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Soirée d'ouverture
ϟ this is the road to ruins, and we're starting at the end, say yes, let's be alone together.
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Message Posté Dim 10 Juin - 16:05.
Le regard inquisiteur d'Ethan me perturbe, je me sens toute petite et baisse les yeux sur sa chemise. L'embrasser ? Me laisser embrasser ? Nous embrasser ? Y avait-il seulement un nous ? Pourtant je n'avais pas envie de me poser des questions. Des questions, je m'en étais trop posé pendant un an entier. Est-ce que l'OS est maléfique ? Faut-il la craindre ? Comment se préparer pour le Tournoi ? Quelle sortilège utiliser pour me sortir de telle épreuve ? Qui a tué Zazy ? Qui a tué Paula ? Qui a tué Ben ? Pourquoi ? Comment ? Quand ? Où ? Pourquoi suis-je la seule championne a avoir survécu aux trois épreuves ? Pourquoi moi et pas eux ? Pourquoi Margaret ? Pourquoi pas moi ? Où est-elle ? Est-elle seulement encore en vie ? Ai-je une chance de la retrouver un jour ? Pourquoi Enora s'est retrouvée championne ? Pourquoi mes parents nous ont abandonné, moi et Margaret ? Quel discours prononcer à l'Inauguration ? Demander à ce que le nom de Margaret y figure ? Comment va se passer ma première année en Russie, à l'Université ? La Défense des Nations est-elle vraiment faite pour moi ? A qui faire confiance ? Comment être sûre que le monde magique est en sécurité maintenant ? Qu'est-ce que le Cercle ? Qu'est-ce que la confrérie de l'Oracle ? Faut-il s'en méfier ? Dois-je avancer et oublier Margaret ? Vivre au présent est-ce trahir sa mémoire ? Dois-je entamer mon deuil ? Dois-je retrouver nos parents ? Comment les retrouver ? Dois-je leur annoncer ? Comment être sûre que le monstre que l'OS a réveillé en moi est neutralisé ? Comment être sûre que je ne suis pas foncièrement un monstre ? Comment aller vers Kurt et Enora après cette fameuse nuit ? J'ai l'impression que ma vie se résume à des interrogations. Tiens, en voilà encore une alors que je vois le visage d'Ethan se rapprocher du mien. Est-on assez bourré pour faire ça ? En a-t-on le droit ? Ça fait deux questions maintenant. En ai-je vraiment envie ? En a-t-il vraiment envie lui aussi ? Sommes-nous sincère ou manipulé par la boisson ? Je n'ai plus envie de me poser de questions, j'aurais tout le plaisir de m'en poser demain matin, j'aimerais juste débrancher la prise le temps d'une soirée, enfin de quelques heures. Est-ce trop demander ? J'ai le droit à une vie moi aussi non ? Une vie inconsciente et insouciante comme tous les jeunes de mon âge. Mais on ne se débarrasse pas si facilement d'une drogue. A peine avoir envoyé valser les interrogations, voici que sa soeur, la peur s'en mêle. Inévitablement, elle s'empare de moi, instinctivement j'effectue un mouvement de recul. Et pourtant le contact des lèvres d'Ethan sur les miennes et si délicieux, étourdissant, il me manque déjà et j'y reviens de plus belle. J'en ai marre d'avoir peur, j'ai vécu un an dans la peur et le questionnement. La peur de l'Organisation, la peur du Tournoi, la peur des autres, la peur des champions, mais aussi la peur de moi-même, de mes choix, de mes actes, la peur d'abandonner Margaret, la peur de la trahir, la peur d'être tuée après Zazy, Paula et Ben, la peur du monde déshumanisé que l'OS nous a révélé, la peur du monstre qui sommeille en nous, la peur d'une nouvelle guerre etc. La peur qu'on se trompe tous les deux, la peur d'être rejetée ... la peur. Après tout pourquoi ne pourrais-je pas être normale pour une fois, arrêter de penser et de réfléchir, écouter mon coeur plutôt que ma raison, encore faut-il savoir ce que mon coeur veut. Je crois qu'il a envie de s'amuser ce soir. Peut importe demain. Il n'y a que ce soir qui compte. Vivre au présent, pour une fois. Je ne regarde plus le passé, j'oublie Margaret, ni le futur, j'oublie l'inauguration prochaine et la reconstruction du monde qui s'en suit. Après tout ce que j'ai vécu, je peux prétendre mériter un peu de plaisir.
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Message Posté Dim 10 Juin - 22:18.
[justify]


Faire comme si de rien était ... respirer ... regarde ton verre tiens ça t'occupera. Les yeux plongés dans l'étrange mixture reposant dans son verre, Amelia passa plusieurs instants à réfléchir au contenu de cette boisson aux effets dévastateurs selon ce qui était écrit sur la carte. Cela était préférable à l'attention que suscitait le sujet Lesieur. Après tout, n'était-ce pas ce dont elle avait besoin ? Passer une soirée stupéfiante, faire face à des apparitions soudaines et hilarantes, quoi de mieux ? Ses lèvres esquissèrent un léger sourire, convaincue par la prétendue efficacité de cette consommation illicite. Elle en avait gouté des trucs dans sa vie mais celui-ci promettait d'être rocambolesque. Sa main s'avança, ses doigts se refermèrent autour du verre et son bras permis de l'élever à hauteur de son visage. Jetant une dernière fois un œil inquiet sur le liquide qui n'attendait que d'être ingurgité, elle le sentit, remuant légèrement le contenu du verre d'un mouvement alerte. Humant les diverses odeurs non-identifiables émanant du breuvage, ses yeux se posaient une fois de plus dans le vide, sa concentration étant essentiellement basée sur la reconnaissance des arômes et des ingrédients utilisés dans la concoction d'une telle chose. Si elle avait un tel effet, ce qui la composait devait certainement être inattendu et méconnaissable ... Alors qu'elle croyait reconnaitre de la bergamotte, sa concentration vira de bord et ses yeux se posèrent sur une silhouette s'avançant vers elle. Dans un premier temps, elle ne capta pas, bien trop captivée par le travail d’œnologue qu'elle entreprenait puis, peu à peu, le verre s'éloignait de son nez fin et son visage se redressait légèrement. Partagée entre joie et confusion, elle ne savait comment aborder les choses avec son ami, Justin Lesieur qui arrivait presque à sa hauteur. Venait-il vraiment vers elle ? Osant jeter un regard à sa droite, puis à sa gauche, elle se retrouva finalement nez à nez avec lui. Elle se figea, arborant un grand sourire qu'elle ne pouvait contenir et pourtant, dans son esprit, c'était un sacré bordel. Une main lui était tendue et sans se poser de question, il la fit se redresser alors qu'elle décidait de se noyer dans sa boisson dont elle ne put avaler qu'une seule gorgée. Faire deux choses en même temps marche rarement et Amelia manqua de s'étouffer avec sa conso. Cela serait-il suffisant pour apaiser cette soudaine angoisse qui l'envahissait ? Justin n'avait pas l'air gêné ni contrarié de la voir ici, ni même perturbé par ce qui s'était passé entre eux avant les vacances alors ... pourquoi se prendre autant la tête ? Allez bouge-toi Amelia, montre un peu plus d'enthousiasme et lâche ton verre à la fin ... S'encourageant mentalement, elle se racla la gorge et tendait l'oreille alors qu'il l'embrassait sur la joue. Et si on allait danser tous les deux ? Une douce chaleur lui monta aux joues alors qu'elle reposait son verre et acquiesçait d'un signe de tête. Il lui était difficile de ne pas repenser à leur aventure du labyrinthe mais elle faisait un énorme effort pour profiter de l'instant présent et ne pas se soucier d'un détail qui aurait pu ruiner la soirée surtout qu'il n'avait pas l'air de s'en formaliser ...

Si tu penses pouvoir tenir la cadence ... Elle le mettait au défi de la faire danser tout en le jaugeant de haut en bas d'un regard critique. Cela leur arrivait souvent de s'approprier le dancefloor mais cela faisait aussi tellement longtemps qu'ils n'avaient pas valsé ensemble qu'elle doutait encore de son aptitude à mener la danse mais cela ne constituait qu'une taquinerie de plus. J'espère que les vacances ne t'ont pas ramolli. Lui tirant la langue, elle le suivit vivement, laissant son verre sur la table basse sans regret. Retrouvant la flamme qui l'animait lorsqu'il la faisait vivre en se tenant à ses côtés, ses réflexes de dépressive invétérée l'avaient quittée. Il lui suffisait de se laisser guider, de lui faire confiance pour que tout aille bien et déjà, l'inquiétude provoquée par leur simple premier échange de regard s'était atténuée. Elle resserra l'emprise sur sa main alors qu'ils prenaient place parmi les danseurs. En à peine deux mois, elle avait presque déjà failli oublier ce que ça faisait d'être dans ses bras, de l'avoir avec elle et c'est agréablement surprise qu'elle retrouvait ses marques, ses aises et qu'elle finissait par croire que seuls quelques jours les avait séparés.
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Message Posté Dim 10 Juin - 22:48.

Des fêtes j'en avais bien fait, mais jamais une de cette trempe là. Unique, oui je crois qu'on peut le dire. Unique tout d'abord parce qu'elle mettait en scène un professeur et son ex-élève dans une situation à faire exploser le Ministère de beuglantes. Mais il serait injuste de résumer ce moment à cela. Non, c'était beaucoup plus. Jamais je n'avais été aussi proche de quelqu'un. Si peut-être, j'ai bien du danser de manière assez rapproché avec d'autres beauxbâtoniens, mais ne nous leurrons pas là dessus, c'était simplement pour rire. Nous n'avions pas l'âge encore, et à bien y réfléchir, se souvenir de nos corps se trémoussant de telle manière m'en donne une image un peu obscène. Nous ne savions pas ce que nous faisions, nous ne savions pas ce que de tels rapprochements pouvaient signifier. Ce n'était pas sincère. Aujourd'hui c'est certainement plus sincère, mais il y a encore le problème de la boisson. Pourtant je n'avais pas beaucoup, un seul verre seulement. Seulement je pense qu'il faut se méfier de l'alcool magiquement modifié, on ne sait jamais. Quoique, je ne me sentais pas particulièrement saoule. Quoi qu’encore une fois, il faut se méfier, un sortilège doit bien pouvoir cacher la gueule de bois. Le rapprochement s'était fait de manière tout à fait naturelle, mais à y bien réfléchir, je me demande comment en est-on arrivé là. C'est arrivé comme ça, c'est tout. Nous n'avons posé aucune barrière, aidé de l'alcool et avons laissé les choses se passaient comme il était écrit là haut ou comme nous le voulions au fond de nous. Au fond, la gêne que j'éprouvais, était plus dû à la sensation de me sentir attirée par celui que je venais de quitter en temps que professeur, que l'inverse je pense. Il aurait été hypocrite de refuser le baiser qu'il m'offrait et que j'étais moi-même venue chercher tout à l'heure. Je ne lui laissa pas le temps de parler, emportée dans mon élan. Comme si une pulsion intérieure s'était échappé, avait dépassé le maillage de la raison, de la morale, de l'éthique etc ... bref de toutes ces conneries là et en avait passer outre le filtre, déjouant la douane de la conscience. J'étais venu plaquer fortement mes lèvres contre les siennes dès l'instant où je les avais quitté. On dit qu'on se rend vraiment compte qu'on tient à une personne quand elle est partie par exemple. C'est un vérité générale, un chromo, mais pourtant c'est bien une vérité. Et il en était de même pour le contact d'Ethan, à peine m'en étais-je échappé que je sentais tout mon corps en redemander. C'était tout bonnement la première fois que j'embrassais quelqu'un. Malgré tout, je n'ai jamais eu de petit ami à Beauxbâtons. J'avais beau passer pour une fille facile, une blonde fêtarde et écervelée, il n'en était rien. C'est peut-être justement à cause de cette étiquette qu'on m'a attribué que j'ai voulus m'en émanciper, montrer que je n'étais pas que ça et que je me suis plongée dans les études. Pourtant j'ai toujours eu un caractère instable. C'est en partie dû à mes parents. Négligeant leurs progéniture, abandonnant leurs rôles, j'ai du assurer seule mon éducation et celle de Margaret. Mais il n'est pas normal pour une soeur d'être à la fois la grande soeur et la mère, les deux rôles s'enchevêtraient. Peut-être qu'avec plus de maturité, on peut conjuguer les deux rôles. Pour ma part, j'étais beaucoup trop jeune. Comme une droguée j'avais des moments de rechute. De ces moments où je retombais dans les fêtes dionysiaques, oubliant le chemin parcouru, le brillant niveau que j'avais atteint. Au moins j'ai du animer les discussions du corps professoral. Pourtant personne n'est jamais vraiment venu m'aider, ils ne savaient pas comment. Cette instabilité, je l'ai perdu cette année en orientant tout mon esprit sur le tournoi. C'était peut-être ce dont j'avais besoin. Il n'y avait plus ni à choisir entre plusieurs vies, plusieurs types, la grande soeur, la mère, la fêtarde, la bonne élève ... le tournoi m'imposait un seul type et un nouveau : la championne. En un sens, cette situation m'a peut-être été salutaire d'un côté. Tout du moins elle aurait certainement du mettre salutaire, si l'Organisation ne s'en était pas mêlé et si tout n'avait pas dégénéré, éclaté en milles morceaux, émietté. Je me croyais grandie, rendue forte et mature par le Tournoi, l'Organisation et la guerre qui s'en suivit. Pourtant, face à Ethan je me sentais toute petite. Il n'était pas qu'un homme, il était un professeur mais il était aussi et surtout un père, et avant il avait été un compagnon si ce n'est un conjoint ou un fiancé. A mesure, je ramena mes mains se refermèrent autour du coup d'Ethan alors que M. Kostan avait complètement disparu, comme s'il n'avait toujours été qu'un autre, comme s'il n'avait jamais existé. L'emprise d'Ethan resserrée contre la mienne semblait me rassurer, alors j'entrouvrais mes lèvres et dès lors c'était comme si un feu d'artifice entrait en moi. Yeux fermés, la communion avait des couleurs d'accomplissement, comme si elle était menée par d'immenses drapeaux d'extase. Nos deux corps avaient cessé de suivre la cadence imposée par la musique, comme s'il n'y avait plus que nous, nous deux contre le rythme tyrannique de la musique, nous deux immobiles contre tous les danseurs, nous deux en communion contre tous les individus que comprenait la salle, nous deux contre le monde.
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Message Posté Mar 12 Juin - 1:26.
Now we can discuss...!


Let's get it started

Erik avait sorti son habit de tombeur. Ses yeux, son attitude, Elena les connaissait, c'était eux qui l'avaient charmée en premier lieu. Mais la rousse se laissa entraîner lorsque le français l'emmena dans un coin tranquille où les regards indiscrets se faisaient plus rares. En partant, elle n'oublia pas de jeter un regard froid à Ariel qui, à son grand regret, était déjà en train d'accoster un autre homme. Quelle tombeuse! N'importe quoi les blondes de nos jours!

    - Qu’est ce qui me vaut l’honneur de cette visite?
    - Oh, tu sais, les blabla des gens... Courte pause. On m'a dit que l'endroit était... spécial, par contre, je ne me souviens plus qui... Elena fit mine de réfléchir puis secoua la tête. Non! Pas moyen que je me souvienne qui! Tu saurais par hasard?


La Princesse ravala ses bonnes manières et bu son verre étrange d'un trait. Il était étonnement... pétillant sur la langue et les effets étaient plutôt inattendus: à la fois chaud et froid, le cocktail reflétait complètement les sentiments actuels d'Elena envers Erik. La rousse adressa un sourire malicieux à son ex. Les effets de l'alcool se faisaient rapidement ressentir et la jeune femme s'approcha doucement du gérant et posa une tête sur son épaule. C'était un geste qui lui avait manqué, quelque chose qu'elle avait voulu faire depuis longtemps mais il semblait que le moment n'était jamais approprié. Il semblait que rien n'était jamais approprié entre eux. Avec son papa chéri qui courait après leur relation, Victoria et ses manipulations, Elena n'en pouvait plus. Elle voulait être une simple jeune femme avec un simple jeune homme point. Elle voulait qu'ils puissent se faire la cour à nouveau sans que les souvenirs les noient, qu'ils puissent se voir sans être surveillés par la couronne de Monaco.

Elle s'accrocha au bras d'Erik comme à une bouée. Elle voulait tout et rien à la fois, cette fois peut-être qu'elle laissera peut-être libre cours à ses envies et ses sentiments. Elena releva la tête et plongea son regard dans celui du brun ténébreux.

    - Tu m'as manqué...


Un flot de sentiments envahi la jeune fille et l'étourdissait. Le regret de ce qu'ils avaient, le nouveau souffle de vie que prenait leur relation, l'amour qu'elle avait pour lui, le parfum au creux de son cou, la sensation de son corps sous ses mains glacée, la passion, les palpitations de son coeur quand elle était dans ses bras. Elle essaya tant bien que mal de se contenir mais une explosion semblait l'atteindre de l'intérieur. Elena posa une main sur le visage d'Erik et déposa un baiser sur sa joue. Elle s'attarda un moment près des yeux du jeune homme et ils restèrent ainsi à se regarder comme si c'était la première fois.


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Message Posté Mar 12 Juin - 18:19.
J'aurais aimé que cette communion ne s'arrête jamais, que nous formions toujours ce nous, cette unité, contre le reste du monde, mais Ethan cella notre baiser. Cela avait presque l'effet d'un choc face à la fougue précédente. Yeux fermés, front contre front, je l'entendais reprendre son souffle alors que je sentais mon coeur battre jusque contre mes tympans. Ses mains remontèrent le long de mes joues. Ariel... avec le souffle d'un vieux lion sage. J'avais envie de poser mes doigts sur ces lèvres qui avaient été miennes quelques secondes auparavant, de dévorer des yeux chaque parcelle de son être. Je lui en voulais presque d'avoir interrompu ce si délicieux baiser. L'entendre prononcer mon prénom avait un caractère jouissif, mais je ne savais que répondre. Et maintenant ? J'avais l'impression qu'il n'osait ouvrir les yeux de peur de réaliser ce qu'il avait fait. Je craignais que son souffle soit désolé et qu'il regrette son acte. Je ne voulais surtout pas qu'il me lâche. J'avais envie de lui dire tant de choses. J'avais envie de lui dire merci. De le sommer de ne pas le lâcher, mais au contraire de me serrer encore plus fort contre lui. J'avais envie de le frapper parce qu'il m'avait rendu dépendante en quelques minutes de son contact. J'avais envie de lui dire que s'il me lâchait je n'allais pas pouvoir continuer à vivre. J'avais envie de lui dire que jusqu'à présent je survivais. De lui dire que son souffle contre le mien était comme une renaissance, un renouveau, comme s'il avait purifié mon air et que mes poumons pouvaient à nouveau s'emplir de cet air nouveau et salvateur. J'aurais voulu qu'il emmène, loin, très loin. Qu'il n'y ai plus que nous deux, sans discours d'inauguration à faire, sans monde à reconstruire, sans paysage moral délabré, sans grande vide laissé par la l'organisation et les guerres. Tout quitter, partir pour tout reconstruire, un monde à deux. Étrange comme auparavant je vivais en parfaite indépendance et comme maintenant j'ai l'impression que s'il me lâche je ne pourrais pas continuer à avancer. Je lui en voulais aussi, parce que j'avais le sentiment qu'il venait de me voler une part de moi et que désormais je ne pourrais être entière qu'auprès de lui. Je ne savais pas s'il regrettait. Je savais juste que je ne regrettais pas. Peu importe où ça nous mènerait. Ni pour combien de temps les chemins de nos vies s'entremêleraient à l'unisson. Alors je décrochas mes bras de son coup et d'une main posé sur son menton, remonta sa visage. Melle Courterois nous avait toujours appris à être digne, à ne jamais baisser les yeux, à ne jamais courber l'échine. Tête relevée, j'avais le plaisir d'observer chaque parcelle de sa peau, de boire tout son visage, de m'y noyer dedans. Alors j'attendais qu'il daigne ouvrir les paupières, suivant des yeux le bout de mes doigts qui caressait ses lèvres, comme une enfant émerveillée tout en souriant. Heureuse, je me sentais heureuse. Heureuse comme je ne l'avais pas été depuis trop longtemps. Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? Je ne savais pas quoi dire, je ne savais plus quoi dire. Mais je savais que le silence pouvait parler à ma place et même contre moi. Alors j’entrouvris les lèvres et laissa mon coeur parler. « Merci » Je m'étais toujours sentie comme au bord d'un précipice, là où personne ne peut me comprendre, coincée entre deux abîmes. Et maintenant j'avais l'impression qu'Ethan était arrivé et m'avait précipité dans l'abysse. Comme si sous son poids, le parcelle de terre sur laquelle je me tenais avait cédé et qu'il était maintenant le seul à pouvoir me remonter. Il était à la fois mon bourreau et mon sauveur. J'avais l'impression qu'il avait serré mon coeur entre ses mains, que depuis son contact j'en étais devenue dépendante, qu'il m'avait empoisonnée.
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Message Posté Mer 13 Juin - 16:40.
Ça fait peut-être cliché, mais dans ses bras j'avais envie de tout oublier. J'aurais aimé ne jamais les quitter, comme s'ils formaient une enceinte autour de moi. Un rempart sécuritaire, qui protège du monde extérieur et en même temps identitaire, qui distingue ce qu'il y a dans le rempart de l'extérieur. J'avais abandonné l'idée de l'alcool. Ce n'était pas la première fois que je buvais, j'étais habitué à ses effets. Remettre le baiser sur le dos de l'alcool aurait été à la fois lâche et stupide. Il n'empêche que j'étais complètement désemparée devant ce sentiment nouveau qui s'emparait de tout mon être. Il avait l'intensité d'une tension émotionnelle trop longtemps réprimée. Je me sentais comme noyée, submergée par les émotions. Je ne voulais pas les faire taire, et pourtant je n'arrivais pas à exprimer. Elles s'étaient cependant libérées et parcouraient tout mon être, chaque parcelle de mon corps en était imbibé. Mais cela aurait pris trop de temps et demandé trop de travail pour trouver les mots, mettre des mots sur les sentiments afin de recouvrir leur réalité. Les mots réduisent inévitablement. Les mots ne sont pas les choses. Le mot chien n’aboie pas. Un livre n'a jamais tué un enfant. Aucun château ne tombe quand on secoue les pages. Je sentais mon corps frissonner sous les doigts d'Ethan. Finalement le meilleur langage est peut-être celui du corps. Je n'avais aucune envie de parler, juste le regarder, le toucher, le sentir, le ressentir. Parler c'était déjà casser une harmonie. Je ne pouvais me résoudre à détacher mes membres de l'enceinte que formait ceux d'Ethan. Il était comme une protection, une sécurité. J'avais la niaise impression que rien ne pouvait m'atteindre, que rien ne pouvait m'arriver tant que je ne le lâcherais pas. Comme j'avais l'impression que si je le venais à la lâcher, alors comme si un tremblement de terre fissurait le sol sous nos pieds, je ne pourrais plus jamais l'atteindre et revivre ces instincts là, que tout serait perdu à jamais, lui, nous. Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi, à nous dévorer des yeux, chacun revivant le bonheur que c'était d'être ensemble, là, maintenant. Quand je vis son visage se rapprocher pour demander un nouveau baiser, je ne pus m'empêcher de sourire de bonheur ou de plaisir. Bonheur et plaisir sont deux choses différentes non ? Le plaisir est ponctuel, éphémère mais il s'atteint. Le bonheur est un état durable, mais il n'est jamais absolu, c'est plus une recherche. Il recula de nouveau son visage et je voyais ses yeux me scruter avec autant d'attention que d'intensité. Je ne me voyais pas mais je pense que j'ai du rougir, en tous cas j'ai sentis une chaleur dans mes joues. Je plongeais de grands yeux ingénus dans les siens, attendant ce qu'il allait venir après, tout simplement parce que je ne savais pas que faire. Je m'en remettais à lui comme si toute ma vie ne se résumer plus qu'à ses yeux, qu'à sa parole. Je l'aurais certainement suivit n'importe où, au risque d'abandonner la cérémonie d'inauguration où je devais faire un discours. Reste avec moi Ariel... Ma main se posa sur la sienne. « Je ne partirais pas. » Je regardais Ethan comme un diamant, un diamant qu'on voudrait cacher de la vue des autres, garder pour soi seul, comme s'il était la chose la plus précieuse que j'ai jamais eu. Est-ce qu'il y a une chance pour que..toi et moi... Je plongeais une dernière fois mes yeux dans les siens, et je jetasi dans ses bras comme une enfant, l'enserrant du plus fort que je pouvais. Je ne sais pourquoi ce j'avais ce besoin de le serrer si fort, de le sentir si près contre moi. Probablement car ce contact me garantissait sa réalité, sa vérité, et celle de tout ce qui s'était passé avant. Peut-être aussi parce que j'avais peur d'être seule, seule pour affronter le passé, le présent et l'avenir. Et même peur d'être oublié, de ne plus exister. Son contact me faisait sentir vivante, vraiment vivante. Comme si avant je n'avais été qu'une sorte de zombie, dont l'esprit est prisonnier des souvenirs agonisants de la guerre, de l'organisation, du tournoi, de ma soeur ... Comme si Ethan détenait la clé, ou était lui-même la clé. « Ne me lâche pas ... jamais... » sinon je tombe ... c'est ce que je ressentais. Comme si sans lui je tomberais et je n'aurais plus la force de me relever. Balayé mon orgueil, balayé ma furieuse indépendance, j'avais besoin de quelqu'un, j'avais besoin de lui. Besoin de lui pour supporter mon passé, pour vivre mon présent et pour ne pas craindre le futur.
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Message Posté Mer 13 Juin - 21:41.
Je sentais ses mains parcourir mon dos, son visage s'enfuir dans mes cheveux. Son souffle près de mon cou me donnait des frissons, j'avais toujours été sensible près de la nuque de toutes manières, mais cette fois c'était un peu différent. Mon mal était délicieux. Je te le promets. Je n'aimais pas les promesses. L'homme ne les tient jamais, mais ce n'est pas toujours sa faute. Les évènements extérieurs peuvent aller à l'encontre des promesses faites et déjouer les bonnes intentions qui voulaient les tenir. Mais ce que j'aimais encore moins, c'était de gâcher les bons moments. Ils sont tellement rares dans une vie. Mais en même temps, sa promesse me rassurait. Au moins je savais qu'il tenterait de la tenir, envers et contre tout, envers et contre le monde et les aléas de la vie. Ce qui était en somme autrement plus rassurant. On devrait peut être laisser la place ? Je souris et réprimait même un petit rire, tant la situation était cocasse. Nous gênions la piste de danse en effet depuis le début de notre étreinte, que je ne pourrais dater dans le temps, ni son début, ni sa durée. Mais pour dire vrai, nous n'allions pas cesser de gêner. Une relation prof - élève, même si je ne suis plus sous son enseignement, ça fait toujours jaser. Sans compter que je suis la championne. J'entendais déjà les mauvaises langues parler du mauvais exemple que je donnerais. Mais à vrai dire, je m'en contrefiche. J'estime que j'ai droit au bonheur, sûrement plus qu'elles même, après tout ce que j'ai fait et tout ce que j'ai vécu, ou plutôt endurée. Et peu importe la forme que ce bonheur prend et doit prendre. Ce sont des choses qu'on ne commande pas, elles ne sont pas de notre juridiction. Il serait trop facile de décider avec qui on est heureux, dans ce cas-là, tout le monde serait heureux et il n'y aurait plus ni guerre, ni conflit, ni misère, ni même histoire. J'avais peu à peu repris conscience de l'endroit où nous nous trouvions, de ce que nous y faisions et le rapport inouïe qu'il en découlait. Rien que notre position stoïque était radicalement en contradiction avec le monde qui nous entourait, c'était presque inapproprié. Cela avait le goût d'un réveil. Comme si le rêve touchait à sa fin car la réalité du monde extérieur qui nous entourait, du cosmos reprenait le dessus. Laisser la place ? Peut-être, sûrement même. Il vaudrait mieux en soit, avant qu'on nous vire. Avant qu'on nous vire ou qu'on nous sépare. Il suffirait d'une bousculade, d'une petite poussée pour couper le lien physique qui nous unissait. De même que la douceur de notre étreinte n'avait plus rien à voir avec la violence dansante imposée par le rythme saccadé de la musique. « Qu'est-ce que tu proposes ? » Je me desserrais de mon étreinte pour de nouveau pouvoir regarder ses yeux, dans l'attente d'une décision. Mes bras retombèrent sur ses épaules avant de glisser prudemment le long de ses bras jusqu'à atteindre ses mains et enserrer mes doigts autour des siens. J'aspirais à un endroit où nous pourrions être au calme, un lieu isolé. C'était comme demander une micro utopie pour deux. Pour pouvoir profiter et partager pleinement la chance que nous avions, la chance de vivre. je repensais à Margaret et à Justin, ils ne pouvaient plus et ne pourraient peut-être plus jamais partager leur chance d'être vivants.
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Message Posté Jeu 14 Juin - 21:12.
Doigts entremêlés, je sentis la poigne d'Ethan se serrer un peu plus. Suis moi Son visage souriait, pas seulement sa bouche, ses yeux semblaient sourire. Voire même tout son corps. Il souriait de tout son être. Je ne pouvais le voir dans le reflet de ses yeux mais je pense que j'étais sensiblement la même. Peut-être même pire, avec un sourire niais peint sur les lèvres, comme dans un mélo surannée. Le romantisme, cette école mélancolico-farceuse, de croque-morts langoureux semblait m'avoir atteinte. Pourtant je ne voulais en rien ressembler à toutes ces filles qui rêvent de leur prince charmant et qui sont éblouies par leur amour. Je ne me rappelle pas avoir jamais rêvé du prince charmant. On pourrait dire qu'il m'est pourtant tombé dessus, mais je ne connais pas encore assez Ethan pour dire ça. Et puis la prince charmant c'est un concept irréaliste. Je préfère considérer Ethan comme Ethan tout simplement. Je ne sais pas dans quoi est-ce que je m'engage mais j'ai relativement confiance. A moins que je me trompe, Ethan n'est pas du genre à s'amuser égoïstement. Certes, l'Organisation est la preuve que nous ne nous méfions pas assez, mais la correspondance que j'ai entrepris avec Ethan me laisse facilement penser qu'il est sincère et honnête. En tous les cas je ne parviens à l'imaginer faire souffrir autrui. Je me trompe peut-être, je n'espère pas. Si je me faisais avoir encore une fois, je ne sais pas si je le supporterais. Or, c'est peut-être justement parce que nous nous sommes tous bien fait avoir par l'Organisation que j'ai envie pour une fois de trouver quelqu'un en qui faire confiance. C'est peut-être aussi parce que j'ai passé une année traumatisante que je suis prête à me jeter presque aveuglement dans la stabilité qu'Ethan semble prétendre pouvoir apporter. C'est ensemble, main dans la main que nous fendîmes la foule en deux pour pouvoir se frayer un chemin à travers la salle. Ethan était en cet instant le guide, mon guide. Je n'avais jamais vécu avec un guide, un guide envers qui je me déchargeais de certaines charges, en qui j'avais suffisamment confiance pour me laisser guider les yeux fermés. La définition d'un guide tout simplement. J'avais toujours dirigé ma vie de moi-même, par moi-même et pour moi-même. Je n'avais eu aucune présence parentale pour aiguiller mes premiers pas dans la vie, et si les professeurs éclairaient ma lanterne, je ne les laissais pas gouverner ma vie, preuve en est des jours où j'ai séché, et des moments où je mettais l'élève en pause. Nous parvinrent à nous éclipser de la piste de danse pour retrouver un peu plus d'espace. L'air n'y était certes pas plus frais mais moins chaud et moins humide. La musique se faisait moins bruyante et les lumières moins étourdissantes. Je crois qu'il va falloir se contenter de ça... Je souris en m'asseyant à ses côtés sur le canapé. Il aurait voulu plus, il aurait voulu mieux, mais c'était déjà très bien, trop bien. Peu importe l'endroit, du moment que j'avais sa main dans la mienne. Ethan avait repris son verre sur le comptoir en passant, mais je ne ressentais pas ou plutôt plus l'envie de boire. Ethan me suffisait. Sa présence, son contact me suffisait pour oublier tout le reste et comme si son existence balayait d'une traite tous les fantômes qui hantaient mon esprit. Malgré que j’eus été consciente de mes actes, le fait de se retrouver excentré par rapport à la dynamique énergisante que procurait le jeu de son et de lumières, permettait une prise de conscience plus précise, comme lorsque l'on sort d'un songe. On l'avait vraiment fait ? J'avais du mal à y croire, cela semblait tellement irréaliste ... Pourtant, baissant mes yeux sur ma main, je voyais qu'elle n'était effectivement pas seule, puis remontant jusqu'à son propriétaire je découvrais que je ne m'étais effectivement pas trompé. Ethan et moi, sur ce canapé, mains liés ... tant d'éléments qui recouvraient la réalité des faits. J'étais comme une enfant à qui on montre ou on fait découvrir de nouvelles choses mais à la fois terriblement gênée. « On n'a pas besoin de ça. » Soufflais-je doucement, en repoussant le verre d'alcool qu'Ethan avait récupéré en passant par le bar. Tandis que le pouce d'Ethan caressait le dos de ma main, je retournais cette dernière pour la glisser délicatement dans celle d'Ethan, enserrant mes doigts autour des siens. Je fixais nos mains, liées, et le moment était tout simplement magique, j'avais tellement peur de le salir, de la gâcher par mes mots.


Dernière édition par Ariel Zoé Augustin le Dim 24 Juin - 15:45, édité 1 fois
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Message Posté Lun 18 Juin - 18:22.


C’est vrai, ils s’étaient écrits tout l’été pourtant Justin n’avait pas été autant dans les détails qu’Amelia. Parfois lui était arrivé d’inventer certaines anecdotes pour meubler ces récits dans lesquels il ne voulait pas étaler ses rencontres. À sa place, il n’aurait pas aimé recevoir la liste des hommes qui avaient croisé son chemin durant les vacances alors c’était naturellement qu’il l’avait protégée de ses écarts. Avec un soin tout particulier, il avait évité de trop parler de Gaspard avec qui il avait eu certaines tensions. Depuis qu’elle lui avait expliqué les œillades prononcées de son frère, Justin était fou de jalousie à son égard. Il y avait bien assez de filles dans l’école pour qu’il jette son dévolu sur la belle Faure. Que son aîné trouve une autre fille à courtiser car Amelia était chasse gardée.

J'aurais vraiment du forcer mes parents à transplaner jusqu'à Nîmes pour t'embarquer ... J'suis sûre que les acromantules écossaises auraient été ravies de te voir !

Oui, elle aurait dû. Les choses auraient été plus simples s’ils s’étaient vus, il s’en rendait compte à retardement. La sentir près de lui offrait un sentiment tout autre de ce dont à quoi il s’était attendu. Il n y avait pas de gêne, de malaise, de peur. Juste le bonheur de la revoir et de partager des moments ensemble. Bien que, il faut l’avouer, Justin craignait qu’ils ne tombent dans les sujets qui fâchent. Il ne saurait pas comment gérer la situation autrement qu’en changeant de sujet. À moins qu’ils ne décident de parler sans tabous pour risquer d’entrer en conflit. Mais ce qui lui faisait le plus peur était de la blesser. Certes, il aurait pu éviter de faire des choses qui l’auraient entrainé sur ce chemin périlleux mais fidèle à ses habitudes, il avait suivit son côté impulsif en se disant qu’ils n’avaient pas discuté de l’évolution de leur relation. D’ailleurs, les deux étudiants se comportaient comme ils l’auraient fait quelques mois plus tôt, labyrinthe ou non.

Oh bien sûr, il avait vu le regard noir qu’elle lui avait jeté. C’est pourquoi il s’était abandonné à la musique pour éviter son regard et mieux la sentir contre lui. Puis, prit dans un élan de confidences, il avait lâché sa bombe une fois qu’elle s’était tournée pour se coller à lui et le saisir par le col. Lutant contre l’envie de faire un geste de travers, il accueillit sa réponse et son éclat de rire avec soulagement.

J'espère bien ... Tu disais le contraire et tu signais ton arrêt de mort. Elle avait glissé une main sur sa nuque alors qu’il resserrait son étreinte ne la quittant pas des yeux. Toi aussi tu m'as manqué Justin ... Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres alors qu’elle délogeait ses mains de sa taille pour les saisir. Elle le fit tourner après avoir chuchoté ces quelques mots à son oreille.

Durant ce court laps de temps, il tenta de recouvrer ses esprits. Son palpitant dépassait le rythme de la musique environnante et il aurait donné cher pour retrouver son cocktail en cet instant. Le Nîmois l’entraina un peu à l’écart dans pour autant quitter la piste de danse. Il voulait juste être dans un endroit plus tranquille et… qui sait… intime. Adossé au mur, il l’attira à nouveau à lui alors que l’épisode du labyrinthe se faisait plus pressant dans son esprit. Délicatement, il mêla ses doigts aux siens en se mordant la lèvre inférieure.

Qu’est-ce qu’on va faire… ? S’entendit-il lâcher à haute voix, comme si le fait de le penser n’était déjà pas assez fort en soi. J’ai merdé grave, je sais. Mais… Il enchaîna les propos décousus alors qu’il se rapprochait un peu plus d’elle.

Les effets de l’Illusoire commençaient à se faire sentir alors que des vagues de couleurs dansaient devant ses yeux. Je vois des arc-en-ciel… Il éclata de rire avant de déposer un baiser au creux de son cou et se détacher d’elle pour récupérer leurs verres un peu plus loin. Ils n’avaient pas bougé et personne ne semblait y avoir touché.

Une fois revenu vers Amelia, le Français lui tendit son cocktail avant de boire une grosse gorgée du sien. Putain c’est magique ce truc ! Totalement obnubilé par le pouvoir de la boisson d’Erik, il en avait oublié son geste qui avait réveillé d’autres envies. Et sans s’en rendre compte, il avait à nouveau glissé une main dans la sienne. Des hallucinations plus colorées les unes que les autres se bousculaient autour de lui alors que le chanteur ou la chanteuse prenait la voix de Gaspard. Il se mit donc à le chercher du regard avant de réaliser que c’était sûrement l’Illusoire qui lui jouait des tours. Ce n’était que le début et peut-être que les choses seraient moins agréables au fur et à mesure qu’il continuerait de boire son cocktail. Mais pour l’instant, il n’y songeait pas, bien trop ravi de goûter à ces effets et à la présence d’Amelia près de lui.
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Message Posté Mar 19 Juin - 2:09.

La tension était palpable entre les deux Français qui commençaient à céder aux effets de l’Illusoire. Plus que jamais, l’un comme l’autre, luttaient pour ne pas succomber à leurs envies et passaient peut-être à côté de quelque chose. Mais reste à savoir si écouter son cœur aurait détendu l’atmosphère ou au contraire, l’aurait rendue électrique. Justin préférait rester sur ses gardes pour le moment, évitant les gestes qui auraient pu rendre les choses trop sérieuses. Il se cantonnait à quelques mots qu’on pouvait qualifier de doux selon les points de vue et des gestes tendres. Mais devant les hallucinations qui se profilaient, le Nîmois avait décidé de mettre la prudence de côté pour s’enfoncer dans un état de défonce magique. Cocktail dans une main, Amelia dans l’autre, le jeune homme planait totalement. La musique et les fumées environnantes aidaient à la détente c’est pourquoi il cédait du terrain aux illusions qui rendaient sa vie grise multicolore. Et la belle Faure n’était pas en reste, la tête dans les nuages, elle chassait les mouches.

OPÉRATION NINJA

Pas le temps de réagir, il vit seulement Amelia poser son verre à terre pour le frapper à l’épaule avec force. De son côté, ce ne fut pas une mouche qu’il vit s’envoler mais un Auguste miniature en tutu rose. Auguste étant le meilleur ami d’Amelia, ne me demandez pas ce qu’il venait foutre là. Il avait sûrement essayé de choper un job de conscience à temps partiel pour éviter que Justin ne cède aux idées cocasses qui se bousculaient dans son esprit. Ah bah voilà pourquoi il se comportait comme un petit puceau depuis tout à l’heure ! Se sentant grandement libéré il lâcha un éclat de rire aux accents pervers et bu quelques gorgées de son verre.

J'viens de te sauver la vie mec !

True story ! Elle venait aussi de se sauver d’un râteau monumental peut-être. Espérant que Nathaniel n’était pas la conscience miniature d’Amelia, il chercha un petit ange ou un petit démon sur l’une de ses épaules avant de déchanter. Rien à l’horizon, ils étaient sauvés ! Ils allaient pouvoir danser la salsa du démon qui les entrainerait jusqu’au bout de la nuit parce que dans ces soirées là, on drague, on branche, toi même tu sais pourquoi. Bref, une multitude de chansons se bousculaient dans la tête de Lesieur alors qu’il dévisageait Amelia tout en souriant comme le premier des abrutis.

T’es trop boooooooooooonne… heu… forte… Ouais !

Et voilà comment on dit merci dans le langage Justin Lesieurien. Très classe comme vous pouvez le constater. Mais il était trop à l’ouest pour remarquer qu’il faisait de la merde, si vous me permettez l’expression. Pourtant, malgré ces quelques mots articulés de façon douteuse, Amelia semblait vouloir plus. Sauf que derrière elle, y’avait une statue qui semblait se les geler grave. Elle grelottait et l’implorait de ses yeux de biscotte mouillée de lui couvrir la poitrine qu’elle avait dénudée. Alors juste avant que la brune ne prenne la parole, il enleva son t-shirt pour l’enfiler à la statue qui le remercia d’un sourire aussi rayonnant qu’une licorne gambadant sur un arc-en-ciel.

Tu comptes me remercier comment ? J'ai quand même sauvé ton épaule de la piqure d'une mouche bengale du mississippi !
Et moi j’ai sauvé Madame Tue, de son prénom Stat, d’un froid polaire ! Heeeeey… Mais ! Il fait chaud tu trouves pas ?

Et comme pour répondre à sa question, elle posa son Illusoire gelé contre sa nuque alors qu’il plantait un baiser sur ses lèvres pour la remercier de l’avoir sauvé d’Auguste le fourbe à la baguette homosexuelle. Oui parce que la baguette d’Auguste était amoureuse de la sienne et que visiblement c’était réciproque. Il n’avait jamais vraiment compris pourquoi mais comptait bien ne pas laisser sa baguette vivre une idylle amoureuse avec celle d’un autre sorcier. Surtout s’il était de sexe masculin. Qui sait si la magie s’insufflait en eux pour qu’ils s’aiment aussi ein ? On n’était jamais trop prudent.

Bah voilà, t’es contente ? Et puis c’était pas une mouche t’sais’t’saisquoi, c’était mini Auguste conscience castratrice ! Encore plus dangereux qu’une Missy’s Hippie !

Bon, ça commençait à ne plus vouloir dire grand chose chaque fois qu’il ouvrait la bouche mais il ne s’en formalisait pas vraiment. Au plus profond de lui-même, il était sûr qu’Amelia le comprenait parce qu’elle était née avec l’option Décodeur-Lesieur en bonus. Sa maman avait mangé beaucoup de fraises donc ça avait muté dans son ventre et… Oula… On se calme. C’était le bordel dans sa tête. Mais pour rester dans le thème des fraises, il trouvait qu’Amelia en avait le goût. Les arcs-en-ciel, les licornes, l’aide aux pauvres statues congelées, cet Illusoire avait des effets niais tout de même. Sentimental le Justin ? Si peu, si peu…
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Message Posté Jeu 21 Juin - 1:32.

Les deux compères planaient grave au milieu des danseurs qui étaient presque aussi perchés qu’eux. Sauf qu’ils avaient les hallucinations en moins ce qui rendait leur ivresse moins fun du point de vue de Justin. Lui voyait des couleurs, des gens qui n’étaient pas supposés être là, des arcs-en-ciel, des licornes et des léprechauns peloteurs de fesses de vélanes à barbe. Le sol avait la consistance du coton et pour peu, il n’aurait pas été palpable car le jeune Lesieur se sentait tel un astronaute en train de graviter autour de la lune. Il faisait des bonds au rythme de la musique alors que ses bras bougeaient comme s’il cherchait à nager dans une piscine invisible. La paille de son Illusoire faisait office de tuba alors qu’il cherchait à atteindre Amelia qu’il tenait en fait par la main mais qui semblait à des vagues et des vagues de là. Pourtant, lorsqu’elle prit la parole il dû se rendre à l’évidence qu’il était sacrément mort.

Tu m'apprendras à parler le Statuien ? Moi aussi j'veux parler à Stat ... ou Stue ou ...

Mais il ne lui avait pas laissé le temps de finir sa phrase, lui offrant sa récompense. Un baiser, ni plus ni moins. Se fichant complétement de la tournure que prendrait la soirée et des complications que cela entrainerait. Il estimait qu’après le labyrinthe, il pouvait tout faire sans risquer de trop gros ennuis. Et maintenant que mini Auguste n’était plus là pour lui faire suivre le chemin de la chasteté pavé par le Pape en personne à l’aide des préservatifs qu’il interdisait à ses fidèles d’utiliser, il se sentait céder au péché un peu plus chaque fois qu’il regardait Amelia.

Hé Ju', tas goût de bergamote cueillie lors de la pleine lune !

Lâcha-t-elle en se léchant les lèvres alors qu’il essayait de se rappeler ce que pouvait bien être de la bergamote. Berg c’était montagne en allemand donc c’était la montagne d’une certaine Mote. À moins qu’elle n’ait oublié un r et que ce ne soit la montagne de la morte… Ou de la mort… Donc en gros elle l’insultait là. Mais bon, entre nous, elle devait être sacrément ivre pour croire qu’on pouvait cueillir une montagne. Rigolant tout seul dans son coin, il mit quelques minutes pour se ressaisir et lui demander si elle était satisfaite. Mais l’effet escompté céda la place à la panique lorsqu’elle entendit le nom d’Auguste.

QUOI ? AUGUSTE, ICI ?

Elle l’agrippa par le cou et essaya de le cacher derrière elle sans qu’il ne comprenne pourquoi. Il avait disparu pourquoi elle réagissait comme ça ? En plus il était gentil Auguste, il voulait juste suivre les commandements de la bible, rien de plus. Ils ne pouvaient pas le blâmer de vouloir leur éviter l’enfer même si ça leur empêchait de faire des choses humhumesques. Mais elle n’était pas de cet avis et semblait vouloir le remettre à sa place alors Justin écouta ses tirades en sirotant son cocktail tranquille tout en hochant la tête à chacun de ses propos.

Déjà, de un, primero, dans un premier temps, un gouffre ça a forcément un fond et de secondo, t'es pas ma mère ... ni mon père ... ni même le président de la république ! Parce que même si ils t'aiment bien et même si tu décrétais que tous les gouffres étaient sans fond, et bah ... la lune serait ronde au prochain solstice d'été !
Ouais d’abord, tout comme elle a dit !

Rajouta-t-il en levant lui aussi un index accusateur dans le vent. Puis, Amelia se tourna vers lui alors qu’il s’allumait une cigarette pour se remettre de toutes ces émotions. Elle planta ses mains sur son visage, le forçant ainsi à la regarder droit dans les yeux tandis qu’elle arborait son air le plus sérieux. Priant pour qu’elle ne l’engueule pas lui aussi, il fut soulagé qu’elle n’en fasse rien.

Pour rien au monde j'te laisserai là, seul, à pourrir de chaud avec Mme Stue
Non mais elle cool, t’inquiète !

Avait-il répondu derechef pour la rassurer. Pendant qu’il fumait tranquillement, elle avait bu quelques gorgées de son Illusoire avant de reposer ses mains sur son visage. Une fois sa cigarette terminée, il posa ses mains sur les siennes et l’observa dans l’attente d’un je ne sais quoi. Les minutes passèrent alors qu’ils semblaient tous les deux figés. C’est alors qu’une jeune femme passa juste derrière Amelia et attira l’attention de Justin. La pauvre, sa robe couvrait à peine ses fesses et lorsqu’elle leva les bras avec la foule sous ordre du DJ, il pu admirer la couleur de ses sous-vêtements.

Non mais ça va pas du tout ! Je suis pas d’accord !

S’écria-t-il avant de reculer pour se diriger vers la semi-nudiste. Arrivé devant elle il secoua la tête en signe de désapprobation. Si sa mère la voyait habillée de la sorte, que dirait-elle ein ? Elle serait sûrement privée de sortie ce qui serait vraiment dommage ! Il fallait qu’il fasse quelque chose pour lui éviter ce désagrément. Sans attendre, il déboucla sa ceinture et vida le contenu de ses poches dans les mains d’Amelia avant de se débarrasser de son pantalon qu’il força la jeune fille à mettre.

Jeune fille ! Enfilez moi ça tout de suite sinon vous serez privée de sortie ! Tu veux pécho comment après ? C’est une bonne technique de montrer tes fesses, très efficace mais ça casse le mystère ! Ne me remercie pas, à la revoyure stupide créature !

Et sans même lui accorder un regard, il se retourna, en boxers, pour ranger le contenu de ses poches qu’il avait confié à son amie dans ses chaussettes. Encore une bonne action du preux chevalier Sieur Lesieur ! Qu’à cela ne tienne, il allait prendre son rôle à cœur ce soir ! Même s’il devait finir sans le sou. Hilare, il débarrassa une table pour s’emparer de la nappe et s’en faire une cape. Entre nous, il avait l’air vraiment stupide et à ce train là ils ne tarderaient pas à le faire dégager du Laughting Corpse mais il n’en n’avait cure. Pour l’instant, il se contentait de courir autour d’Amelia en faisant mine de voler, ce qui n’arrangeait vraiment pas son cas.
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Message Posté Sam 30 Juin - 1:38.


Alors que ses yeux restaient à demi ouverts et que Justin gambadait joyeusement à ses côtés, toujours accroché à sa main, Amelia coulait des jours heureux sur la planète Illusoire. Il y faisait bon vivre puisqu'elle semblait ne plus vouloir s'en détacher mis à part pour siroter son cocktail ou prêter attention à quelques énergumènes méritant un peu d'attention au milieu de cette débandade de couleurs et d'animaux venus de nul part. D'ailleurs, le homard danseur cuit à la broche finit par s'évaporer dans les airs alors que Justin venait de lui foncer dessus en imitant une brasse coulée des plus douteuses au beau milieu d'une fumée artificielle qui lui donnait l'impression d'avoir fumé plus que de raison. La fumée allait-elle envahir le monde et tuer tout le monde ? Ou avait-elle des intentions plutôt pacifistes, oeuvrant pour la survie des moutons au pelage arc-en-ciel qu'il fallait brosser avec un peigne en argent afin d'en extraire des milliers de spaghettis à cuire dans l'eau bouillante pendant 5 minutes pour une cuisson al dente.

Les petits moutons galopant joyeusement autour de Mme Stue de son prénom Stat alors qu'Amelia cachait un Justin torse-poil derrière sa fine silhouette. Les yeux écarquillés, elle dévisagea le moindre individu passant à proximité s'apprêtant à agresser Auguste dès qu'elle le verrait chose qui, bien évidemment n'arriverait pas puisqu'il devait être tranquillement chez lui en train de dormir à cette heure-ci ... Brave Auguste. Et dire qu'elle aurait pu le traîner avec elle ici tout comme elle aurait pu le faire avec Justin à travers le monde à dos de mammouth du Nevraska ... Un individu notoire eu le malheur de ressembler plus ou moins à Auguste mais encore fallait-il se retrouver en état d'ébriété, derrière un arbre, de nuit pour remarquer la vague ressemblance entre les deux êtres. Ce pauvre bougre en prit pour son grade alors qu'il passait bien vite devant le mur qui lui faisait face pendant qu'elle levait son index à son intention. Justin avait l'air d'accord et acquiesçait à la moindre de ses paroles, la renforçant encore plus dans sa certitude d'avoir raison. Victorieuse, elle jeta un regard hautain au mur pour se rendre compte, trop tard que mini-Debraie s'était volatilisé.
Ouais d’abord, tout comme elle a dit !
Enfin quelqu'un de sensé dans ce monde de paillettes, de couleurs et de mirages incroyables. D'ailleurs, il tenait un truc brillant entre les doigts vers lequel elle avança sa main avant de la retirer sous la chaleur provenant de la flamme du briquet qui lui avait servi à allumer son énième cigarette de la soirée. Cet incident bénin eut vite fait d'être balayé d'un coup de tête destiné à virer les quelques mèches de cheveux recouvrant ses yeux.

Il était mignon Justin ... Comment Auguste pouvait-il penser qu'il puisse avoir un effet négatif sur la condition de son amie Hestienne ? Ses mains se posèrent sur ses joues et elle lui sortit une tirade venue de nulle part, inspirée par ce sentiment d'injustice qu'il avait subit malgré lui.
Pour rien au monde j'te laisserai là, seul, à pourrir de chaud avec Mme Stue
Non mais elle cool, t’inquiète !
Arquant un sourcil, pas vraiment convaincue, Amelia resta plantée là, plusieurs secondes à le dévisager comme si elle le découvrait pour la première fois. Son visage était ... brumeux, oui c'est ça, recouvert d'une légère couche d'on-ne-sait-trop-quoi qui lui empêchait de le voir en entier. C'était un demi-Justin qui posait ses mains sur les siennes qu'elle avait en face d'elle et alors qu'elle lui secouait légèrement la tête de droite à gauche pour arriver à distinguer l'entièreté de son faciès. Ça n'était pas concluant mais il y avait du mieux.
Plongée dans sa contemplation du petit gnome qui dansait dans les pupilles de son ami, elle ne vit pas la vile créature venir dans son dos et briser cet instant d'émerveillement lutinesque.

Non mais ça va pas du tout ! Je suis pas d’accord !

Il fallut plusieurs minutes à la Bordelaise pour se tourner et se rendre compte de l'énormité de la chose. Qu'on lui donne un chapelet et une bible vite et éventuellement de l'eau bénite pour purifier cette pauvre dinde qui gloussait en exposant à la vue de tous ses sous-vêtements bien trop flashy pour ses prunelles brillantes. Elle avait lu que ce genre de personnage était facilement tenté par le diable et que grâce à une séance de catéchisme et un peu de bonne foi, il était possible de les résonner. L'on aurait dit une femelle licorne perchée sur des échasses semblables à des escarpins faisant onduler sa longue chevelure dans l'espoir d'attirer à elle un beau mâle centaure dans un but purement rhétorique et scrabblesque.

Jeune fille ! Enfilez moi ça tout de suite sinon vous serez privée de sortie ! Tu veux pécho comment après ? C’est une bonne technique de montrer tes fesses, très efficace mais ça casse le mystère ! Ne me remercie pas, à la revoyure stupide créature !

Les gestes de Justin défilaient devant ses yeux au ralenti alors qu'elle servait de porte-manteau à ses affaires qu'il déballait les unes après les autres afin de se désapper de nouveau. Hé Ju', on est pas dans un club nudiste là ! Pensa-t-elle sûrement au fin fond de son esprit noyé dans l'Illusoire bien vite rattrapée par un gloussement déraisonnable et inapproprié alors que le geste de Monsieur Lesieur était tout à fait louable.
Ainsi Amelia se retrouva-t-elle embarrassée de bon nombre de choses qu'elle soupesait et appréhendait avant qu'il ne les range ensuite dans ses chaussettes ... Le regardant de haut en bas, elle ne put qu'avoir un moment d'absence devant cet étrange personnage fier de lui et content de ce qu'il venait d'accomplir. Peut-être avait-il sauvé le monde, qui sait ? Peut-être même qu'il comptait sauver le monde vu son nouvel accoutrement. Super-man possédait son esprit alors qu'il s'enroulait dans une nappe et tentait de s'envoler en courant autour d'Amelia qui n'attendait qu'une chose : qu'il déploie ses ailes et s'envole vers d'autres cieux.

Hé, Moi aussi j'veux être superman ...

S'imaginant pouvoir un seul instant bénéficier de la force de la kryptonite sacrée, elle voulut lui dérober sa cape en lui courant après sur quelques mètres.

Je vais t'attraper et comme ça moi aussi j'serai une nappe !

Parvenant à le rattraper, elle finit par se prendre les pieds dans la nappe et trébucher, l'entraînant dans sa chute, se retrouvant à califourchon sur son dos. Encore une fois il avait amorti sa chute. Appréciant l'état de conscience de son ami qu'elle dominait, elle s'empara de la ceinture qui dépassait de la chaussette et la fit tournoyer joyeusement en l'air comme s'il eut s'agit d'un lasso qu'elle agitait en chevauchant son fier destrier.
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♦ Nota Bene
: passez sur ma fiche, on trouvera bien quelque chose
:
: sa baguette et son petit carnet à dessin



Message Posté Mar 28 Aoû - 18:07.

    Il était six heures du matin passé lorsque les derniers clients du Laughting Corpse furent mis dehors par des videurs extenués. Erik adressa un sourire au barman qui rangeait ses bouteilles, puis s’affala dans un des sofas. Il ferma les yeux et se remémora la soirée. C’était une réussite ! Impossible de dire le contraire. Bien sûr, d’un point de vue économique, cette soirée était peu rentable. Elle ne l’était même pas du tout, pensa-t-il. Les 8 galions qu’avait déboursés chaque client pour rentrer dans le bar n’amortiraient pas le nombre de consommations gratuites qui s’étaient envolés pendant la soirée. Mais Erik avait suffisamment tendu l’oreille pendant ses cours de vente et marchandising pour savoir qu’un commerce devait fidéliser sa clientèle. Et c’était précisément ce qu’il venait de faire.
    Il ouvrit les yeux en parcourant la salle du regard, observant ses employés se mettre à l’œuvre. Le barman avait fini de ranger son matériel, il s’occupait maintenant de donner un rapide coup de balais derrière le bar. Les videurs fermaient les portes et refoulait un dernier client complétement ivre. Ils seraient les premiers à partir. Puis suivraient le barman et les quelques serveuses qui à l’ instant présent étaient monté au vestiaire rangé leur uniforme. Erik jeta un coup d’œil à sa montre. Il était 6h10. Dans vingt minutes, la femme de ménage qu’il avait engagé arrivera sur les lieux. A ce moment-là, il sera sans doute seul dans son bureau pour compter les recettes et passer quelques commandes.
    Dix minutes plus tard, il fut seul. Il se leva énergiquement et fit le tour du proprio. Il regarda les stocks d’alcools, vérifia s’il y avait eu de la casse puis finalement monta à l’étage, la caisse sous le bras. Les recettes étaient de 2816 galions, compta-t-il. Mais les commandes qu’il passa le soir même englobèrent largement ce bénéfice. Pourtant, il ne se faisait pas de soucis pour son club. Absolument pas. Lorsque les clients payeront normalement leurs consommations, il s’enrichirait encore plus. Pas qu’il est vraiment besoin d’argent.
    Il redescendit dans la salle qui n’était plus que faiblement éclairer. Il tomba sur la femme de ménage avec qui il eut une rapide conversation sur les produits et les sorts d’entretiens. Il finit par lui dire d’utiliser ce qui lui plaisait du moment que la salle soit impeccable pour le lendemain. Il sortit par la porte de service. Le chemin de traverse était calme. Il transplana vers le coté moldu du Laughting Corpse. Il lui restait encore quelques heures avant de pouvoir se coucher dans son lit.

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♦ Nota Bene
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Message Posté Mar 28 Aoû - 18:09.
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