ne pas répondre à ce pari. Il savait que, dès que j’avais posé la question du gain, il m’avait harponnée. Alors maintenant, c’était lui le maître. Je n’avais plus qu’à m’exécuter, si je ne voulais pas effectuer ses basses œuvres. Je le fusillais une nouvelle fois du regard, histoire de faire bonne mesure, puis me retournai vers la cage, un air de dégoût profond sur le visage.

« Je te hais, Flo… » répétai-je pour faire bonne mesure. Allez Rosa… Tu frôles la bestiole, et tu enlèves ta main… Après, tu auras tout le loisir d’hésiter entre un chat, un hibou ou une chouette… m’encourageai-je.

« Bah alors, petite sœur ? Tu déclares déjà forfait ? »

A nouveau, je lui jetai un regard mauvais avant d’ouvrir la cage. Dieu que je haïssais mon jumeau en cet instant précis… Je n’avais jamais haï personne autant que lui en ce moment même. J’avançai une main tremblante à l’intérieur du vivarium, jusqu’à toucher l’araignée du bout des doigts. C’était étonnamment… doux. J’ouvris de grands yeux ronds comme des billes. Toutefois, je n’eus pas le loisir de m’appesantir dessus, ni même celui d’enlever ma main que la bestiole s’était réveillée. A une vitesse impressionnante, elle s’enfuit de sa cage comme un diable jaillit de sa boîte. Je reculai d’un bond en poussant un cri, déclenchant l’hilarité de mon frangin.

« Ah ! Ca te fait bien marrer, tiens ! » grommelai-je à son encontre.

« Ouais, assez… »
« Et bien dans ce cas, aide-moi à chercher, espèce d’idiot… Elle s’est barrée ! »
« Ah… Bah que veux-tu frangine, t’es pas douée… »


Nouveau regard meurtrier de ma part et je me baissai pour essayer de retrouver la bestiole. Comment retrouver une araignée par terre ? Suivez les hurlements. Visiblement, je n’étais pas la seule à ne pas apprécier ces bestioles. Mon jumeau, lui, était toujours devant la cage vide à rire. Oh oui, je lui en voulais. Enormément, même. Il n’aurait pas pu me faire le coup devant la cage d’un rapace, ou celle d’un chat, non ? il avait fallu qu’il choisisse une bestiole à huit pattes ! Bon… Il aurait pu faire pire : choisir celle d’un lapin… A cette idée, un frisson me parcourut l’échine à cette idée. Ouais, non, je n’allais peut-être pas me plaindre, en fait.

« Petit, petit, petit, petit… » chantonnai-je pour essayer d’appeler la mygale.

Non mais… Comme si ça allait marcher… J’étais vraiment pathétique, pour le coup. Mais complètement… Je levai les yeux au ciel devant ma bêtise, continuant encore et toujours d’essayer de trouver la bête. Mais elle devait, sans nul doute, se cacher dans un coin sombre. Je cherchai pendant dix bonnes minutes avant que le vendeur ne remarque mon manège.

« Je peux vous aider, Mademoiselle ? »
« Hein ? Euh… Je… euh… »


Merde… J’étais supposée dire quoi, là ? Je suis désolée, Monsieur, j’ai perdu une de vos mygales ? Je le sentais moyennement, ce coup-là. Si seulement mon frère voulait bien me venir en aide, ça m’aiderait, mais du genre, beaucoup. Je lui lançai un regard signifiant clairement ‘aide-moi’, mais il se contenta de me tourner le dos pour regarder les autres cages. Tu vas me le payer, ça, Flo, tu vas me le payer très cher, même.

« Non, ça va. » dis-je en me levant, et en époussetant mes vêtements.

L’homme tourna alors la tête vers la cage vide toujours ouverte et je blêmis lorsqu’il s’exclama :

« Mais qui a laissé sortir la mygale ? Hein ? Qui ? »

Oups… Quelque chose me disait que j’avais intérêt à sortir de là avant qu’il ne sache que c’était ma faute… Je me dirigeais donc discrètement vers la sortie quand un trait lumineux jaillit en direction de la porte avec un magnifique sort de verrouillage.

« Personne n’entre ni ne sort tant que la mygale n’est pas retournée dans sa cage. »

Par la barbe de Merlin J’étais à présent coincée dans la boutique, à chercher une bestiole que je détestais à cause d’un pari stupide de mon frère qui n’avait, effectivement, plus qu’à m’offrir l’animal de mes rêves car j’avais réussi le pari. Je me mis donc, avec l’aide de toutes les personnes présentes, à chercher la petite bête. Finalement, après une bonne demi-heure de recherche, le patron finit par la retrouver… Ecrasée sous une chaussure. Oups…

« Tout le monde dehors ! » hurla-t-il en déverrouillant la porte.

Je ne me fis pas prier. Je reviendrai plus tard pour l’animal.

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Message Posté Lun 21 Mai - 13:19.
La Ménagerie magique. Durant toutes ses années d’études, Jonatan n’avait jamais envisagé d’avoir un animal. Mais alors âgé de 17 ans, pendant sa visite à Londres – pour la deuxième fois de sa vie qu’il y mettait les pieds, si on pouvait appeler première fois celle durant laquelle il était resté tout juste le temps d’acheter sa baguette -, la Ménagerie l’avait irrésistiblement attiré. Pour quelle raison ? Il ne saurait le dire.

Tout ce qu’il savait, c’est que ça avait été le coup de foudre. Avec un animal, oui. Un chat. Un Ragamuffin, d’après l’étiquette. Blanc, avec des taches rousses, de magnifiques yeux verts en amande. Il avait su, sitôt qu’il l’avait vu, qu’il était fait pour lui. Raffiné, élégant, splendide. Majestueux, même, dans sa cage, non loin du comptoir – et par conséquent non loin de l’entrée -.

Ainsi, le Beauxbâtons s’approcha, et ouvrit la caisse, prenant délicatement le chat dans ses bras. Celui-ci semblait plutôt docile, répondant favorablement aux caresses de l’élève. Un coup de foudre réciproque ? Probablement. Malheureusement, un garçon entra, probablement âgé de 7 ou 8 ans, claquant lourdement et bruyamment la porte, ce qui cause l’effroi du chat, qui se carapata à l’autre bout de la pièce, sous un meuble. L’espace entre le bas du meuble et le sol était relativement fin, ce qui n’arrangeait pas les affaires de Jonatan, qui voulait ce chat.

Il attrapa le gamin par le col, le trainant plus qu’il ne le soulevait, et le planqua devant le meuble.

« Maintenant, répare tes dégâts. Tu vas sortir ce chat de là, et vite. Tu es assez petit pour passer sous le meuble – et ça n’est pas un choix que je t’offre, c’est un ordre. »

La mère, qui venait d’entrer, lança un regard furibond à Jonatan, signifiant probablement « mais quel goujat, encourager mon enfant à ramper, le rabaisser ainsi, et lui faire salir les beaux habits que je lui ai mis pour sa première visite à Londres ! », mais ce dernier ne s’en formalisa pas – c’est tout juste s’il le vit. Il regarda le garçonnet plonger sous le meuble, fier qu’on lui obéisse si aisément. Malencontreusement, le garçon écrasa la queue du chat, qui le griffa, mais qui sortit à toute vitesse de sa cachette, vers la porte de la boutique, laissée ouverte par la mère furieuse.

Ni une ni deux, Jonatan lança un collaporta, qui ferma la porte de justesse avant que le chat ne puisse s’enfuir. Ce dernier, acculé, crachait et montrait les dents, sortant ses griffes, menaçant quiconque osait s’approcher. Jonatan chercha quelque chose qui pourrait l’aider, ses méninges fonctionnant à 200 à l’heure. Il envisagea de donner une souris en pâture au prédateur, afin de le distraire et le remettre dans sa cage, mais le gérant serait probablement très mécontent qu’une partie de ses revenus soit ainsi gaspillée – et Jonatan devrait probablement payer pour cela. Il s’approcha donc du gérant, et lui demanda de la nourriture pour le chat, afin de le calmer, et d’atténuer le brouhaha ambiant.

A contrecœur, il lui en passa, et lentement, Jonatan donna des morceaux de l’appât à la furie en face de lui. Petit à petit, il gagna du terrain, jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres de Son chat. Il avança sa main, avec le reste de la nourriture, pour encourager l’animal à se rapprocher, et à la saisir. Ce que ce dernier ne manqua pas de faire. Un petit coup de pattes, malheureusement toutes griffes sorties, déroba la nourriture de la main de celui-ci, tout en laissant une petite coupure. Jonatan ne s’en formalisa pas et attrapa le chat, pour le remettre dans sa cage.

Le gérant maugréa qu’il pouvait aussi bien le garder, gratuitement, afin que cette « bestiole de malheur », dit-il mot pour mot, ne lui cause plus aucun dégât. Satisfait, Jonatan ne se le fit pas dire deux fois, et sortit avec son bel animal, qu’il avait décidé d’appeler Muffin.
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Message Posté Mer 23 Mai - 2:56.
Parmi toutes les boutiques de Londres, celle où Lola passait le plus de temps restait l'animalerie magique, là où elle passait des heures à regarder les animaux, leur parler, les caresser à travers les barreaux, aider les employés quand il lui permettaient. La jeune espagnole n'avait pas pris soins aux créatures magiques par hasard mais bel et bien par passion. C'était avec les animaux, qu'elle voulait travailler. Et dans les cages où mygales velues côtoyaient des rapaces divers et autres volatiles, des rongeurs des plus normaux à des animaux les plus étranges comme les niffleurs, Lola restait plantée bêtement devant la cage d'un crapaud, se demandant sincèrement quel était l'intérêt d'un tel animal comme bestiole de compagnie.

Cette bête n'était pas des plus belles, pas comme certains exotiques qu'on ne trouvaient pas dans cette boutique, lent, mou, très peu voire pas du tout affectueux, baveux, gluant, puant parfois, avec des verrues et autre pustules, ont des difficultés à se déplacer et surtout à sauter (pas comme une grenouille toute mignonne tout plein), Le coassement restait un moyen d'expression relativement monotone et très peu pratique pour comprendre ce qu'on veut -et pourtant, Lola faisait des efforts.... Non, vraiment, le crapaud commun qui se trouvait devant elle ne produisait aucun émotion, si ce n'est une interrogation profonde.

A quoi ça sert, un crapaud, en vrai ?

Et Lola avait beau regarder l'amphibien qui ne bougeait presque pas dans sa cage, comme amorphe, elle ne trouvait aucun réponse à sa question. Elle tenta de passer un doigts à travers les barreaux, espérant provoquer une réaction quelconque, mais elle n'obtient juste qu'un vague œil à pupille horizontale qui se tourna vers son ongle avant de retourner contempler elle ne savait pas quoi. Poussant un soupir, elle se tourna vers le gérant et lui demanda si elle pouvait prendre l'animal avec elle pour s'en occuper un peu et l'homme accepta sans rechigner.

Lola l'aimait bien, c'était un homme qui aimait son boulot et le faisait avec plaisir et passion, ça se sentait dès qu'il faisait le moindre geste. Ses études bien entamées, Lola pensait à lui demander si elle pouvait effectuer un stage lors des vacances et travailler les certains week-end s'il le voulait bien. Travailler avec les animaux, certes, mais quoi faire ? Vétérinaire la tentait bien, car, bien que phobique du sang humain elle restait plus calme face au sang animal, même si l'odeur finissait par la rendre malade très rapidement. Gérer une boutique, elle ne s'en sentait pas capable. Découvrir de nouvelles espèces ? Son rêve ! Partir à l'aventure, fouiller les quatre coins du monde pour trouver l'animal le plus mystérieux, bizarre, étrange, rare, nouveau.

Ouvrant la cage avec précaution, Lola se mit à parler au crapaud, comme elle le faisait avec d'autres animaux. « Vient là mon gros. On va voir si tu as des capacités cachées ou quelque chose qui puisse attirer de l'intérêt. Dis moi, t'es magique ? Nan hein... Juste un bête crapaud comme on en trouve dans le marais du coin. Tu veux pas me dire ce que tu as d'intéressant ? T'es pas dangereux, c'est certain, mais c'est pas le cas de tous tes copains et cousin. T'es franchement pas agréable à toucher, encore moins à caresser. ». Assise sur une chaise, la jeune femme, le crapaud tenu entre ses deux mains le monta au niveau du visage pour le regarder droit dans les yeux. C'était vraiment une drôle de bestiole, y'avait pas à dire. Peut-être que Lycaon pourrait lui dire pourquoi les gens aimaient les crapauds ? Peut-être que lui aimait bien ? Il aimait les chiens et son chien aimait bien Don Quijote, le chat à moitié sauvage qu'elle avait sauvé et adopté. L'esprit de Lola divagua un instant alors que l'objet de ses pensées se tournait vers le jeune homme et non plus sur la bestiole qu'elle tenait entre ses mains, si bien qu'alors qu'il bougeait légèrement, elle le laissa tomber au sol, et la perfide bestiole en profita pour se sauver elle ne savait pas où.

Pestant et jurant en espagnol, Lola se mit en quête de l'animal, marmonnant des « petit, petit » profondément inutile puisqu'elle parlait à un crapaud qui avait la capacité de communiquer d'une moule !

Elle avait trouvé à quoi ça servait, un crapaud. A faire courir les ménagères et rire les maris ! Parce que si celui-ci semblait maladroit, il se déplaçait en réalité avec beaucoup d'aisance et de rapidité, trimballant la jeune femme qui rouspétait de plus en plus d'un bout à l'autre du magasin. Marmonnant que jamais plus tard ses enfants n'aurait une telle bestiole de malheur, Lola arriva enfin à piger le crapaud dans un coin, sous une étagère dans le genre pas pratique du tout à bouger pour choper sa proie. Sauf que Lola avait un avantage que le crapaud n'avait pas : une baguette et des connaissances très larges en soins aux créatures magiques ! Et maintenant que ce neuneu s'était piégé tout seul, elle pouvait l'attraper sans le blesser.

Remettant l'amphibien dans sa cage, Lola quitta la boutique, frustrée de ne pas avoir eu sa réponse ou d'en avoir eu une partielle seulement.

Mais à quoi ça sert, un crapaud ?
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Micaëla T. Delibes
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Message Posté Mer 13 Juin - 15:37.
La course aux livres avait été une torture. Pas physiquement, évidemment, mais mentalement. D'accord, j'avais ri de la mésaventure d'un jeune homme, mais je crois que mes nerfs lâchaient un peu, parce qu'au fond, je ne trouvais pas vraiment ça drôle. Et certainement pas quand la même chose m'était arrivée un peu plus tôt. J'étais quelqu'un de particulièrement pudique - et ce n'était rien de le dire - alors qu'on dévoile à tous mes sous-vêtements - quelque peu enfantins par ailleurs - c'était la pire humiliation pour moi. Et même si j'avais l'air de m'en sortir, je n'arrivais pas à m'ôter ce souvenir de la tête. Je me revoyais presque comme si je n'appartenais plus à mon corps, ainsi soumise au regard de tous, et grimpant ensuite à une échelle que je refusais de redescendre pour pleurer. Je me revoyais là-haut, secouée de sanglots convulsifs, incapable d'un geste de plus, regrettant de ne pas être animagus pour disparaître dans un trou de souris.

Et maintenant, j'avais vraiment, vraiment besoin de me changer les idées. Et je regrettais l'enclos des abraxans, la salle de musique ou l'atelier de BeauxBâtons où j'aurais pu me réfugier. J'étais à Londres encore, plus pour longtemps, certes, mais c'était maintenant que j'avais besoin d'une échappatoire et il n'y avait ici plus qu'un endroit qui m'y semblait propice : la ménagerie magique. A défaut des raclements et des hennissements des chevaux, j'aurais le gazouillis des oiseaux, peut-être.

Je poussai la porte de la boutique, un sourire ravi sur les lèvres au son du carillon qui tinta doucement. Il y avait quelques clients, mais je n'y prêtai pas vraiment attention, saluant simplement le tenancier d'un sourire avant d'arpenter les allées, observant les lignes d'un pelage ou la courbe d'une crête de plumes. Il n'y avait décidément à ce moment-là rien de tel pour m'apaiser. Sauf peut-être retourner à l'hôtel et sortir mon violon, mais je devais retrouver ma cousine chez Madame Guipure, alors je ne me voyais pas quitter Diagon Alley pour rejoindre le Londres moldu entre temps. Même s'il n'y avait pas de contre-sort à l'apparate par ici, je savais que si je commençais à jouer, je perdrais complètement la notion du temps et je ne voulais pas faire attendre Rosa' non plus. La ménagerie était sans le moindre doute une option plus raisonnable : juste un petit tour pour me calmer et je rejoindrai Rosa', juste à l'heure pour notre rendez-vous.

Et ça commençait déjà à fonctionner. Rien que d'être là, entourée surtout d'animaux et non plus d'élèves courant dans tous les sens et se tirant dans les pattes pour être les premiers à sortir de la boutique, c'était rassurant. Rassérénant. A tel point, sans doute, que je commençais à me sentir chez moi et que l'idée folle d'ouvrir la cage des rats pour les caresser. Et pendant quelques secondes, ce fut juste parfait. Toucher le pelage de ces minuscules créatures avait définitivement des vertus thérapeutiques sur moi. Mieux encore, l'un d'entre eux avait commencé à grimper sur mon bras, m'arrachant un sourire de satisfaction. C'est à cet instant que le patron de la boutique me surprit, et son cri effraya la pauvre bête qui arpentait mon gilet et elle s'échappa en un éclair, effrayant une femme d'un certain âge qui devait avoir les rongeurs pour épouvantard.

« Tu l'as faite sortir, retrouve-la ! »

La ? Je souris sans trop me rendre compte jusqu'à ce que le regard qu'il m'adressa me rappelle à l'ordre. J'y comptais bien à vrai dire, j'avais trop peur que la femme prenne n'importe quel objet comme ustensile pour écraser la pauvre bête qui la terrifiait et qui, à mon goût, n'avait fait de mal à personne. Il fallait que je la trouve avant elle. Et le patron avait beau m'avoir donné l'ordre de retrouver le petit rat, il s'était mis à sa recherche aussi, répétant à voix basse des « petits petits petits » ridicules qui ne risquaient pas le moins du monde de faire revenir la bestiole vers lui. Un peu de nourriture, en revanche...

Plutôt que de courir les rayons dans tous les sens, je cherchai une friandise à lui présenter, quelque chose qui l'attirerait plus que... ça. Je jetai un regard vers le vendeur, circonspecte quant à sa capacité à gérer cette boutique, et plongeai dans l'arrière boutique pour en sortir quelques graines et noix. M'asseyant loin du tumulte, je déposai mes offrandes et m'installai un peu plus loin. Il faudrait un peu de patience, le temps qu'elle s'éloigne du chahut et qu'elle se décide à approcher. Mais j'avais de la patience, à en revendre même. Pour ne pas l'effrayer, je gardais le silence, mais chantonnais dans ma tête, les yeux mi-clos. Je crois que c'est à la quatrième chanson qu'elle pointa le bout de son museau.

« Viens par là ma belle... »

Je chuchotai à peine pour ne pas la voir se retrancher sous une cage et l'observai, avançant pas à pas, le nez en l'air, humant le parfum de la nourriture. Quand elle commença à grignoter quelques graines devant moi, j'approchai doucement ma main. Elle s'arrêta, esquissa un pas en arrière et j'arrêtai mon geste. Pendant quelques secondes, nous restâmes ainsi immobiles, et puis elle reprit son grignotage intensif. Depuis quand sa cage n'avait pas été remplie de nourriture ? Je la laissai faire encore, jusqu'à ce qu'elle s'arrête d'elle-même et approchai de nouveau ma main, délicatement, sans geste brusque. Alors elle grimpa sur mon bras et vint se percher sur mon épaule. Et je me levai tranquillement pour revenir vers le patron de la boutique.

« Elle est là... »

Je désignai simplement la ratoune à présent perchée sur mon épaule. L'homme me dévisagea un moment, l'air perplexe, puis se fendit d'un large sourire.

« Elle est sauvage d'habitude, personne la veut. Mais elle a l'air de t'avoir à la bonne, tu peux la prendre si tu veux. »

Je crois bien qu'il n'y avait rien de tel pour me rendre le sourire à ce moment-là et je le remerciai chaleureusement avant de filer. J'allais faire attendre ma cousine, et je n'aimais pas ça.
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