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Soirée d'ouverture
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Message Posté Dim 10 Juin - 16:05.

The laughting Corpse

© FICHE CRÉÉE PAR LITTLEHARLEEN


Je sentais mon pou s'emballer, mon esprit laissait une totale liberté à mes muscles, mes bras, mes jambes, mes épaules comme si tout pouvait arriver maintenant et à jamais. Je n'avais jamais connu de moments comme ces derniers. Les fêtes chez les Serpentards étaient légèrement différents, il n'y avait pas cette proximité, cette musique, cette liberté en moi. Non, il n'y avait toujours eu que snobisme, frime et exposition de belles poitrines au sang trop pur pour ne pas avoir de consanguinité dans son arbre généalogique. De ce côté les Abernaty auraient du me remercier d'avoir diversifié leur sang, je leur ai donné un héiriter pur de toute ces saloperies de consanguinité. Mais jamais ils n'auront Ezeckiel, jamais. Il était mon fils, il n'avait jamais eu de mère mais j'avais espéré pouvoir lui donner un père, un moins un peu. Mais il était hors de question que je commence à m'embrumer l'esprit alors que ce qui se passait juste contre moi était presque invraisemblable. Je sentais son énergie, la température de son sang, de ses muscles, comme si nous ne formions plus qu'un seul et unique duo. Je sentais son corps bouger sous mes mains et j'avais enfin l'impression d'être dans une sorte de bulle où il n'y avait qu'elle et moi. Dans un recoin de ma tête je remerciais l'alcool désinhiber ainsi, dans le cas contraire je n'aurais surement jamais invité Ariel à danser, je ne l'aurais jamais touché de cette façon. J'osais faire des choses que je n'avais fait que rêver ou imaginer. Il n'y avait plus personne autour de nous, juste elle et moi. Pour la première fois il y avait Ariel et Ethan. Peut être que cela cesserait d'ici quelques heures ou bien quelques jours, peut être que ça ne finirait pas. J'aurais eu envie de l'avoir plus contre moi à cet instant, pouvoir l'encercler totalement de mes bras, l'avoir contre moi, pouvoir en quelque sortes la posséder ne serait-ce que quelques instants comme un amant possède sa muse le temps d'une strophe et d'un regard. Mes mains agrippaient son dos et sa hanche pour qu'elle ne s'éloigne pas de moi et nos gestes rythmés par une même énergie me donnait l'impression de ne plus être rien d'autre qu'un adolescent auprès de la première fille qu'il ai jamais touché. Ce n'était d'habitude pas ma tasse de thé la séduction. Car inconsciemment c'est ce que je faisais, je voulais lui plaire, lui montrer que je n'étais pas que le professeur qui savait mener un cours sans rien demander en retour. Non, je n'étais pas que monsieur Kostan et Ethan semblait s'être attaché.

J'avais l'impression d'être face à un ange, les lumières parcourant son corps comme mille et une caresses alors que la caresse de ses bras sur mon cou me faisait légèrement frissonner. Un ange trop salit par les monstruosité de la guerre pour pouvoir se relever seul. On se console toujours, mais pas seul. Seul on marche vite, mais ensemble on marche longtemps. Et je ne voulais pour rien au monde l'a laissait s'échapper, que ce soit ce soir ou demain. Ou bien c'était l'alcool qui me donnait des souhaits improbables ou bien c'était ce que j'avais toujours voulu renier. Ariel avait elle conscience de l'effet qu'elle produisait ? Ou bien étais-je le seul à le voir et à en décéder ? Son visage se rapprocha du mien et mon esprit loupa une marche alors qu'elle se recula d'elle-même. Je restais quelques instants à la regarder dans les yeux, avait elle essayé de faire ce que je pensais ? M'embrasser ? Moi ? Ma main droite remonta le long de son dos et vint se loger dans son cou alors que mon bras l'a rapprocha un peu plus de moi. Je restais quelques instants à l'interroger du regard avant de baisser légèrement les paupières, mes lèvres venant caresser du bout de leur être celles d'Ariel. Un geste risqué où j'aurais plaisir à payer le prix de ce qu'il y aaurait à la clé. J'aurais eu tout le loisir de me traiter d'idiot, d'inconscient, de con même mais là, la seule chose que je faisais, c'était suivre mes envies et il semblait qu'Ariel y figurait.
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Message Posté Dim 10 Juin - 17:35.

Le regard inquisiteur d'Ethan me perturbe, je me sens toute petite et baisse les yeux sur sa chemise. L'embrasser ? Me laisser embrasser ? Nous embrasser ? Y avait-il seulement un nous ? Pourtant je n'avais pas envie de me poser des questions. Des questions, je m'en étais trop posé pendant un an entier. Est-ce que l'OS est maléfique ? Faut-il la craindre ? Comment se préparer pour le Tournoi ? Quelle sortilège utiliser pour me sortir de telle épreuve ? Qui a tué Zazy ? Qui a tué Paula ? Qui a tué Ben ? Pourquoi ? Comment ? Quand ? Où ? Pourquoi suis-je la seule championne a avoir survécu aux trois épreuves ? Pourquoi moi et pas eux ? Pourquoi Margaret ? Pourquoi pas moi ? Où est-elle ? Est-elle seulement encore en vie ? Ai-je une chance de la retrouver un jour ? Pourquoi Enora s'est retrouvée championne ? Pourquoi mes parents nous ont abandonné, moi et Margaret ? Quel discours prononcer à l'Inauguration ? Demander à ce que le nom de Margaret y figure ? Comment va se passer ma première année en Russie, à l'Université ? La Défense des Nations est-elle vraiment faite pour moi ? A qui faire confiance ? Comment être sûre que le monde magique est en sécurité maintenant ? Qu'est-ce que le Cercle ? Qu'est-ce que la confrérie de l'Oracle ? Faut-il s'en méfier ? Dois-je avancer et oublier Margaret ? Vivre au présent est-ce trahir sa mémoire ? Dois-je entamer mon deuil ? Dois-je retrouver nos parents ? Comment les retrouver ? Dois-je leur annoncer ? Comment être sûre que le monstre que l'OS a réveillé en moi est neutralisé ? Comment être sûre que je ne suis pas foncièrement un monstre ? Comment aller vers Kurt et Enora après cette fameuse nuit ? J'ai l'impression que ma vie se résume à des interrogations. Tiens, en voilà encore une alors que je vois le visage d'Ethan se rapprocher du mien. Est-on assez bourré pour faire ça ? En a-t-on le droit ? Ça fait deux questions maintenant. En ai-je vraiment envie ? En a-t-il vraiment envie lui aussi ? Sommes-nous sincère ou manipulé par la boisson ? Je n'ai plus envie de me poser de questions, j'aurais tout le plaisir de m'en poser demain matin, j'aimerais juste débrancher la prise le temps d'une soirée, enfin de quelques heures. Est-ce trop demander ? J'ai le droit à une vie moi aussi non ? Une vie inconsciente et insouciante comme tous les jeunes de mon âge. Mais on ne se débarrasse pas si facilement d'une drogue. A peine avoir envoyé valser les interrogations, voici que sa soeur, la peur s'en mêle. Inévitablement, elle s'empare de moi, instinctivement j'effectue un mouvement de recul. Et pourtant le contact des lèvres d'Ethan sur les miennes et si délicieux, étourdissant, il me manque déjà et j'y reviens de plus belle. J'en ai marre d'avoir peur, j'ai vécu un an dans la peur et le questionnement. La peur de l'Organisation, la peur du Tournoi, la peur des autres, la peur des champions, mais aussi la peur de moi-même, de mes choix, de mes actes, la peur d'abandonner Margaret, la peur de la trahir, la peur d'être tuée après Zazy, Paula et Ben, la peur du monde déshumanisé que l'OS nous a révélé, la peur du monstre qui sommeille en nous, la peur d'une nouvelle guerre etc. La peur qu'on se trompe tous les deux, la peur d'être rejetée ... la peur. Après tout pourquoi ne pourrais-je pas être normale pour une fois, arrêter de penser et de réfléchir, écouter mon coeur plutôt que ma raison, encore faut-il savoir ce que mon coeur veut. Je crois qu'il a envie de s'amuser ce soir. Peut importe demain. Il n'y a que ce soir qui compte. Vivre au présent, pour une fois. Je ne regarde plus le passé, j'oublie Margaret, ni le futur, j'oublie l'inauguration prochaine et la reconstruction du monde qui s'en suit. Après tout ce que j'ai vécu, je peux prétendre mériter un peu de plaisir.
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Message Posté Dim 10 Juin - 22:18.
[justify]


Faire comme si de rien était ... respirer ... regarde ton verre tiens ça t'occupera. Les yeux plongés dans l'étrange mixture reposant dans son verre, Amelia passa plusieurs instants à réfléchir au contenu de cette boisson aux effets dévastateurs selon ce qui était écrit sur la carte. Cela était préférable à l'attention que suscitait le sujet Lesieur. Après tout, n'était-ce pas ce dont elle avait besoin ? Passer une soirée stupéfiante, faire face à des apparitions soudaines et hilarantes, quoi de mieux ? Ses lèvres esquissèrent un léger sourire, convaincue par la prétendue efficacité de cette consommation illicite. Elle en avait gouté des trucs dans sa vie mais celui-ci promettait d'être rocambolesque. Sa main s'avança, ses doigts se refermèrent autour du verre et son bras permis de l'élever à hauteur de son visage. Jetant une dernière fois un œil inquiet sur le liquide qui n'attendait que d'être ingurgité, elle le sentit, remuant légèrement le contenu du verre d'un mouvement alerte. Humant les diverses odeurs non-identifiables émanant du breuvage, ses yeux se posaient une fois de plus dans le vide, sa concentration étant essentiellement basée sur la reconnaissance des arômes et des ingrédients utilisés dans la concoction d'une telle chose. Si elle avait un tel effet, ce qui la composait devait certainement être inattendu et méconnaissable ... Alors qu'elle croyait reconnaitre de la bergamotte, sa concentration vira de bord et ses yeux se posèrent sur une silhouette s'avançant vers elle. Dans un premier temps, elle ne capta pas, bien trop captivée par le travail d’œnologue qu'elle entreprenait puis, peu à peu, le verre s'éloignait de son nez fin et son visage se redressait légèrement. Partagée entre joie et confusion, elle ne savait comment aborder les choses avec son ami, Justin Lesieur qui arrivait presque à sa hauteur. Venait-il vraiment vers elle ? Osant jeter un regard à sa droite, puis à sa gauche, elle se retrouva finalement nez à nez avec lui. Elle se figea, arborant un grand sourire qu'elle ne pouvait contenir et pourtant, dans son esprit, c'était un sacré bordel. Une main lui était tendue et sans se poser de question, il la fit se redresser alors qu'elle décidait de se noyer dans sa boisson dont elle ne put avaler qu'une seule gorgée. Faire deux choses en même temps marche rarement et Amelia manqua de s'étouffer avec sa conso. Cela serait-il suffisant pour apaiser cette soudaine angoisse qui l'envahissait ? Justin n'avait pas l'air gêné ni contrarié de la voir ici, ni même perturbé par ce qui s'était passé entre eux avant les vacances alors ... pourquoi se prendre autant la tête ? Allez bouge-toi Amelia, montre un peu plus d'enthousiasme et lâche ton verre à la fin ... S'encourageant mentalement, elle se racla la gorge et tendait l'oreille alors qu'il l'embrassait sur la joue. Et si on allait danser tous les deux ? Une douce chaleur lui monta aux joues alors qu'elle reposait son verre et acquiesçait d'un signe de tête. Il lui était difficile de ne pas repenser à leur aventure du labyrinthe mais elle faisait un énorme effort pour profiter de l'instant présent et ne pas se soucier d'un détail qui aurait pu ruiner la soirée surtout qu'il n'avait pas l'air de s'en formaliser ...

Si tu penses pouvoir tenir la cadence ... Elle le mettait au défi de la faire danser tout en le jaugeant de haut en bas d'un regard critique. Cela leur arrivait souvent de s'approprier le dancefloor mais cela faisait aussi tellement longtemps qu'ils n'avaient pas valsé ensemble qu'elle doutait encore de son aptitude à mener la danse mais cela ne constituait qu'une taquinerie de plus. J'espère que les vacances ne t'ont pas ramolli. Lui tirant la langue, elle le suivit vivement, laissant son verre sur la table basse sans regret. Retrouvant la flamme qui l'animait lorsqu'il la faisait vivre en se tenant à ses côtés, ses réflexes de dépressive invétérée l'avaient quittée. Il lui suffisait de se laisser guider, de lui faire confiance pour que tout aille bien et déjà, l'inquiétude provoquée par leur simple premier échange de regard s'était atténuée. Elle resserra l'emprise sur sa main alors qu'ils prenaient place parmi les danseurs. En à peine deux mois, elle avait presque déjà failli oublier ce que ça faisait d'être dans ses bras, de l'avoir avec elle et c'est agréablement surprise qu'elle retrouvait ses marques, ses aises et qu'elle finissait par croire que seuls quelques jours les avait séparés.
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Message Posté Dim 10 Juin - 22:48.


Faire comme si tout allait bien était la meilleure méthode à adopter dans cette situation. Autant continuer sur leur lancée de simplicité pour ne pas rendre les choses encore plus difficiles. Justin aurait aimé ne ressentir aucun remord en pensant à l’été qu’il avait passé loin d’Amelia, mais, fidèle à son caractère, il s’était lancé dans plusieurs excès. Ne pas l’avoir à ses côtés l’avait poussé à chercher la compagnie d’autres demoiselles et il y a quelques nuits de cela, il avait passé une nuit en compagnie de Prynce. S’ils s’étaient revus durant les vacances, les choses auraient-elles été différentes ? Sûrement… Ils n’avaient pas mis de mots ce qui s’était passé et sur ce qu’était désormais leur relation. Et à vrai dire, cela avait beaucoup arrangé Justin. Autant continuer de mener la vie qu’il avait toujours vécue. La nouvelle année à Beauxbâtons finirait bien assez vite d’éclairer sa lanterne, aucun doute là dessus.
La main d’Amelia dans la sienne, un cocktail à moitié sifflé, il ne se posait plus de questions qui fâchent. Elle était là, à ses côtés, et c’était tout ce qui lui importait désormais. Ils auraient bien le temps de mettre les choses au clair plus tard. Même s’il préférait éviter de raconter comment il avait passé son été. Alors autant danser, profiter du moment présent, chasser ce qui les taraudait d’habitude.

Si tu penses pouvoir tenir la cadence ...
Oh t’inquiète pas pour ça chérie !

Lui avait-il rétorqué, non sans un sourire. Il avait déjà bien entamé sa soirée mais il lui faudrait beaucoup plus de verres pour être inapte. L’imitant, il laissa son cocktail à côté du sien même s’il aurait préféré avoir ce dernier à ses côtés pour le siroter afin d’avoir sa dose de courage liquide.

J'espère que les vacances ne t'ont pas ramolli

Il déglutit avec difficulté essayant d’esquisser un sourire alors qu’elle lui tirait la langue. Dites, c’était lui ou il faisait subitement très chaud dans la salle ? Ah bon ? Vous êtes sûrs ? Ce devait donc être le malaise qu’il ressentait face à sa question qui puait le sous-entendu. Essayant de ne pas trop y penser, il resserra son étreinte et ensemble, ils trouvèrent un petit coin pour danser. Que répondre ? Plus les secondes passaient et plus la panique s’emparait du jeune Lesieur. Alors pour se sortir de là, il se contenta d’hocher les épaules avant de lâcher une petite réponse qui en disait long afin de ne pas se cacher derrière un mensonge. Il ne se le permettrait pas avec elle.

Ah ah, très drôle. C’est toi qui a couru les abraxans, moi j’ai fait comme d’habitude…

Et Amelia ne savait que trop bien ce que cela voulait dire. Alcool, fumette et filles. Un cocktail qui avait fait ses preuves depuis bien longtemps. Il la fit tournoyer au rythme de la musique afin de pouvoir l’attirer à lui pour avoir son dos contre son torse. Ses mains vinrent se placer sur ses hanches alors qu’il bougeait toujours avec le tempo imposé par la chanson.

Fallait bien que je m’occupe pour oublier que t’étais pas là… Il avait sortit ça l’air de rien avant de s’approcher de son oreille pour y murmurer quelques mots. Tu m’as manqué Amelia… Il ne disait pas ça pour se faire pardonner de quoi que ce soit. Après tout, leur statut était le même non ? C’était juste une vérité énoncée comme ils en avaient toujours eu l’habitude. Quelque chose de naturel, qu’on dit parce que c’est exactement ce qu’on ressent et non pour gagner des points quelconques.
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Message Posté Dim 10 Juin - 23:45.


Peut-être qu'au final, ils avaient bien fait d'attendre tout ce temps pour se revoir ... Bien que, passer une semaine ou deux en tête à tête aurait été appréciable, cela aurait peut-être plus envenimé la situation qu'autre chose. Le temps avait fait son travail, il avait refermé d'anciennes cicatrices, s'était efforcé de laisser loin derrière les souvenirs de la grande bataille et ce qu'ils avaient vécu dans le labyrinthe. Certes, Amelia ne verrait plus jamais cet endroit de la même façon mais fallait-il pour autant s'arrêter sur cet évènement comme s'il s'agissait d'un regret, d'une erreur qu'ils avaient faites ? Elle savait que non et c'était la raison pour laquelle elle n'avait pas insisté pour qu'il vienne ou qu'elle ne se déplace à Nîmes. Ses parents avaient aussi joué en sa faveur en l'embarquant à droite à gauche pour lui changer les idées, voyant bien que leur chère enfant n'était pas au meilleur de sa forme. Rencontrer des autochtones et créatures au nom imprononçable s'était avéré être une thérapie plutôt efficace pour cette jeune femme de 17 ans qui s'apprêtait à entrer en toute dernière année à Beauxbâtons et qui s'inquiétait encore des changements qui se feraient à la rentrée. À peine avait-elle été en vacances qu'un tsunami d'interrogation l'avait submergé ne lui laissant que peu le loisir de se reposer. Le pire avait été cet instant où, se voyant forcée à quitter le domicile de ses parents pour rejoindre quelques amies dans le centre pour faire la fête, elle croisa le regard de CET homme. Son sang s'était glacé alors qu'elle avait instinctivement cherché la présence salvatrice de Justin pour se contenir ... Mais Justin n'était pas là et elle avait du faire face à ses vieux démons seule, expliquant par écrit à son ami comment elle s'en était sortie avec brio, parvenant à lui casser le nez d'un simple coup de poing bien placé ne tarissant pas d'éloges sur sa prestation et insistant sur le fait qu'elle avait réussi à l'immobiliser jusqu'à ce qu'on ne la vire du bar et qu'elle n'aille finir la nuit sur la plage. Son absence avait été ... terrible. À partir de cet instant, elle s'était sentie extrêmement seule et la simple idée de revoir d'autres sorciers de son entourage avait été la seule chose censée à laquelle elle avait pensé. Contactant January, elle lui soumit l'idée de venir à Londres et de passer du temps en sa compagnie et de fil en aiguille, la voilà à Londres en cette fin de mois d'Aout, pour les fournitures, la commémoration mais aussi pour évacuer le stress de la rentrée.

Si tu penses pouvoir tenir la cadence ...
Oh t’inquiète pas pour ça chérie !

Lui adressant un regard cynique, elle finit par rire doucement en plissant les yeux et céder à sa requête, laissant leurs cocktails livrés à eux-mêmes. Elle hésita tout de même un instant ... Vu le prix de ce truc, ce serait idiot de ne pas le finir ... Bah elle avait mieux à faire pour le moment. Ne restaient que quelques instants avant qu'elle ne se retrouve de nouveau entre ses bras et qu'elle se sente de nouveau protégée, intouchable. Justin était le seul à lui procurer cette sensation et elle avait hâte de se sentir de nouveau bien après tant de temps passé sans lui.
Oubliant un instant de réfléchir, elle toucha un point sensible et l'attaqua sur ses vacances. Venait-elle de lui tendre un piège ? Elle même l'ignorait mais elle était curieuse de voir sa réaction lorsqu'il capterait l'essentiel de ce qu'elle venait de dire. Ils venaient de trouver un endroit pour danser et une fois l'un face à l'autre, elle guetta. Ainsi attendit-elle une quelconque réaction et ne tarda pas à venir un déglutissement et à cet instant, elle sut qu'il n'avait pas dérogé au Justin qu'il était et qu'il est toujours. Ne se départissant pas de sa mine réjouie, elle attendit que tombe le couperet. Il était clair qu'elle aurait espéré que quelque chose change depuis leur rapprochement mais au final, il avait de nouveau cédé ... Pouvait-elle vraiment le changer ? Le voulait-elle vraiment après tout ? L'ayant toujours connu comme ça, cela l'aurait étonnée d'apprendre le contraire et puis, ne l'aimait-elle pas comme ça ? Un haussement d'épaule, les yeux qui se détournent un instant pour aller se perdre dans la foule pour ensuite revenir se poser sur le visage familier de Justin.

Ah ah, très drôle. C’est toi qui a couru les abraxans, moi j’ai fait comme d’habitude…

Ces chers Abraxans ... riant légèrement, elle se colla un peu plus contre lui et se sentit revivre. Il la fit tournoyer joyeusement alors qu'elle digérait encore la révélation sous-entendue. Il vivait ainsi depuis trop longtemps pour se départir de cette habitude. Il se laissait bercer par cette confiance en lui qui l'assaillait lorsqu'il se prêtait à de telles activités et Amelia se dit qu'elle aurait peut-être bien fait de faire faire un détour à ses parents par Nîmes pour le kidnapper et l'emmener avec elle. N'avait-elle d'ailleurs pas évoqué le sujet avec ses parents ? Si, il lui semblait bien que si mais qu'après mure réflexion, elle avait renoncé alors que sa mère venait d'accepter mais maintenant qu'elle l'avait en face de lui, elle savait qu'elle aurait mieux fait d'insister au final.

J'aurais vraiment du forcer mes parents à transplaner jusqu'à Nîmes pour t'embarquer ... J'suis sûre que les acromantules écossaises auraient été ravies de te voir !

Amelia lui avait conté ses vacances dans tous ses parchemins sans oublier un seul détail, sans l'épargner un seul instant. Elle qui s'attendait à passer quelques jours avec lui n'avait pas eu cette opportunité et bien d'autres filles étaient passées entre ses bras entre temps ... Mordant l'intérieur de sa joue, elle planta son regard noir dans le sien tout en s'agitant sur la musique. Il la fit tournoyer, elle se retrouva dos contre lui ... Ses yeux se fermèrent, ses hanches frémirent un instant lorsqu'il posa ses mains dessus. Ce contact raviva en elle la même flamme qui l'avait consumée dans le labyrinthe mais elle la fit valser d'un ondulement. Puis vint le coup fatal. Fallait bien que je m’occupe pour oublier que t’étais pas là… Avait-elle bien entendu ? Tout un tas d'émotion l'envahirent à l'instant même. La rage, le bonheur, l'incertitude, la consternation puis l'amusement. Un soupir moqueur franchit ses lèvres alors qu'elle se collait à lui, l'agrippant par le col. Ses lèvres s'approchèrent de son oreille pour y glisser ces quelques mots qui la firent sourire et qui la rassurèrent aussitôt. Tu m’as manqué Amelia… Ce à quoi elle répondit aussitôt J'espère bien ... Tu disais le contraire et tu signais ton arrêt de mort. Riant joyeusement, elle tournoya de nouveau avant de faire glisser une main le long de sa nuque. Toi aussi tu m'as manqué Justin ... Elle venait de glisser sa joue contre la sienne avant de lui murmurer ces quelques mots à l'oreille puis agrippa ses mains pour le faire tourner à son tour. Même s'il sentait légèrement l'alcool, elle savait qu'il supportait bien plus que n'importe qui les affres de ces cocktails et boissons alcoolisées ingérées sans aucune limite et ne doutait pas un seul instant de sa sincérité. Ils retrouvaient leur complicité, profitaient de la soirée tout comme ils l'avaient faits innocemment tout au long de l'année.
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Message Posté Lun 11 Juin - 15:11.

The laughting Corpse

© FICHE CRÉÉE PAR LITTLEHARLEEN


Il était une fois. Tout était censé commencer comme ça. On naissait, on grandissait, on vieillissait à chaque minute, chaque seconde, on voyait la vie arriver,passer, parfois on arrivait à caresser l'illusion de maîtriser la vie et le reste du temps on se contentait de subir ce qu'elle daignait bien nous donner. Une vie avec ses erreurs, ses manques et ses lois pour croire que le bonheur était toujours loin de soi. Alors qu'il battait, qu'il était toujours là, en soie, quelque part en attente d'un départ, du feu vert pour vous emprisonner et vous faire vivre les plus beaux instants que vous ne voudriez jamais perdre. Ces instants j'étais en train de les vivre en la compagnie d'Ariel. Cette jeune femme que j'avais connu dans les dires d'une connaissance en commun, je l'avais connu en cours de sortilèges, dans ces moments il était tout simplement in-envisageable de poser mon regard d'homme sur elle, juste un professeur, son professeur, nul trace d'un quelconque Ethan durant les cours que je donnais. Pouvais-je enfin m'autoriser à la regarder comme une femme et non plus comme une simple élève douée ? Plus je la voyais, plus je ne pouvais m'empêcher de la vouloir plus longtemps auprès de moi. Mais je ne pouvais m'autoriser à parler comme ça, pas après avoir bu, mon esprit pouvait être brouillé, peut être cette danse n'avait jamais été dans mes envies, peut être qu'Ariel n'était pas du tout le genre de femme que j'aimais, peut être que ce début de baiser que j'avais osé lui donner nous conduirait dans un immense mur de granit et peut être que demain matin j'aurais oublié tout ça, peut être que c'est ce qu'il faudrait faire. Couper les débuts de folie avant que ces dernières ne deviennent trop importantes...

Je ne m'étais plus sentie ainsi depuis longtemps, trop longtemps peut être. Je sentais son corps bouger contre le mien, je sentais mon échine frissonner à chaque décadence supplémentaire, comme si d'un geste elle aurait été capable de me faire crever sur place. Était-ce les lumières ou bien la musique qui donnait une atmosphère irréel et intemporelle à ces instants que nous vivions ? Je ne savais pas depuis combien de temps nous étions ainsi, à danser l'un contre l'autre d'une façon dont la plupart des autres enseignants aurait surement fait scandale. Je n'en avais rien à faire, j'étais bien, pour la première fois depuis des mois et des mois j'étais bien. Incroyablement bien, j'étais heureux, je n'arrivais pas à ôter cette étincelle de mes yeux et quand bien même j'aurais pu, je ne l'aurais pas fait. A mon approche Ariel se tendit et recula alors que je commençais à me sentir gêné de mon geste. Mes mains commencèrent à se détacher de ses hanches, j'étais surement allé trop loin et il serait surement préférable que je m’éclipse, c'était de ma faute, je venais surement de calciner les longs mois d'apprivoisement entre nos deux êtres détruits par la guerre et ses pertes. Je suis dés..." mais je ne pu finir ma phrase que mes lèvres furent happés par les siennes. Mes yeux d'abord écarquillés finirent par se fermer et mes mains vinrent glisser contre ses omoplates et l'amener contre moi alors que je répondais à son baiser avec une intensité vainement contrôlé. Je sentais son souffle contre le haut de mes lèvres et mon corps cessait de danser pour venir se calquer contre celui d'Ariel. Ma langue vint caresser ses lèvres supérieurs, priant une communion plus intense que ce que nous avions à présent. Je sentais le sang courir dans mes veines à une vitesse folle alors qu'à ce moment tout semblait s'évanouir autour de nous.
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Message Posté Mar 12 Juin - 0:54.

Des fêtes j'en avais bien fait, mais jamais une de cette trempe là. Unique, oui je crois qu'on peut le dire. Unique tout d'abord parce qu'elle mettait en scène un professeur et son ex-élève dans une situation à faire exploser le Ministère de beuglantes. Mais il serait injuste de résumer ce moment à cela. Non, c'était beaucoup plus. Jamais je n'avais été aussi proche de quelqu'un. Si peut-être, j'ai bien du danser de manière assez rapproché avec d'autres beauxbâtoniens, mais ne nous leurrons pas là dessus, c'était simplement pour rire. Nous n'avions pas l'âge encore, et à bien y réfléchir, se souvenir de nos corps se trémoussant de telle manière m'en donne une image un peu obscène. Nous ne savions pas ce que nous faisions, nous ne savions pas ce que de tels rapprochements pouvaient signifier. Ce n'était pas sincère. Aujourd'hui c'est certainement plus sincère, mais il y a encore le problème de la boisson. Pourtant je n'avais pas beaucoup, un seul verre seulement. Seulement je pense qu'il faut se méfier de l'alcool magiquement modifié, on ne sait jamais. Quoique, je ne me sentais pas particulièrement saoule. Quoi qu’encore une fois, il faut se méfier, un sortilège doit bien pouvoir cacher la gueule de bois. Le rapprochement s'était fait de manière tout à fait naturelle, mais à y bien réfléchir, je me demande comment en est-on arrivé là. C'est arrivé comme ça, c'est tout. Nous n'avons posé aucune barrière, aidé de l'alcool et avons laissé les choses se passaient comme il était écrit là haut ou comme nous le voulions au fond de nous. Au fond, la gêne que j'éprouvais, était plus dû à la sensation de me sentir attirée par celui que je venais de quitter en temps que professeur, que l'inverse je pense. Il aurait été hypocrite de refuser le baiser qu'il m'offrait et que j'étais moi-même venue chercher tout à l'heure. Je ne lui laissa pas le temps de parler, emportée dans mon élan. Comme si une pulsion intérieure s'était échappé, avait dépassé le maillage de la raison, de la morale, de l'éthique etc ... bref de toutes ces conneries là et en avait passer outre le filtre, déjouant la douane de la conscience. J'étais venu plaquer fortement mes lèvres contre les siennes dès l'instant où je les avais quitté. On dit qu'on se rend vraiment compte qu'on tient à une personne quand elle est partie par exemple. C'est un vérité générale, un chromo, mais pourtant c'est bien une vérité. Et il en était de même pour le contact d'Ethan, à peine m'en étais-je échappé que je sentais tout mon corps en redemander. C'était tout bonnement la première fois que j'embrassais quelqu'un. Malgré tout, je n'ai jamais eu de petit ami à Beauxbâtons. J'avais beau passer pour une fille facile, une blonde fêtarde et écervelée, il n'en était rien. C'est peut-être justement à cause de cette étiquette qu'on m'a attribué que j'ai voulus m'en émanciper, montrer que je n'étais pas que ça et que je me suis plongée dans les études. Pourtant j'ai toujours eu un caractère instable. C'est en partie dû à mes parents. Négligeant leurs progéniture, abandonnant leurs rôles, j'ai du assurer seule mon éducation et celle de Margaret. Mais il n'est pas normal pour une soeur d'être à la fois la grande soeur et la mère, les deux rôles s'enchevêtraient. Peut-être qu'avec plus de maturité, on peut conjuguer les deux rôles. Pour ma part, j'étais beaucoup trop jeune. Comme une droguée j'avais des moments de rechute. De ces moments où je retombais dans les fêtes dionysiaques, oubliant le chemin parcouru, le brillant niveau que j'avais atteint. Au moins j'ai du animer les discussions du corps professoral. Pourtant personne n'est jamais vraiment venu m'aider, ils ne savaient pas comment. Cette instabilité, je l'ai perdu cette année en orientant tout mon esprit sur le tournoi. C'était peut-être ce dont j'avais besoin. Il n'y avait plus ni à choisir entre plusieurs vies, plusieurs types, la grande soeur, la mère, la fêtarde, la bonne élève ... le tournoi m'imposait un seul type et un nouveau : la championne. En un sens, cette situation m'a peut-être été salutaire d'un côté. Tout du moins elle aurait certainement du mettre salutaire, si l'Organisation ne s'en était pas mêlé et si tout n'avait pas dégénéré, éclaté en milles morceaux, émietté. Je me croyais grandie, rendue forte et mature par le Tournoi, l'Organisation et la guerre qui s'en suivit. Pourtant, face à Ethan je me sentais toute petite. Il n'était pas qu'un homme, il était un professeur mais il était aussi et surtout un père, et avant il avait été un compagnon si ce n'est un conjoint ou un fiancé. A mesure, je ramena mes mains se refermèrent autour du coup d'Ethan alors que M. Kostan avait complètement disparu, comme s'il n'avait toujours été qu'un autre, comme s'il n'avait jamais existé. L'emprise d'Ethan resserrée contre la mienne semblait me rassurer, alors j'entrouvrais mes lèvres et dès lors c'était comme si un feu d'artifice entrait en moi. Yeux fermés, la communion avait des couleurs d'accomplissement, comme si elle était menée par d'immenses drapeaux d'extase. Nos deux corps avaient cessé de suivre la cadence imposée par la musique, comme s'il n'y avait plus que nous, nous deux contre le rythme tyrannique de la musique, nous deux immobiles contre tous les danseurs, nous deux en communion contre tous les individus que comprenait la salle, nous deux contre le monde.
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Message Posté Mar 12 Juin - 1:26.
Now we can discuss...!


Let's get it started

Erik avait sorti son habit de tombeur. Ses yeux, son attitude, Elena les connaissait, c'était eux qui l'avaient charmée en premier lieu. Mais la rousse se laissa entraîner lorsque le français l'emmena dans un coin tranquille où les regards indiscrets se faisaient plus rares. En partant, elle n'oublia pas de jeter un regard froid à Ariel qui, à son grand regret, était déjà en train d'accoster un autre homme. Quelle tombeuse! N'importe quoi les blondes de nos jours!

    - Qu’est ce qui me vaut l’honneur de cette visite?
    - Oh, tu sais, les blabla des gens... Courte pause. On m'a dit que l'endroit était... spécial, par contre, je ne me souviens plus qui... Elena fit mine de réfléchir puis secoua la tête. Non! Pas moyen que je me souvienne qui! Tu saurais par hasard?


La Princesse ravala ses bonnes manières et bu son verre étrange d'un trait. Il était étonnement... pétillant sur la langue et les effets étaient plutôt inattendus: à la fois chaud et froid, le cocktail reflétait complètement les sentiments actuels d'Elena envers Erik. La rousse adressa un sourire malicieux à son ex. Les effets de l'alcool se faisaient rapidement ressentir et la jeune femme s'approcha doucement du gérant et posa une tête sur son épaule. C'était un geste qui lui avait manqué, quelque chose qu'elle avait voulu faire depuis longtemps mais il semblait que le moment n'était jamais approprié. Il semblait que rien n'était jamais approprié entre eux. Avec son papa chéri qui courait après leur relation, Victoria et ses manipulations, Elena n'en pouvait plus. Elle voulait être une simple jeune femme avec un simple jeune homme point. Elle voulait qu'ils puissent se faire la cour à nouveau sans que les souvenirs les noient, qu'ils puissent se voir sans être surveillés par la couronne de Monaco.

Elle s'accrocha au bras d'Erik comme à une bouée. Elle voulait tout et rien à la fois, cette fois peut-être qu'elle laissera peut-être libre cours à ses envies et ses sentiments. Elena releva la tête et plongea son regard dans celui du brun ténébreux.

    - Tu m'as manqué...


Un flot de sentiments envahi la jeune fille et l'étourdissait. Le regret de ce qu'ils avaient, le nouveau souffle de vie que prenait leur relation, l'amour qu'elle avait pour lui, le parfum au creux de son cou, la sensation de son corps sous ses mains glacée, la passion, les palpitations de son coeur quand elle était dans ses bras. Elle essaya tant bien que mal de se contenir mais une explosion semblait l'atteindre de l'intérieur. Elena posa une main sur le visage d'Erik et déposa un baiser sur sa joue. Elle s'attarda un moment près des yeux du jeune homme et ils restèrent ainsi à se regarder comme si c'était la première fois.


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Message Posté Mar 12 Juin - 18:19.

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J'avais l'impression de pouvoir la perdre à tout moment, que le moindre mouvement trop brusque pourrait briser cet instant éphémère et rare qu'était un baiser. Était-il sincère ? Surement, je ne pouvais pas en être certain. Et pour cause la boisson m'avait poussé à enfin sauter le pas, peut être était-ce aussi elle qui me faisait croire et sentir qu'Ariel m'attirait plus que tout autre fille dans cet pièce. Peut être que tout ceci n'était qu'une méchante farce, une stupide supercherie qui essayait enfin de me faire tourner la page. Je pensais avoir fait le deuil de ma pseudo relation avec Katherina, elle ne m'avait jamais aimé, elle n'avait voulu qu’expérimenter et au fond je l'avais toujours su. Mais j'avais voulu y croire, me dire que je pouvais peut être la sauver. Sauver son âme, la soigner de cette influence négative qui provenait tout droit de ses parents et de sa fierté vis à vis de la pureté de son sang. A cet instant encore je ne savais pas si j'avais réellement aimé Katherina...elle avait été une des plus belle femme que j'ai jamais rencontré mais peut être que tout ça n'avait jamais été qu'une histoire d'attirance. Avec Ariel...c'était différent, d'une certaine manière elle aurait pu avoir les cheveux courts, un nez en trompette et les mains rugueuses que je l'aurais tout de même invité à danser. J'avais appris à connaitre la personne au delà des dires des autres et cette perle, cette rose fané que j'avais découvert me donnait envie de la rendre encore plus sublime qu'elle ne l'avait jamais été. J'aurais eu envie de la prendre dans mes bras, de l’agrafer à mon coeur pour qu'elle ne puisse plus se briser ailleurs. Mais peut être faisions nous fausse route, peut être que cette coulé de flamme que je sentais le long de mon torse, cette chaleur dû à notre échange, peut être que tout ceci finirait par m’immoler définitivement. Peut être était-ce mal, peut être n'avions nous même pas le droit d'avoir de tel rapports mais au stade où nous en étions, je n'en avais plus rien à faire, je voulais sentir son corps contre le mien, goûter encore mille et une fois la douceur de ses lèvres, sentir le parfum de ses cheveux, toute ces choses qui aurait fait de moi un homme des plus niais.

Je sentais mon coeur se tordre dans tout les sens possible, s'écraser contre ma poitrine comme pour s'en échapper, voyant ainsi la cause de son malheur. Je sentais les légers frissons parcourir mon échine, venant culbuter sur la peau de mes bras. Je sentais ses mains agripper mon cou alors que je la resserrais encore plus contre mon torse, contre mon être. Nos souffles s'entremêlaient alors que j'avais l'impression de n'avoir jamais été aussi proche de quelqu'un. Je n'entendais plus la musique, le seul rythme qui parvenait à mes oreilles était les coups tonitruants et passionnés du sang dans mes veines, de mon coeur contre ma poitrine, de nos lèvres s'apprivoisant avec intensité alors que je finissais par en oublier jusqu'à mon nom. Me courbant pour pouvoir être plus proche d'elle j'en oubliais presque de respirer, comme si la chose la plus importante était de ne plus la lâcher, de peur qu'elle s'en aille, de peur que tout ceci ne soit qu'un rêve issue d'un fantasme. Je ne savais pas où tout ceci allait nous mener, je ne savais même pas si Ariel voulait que cela mène à quelque chose et avant de commencer à m'attacher à la rose il fallait que j'évalue les épines, il fallait que je sache si ce baiser était dû à l'alcool ou à autre chose, de plus réel, de plus fondé qu'un simple cocktail. Je reculais doucement mon visage de sorte à conclure cette approche, ce moment ede folie que j'aurais voulu agrémenter encore et encore. Je calais mon front contre celui d'Ariel alors que je reprenais mon souffle, les yeux clos. Je sentais mes mains trembler légèrement, j'avais peur, au fond de moi, je crevais de trouille. J'avais peur de me faire prendre à nouveau comme issue de secours pour une soirée condamné à l'oublie, j'avais peur d'encore une fois me faire rejeter, comme avec Katherina. J'avais peur de m'être trompé sur Ariel, j'avais peur...je ne voulais pas la perdre, je ne voulais pas que tout ceci ne soit que l'élan alcoolisé d'un cocktail trop corsé, pas après ce que ce baiser venait de sceller en moi. Ariel... je n'osais pas la regarder, de peur d'y trouver le regret, de voir dans ses yeux le dégoût d'avoir embrassé un professeur, son ancien professeur, moi...Mes mains tenaient toujours son visage, mon pouce caressant doucement sa joue.
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Georges F. Shakespeare
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♦ Nota Bene
: passez sur ma fiche, on trouvera bien quelque chose
:
: sa baguette et son petit carnet à dessin



Message Posté Mer 13 Juin - 14:29.
Il eut un léger mouvement de recul lorsqu’elle plongea ses yeux dans les siens. Non pas qu’il n’aime pas les yeux d’Elena, c’était une grossière méprise. Mais il détestait quand elle le regardait comme ça. Il avait l’impression d’être mise à nu, c’était sans doute le sentiment qu’il redoutait le plus. Il préférait observer à loisirs Elena lorsqu’elle-même ne le regardait pas. C’était peut-être un peu pervers, mais il ne tenait absolument pas à ce que la jeune femme sache tout sur lui. Même si il ne doutait pas que si elle voulait savoir, elle avait toutes les cartes en main pour tout découvrir. Il y avait bien des choses qu’il préférait cacher, Victoria, ses parents, les hommes mort de sa main, ses contacts avec toutes sortes d’organisations illicites.
Et puis, il préférait aussi ne pas s’étendre sur ses conquêtes, parce que merci bien, mais prendre en main une crise de jalousie, c’était pas son truc. Enfin, il ne doutait pas qu’Elena avait sa petite idée sur la question … La remarque qu’elle lui avait faite plusieurs mois plus tôt en était la preuve. Enfin elle avait plus fait exploser sa colère (et sa jalousie estimait-il) que poser aimablement et sereinement des questions. D’après ses bons souvenirs ça ressemblait plus à un truc style : "Et toi, les filles ?! Tu as du en avoir des masses. Une par pays peut-être ?!" Ce n’était qu’une partie de la diatribe qu’elle lui avait sorti et qui avait poussé Erik à s’énerver. Ensuite c’était partie en live …
Il ferma donc les yeux, rompant le contact visuel et détournai la tête, un peu à regret quand même mais soulagé. Son regard engloba toute la salle. Puis, il se tourna vers elle de nouveau, et pour se faire pardonner son manque de sensibilité évident, ou son énorme lâcheté, il l’attira à lui, posa son front contre le sien et murmura : « Je te fais visiter les lieux ? ». Il se leva et tendit une main vers elle avec un sourire encourageant. Il entrelaça ses doigts au sien lorsqu’elle daigna le suivre et puis il parcourut la salle sans rompre le contact. Par peur de la perdre, peut-être. Lorsqu’ils arrivèrent dans le petit couloir par lequel il était entré avec Ariel il prit la deuxième porte. Ils montèrent à l’étage, au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient la musique devenait moins forte. Lorsqu’ils arrivèrent en haut, ils pouvaient parler sans hurler, ils pouvaient s’entendre.
C’était sa manière à lui de leur accorder un peu d’intimité, de ne pas être a vu et su de tous. Il lui désigna la petite pièce qui lui servait de bureau. Une fois entrés à l’intérieur, il lui adressa un sourire sincère. « Ne vas pas t’imaginer que tu ne m’as pas manqué. » Il lui adressa un sourire légèrement moqueur et ajouta : « Je suis un peu plus résistant c’est tout. ». Il remarqua alors qu’il tenait toujours sa main et la relâcha sans préavis, surpris, gêné, rougissant. Il se maudit, pourquoi fallait-il qu’il perde sa précieuse assurance ou qu’il se comporte comme un adolescent de 15 ans lorsqu’il était avec Elena ?
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Message Posté Mer 13 Juin - 14:52.

J'aurais aimé que cette communion ne s'arrête jamais, que nous formions toujours ce nous, cette unité, contre le reste du monde, mais Ethan cella notre baiser. Cela avait presque l'effet d'un choc face à la fougue précédente. Yeux fermés, front contre front, je l'entendais reprendre son souffle alors que je sentais mon coeur battre jusque contre mes tympans. Ses mains remontèrent le long de mes joues. Ariel... avec le souffle d'un vieux lion sage. J'avais envie de poser mes doigts sur ces lèvres qui avaient été miennes quelques secondes auparavant, de dévorer des yeux chaque parcelle de son être. Je lui en voulais presque d'avoir interrompu ce si délicieux baiser. L'entendre prononcer mon prénom avait un caractère jouissif, mais je ne savais que répondre. Et maintenant ? J'avais l'impression qu'il n'osait ouvrir les yeux de peur de réaliser ce qu'il avait fait. Je craignais que son souffle soit désolé et qu'il regrette son acte. Je ne voulais surtout pas qu'il me lâche. J'avais envie de lui dire tant de choses. J'avais envie de lui dire merci. De le sommer de ne pas le lâcher, mais au contraire de me serrer encore plus fort contre lui. J'avais envie de le frapper parce qu'il m'avait rendu dépendante en quelques minutes de son contact. J'avais envie de lui dire que s'il me lâchait je n'allais pas pouvoir continuer à vivre. J'avais envie de lui dire que jusqu'à présent je survivais. De lui dire que son souffle contre le mien était comme une renaissance, un renouveau, comme s'il avait purifié mon air et que mes poumons pouvaient à nouveau s'emplir de cet air nouveau et salvateur. J'aurais voulu qu'il emmène, loin, très loin. Qu'il n'y ai plus que nous deux, sans discours d'inauguration à faire, sans monde à reconstruire, sans paysage moral délabré, sans grande vide laissé par la l'organisation et les guerres. Tout quitter, partir pour tout reconstruire, un monde à deux. Étrange comme auparavant je vivais en parfaite indépendance et comme maintenant j'ai l'impression que s'il me lâche je ne pourrais pas continuer à avancer. Je lui en voulais aussi, parce que j'avais le sentiment qu'il venait de me voler une part de moi et que désormais je ne pourrais être entière qu'auprès de lui. Je ne savais pas s'il regrettait. Je savais juste que je ne regrettais pas. Peu importe où ça nous mènerait. Ni pour combien de temps les chemins de nos vies s'entremêleraient à l'unisson. Alors je décrochas mes bras de son coup et d'une main posé sur son menton, remonta sa visage. Melle Courterois nous avait toujours appris à être digne, à ne jamais baisser les yeux, à ne jamais courber l'échine. Tête relevée, j'avais le plaisir d'observer chaque parcelle de sa peau, de boire tout son visage, de m'y noyer dedans. Alors j'attendais qu'il daigne ouvrir les paupières, suivant des yeux le bout de mes doigts qui caressait ses lèvres, comme une enfant émerveillée tout en souriant. Heureuse, je me sentais heureuse. Heureuse comme je ne l'avais pas été depuis trop longtemps. Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? Je ne savais pas quoi dire, je ne savais plus quoi dire. Mais je savais que le silence pouvait parler à ma place et même contre moi. Alors j’entrouvris les lèvres et laissa mon coeur parler. « Merci » Je m'étais toujours sentie comme au bord d'un précipice, là où personne ne peut me comprendre, coincée entre deux abîmes. Et maintenant j'avais l'impression qu'Ethan était arrivé et m'avait précipité dans l'abysse. Comme si sous son poids, le parcelle de terre sur laquelle je me tenais avait cédé et qu'il était maintenant le seul à pouvoir me remonter. Il était à la fois mon bourreau et mon sauveur. J'avais l'impression qu'il avait serré mon coeur entre ses mains, que depuis son contact j'en étais devenue dépendante, qu'il m'avait empoisonnée.
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Message Posté Mer 13 Juin - 16:40.

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Je sentais sa poitrine contre mon torse, nos front continuer de s'apprivoiser alors que mon pouce caressait doucement sa joue. J'avais envie que cet instant continue jusqu'à ce que mon coeur explose, jusqu'au moment où les murs de l'établissement s'écrouleraient, nous obligeant par la force à nous séparer. Je ne voulais pas sentir à nouveau le froid se plaquer sur ma peau auparavant en contact avec la sienne. J'aurais l'impression d'à nouveau me retrouver seul, seul contre un univers qui semblait trop agressif maintenant que j'avais goûté à la paix et au calme que le contact d'Ariel me procurait. Je me sentais aussi fort que vulnérable, comme deux mots totalement contradictoires mais qui semblaient tellement vrais, tellement remplis de sens que les dissocier et n'en choisir qu'un ne serait même pas compréhensible. Ariel et moi étions tellement différents...nous n'avions pas eu le même parcours, aucune ressemblance dans notre enfance et malgré tout cela, nous étions là. Sa peau douce semblait comme un doux tissue sous mes doigts trop peu habitués à toucher une femme. Mon coeur tambourinait toujours contre ma poitrine même si ses coups commençaient à perdre de leur vivacité. Peu à peu le monde autour de nous commençait à resurgir, la musique raisonnant à nouveau dans mes oreilles, les gens autour de nous râlants car nous gênions à ne pas bouger, à rester là, immobiles. Non, je ne voulais pas bouger, je voulais rester là à la regarder, à la goûter du toucher, j'aurais voulu m'ancrer un peu plus en elle, juste de quoi laisser une quelconque trace de moi, un souvenir éphémère de ce baiser qui pourrait être trop vite oublié. Je ne voulais pas oublier, je ne voulais plus la laisser, nous étions arrivé au point de non-retour, peut être que si je ne l'avais pas embrassé, peut être que si j'avais écourté ce baiser plus tôt, peut être ce stade n'aurait pas été atteint et nous aurions pu avoir ne serait-ce qu'une infime possibilité d'oubli. Il serait trop aisé de prétendre avoir agi sous le coup de l'alcool...trop difficile et dangereux d'admettre que cela était plus profond, que l'alcool nous avait permis de franchir le pas, d'oser faire ce que nous avions envie de faire depuis déjà quelques temps. Cette correspondance entre Ariel et moi nous avait rapproché un temps soit peu, les mots étaient souvent trop dénué de sens pour arriver à qualifier ce que j'avais envie de lui dire et je me sentais trop gêné pour lui dire ce qui me pesait sur le coeur.

Alors que ma respiration reprenait une allure à peu près décente mon visage fut happé par sa main, mon menton entrant en contact avec ses mains. Des mains que j'aurais voulu embrasser, encore, encore et encore. Était-ce vraiment nécessaire d'ouvrir la bouche ? Pour une fois, oublier les paroles, ne se fier qu'à nos actes, oublier qu'en un mot, une phrase tout pourrait s'effondrer. Je rouvrais les yeux, mon regard glissant le long de ses bras alors que j'avais l'impression d'avoir perdu quinze ans, d'être devenu aussi fragile et inoffensif qu'un bambin dans son berceau. Ariel pourrait me faire du mal, tout autant que Katherina si ce n'était plus car ce qui virevoltait dans mon esprit, cette façon qu'avait mon coeur de répercutait tout ses caprices à mon cerveau qui voyait rouge le fait que dans quelques heures même pas elle pourrait être déjà loin, tout ça. Katherina n'aurait jamais pu se vanter de l'avoir. Katherina avait été la première et jusqu'à aujourd'hui, la seule. J'avais toujours eu ce frein, cette petite voix dans ma tête qui m'empêchait de faire confiance et d'approcher la gente féminine, je me réfugiais derrière mon masque de professeur, derrière mon rôle de père, je prenais à tord Ezeckiel comme excuse. « Merci » mon regard vint s'infiltrer dans le sien alors qu'un sourire timide et presque invisible vint se former sur mes lèvres. Mes mains retombèrent sur ses hanches avec hésitation alors que je sentais l'effet de l'alcool diminuer et la sensation de bien être et de plaisir dû à son corps contre le mine augmenter. L'évidence venait me frapper en pleine figure, je ne savais pas comment être avec elle, je n'en avais aucune idée. Comment lui faire comprendre que je ne voulais pas qu'elle s'en aille ? Qu'elle n'était pas qu'une simple femme, qu'elle était différente des autres car en ce moment même elle me rendait heureux ? Plus heureux que je ne l'avais été ces derniers mois, ces dernières années. Je scrutais ses yeux, pour tenter de décrypter ce qu'elle ressentait et je ne trouvais pas le dégoût, je ne trouvais pas ce qui me faisait peur. Une bouffée de chaleur vint réchauffer ma poitrine alors que je rapprochais à nouveau mon visage pour déposer un nouveau baiser sur ses lèvres, moins ardent, plus intense, moins alcoolisé donc plus réaliste, plus proche de ce que je ressentais. Un court baiser avant que je me recule légèrement pour pouvoir voir son visage dans son intégralité. Elle était magnifique. Je ne savais pas où tout ça allait nous mener, où voulait elle que cela nous mène ? Ma main droite vint caresser sa joue alors que l'autre remontait sur son bras et son épaule pour venir y caresser doucement la peau à disposition. Cessant de frôler sa joue je laissais divaguer mes doigts sur ses lèvres, n'osant toujours pas croire que cela s'était réellement passé. Reste avec moi Ariel... je sentais mon regard vaguer dans le sien, ma main caressait son bras du bout des doigts. Personne ne pouvait nous entendre, personne ne nous voyait. Est-ce qu'il y a une chance pour que..toi et moi...
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Message Posté Mer 13 Juin - 18:03.

Ça fait peut-être cliché, mais dans ses bras j'avais envie de tout oublier. J'aurais aimé ne jamais les quitter, comme s'ils formaient une enceinte autour de moi. Un rempart sécuritaire, qui protège du monde extérieur et en même temps identitaire, qui distingue ce qu'il y a dans le rempart de l'extérieur. J'avais abandonné l'idée de l'alcool. Ce n'était pas la première fois que je buvais, j'étais habitué à ses effets. Remettre le baiser sur le dos de l'alcool aurait été à la fois lâche et stupide. Il n'empêche que j'étais complètement désemparée devant ce sentiment nouveau qui s'emparait de tout mon être. Il avait l'intensité d'une tension émotionnelle trop longtemps réprimée. Je me sentais comme noyée, submergée par les émotions. Je ne voulais pas les faire taire, et pourtant je n'arrivais pas à exprimer. Elles s'étaient cependant libérées et parcouraient tout mon être, chaque parcelle de mon corps en était imbibé. Mais cela aurait pris trop de temps et demandé trop de travail pour trouver les mots, mettre des mots sur les sentiments afin de recouvrir leur réalité. Les mots réduisent inévitablement. Les mots ne sont pas les choses. Le mot chien n’aboie pas. Un livre n'a jamais tué un enfant. Aucun château ne tombe quand on secoue les pages. Je sentais mon corps frissonner sous les doigts d'Ethan. Finalement le meilleur langage est peut-être celui du corps. Je n'avais aucune envie de parler, juste le regarder, le toucher, le sentir, le ressentir. Parler c'était déjà casser une harmonie. Je ne pouvais me résoudre à détacher mes membres de l'enceinte que formait ceux d'Ethan. Il était comme une protection, une sécurité. J'avais la niaise impression que rien ne pouvait m'atteindre, que rien ne pouvait m'arriver tant que je ne le lâcherais pas. Comme j'avais l'impression que si je le venais à la lâcher, alors comme si un tremblement de terre fissurait le sol sous nos pieds, je ne pourrais plus jamais l'atteindre et revivre ces instincts là, que tout serait perdu à jamais, lui, nous. Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi, à nous dévorer des yeux, chacun revivant le bonheur que c'était d'être ensemble, là, maintenant. Quand je vis son visage se rapprocher pour demander un nouveau baiser, je ne pus m'empêcher de sourire de bonheur ou de plaisir. Bonheur et plaisir sont deux choses différentes non ? Le plaisir est ponctuel, éphémère mais il s'atteint. Le bonheur est un état durable, mais il n'est jamais absolu, c'est plus une recherche. Il recula de nouveau son visage et je voyais ses yeux me scruter avec autant d'attention que d'intensité. Je ne me voyais pas mais je pense que j'ai du rougir, en tous cas j'ai sentis une chaleur dans mes joues. Je plongeais de grands yeux ingénus dans les siens, attendant ce qu'il allait venir après, tout simplement parce que je ne savais pas que faire. Je m'en remettais à lui comme si toute ma vie ne se résumer plus qu'à ses yeux, qu'à sa parole. Je l'aurais certainement suivit n'importe où, au risque d'abandonner la cérémonie d'inauguration où je devais faire un discours. Reste avec moi Ariel... Ma main se posa sur la sienne. « Je ne partirais pas. » Je regardais Ethan comme un diamant, un diamant qu'on voudrait cacher de la vue des autres, garder pour soi seul, comme s'il était la chose la plus précieuse que j'ai jamais eu. Est-ce qu'il y a une chance pour que..toi et moi... Je plongeais une dernière fois mes yeux dans les siens, et je jetasi dans ses bras comme une enfant, l'enserrant du plus fort que je pouvais. Je ne sais pourquoi ce j'avais ce besoin de le serrer si fort, de le sentir si près contre moi. Probablement car ce contact me garantissait sa réalité, sa vérité, et celle de tout ce qui s'était passé avant. Peut-être aussi parce que j'avais peur d'être seule, seule pour affronter le passé, le présent et l'avenir. Et même peur d'être oublié, de ne plus exister. Son contact me faisait sentir vivante, vraiment vivante. Comme si avant je n'avais été qu'une sorte de zombie, dont l'esprit est prisonnier des souvenirs agonisants de la guerre, de l'organisation, du tournoi, de ma soeur ... Comme si Ethan détenait la clé, ou était lui-même la clé. « Ne me lâche pas ... jamais... » sinon je tombe ... c'est ce que je ressentais. Comme si sans lui je tomberais et je n'aurais plus la force de me relever. Balayé mon orgueil, balayé ma furieuse indépendance, j'avais besoin de quelqu'un, j'avais besoin de lui. Besoin de lui pour supporter mon passé, pour vivre mon présent et pour ne pas craindre le futur.
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Message Posté Mer 13 Juin - 21:41.

The laughting Corpse

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J'avais l'impression de sortir d'une longue periode sterile, comme si tout ce que j'avais pu connaitre auparavant n'était que pur calomnie. Comme si tout prenait un sens aujourd'hui, maintenant et avec elle. Je me sentais idiot, je me sentais niais mais je ne pouvais pas nier ce qu'Ariel produisait en moi. L'on disait que derrière tout grand homme se cachait une femme et je ne pouvais dire le contraire. Leurs lèvres, leurs cheveux, leur caractère unique à chacune d'elle. Ariel était une perle, un diamant que je comptais garder au creux de moi, ne jamais le briser, le fissurer ou lui faire du mal. Nuire à son bonheur serait nuire au miens et je ne voulais ni son malheur ni le miens quoi que ce dernier est longtemps était relayé au rang d'option. Je me sentais vivre, je me sentais comme un brasier entre ses mains et maintenant que cette barrière qui nous retenait s'était brisé je n'osais dire ce que j'aurais voulu d'elle, j'aurais voulu la posséder, qu'elle soit mienne, j'étais jaloux, un homme jaloux à en mourir et c'est sûrement ce qui me perdrait. Ariel était une femme magnifique et je ne doutais pas que beaucoup d'adolescents, d'hommes et d'autres membres de la gente masculine ne posent leur regard envieux sur elle. Mais bats les pattes. Personne ne la toucherait tant que je serais là. Ce bonheur, cette sensation d’agréable brûlure en moi, ce souvenir de ses lèvres sur les miennes, ça ne pouvait pas être réel. Je n'étais pas habitué à ressentir ça, j'avais l'impression de perdre pied, comme si d'un coup tout s'était effondré, m'emportant dans une chute dont je ne voulais pas la fin, une chute que j'aurais prié pour qu'elle soit infinie et aussi douce et intense que son éboulement initial. J'eus un léger sursaut lorsqu'elle se jeta dans mes bras alors que mes bras enfermèrent son dos, je sentais ses bras me serrer, sa poitrine serré contre mon torse, nos corps enlacés alors que j'enfouissais mon visage dans ses cheveux en fermant les yeux. Mes mains caressèrent son dos tout en la serrant aussi fort que je pouvais en prenant tout de même garde à ne pas l'écraser. J'inspirais l'odeur de ses cheveux, leur parfum m’enivrant encore plus que je ne pouvais l'être quelques minutes auparavant. Cette fille me rendait fou, dépendant, j'avais besoin d'elle près de moi, elle était nécessaire,c'était comme une question de vie ou de mort. Sans elle je m'écroulerais, sans elle je me sentais con. Ariel était une femme forte, non pas de ces stupides demoiselles qui s'attendent à trouver le prince charmant en se pavanant dans les couloirs de Beauxbâtons en se vêtissent de leurs uniformes de façon légèrement détourné. Ariel était totalement différente, elle était le diamant dans l'écrin sombre qui une fois éclairé par le soleil rendait aveugle chaque personne osant vouloir la dérober. Mon souffle parcourait son cou alors que mon cou frissonnait sous la caresse de ses mèches blondes. Ma main droite vint entourer ses épaules alors que je déposais un baiser furtif sur le haut de sa clavicule. « Ne me lâche pas ... jamais... » j'osais déposer un baiser à la naissance de son cou avant de glisser mon regard dans le sien Je te le promets murmurais-je alors que je savais qu'elle m'entendrait. Une promesse dise tout bas, scellant cette cape qui enroulait mon coeur d'un baume apaisant et passionné.

Sentir son corps contre le mien était grisant, comme une pomme que l'on voudrait déguster à toute heure sans jamais s'arrêter. Je voulais croquer à nouveau ses lèvres, lui faire se sentir aussi vivante que je l'étais à ce moment là. J'aurais voulu qu'il n'y ai plus personne autour de nous, être seul avec elle, pouvoir lui dire, lui montrer à quel point cette soirée avait dévoilé ce que je m'étais juré d'oublier, de condamner à à la négation, au simple stade de rêve infaisable. Comment aurais-je pu un jour imaginer que ceci se produirait ? Je n'aurais même pas dû être ici ce soir, mon livre m'attendait toujours sur mon lit mais je n'avais aucune hâte à aller le retrouver, sauf si il se retrouver à devoir plier bagage pour laisser la place. Je serrais toujours Ariel contre moi, ma joue contre la sienne, mon coeur contre le sien. Ma main vint se loger dans ses cheveux que je caressais avec précaution. Tout pourrait cesser demain, et si l'Organisation n'était pas morte ? Et si demain quelque chose venait à exploser que l'on finirait dans le néant ? Je ne voulais pas perdre une seconde, je voulais lui montrer, lui faire sentir à quel point elle était trop importante, trop ancré dans mon corps et mon coeur pour qu'une séparation soit sans danger. Je voulais lui dire à quel point je l'aim...je l'aimais ? Peut être trop tôt pour définir cette sensation en moi, cette chose nouvelle, ce besoin de la sentir encore et toujours plus proche de moi. Peut être, y réfléchir demanderait de ne plus avoir d'alcool dans le sang. On devrait peut être laisser la place ?" murmurais-je en parlant de la piste, j'avais l'impression d'être un intrus parmi tout ses danseurs alors que je venais de trouver une fleur rare, il était hors de question qu'ils me la piétinent. Il y avait surement un endroit où l'on pourrait être au calme ? Je voulais profiter de cette soirée, de ce pas franchis.
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Message Posté Jeu 14 Juin - 18:38.

Je sentais ses mains parcourir mon dos, son visage s'enfuir dans mes cheveux. Son souffle près de mon cou me donnait des frissons, j'avais toujours été sensible près de la nuque de toutes manières, mais cette fois c'était un peu différent. Mon mal était délicieux. Je te le promets. Je n'aimais pas les promesses. L'homme ne les tient jamais, mais ce n'est pas toujours sa faute. Les évènements extérieurs peuvent aller à l'encontre des promesses faites et déjouer les bonnes intentions qui voulaient les tenir. Mais ce que j'aimais encore moins, c'était de gâcher les bons moments. Ils sont tellement rares dans une vie. Mais en même temps, sa promesse me rassurait. Au moins je savais qu'il tenterait de la tenir, envers et contre tout, envers et contre le monde et les aléas de la vie. Ce qui était en somme autrement plus rassurant. On devrait peut être laisser la place ? Je souris et réprimait même un petit rire, tant la situation était cocasse. Nous gênions la piste de danse en effet depuis le début de notre étreinte, que je ne pourrais dater dans le temps, ni son début, ni sa durée. Mais pour dire vrai, nous n'allions pas cesser de gêner. Une relation prof - élève, même si je ne suis plus sous son enseignement, ça fait toujours jaser. Sans compter que je suis la championne. J'entendais déjà les mauvaises langues parler du mauvais exemple que je donnerais. Mais à vrai dire, je m'en contrefiche. J'estime que j'ai droit au bonheur, sûrement plus qu'elles même, après tout ce que j'ai fait et tout ce que j'ai vécu, ou plutôt endurée. Et peu importe la forme que ce bonheur prend et doit prendre. Ce sont des choses qu'on ne commande pas, elles ne sont pas de notre juridiction. Il serait trop facile de décider avec qui on est heureux, dans ce cas-là, tout le monde serait heureux et il n'y aurait plus ni guerre, ni conflit, ni misère, ni même histoire. J'avais peu à peu repris conscience de l'endroit où nous nous trouvions, de ce que nous y faisions et le rapport inouïe qu'il en découlait. Rien que notre position stoïque était radicalement en contradiction avec le monde qui nous entourait, c'était presque inapproprié. Cela avait le goût d'un réveil. Comme si le rêve touchait à sa fin car la réalité du monde extérieur qui nous entourait, du cosmos reprenait le dessus. Laisser la place ? Peut-être, sûrement même. Il vaudrait mieux en soit, avant qu'on nous vire. Avant qu'on nous vire ou qu'on nous sépare. Il suffirait d'une bousculade, d'une petite poussée pour couper le lien physique qui nous unissait. De même que la douceur de notre étreinte n'avait plus rien à voir avec la violence dansante imposée par le rythme saccadé de la musique. « Qu'est-ce que tu proposes ? » Je me desserrais de mon étreinte pour de nouveau pouvoir regarder ses yeux, dans l'attente d'une décision. Mes bras retombèrent sur ses épaules avant de glisser prudemment le long de ses bras jusqu'à atteindre ses mains et enserrer mes doigts autour des siens. J'aspirais à un endroit où nous pourrions être au calme, un lieu isolé. C'était comme demander une micro utopie pour deux. Pour pouvoir profiter et partager pleinement la chance que nous avions, la chance de vivre. je repensais à Margaret et à Justin, ils ne pouvaient plus et ne pourraient peut-être plus jamais partager leur chance d'être vivants.
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Message Posté Jeu 14 Juin - 21:12.

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« Qu'est-ce que tu proposes ? » ses mains glissèrent le long de mes bras, provoquant un frisson qui parcourut l'ensemble de mon être. Ses doigts vinrent s'entremêler aux miens et je les serrais doucement, je ne voulais pas la brusquer. Je ne pouvais même pas croire que j'avais eu assez de cran pour lui rendre son baiser. Etait-ce elle qui me donnait des ailes ? Cette nouvelle énergie, ce besoin de vivre pour pouvoir la vivre. Elle, je voulais nous vivre. Je voulais connaitre Ariel et Ethan, c'est tout ce qui comptait pour le moment, rien d'autre. Ce soir je releguais au lendemain les études en Russie, j'effaçais mon fils et les cicatrices dû à la guerre. Ce soir, il n'y avait plus que nous à vivre, pour survivre. Son parfum représentait tellement, la liberté, le goût de vivre, l'envie de croquer la vie à pleine dent si seulement elle était à côté. J'avais envie de coller mon coeur au sien, de mélanger nos souffles comme deux âmes réunis en un seul corps. J'oubliais nos années de différence car là, tout de suite, cela ne représentait plus rien. Je pouvais lui apporter la stabilité qu'elle pourrait vouloir. Je la voulais mienne mais peut être ces envies étaient elles de trop pour un simple baiser échangé. Mais je ne pouvais plus ignorer ce que mes entrailles ne cessaient de hurler à mon cerveau, je voulais tant partager avec elle. Je voulais chaque matin avoir à lui dire ce que je ressentais, vouloir l'entendre me murmurer de rester, d'avoir l'impression et finalement la certitude que nos coeurs battaient à l'unisson. Je voulais entendre sa voix au réveil ou me contenter de son reflet dans la vitre de la fenêtre en ouvrant les paupières. Pouvoir caresser son visage endormi avant qu'elle ne se réveille. Des moments privilégies que je ne voulais que notre. Tout en la regardant je gardais ses mains dans les miennes Suis moi dis-je en souriant.

Je lâchais l'une de ses mains pour pouvoir fendre la foule, gardant tout de même l'autre au creux de sa jumelle masculine, ne pas briser le lien, garder ce filament invisible qui les enveloppait toute les deux. Comme si au milieu de toute cette foule je pouvais me retrouver seul en ayant le malheur de la lâcher. La peur de son absence, comme une revanche des dieux, une ironie du sort qui me punirait de la solitude parmi tous ces visages. Arrivé hors de la piste je sentais tout de suite l'influence de la musique moins forte, les jeux de lumière moins importants. Je retournais légèrement mon visage vers la propriétaire de la main, comme pour m'assurer qu'elle était toujours là, qu'elle n'était pas le fruit de l'alcool, de la lumière, comme un mirage en plein désert lorsque l'on rêve d'eau. Lorsque je rencontrais le visage d'Ariel je ne pu m'empêcher de sourire. Peut importe ce que l'on pouvait dire de nous, je n'en avais rien à faire pour le moment. Il n'y avait qu'elle et moi pour cette nuit, un soir que je laissais guidé par mon coeur alors que le devoir prenait d'habitude les rênes. J'oubliais l'inauguration, j'oubliais l'orphelinat et ma chambre d'hôtel. J'oubliais les codes de la bienséance, le fait qu'Ariel et moi ferions hurler les puritains, les professeurs de la vieille école et surement encore de la contemporaine. Mais qu'importe, ils n'étaient pas obligés de savoir tout de suite et quel que soit le jour, Ariel et moi, cela ne les regardait pas. Je l'avais attendu trop de temps, cet ange, pour le laisser s'envoler à cause de quelques tabous. Toujours main dans la main je passais par le bar, pris mon verre dans ma main libre et me dirigeait vers un coin où était installé quelques canapés inoccupés. Je soupirais et fit rapidement le tour de la pièce du regard, pas de coin plus tranquille...Je crois qu'il va falloir se contenter de ça... dis-je tout en m'asseyant, posant mon verre sur la table basse je sentais mon pouce caresser le dos de la main d'Ariel. S'il y avait un endroit plus tranquille, plus discret, je ne l'avais pas vu et c'était dommage. Les canapés n'étaient pas ce qu'il y avait de très intime.
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Message Posté Sam 16 Juin - 0:47.

Doigts entremêlés, je sentis la poigne d'Ethan se serrer un peu plus. Suis moi Son visage souriait, pas seulement sa bouche, ses yeux semblaient sourire. Voire même tout son corps. Il souriait de tout son être. Je ne pouvais le voir dans le reflet de ses yeux mais je pense que j'étais sensiblement la même. Peut-être même pire, avec un sourire niais peint sur les lèvres, comme dans un mélo surannée. Le romantisme, cette école mélancolico-farceuse, de croque-morts langoureux semblait m'avoir atteinte. Pourtant je ne voulais en rien ressembler à toutes ces filles qui rêvent de leur prince charmant et qui sont éblouies par leur amour. Je ne me rappelle pas avoir jamais rêvé du prince charmant. On pourrait dire qu'il m'est pourtant tombé dessus, mais je ne connais pas encore assez Ethan pour dire ça. Et puis la prince charmant c'est un concept irréaliste. Je préfère considérer Ethan comme Ethan tout simplement. Je ne sais pas dans quoi est-ce que je m'engage mais j'ai relativement confiance. A moins que je me trompe, Ethan n'est pas du genre à s'amuser égoïstement. Certes, l'Organisation est la preuve que nous ne nous méfions pas assez, mais la correspondance que j'ai entrepris avec Ethan me laisse facilement penser qu'il est sincère et honnête. En tous les cas je ne parviens à l'imaginer faire souffrir autrui. Je me trompe peut-être, je n'espère pas. Si je me faisais avoir encore une fois, je ne sais pas si je le supporterais. Or, c'est peut-être justement parce que nous nous sommes tous bien fait avoir par l'Organisation que j'ai envie pour une fois de trouver quelqu'un en qui faire confiance. C'est peut-être aussi parce que j'ai passé une année traumatisante que je suis prête à me jeter presque aveuglement dans la stabilité qu'Ethan semble prétendre pouvoir apporter. C'est ensemble, main dans la main que nous fendîmes la foule en deux pour pouvoir se frayer un chemin à travers la salle. Ethan était en cet instant le guide, mon guide. Je n'avais jamais vécu avec un guide, un guide envers qui je me déchargeais de certaines charges, en qui j'avais suffisamment confiance pour me laisser guider les yeux fermés. La définition d'un guide tout simplement. J'avais toujours dirigé ma vie de moi-même, par moi-même et pour moi-même. Je n'avais eu aucune présence parentale pour aiguiller mes premiers pas dans la vie, et si les professeurs éclairaient ma lanterne, je ne les laissais pas gouverner ma vie, preuve en est des jours où j'ai séché, et des moments où je mettais l'élève en pause. Nous parvinrent à nous éclipser de la piste de danse pour retrouver un peu plus d'espace. L'air n'y était certes pas plus frais mais moins chaud et moins humide. La musique se faisait moins bruyante et les lumières moins étourdissantes. Je crois qu'il va falloir se contenter de ça... Je souris en m'asseyant à ses côtés sur le canapé. Il aurait voulu plus, il aurait voulu mieux, mais c'était déjà très bien, trop bien. Peu importe l'endroit, du moment que j'avais sa main dans la mienne. Ethan avait repris son verre sur le comptoir en passant, mais je ne ressentais pas ou plutôt plus l'envie de boire. Ethan me suffisait. Sa présence, son contact me suffisait pour oublier tout le reste et comme si son existence balayait d'une traite tous les fantômes qui hantaient mon esprit. Malgré que j’eus été consciente de mes actes, le fait de se retrouver excentré par rapport à la dynamique énergisante que procurait le jeu de son et de lumières, permettait une prise de conscience plus précise, comme lorsque l'on sort d'un songe. On l'avait vraiment fait ? J'avais du mal à y croire, cela semblait tellement irréaliste ... Pourtant, baissant mes yeux sur ma main, je voyais qu'elle n'était effectivement pas seule, puis remontant jusqu'à son propriétaire je découvrais que je ne m'étais effectivement pas trompé. Ethan et moi, sur ce canapé, mains liés ... tant d'éléments qui recouvraient la réalité des faits. J'étais comme une enfant à qui on montre ou on fait découvrir de nouvelles choses mais à la fois terriblement gênée. « On n'a pas besoin de ça. » Soufflais-je doucement, en repoussant le verre d'alcool qu'Ethan avait récupéré en passant par le bar. Tandis que le pouce d'Ethan caressait le dos de ma main, je retournais cette dernière pour la glisser délicatement dans celle d'Ethan, enserrant mes doigts autour des siens. Je fixais nos mains, liées, et le moment était tout simplement magique, j'avais tellement peur de le salir, de la gâcher par mes mots.


Dernière édition par Ariel Zoé Augustin le Dim 24 Juin - 15:45, édité 1 fois
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Message Posté Lun 18 Juin - 18:22.


C’est vrai, ils s’étaient écrits tout l’été pourtant Justin n’avait pas été autant dans les détails qu’Amelia. Parfois lui était arrivé d’inventer certaines anecdotes pour meubler ces récits dans lesquels il ne voulait pas étaler ses rencontres. À sa place, il n’aurait pas aimé recevoir la liste des hommes qui avaient croisé son chemin durant les vacances alors c’était naturellement qu’il l’avait protégée de ses écarts. Avec un soin tout particulier, il avait évité de trop parler de Gaspard avec qui il avait eu certaines tensions. Depuis qu’elle lui avait expliqué les œillades prononcées de son frère, Justin était fou de jalousie à son égard. Il y avait bien assez de filles dans l’école pour qu’il jette son dévolu sur la belle Faure. Que son aîné trouve une autre fille à courtiser car Amelia était chasse gardée.

J'aurais vraiment du forcer mes parents à transplaner jusqu'à Nîmes pour t'embarquer ... J'suis sûre que les acromantules écossaises auraient été ravies de te voir !

Oui, elle aurait dû. Les choses auraient été plus simples s’ils s’étaient vus, il s’en rendait compte à retardement. La sentir près de lui offrait un sentiment tout autre de ce dont à quoi il s’était attendu. Il n y avait pas de gêne, de malaise, de peur. Juste le bonheur de la revoir et de partager des moments ensemble. Bien que, il faut l’avouer, Justin craignait qu’ils ne tombent dans les sujets qui fâchent. Il ne saurait pas comment gérer la situation autrement qu’en changeant de sujet. À moins qu’ils ne décident de parler sans tabous pour risquer d’entrer en conflit. Mais ce qui lui faisait le plus peur était de la blesser. Certes, il aurait pu éviter de faire des choses qui l’auraient entrainé sur ce chemin périlleux mais fidèle à ses habitudes, il avait suivit son côté impulsif en se disant qu’ils n’avaient pas discuté de l’évolution de leur relation. D’ailleurs, les deux étudiants se comportaient comme ils l’auraient fait quelques mois plus tôt, labyrinthe ou non.

Oh bien sûr, il avait vu le regard noir qu’elle lui avait jeté. C’est pourquoi il s’était abandonné à la musique pour éviter son regard et mieux la sentir contre lui. Puis, prit dans un élan de confidences, il avait lâché sa bombe une fois qu’elle s’était tournée pour se coller à lui et le saisir par le col. Lutant contre l’envie de faire un geste de travers, il accueillit sa réponse et son éclat de rire avec soulagement.

J'espère bien ... Tu disais le contraire et tu signais ton arrêt de mort. Elle avait glissé une main sur sa nuque alors qu’il resserrait son étreinte ne la quittant pas des yeux. Toi aussi tu m'as manqué Justin ... Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres alors qu’elle délogeait ses mains de sa taille pour les saisir. Elle le fit tourner après avoir chuchoté ces quelques mots à son oreille.

Durant ce court laps de temps, il tenta de recouvrer ses esprits. Son palpitant dépassait le rythme de la musique environnante et il aurait donné cher pour retrouver son cocktail en cet instant. Le Nîmois l’entraina un peu à l’écart dans pour autant quitter la piste de danse. Il voulait juste être dans un endroit plus tranquille et… qui sait… intime. Adossé au mur, il l’attira à nouveau à lui alors que l’épisode du labyrinthe se faisait plus pressant dans son esprit. Délicatement, il mêla ses doigts aux siens en se mordant la lèvre inférieure.

Qu’est-ce qu’on va faire… ? S’entendit-il lâcher à haute voix, comme si le fait de le penser n’était déjà pas assez fort en soi. J’ai merdé grave, je sais. Mais… Il enchaîna les propos décousus alors qu’il se rapprochait un peu plus d’elle.

Les effets de l’Illusoire commençaient à se faire sentir alors que des vagues de couleurs dansaient devant ses yeux. Je vois des arc-en-ciel… Il éclata de rire avant de déposer un baiser au creux de son cou et se détacher d’elle pour récupérer leurs verres un peu plus loin. Ils n’avaient pas bougé et personne ne semblait y avoir touché.

Une fois revenu vers Amelia, le Français lui tendit son cocktail avant de boire une grosse gorgée du sien. Putain c’est magique ce truc ! Totalement obnubilé par le pouvoir de la boisson d’Erik, il en avait oublié son geste qui avait réveillé d’autres envies. Et sans s’en rendre compte, il avait à nouveau glissé une main dans la sienne. Des hallucinations plus colorées les unes que les autres se bousculaient autour de lui alors que le chanteur ou la chanteuse prenait la voix de Gaspard. Il se mit donc à le chercher du regard avant de réaliser que c’était sûrement l’Illusoire qui lui jouait des tours. Ce n’était que le début et peut-être que les choses seraient moins agréables au fur et à mesure qu’il continuerait de boire son cocktail. Mais pour l’instant, il n’y songeait pas, bien trop ravi de goûter à ces effets et à la présence d’Amelia près de lui.
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Message Posté Mar 19 Juin - 2:09.

La musique l'envoutait, le moindre sourire esquissé sur les lèvres de son ami lui faisait perdre la tête, sa lèvre inférieure se retrouvait mordillée alors qu'ils dansaient ensemble et qu'ils se laissaient aller au rythme de la musique. Rien n'équivalait cette sensation de bien-être parcourant son corps ni cette douce folie dans laquelle elle sombrait alors que le cocktail ingéré il y a peu commençait à faire ses effets. Elle avait beau avoir moins bu que Justin, elle n'en avait pas moins perdu de temps pour en ressentir les effets qu'elle avait patiemment attendus dès l'instant où elle avait lu tout ce que lui promettait cette boisson. L'avait-elle commandée pour faire passer l'angoisse de leur première rencontre inattendue depuis ce fameux jour ou bien pour s'auto-détruire sachant que, fortement influencée par les illusions prometteuses qui seraient siennes plus tard dans la soirée, elle finirait par se perdre une fois de plus dans de bien sombres souvenirs dont elle ne pouvait plus se passer. Justin avait mis un court terme à ces cauchemars qui n'avaient pas perdu de temps pour accourir de nouveau alors que le manque qu'il avait comblé et qu'elle ressentait de nouveau au fin fond d'elle même ouvrait une brèche au passé qui reprenait ses droits sur son esprit torturé. Maintenant qu'elle l'avait en face d'elle alors qu'il la faisait de nouveau tournoyer avant de l'attirer vers lui, elle savait que se passer de lui avait été l'une des plus grosses conneries de son été. Elle en était encore plus persuadée alors qu'ils étaient de nouveau collés l'un à l'autre.

La lumière perçue par ses prunelles noisettes l'éblouirent alors que des formes aux contours imprécis se mouvaient autour d'elle, que son pouls battait soudainement plus fort que la musique environnante et qu'une vague de couleur et d'ombres la submergeait. Observer ces phénomènes paranormaux lui avait fait oublier l'espace d'un instant où elle se trouvait et avec qui et s'était tout naturellement laissée entraînée un peu plus loin par un Justin en quête d'intimité. Souriant bêtement en contemplant ce nouvel environnement défilant devant ses yeux constitué de couleurs aveuglantes et de paillettes, il lui fallut entendre la voix du jeune Lesieur pour émerger Lui, était adossé au mur et venait de l'attirer si bien qu'elle se mit à loucher sur son nez en grimaçant. Cligner des yeux et reculer légèrement avant de sentir des doigts se mêler aux siens, geste provoquant en elle un grand tumulte. C'était comme si la moindre parcelle de peau était caressée par quelque chose de doux comme ... une plume ! Voilà l'image qui venait de se matérialiser devant ses yeux, se déplaçant dans les airs jusqu'à venir se coller délicatement contre sa peau. Puis après cette seule et unique plume en vinrent plusieurs autres, de toutes les couleurs. Ses yeux se perdaient dans le vide, sa conscience avait pris des vacances. Qu’est-ce qu’on va faire… ? Il avait raison, que faire avec autant de plumes ... Euh ... Alors qu'elle haussait les épaules, un éclair de lucidité la ramena à la réalité et elle se retrouva dans la même situation qu'avant, louchant sur le visage intrigué de Justin.

Cette lèvre inférieure qu'il venait de mordre ... Elle aurait donné n'importe quoi pour la mordre à son tour. Elle avait une réponse à sa question mais songea alors que ce genre de réponse ne serait pas appropriée à l'instant présent. Les plumes avaient disparues ... Qu'est-ce qui l'attendait ensuite ? En attendant, elle avait un autre problème : les interrogations de Justin dont la première question l'avait laissée hésitante. Glissant une main dans ses longs cheveux, quittant celle de Justin pour venir la retrouver une fois ses mèches brunes remises en place, elle observait la courbe que formaient ses lèvres qui s'agitaient et d'entre lesquelles ne sortait aucun son ... Ces paroles arrivaient finalement à ses oreilles en différé alors qu'il se rapprochait d'elle. J’ai merdé grave, je sais. Mais… N'étant plus sûre de savoir réellement de quoi il parlait, elle entra dans une intense réflexion avant qu'il ne se fasse plus pressant ou plutôt qu'elle ne se sente bien plus attirée par la chaleur que dégageait son corps que par l'objet de ce qui le perturbait. Ses doigts raffermirent leur emprise sur les siens et le souvenir de leurs corps enlacés eut raison d'elle. Le plaquant contre le mur, lâchant ses mains et apposant les siennes sur ce dernier, elle venait de céder à demi à cette envie qu'elle avait de faire disparaitre cette distance entre leurs deux corps. Ne quittant pas son regard un seul instant, elle se laissa elle-même mijoter, songeant un instant que céder à ce dont elle avait envie, et qui était sûrement influencé par l'effet de l'Illusoire, pourrait lui faire regretter par la suite ses faits et gestes. Et pourtant ... elle se sentait irrémédiablement attirée à lui.

Sa réflexion poussée avait laissé le temps à Justin de se retrouver à son tour atteint et c'est avec cette fameuse tête d'illuminé qu'il changea de sujet de conversation. Je vois des arc-en-ciel… Amelia souffla, soulagée d'avoir réussi à résister et se joignit à son rire en s'écartant légèrement, le temps qu'il aille chercher leurs collations. Mais il alla l'embrasser dans le creux du cou ce qui la paralysa sur le coup. Il venait de lui asséner une décharge qui l'avait littéralement foudroyée. Écarquillant les yeux, elle le regarda s'éloigner bouche bée histoire de quelques secondes. S'adossant à son tour au mur après avoir réussi à bouger de nouveau, elle essuya du revers de la main de fines gouttelettes de sueur qui perlaient à son front alors que les volutes de plumes l'assaillaient de nouveau. Ses mains se levaient, essayant d'entrer en contact avec ces mirages, en vain. Un sourire béât s'empara de ses lèvres, occultant ce qui venait de se passer et son regard voilé croisa une fois de plus celui de Justin qui revenait avec les verres. Déglutissant, elle aurait bien vidé d'un trait son verre mais qui sait si, dans le cas où elle engloutirait tout d'un coup, les effets ne seraient pas décuplés ? Lui ne semblait pas s'en soucier et prit une longue gorgée. Pourquoi se priver ? Cédant après avoir trinqué avec un perroquet invisible, elle engloutit à son tour une, puis deux, puis trois gorgées avant de retrouver l'une de ses mains mêlée à celle de son ami. Putain c’est magique ce truc !Ses yeux s'arrêtèrent sur leurs doigts entrelacés puis remontèrent le long du bras du jeune alcoolisé qui vivait pleinement cette nouvelle expérience pour finalement s'arrêter un instant sur son épaule. OPÉRATION NINJA Sa main libre posa son verre par terre et s'abattit sur l'épaule du jeune homme sur laquelle elle avait cru voir une énorme mouche pas nette aux couleurs douteuses et dont la taille des yeux était disproportionnée. Contente d'elle, elle récupéra son verre et s'autorisa une nouvelle gorgée rafraichissante.
Il la regardait, non ? Croisant son regard -s'il s'agissait bien de son regard- Amelia balbutia quelques inepties avant de lui révéler avec un grand enthousiasme : J'viens de te sauver la vie mec ! La mouche multicolore s'était volatilisée et alors qu'elle l'inspectait de haut en bas, s'assurant qu'il était hors de danger, elle parut satisfaite. Puis lui vint une idée alors qu'elle sentait plus que jamais l'étreinte de la main de Ju' autour de la sienne. Tu comptes me remercier comment ? J'ai quand même sauvé ton épaule de la piqure d'une mouche bengale du mississippi !. La main tenant son verre s'éleva à hauteur de son épaule pour s'y poser alors qu'elle apposait le contenant frais contre la nuque de Justin qui semblait bouillonner, de son point de vue.
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Message Posté Jeu 21 Juin - 0:08.


La tension était palpable entre les deux Français qui commençaient à céder aux effets de l’Illusoire. Plus que jamais, l’un comme l’autre, luttaient pour ne pas succomber à leurs envies et passaient peut-être à côté de quelque chose. Mais reste à savoir si écouter son cœur aurait détendu l’atmosphère ou au contraire, l’aurait rendue électrique. Justin préférait rester sur ses gardes pour le moment, évitant les gestes qui auraient pu rendre les choses trop sérieuses. Il se cantonnait à quelques mots qu’on pouvait qualifier de doux selon les points de vue et des gestes tendres. Mais devant les hallucinations qui se profilaient, le Nîmois avait décidé de mettre la prudence de côté pour s’enfoncer dans un état de défonce magique. Cocktail dans une main, Amelia dans l’autre, le jeune homme planait totalement. La musique et les fumées environnantes aidaient à la détente c’est pourquoi il cédait du terrain aux illusions qui rendaient sa vie grise multicolore. Et la belle Faure n’était pas en reste, la tête dans les nuages, elle chassait les mouches.

OPÉRATION NINJA

Pas le temps de réagir, il vit seulement Amelia poser son verre à terre pour le frapper à l’épaule avec force. De son côté, ce ne fut pas une mouche qu’il vit s’envoler mais un Auguste miniature en tutu rose. Auguste étant le meilleur ami d’Amelia, ne me demandez pas ce qu’il venait foutre là. Il avait sûrement essayé de choper un job de conscience à temps partiel pour éviter que Justin ne cède aux idées cocasses qui se bousculaient dans son esprit. Ah bah voilà pourquoi il se comportait comme un petit puceau depuis tout à l’heure ! Se sentant grandement libéré il lâcha un éclat de rire aux accents pervers et bu quelques gorgées de son verre.

J'viens de te sauver la vie mec !

True story ! Elle venait aussi de se sauver d’un râteau monumental peut-être. Espérant que Nathaniel n’était pas la conscience miniature d’Amelia, il chercha un petit ange ou un petit démon sur l’une de ses épaules avant de déchanter. Rien à l’horizon, ils étaient sauvés ! Ils allaient pouvoir danser la salsa du démon qui les entrainerait jusqu’au bout de la nuit parce que dans ces soirées là, on drague, on branche, toi même tu sais pourquoi. Bref, une multitude de chansons se bousculaient dans la tête de Lesieur alors qu’il dévisageait Amelia tout en souriant comme le premier des abrutis.

T’es trop boooooooooooonne… heu… forte… Ouais !

Et voilà comment on dit merci dans le langage Justin Lesieurien. Très classe comme vous pouvez le constater. Mais il était trop à l’ouest pour remarquer qu’il faisait de la merde, si vous me permettez l’expression. Pourtant, malgré ces quelques mots articulés de façon douteuse, Amelia semblait vouloir plus. Sauf que derrière elle, y’avait une statue qui semblait se les geler grave. Elle grelottait et l’implorait de ses yeux de biscotte mouillée de lui couvrir la poitrine qu’elle avait dénudée. Alors juste avant que la brune ne prenne la parole, il enleva son t-shirt pour l’enfiler à la statue qui le remercia d’un sourire aussi rayonnant qu’une licorne gambadant sur un arc-en-ciel.

Tu comptes me remercier comment ? J'ai quand même sauvé ton épaule de la piqure d'une mouche bengale du mississippi !
Et moi j’ai sauvé Madame Tue, de son prénom Stat, d’un froid polaire ! Heeeeey… Mais ! Il fait chaud tu trouves pas ?

Et comme pour répondre à sa question, elle posa son Illusoire gelé contre sa nuque alors qu’il plantait un baiser sur ses lèvres pour la remercier de l’avoir sauvé d’Auguste le fourbe à la baguette homosexuelle. Oui parce que la baguette d’Auguste était amoureuse de la sienne et que visiblement c’était réciproque. Il n’avait jamais vraiment compris pourquoi mais comptait bien ne pas laisser sa baguette vivre une idylle amoureuse avec celle d’un autre sorcier. Surtout s’il était de sexe masculin. Qui sait si la magie s’insufflait en eux pour qu’ils s’aiment aussi ein ? On n’était jamais trop prudent.

Bah voilà, t’es contente ? Et puis c’était pas une mouche t’sais’t’saisquoi, c’était mini Auguste conscience castratrice ! Encore plus dangereux qu’une Missy’s Hippie !

Bon, ça commençait à ne plus vouloir dire grand chose chaque fois qu’il ouvrait la bouche mais il ne s’en formalisait pas vraiment. Au plus profond de lui-même, il était sûr qu’Amelia le comprenait parce qu’elle était née avec l’option Décodeur-Lesieur en bonus. Sa maman avait mangé beaucoup de fraises donc ça avait muté dans son ventre et… Oula… On se calme. C’était le bordel dans sa tête. Mais pour rester dans le thème des fraises, il trouvait qu’Amelia en avait le goût. Les arcs-en-ciel, les licornes, l’aide aux pauvres statues congelées, cet Illusoire avait des effets niais tout de même. Sentimental le Justin ? Si peu, si peu…
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Message Posté Jeu 21 Juin - 1:32.

Un moineau venait de la regarder méchamment alors qu'elle s'apprêtait à engloutir une énième gorgée qui semblait intéresser ce petit être de plumes au bec menaçant qui piaillait silencieusement. Depuis quand les oiseaux aimaient-ils l'alcool ? C'était pas bon pour leur organisme alors à quoi bon insister ? En plus, Amelia n'était pas du genre à partager le contenu de son verre, une grosse égoïste aux yeux du piaf qui gonflait de rage encore et encore et qui finit par, inévitablement, de désintégrer devant ses yeux en une explosion de paillettes qui dansèrent la polka devant ses yeux. Ce monde était fou. L'inventeur de ce cocktail aussi et devait avoir de bien sombres pensées en tête lorsqu'il l'avait mis au point ou alors il voulait tout simplement récompenser les petits curieux en recherche de sensations fortes qui s'oseraient à le goûter. Et il fallait avouer que ça envoyait du pâté ! Amelia peinait à se remettre de ces explosions de couleurs, de tous ces mouvements que ses petits yeux aux pupilles dilatées avaient du mal à suivre mais avait aussi du mal à ne pas se laisser entraîner par ces hallucinations phacochériennes qui l'invitaient à se rouler par terre. Justin voyait des humains, elle, voyait des animaux. Pour le moment tout était normal. Parfois même, Justin apparaissait clairement devant ses yeux mais se perdait au milieu d'une nuée d'abeilles à la recherche d'une ruche mais la tête de Justin n'était pas une ruche ... À moins que ? Plissant les yeux, la jeune femme se concentra un instant sur la rondeur de son crâne mais n'y vit qu'une grosse pastèque qui eut pour effet de la faire glousser. Imaginez une pastèque avec des yeux, une bouche mais sans nez parce que sinon c'est pas drôle et puis de toute façon, une pastèque, ça respire pas. Tout se déformait dès qu'elle posait les yeux dessus, même cette danseuse déchaînée se transformait en brebis galeuse à laquelle il manquait une patte mais qui parvenait tout de même à appuyer du bout de ses pattes sur les touches d'un pauvre xylophone ressemblant plus à un mégaphone qu'à autre chose.

Chaque gorgée provoquait l'arrivée de nouveaux invités dans ce monde imaginaire, ce semblant de pays des merveilles, qui prenait possession du Laughting Corpse. Quand allait-elle croiser l'immense et déconcertant sourire du chat de Cheshire ? Se retournant prestament en envoyant valser ses cheveux dans le visage d'un danseur qui n'avait rien demandé, elle sembla agréablement surprise de se retrouver face au jeune Lesieur qui lui tenait la main un peu comme le feraient deux gosses d'école primaire attendant sagement devant la porte de leur classe l'aval de la maîtresse pour y entrer. "JUSTIN !" Cria-t-elle à son oreille comme s'ils n'étaient pas assez assourdis comme ça par la musique environnante. Un peu de plus et elle lui avouait qu'elle était contente de le revoir ... Se ressaisissant au dernier moment, elle plongea ses yeux et son sourire béât dans le liquide baignant paresseusement dans son verre, attendant patiemment d'être bu afin de déverser toute la folie qui l'imprégnait dans le corps bouillonnant d'Amelia qui ne tenait plus en place.
La mouche bengale du mississippi fut expédiée vers d'autres cieux et alors qu'Amelia se dandinait sur place, guettant une prochaine nouvelle apparition qui aurait pu porter atteinte à l'intégrité du Dionysos, elle l'observa prononcer ces quelques mots, partagée entre une crise de fou rire qui n'allait pas tarder à se déclencher si elle ne faisait pas quelque chose d'autre que de sautiller sur place et un gros doute quant à ce qu'il venait de dire T’es trop boooooooooooonne… heu… forte… Ouais ! Gonflant les muscles presque inexistants de ses bras, elle prit la pose et se remit à dansotter sur place comme si de rien n'était alors qu'arrivait un nain au chapeau haut de forme qui lui tendit la main, semblant vouloir l'inviter à valser. Comment danser la valse sur une telle musique ? Mais son attention fut très vite attirée par un Justin bien plus intéressé par une illusion ou un truc auquel elle tournait le dos que par ce qu'elle venait de dire. Alors qu'il se dévêtissait devant les yeux écarquillés de la brune, elle se demanda soudainement ce qu'il allait bien pouvoir faire avec son t-shirt après avoir longuement contemplé son torse, contemplation dans laquelle elle se perdit de nouveau. Un filet de bave n'aurait pas tardé à jaillir s'il n'était pas aussitôt revenu vers elle. Un peu de plus et elle aurait pu contempler le labyrinthe qui ornait son dos comme elle l'avait fait dans le labyrinthe. Et voilà que de hauts buissons s'érigèrent autour d'eux et qu'une pelouse se matérialisa à ses pieds ... Le rouge lui monta au jour alors que ses pensées prenaient forme sous l'effet de l'illusoire. ll fallait qu'elle se reprenne avant de laisser les portes ouvertes de son âme à de nouvelles illusions sans queue ni tête. Son visage se tourna vers la statue qui se retrouvait affublée du t-shirt de son camarade et, en la contemplant ainsi vêtue, Amelia resta un instant perplexe. Est-ce qu'une statue était réellement faite pour porter des habits ? En tout cas, Justin semblait avoir fait sa B.A du soir et rayonnait. Pourquoi s'était-il senti obliger de couvrir une statue d'un froid venu d'on ne sait où ? Amelia avait beau chercher une source de froid, à part provenant de son verre, rien ne la fit frissonner. Elle alla même jusqu'à s'accroupir, poser ses mains sur le mur en observant les pieds des danseurs pour chercher un quelconque tas de neige du Sahara, elle ne trouva rien n'ayant pu justifier ce comportement. Peut-être que Justin avait la faculté de dialoguer avec les statues et que celle-ci lui avait confié avoir froid en étant aussi peu vêtue ... Beaucoup de scénarios étaient envisageables mais elle fut bien vite occupée par d'autres préoccupations comme : parvenir à se redresser sans renverser l'intégralité de son verre et sans trébucher du haut de ses escarpins. Ce fut pénible, long, elle manqua de faire tomber un danseur averti qui passait trop près de ses jambes tendues au sol, mais elle réussit et se retrouva à hauteur du jeune homme. Glissant ses bras autour de son cou, posant son verre contre sa nuque, elle se perdit une fois de plus dans son regard qui était le seul à ne pas changer contrairement à tout ce qui les entourait. Et moi j’ai sauvé Madame Tue, de son prénom Stat, d’un froid polaire ! Heeeeey… Mais ! Il fait chaud tu trouves pas ? Humant l'air à la recherche de chaud, elle haussa les épaules et passa son verre froid contre son torse nu. Alors comme ça, cette statue s'appelait Stat ... Un bien étrange prénom pour une statue nue aux yeux larmoyants. Tu m'apprendras à parler le Statuien ? Moi aussi j'veux parler à Stat ... ou Stue ou ... Comment l'avait-il appelée déjà ? Elle eut à peine le temps de réfléchir qu'il posa ses lèvres contre les siennes en guise de remerciement. Hé Ju', tas goût de bergamote cueillie lors de la pleine lune lui adressa-t-elle alors qu'elle se léchait les lèvres.

La musique l'avait appelée, elle en était sûre et tournait la tête vers l'enceinte se trouvant à quelques mètres d'eux. Le rythme était entraînant et elle ne put s'empêcher de faire quelques pas de danse avec un homard géant auquel elle offra les prémices d'une lap-dance avant d'entendre Justin lui adresser la parole. Bah voilà, t’es contente ? Et puis c’était pas une mouche t’sais’t’saisquoi, c’était mini Auguste conscience castratrice ! Encore plus dangereux qu’une Missy’s Hippie ! QUOI ? AUGUSTE, ICI ? Agrippant Justin par le cou, elle essaya de le cacher derrière elle mais apparemment, cela ne servait à rien puisque le jeune Debraie n'était pas dans les parages. Son meilleur ami Hestien n'approuvait pas vraiment la relation qui unissait les deux jeunes gens et lui reprochait souvent de passer le plus clair de son temps avec lui. Selon ses dires, il l'attirait vers un gouffre sans fond ... Déjà, de un, primero, dans un premier temps, un gouffre ça a forcément un fond levant son index dans les airs vers le mur qui lui faisait face comme si elle s'adressait à un gosse qui venait de dire une énorme connerie pour lui faire la leçon, elle se défendait face aux propos qu'elle ressassait bien souvent dans son esprit depuis qu'elle avait pu discuter avec Augustus il y a quelques jours. et de secondo, t'es pas ma mère ... ni mon père ... ni même le président de la république ! Parce que même si ils t'aiment bien et même si tu décrétais que tous les gouffres étaient sans fond, et bah ... la lune serait ronde au prochain solstice d'été ! Monologue sans aucun sens, ponctué par un grognement inaudible sorti du fin fond de sa gorge. Ce genre de réflexions prononcées par ce brave garçon étaient bien souvent balayées d'un revers de main et d'un soupir démontrant tout l'agacement qu'Amelia avait à parler de ce genre de choses avec lui. Que voulait-il ? Qu'elle arrête de fréquenter Justin ? Qu'elle redevienne ce modèle de bonté et de perfection qu'il avait toujours connu ? C'était niet. Pour rien au monde j'te laisserai là, seul, à pourrir de chaud avec Mme Stue S'étant retournée vers le principal intéressé, elle avait pris son visage entre ses mains et l'avait regardé droit dans les yeux, arborant un air des plus sérieux comme si elle allait lui faire un grand aveu. Fronçant les sourcils, elle entreprit de se noyer une fois de plus dans une nouvelle gorgée bien méritée puisque son gosier criait non pas famine mais soif. Les propos de Ju' n'étaient pas totalement incompréhensibles mais elle se les repassa en boucle plusieurs fois afin d'être sûre d'en avoir saisi le sens et faire le rapprochement avec ce qu'elle avait dit auparavant. Avoir pensé à Auguste avait mis ses nerfs à vifs mais, alors qu'elle resserrait les doigts de son cher et tendre Justin entre les siens, elle parvint à retrouver son calme et cette joie de vivre naturelle qui teintait ses traits et illuminait son sourire, ce qui lui permit de repartir dans de nouveaux délires métaphysiques et matériels prenant forme sur le sofa qu'elle observait d'un oeil intrigué, tenant toujours entre ses mains le visage de Justin sans s'en rendre compte.
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Message Posté Lun 25 Juin - 16:31.


Les deux compères planaient grave au milieu des danseurs qui étaient presque aussi perchés qu’eux. Sauf qu’ils avaient les hallucinations en moins ce qui rendait leur ivresse moins fun du point de vue de Justin. Lui voyait des couleurs, des gens qui n’étaient pas supposés être là, des arcs-en-ciel, des licornes et des léprechauns peloteurs de fesses de vélanes à barbe. Le sol avait la consistance du coton et pour peu, il n’aurait pas été palpable car le jeune Lesieur se sentait tel un astronaute en train de graviter autour de la lune. Il faisait des bonds au rythme de la musique alors que ses bras bougeaient comme s’il cherchait à nager dans une piscine invisible. La paille de son Illusoire faisait office de tuba alors qu’il cherchait à atteindre Amelia qu’il tenait en fait par la main mais qui semblait à des vagues et des vagues de là. Pourtant, lorsqu’elle prit la parole il dû se rendre à l’évidence qu’il était sacrément mort.

Tu m'apprendras à parler le Statuien ? Moi aussi j'veux parler à Stat ... ou Stue ou ...

Mais il ne lui avait pas laissé le temps de finir sa phrase, lui offrant sa récompense. Un baiser, ni plus ni moins. Se fichant complétement de la tournure que prendrait la soirée et des complications que cela entrainerait. Il estimait qu’après le labyrinthe, il pouvait tout faire sans risquer de trop gros ennuis. Et maintenant que mini Auguste n’était plus là pour lui faire suivre le chemin de la chasteté pavé par le Pape en personne à l’aide des préservatifs qu’il interdisait à ses fidèles d’utiliser, il se sentait céder au péché un peu plus chaque fois qu’il regardait Amelia.

Hé Ju', tas goût de bergamote cueillie lors de la pleine lune !

Lâcha-t-elle en se léchant les lèvres alors qu’il essayait de se rappeler ce que pouvait bien être de la bergamote. Berg c’était montagne en allemand donc c’était la montagne d’une certaine Mote. À moins qu’elle n’ait oublié un r et que ce ne soit la montagne de la morte… Ou de la mort… Donc en gros elle l’insultait là. Mais bon, entre nous, elle devait être sacrément ivre pour croire qu’on pouvait cueillir une montagne. Rigolant tout seul dans son coin, il mit quelques minutes pour se ressaisir et lui demander si elle était satisfaite. Mais l’effet escompté céda la place à la panique lorsqu’elle entendit le nom d’Auguste.

QUOI ? AUGUSTE, ICI ?

Elle l’agrippa par le cou et essaya de le cacher derrière elle sans qu’il ne comprenne pourquoi. Il avait disparu pourquoi elle réagissait comme ça ? En plus il était gentil Auguste, il voulait juste suivre les commandements de la bible, rien de plus. Ils ne pouvaient pas le blâmer de vouloir leur éviter l’enfer même si ça leur empêchait de faire des choses humhumesques. Mais elle n’était pas de cet avis et semblait vouloir le remettre à sa place alors Justin écouta ses tirades en sirotant son cocktail tranquille tout en hochant la tête à chacun de ses propos.

Déjà, de un, primero, dans un premier temps, un gouffre ça a forcément un fond et de secondo, t'es pas ma mère ... ni mon père ... ni même le président de la république ! Parce que même si ils t'aiment bien et même si tu décrétais que tous les gouffres étaient sans fond, et bah ... la lune serait ronde au prochain solstice d'été !
Ouais d’abord, tout comme elle a dit !

Rajouta-t-il en levant lui aussi un index accusateur dans le vent. Puis, Amelia se tourna vers lui alors qu’il s’allumait une cigarette pour se remettre de toutes ces émotions. Elle planta ses mains sur son visage, le forçant ainsi à la regarder droit dans les yeux tandis qu’elle arborait son air le plus sérieux. Priant pour qu’elle ne l’engueule pas lui aussi, il fut soulagé qu’elle n’en fasse rien.

Pour rien au monde j'te laisserai là, seul, à pourrir de chaud avec Mme Stue
Non mais elle cool, t’inquiète !

Avait-il répondu derechef pour la rassurer. Pendant qu’il fumait tranquillement, elle avait bu quelques gorgées de son Illusoire avant de reposer ses mains sur son visage. Une fois sa cigarette terminée, il posa ses mains sur les siennes et l’observa dans l’attente d’un je ne sais quoi. Les minutes passèrent alors qu’ils semblaient tous les deux figés. C’est alors qu’une jeune femme passa juste derrière Amelia et attira l’attention de Justin. La pauvre, sa robe couvrait à peine ses fesses et lorsqu’elle leva les bras avec la foule sous ordre du DJ, il pu admirer la couleur de ses sous-vêtements.

Non mais ça va pas du tout ! Je suis pas d’accord !

S’écria-t-il avant de reculer pour se diriger vers la semi-nudiste. Arrivé devant elle il secoua la tête en signe de désapprobation. Si sa mère la voyait habillée de la sorte, que dirait-elle ein ? Elle serait sûrement privée de sortie ce qui serait vraiment dommage ! Il fallait qu’il fasse quelque chose pour lui éviter ce désagrément. Sans attendre, il déboucla sa ceinture et vida le contenu de ses poches dans les mains d’Amelia avant de se débarrasser de son pantalon qu’il força la jeune fille à mettre.

Jeune fille ! Enfilez moi ça tout de suite sinon vous serez privée de sortie ! Tu veux pécho comment après ? C’est une bonne technique de montrer tes fesses, très efficace mais ça casse le mystère ! Ne me remercie pas, à la revoyure stupide créature !

Et sans même lui accorder un regard, il se retourna, en boxers, pour ranger le contenu de ses poches qu’il avait confié à son amie dans ses chaussettes. Encore une bonne action du preux chevalier Sieur Lesieur ! Qu’à cela ne tienne, il allait prendre son rôle à cœur ce soir ! Même s’il devait finir sans le sou. Hilare, il débarrassa une table pour s’emparer de la nappe et s’en faire une cape. Entre nous, il avait l’air vraiment stupide et à ce train là ils ne tarderaient pas à le faire dégager du Laughting Corpse mais il n’en n’avait cure. Pour l’instant, il se contentait de courir autour d’Amelia en faisant mine de voler, ce qui n’arrangeait vraiment pas son cas.
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Message Posté Sam 30 Juin - 1:38.


Alors que ses yeux restaient à demi ouverts et que Justin gambadait joyeusement à ses côtés, toujours accroché à sa main, Amelia coulait des jours heureux sur la planète Illusoire. Il y faisait bon vivre puisqu'elle semblait ne plus vouloir s'en détacher mis à part pour siroter son cocktail ou prêter attention à quelques énergumènes méritant un peu d'attention au milieu de cette débandade de couleurs et d'animaux venus de nul part. D'ailleurs, le homard danseur cuit à la broche finit par s'évaporer dans les airs alors que Justin venait de lui foncer dessus en imitant une brasse coulée des plus douteuses au beau milieu d'une fumée artificielle qui lui donnait l'impression d'avoir fumé plus que de raison. La fumée allait-elle envahir le monde et tuer tout le monde ? Ou avait-elle des intentions plutôt pacifistes, oeuvrant pour la survie des moutons au pelage arc-en-ciel qu'il fallait brosser avec un peigne en argent afin d'en extraire des milliers de spaghettis à cuire dans l'eau bouillante pendant 5 minutes pour une cuisson al dente.

Les petits moutons galopant joyeusement autour de Mme Stue de son prénom Stat alors qu'Amelia cachait un Justin torse-poil derrière sa fine silhouette. Les yeux écarquillés, elle dévisagea le moindre individu passant à proximité s'apprêtant à agresser Auguste dès qu'elle le verrait chose qui, bien évidemment n'arriverait pas puisqu'il devait être tranquillement chez lui en train de dormir à cette heure-ci ... Brave Auguste. Et dire qu'elle aurait pu le traîner avec elle ici tout comme elle aurait pu le faire avec Justin à travers le monde à dos de mammouth du Nevraska ... Un individu notoire eu le malheur de ressembler plus ou moins à Auguste mais encore fallait-il se retrouver en état d'ébriété, derrière un arbre, de nuit pour remarquer la vague ressemblance entre les deux êtres. Ce pauvre bougre en prit pour son grade alors qu'il passait bien vite devant le mur qui lui faisait face pendant qu'elle levait son index à son intention. Justin avait l'air d'accord et acquiesçait à la moindre de ses paroles, la renforçant encore plus dans sa certitude d'avoir raison. Victorieuse, elle jeta un regard hautain au mur pour se rendre compte, trop tard que mini-Debraie s'était volatilisé.
Ouais d’abord, tout comme elle a dit !
Enfin quelqu'un de sensé dans ce monde de paillettes, de couleurs et de mirages incroyables. D'ailleurs, il tenait un truc brillant entre les doigts vers lequel elle avança sa main avant de la retirer sous la chaleur provenant de la flamme du briquet qui lui avait servi à allumer son énième cigarette de la soirée. Cet incident bénin eut vite fait d'être balayé d'un coup de tête destiné à virer les quelques mèches de cheveux recouvrant ses yeux.

Il était mignon Justin ... Comment Auguste pouvait-il penser qu'il puisse avoir un effet négatif sur la condition de son amie Hestienne ? Ses mains se posèrent sur ses joues et elle lui sortit une tirade venue de nulle part, inspirée par ce sentiment d'injustice qu'il avait subit malgré lui.
Pour rien au monde j'te laisserai là, seul, à pourrir de chaud avec Mme Stue
Non mais elle cool, t’inquiète !
Arquant un sourcil, pas vraiment convaincue, Amelia resta plantée là, plusieurs secondes à le dévisager comme si elle le découvrait pour la première fois. Son visage était ... brumeux, oui c'est ça, recouvert d'une légère couche d'on-ne-sait-trop-quoi qui lui empêchait de le voir en entier. C'était un demi-Justin qui posait ses mains sur les siennes qu'elle avait en face d'elle et alors qu'elle lui secouait légèrement la tête de droite à gauche pour arriver à distinguer l'entièreté de son faciès. Ça n'était pas concluant mais il y avait du mieux.
Plongée dans sa contemplation du petit gnome qui dansait dans les pupilles de son ami, elle ne vit pas la vile créature venir dans son dos et briser cet instant d'émerveillement lutinesque.

Non mais ça va pas du tout ! Je suis pas d’accord !

Il fallut plusieurs minutes à la Bordelaise pour se tourner et se rendre compte de l'énormité de la chose. Qu'on lui donne un chapelet et une bible vite et éventuellement de l'eau bénite pour purifier cette pauvre dinde qui gloussait en exposant à la vue de tous ses sous-vêtements bien trop flashy pour ses prunelles brillantes. Elle avait lu que ce genre de personnage était facilement tenté par le diable et que grâce à une séance de catéchisme et un peu de bonne foi, il était possible de les résonner. L'on aurait dit une femelle licorne perchée sur des échasses semblables à des escarpins faisant onduler sa longue chevelure dans l'espoir d'attirer à elle un beau mâle centaure dans un but purement rhétorique et scrabblesque.

Jeune fille ! Enfilez moi ça tout de suite sinon vous serez privée de sortie ! Tu veux pécho comment après ? C’est une bonne technique de montrer tes fesses, très efficace mais ça casse le mystère ! Ne me remercie pas, à la revoyure stupide créature !

Les gestes de Justin défilaient devant ses yeux au ralenti alors qu'elle servait de porte-manteau à ses affaires qu'il déballait les unes après les autres afin de se désapper de nouveau. Hé Ju', on est pas dans un club nudiste là ! Pensa-t-elle sûrement au fin fond de son esprit noyé dans l'Illusoire bien vite rattrapée par un gloussement déraisonnable et inapproprié alors que le geste de Monsieur Lesieur était tout à fait louable.
Ainsi Amelia se retrouva-t-elle embarrassée de bon nombre de choses qu'elle soupesait et appréhendait avant qu'il ne les range ensuite dans ses chaussettes ... Le regardant de haut en bas, elle ne put qu'avoir un moment d'absence devant cet étrange personnage fier de lui et content de ce qu'il venait d'accomplir. Peut-être avait-il sauvé le monde, qui sait ? Peut-être même qu'il comptait sauver le monde vu son nouvel accoutrement. Super-man possédait son esprit alors qu'il s'enroulait dans une nappe et tentait de s'envoler en courant autour d'Amelia qui n'attendait qu'une chose : qu'il déploie ses ailes et s'envole vers d'autres cieux.

Hé, Moi aussi j'veux être superman ...

S'imaginant pouvoir un seul instant bénéficier de la force de la kryptonite sacrée, elle voulut lui dérober sa cape en lui courant après sur quelques mètres.

Je vais t'attraper et comme ça moi aussi j'serai une nappe !

Parvenant à le rattraper, elle finit par se prendre les pieds dans la nappe et trébucher, l'entraînant dans sa chute, se retrouvant à califourchon sur son dos. Encore une fois il avait amorti sa chute. Appréciant l'état de conscience de son ami qu'elle dominait, elle s'empara de la ceinture qui dépassait de la chaussette et la fit tournoyer joyeusement en l'air comme s'il eut s'agit d'un lasso qu'elle agitait en chevauchant son fier destrier.
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♦ Nota Bene
: passez sur ma fiche, on trouvera bien quelque chose
:
: sa baguette et son petit carnet à dessin



Message Posté Mar 28 Aoû - 18:07.

    Il était six heures du matin passé lorsque les derniers clients du Laughting Corpse furent mis dehors par des videurs extenués. Erik adressa un sourire au barman qui rangeait ses bouteilles, puis s’affala dans un des sofas. Il ferma les yeux et se remémora la soirée. C’était une réussite ! Impossible de dire le contraire. Bien sûr, d’un point de vue économique, cette soirée était peu rentable. Elle ne l’était même pas du tout, pensa-t-il. Les 8 galions qu’avait déboursés chaque client pour rentrer dans le bar n’amortiraient pas le nombre de consommations gratuites qui s’étaient envolés pendant la soirée. Mais Erik avait suffisamment tendu l’oreille pendant ses cours de vente et marchandising pour savoir qu’un commerce devait fidéliser sa clientèle. Et c’était précisément ce qu’il venait de faire.
    Il ouvrit les yeux en parcourant la salle du regard, observant ses employés se mettre à l’œuvre. Le barman avait fini de ranger son matériel, il s’occupait maintenant de donner un rapide coup de balais derrière le bar. Les videurs fermaient les portes et refoulait un dernier client complétement ivre. Ils seraient les premiers à partir. Puis suivraient le barman et les quelques serveuses qui à l’ instant présent étaient monté au vestiaire rangé leur uniforme. Erik jeta un coup d’œil à sa montre. Il était 6h10. Dans vingt minutes, la femme de ménage qu’il avait engagé arrivera sur les lieux. A ce moment-là, il sera sans doute seul dans son bureau pour compter les recettes et passer quelques commandes.
    Dix minutes plus tard, il fut seul. Il se leva énergiquement et fit le tour du proprio. Il regarda les stocks d’alcools, vérifia s’il y avait eu de la casse puis finalement monta à l’étage, la caisse sous le bras. Les recettes étaient de 2816 galions, compta-t-il. Mais les commandes qu’il passa le soir même englobèrent largement ce bénéfice. Pourtant, il ne se faisait pas de soucis pour son club. Absolument pas. Lorsque les clients payeront normalement leurs consommations, il s’enrichirait encore plus. Pas qu’il est vraiment besoin d’argent.
    Il redescendit dans la salle qui n’était plus que faiblement éclairer. Il tomba sur la femme de ménage avec qui il eut une rapide conversation sur les produits et les sorts d’entretiens. Il finit par lui dire d’utiliser ce qui lui plaisait du moment que la salle soit impeccable pour le lendemain. Il sortit par la porte de service. Le chemin de traverse était calme. Il transplana vers le coté moldu du Laughting Corpse. Il lui restait encore quelques heures avant de pouvoir se coucher dans son lit.

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: sa baguette et son petit carnet à dessin



Message Posté Mar 28 Aoû - 18:09.
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