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CIRCEE&THADEUS ❧ Nobody's gonna do like I for you [terminé]
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Thadéus P. Pritchard
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Message Posté Mar 23 Avr - 16:41.



i wanna live like music, rolling down the streets.
hey looking at you i wanna take you to the back of the room..

★ noms des participants: Circée & Thadéus
★ statut du sujet: privé
★ date: fin de mois
★ heure: environ 22h
★ météo: temps pluvieux
★ saison: saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 004
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 004
★ intervention de dominus: Nein
★ récompenses: Pas encore (a)






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Dernière édition par Thadéus P. Pritchard le Jeu 25 Avr - 1:28, édité 1 fois
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Message Posté Mar 23 Avr - 16:43.



« Seal my heart and break my pride, I've nowhere to stand and now nowhere to hide. »

L'affection rend faible. Elle détruit la moindre parcelle de force qui est contenue en nous. C'est grâce au sang froid que l'on réussi à atteindre des sommets. Qu'on réussit à contenir une population en colère, mais aussi que l'on réussi à transformer cette colère en reconnaissance. La moindre faiblesse est une terrible erreur. La moindre personne que l'on laisse nous transformer en être vulnérable est un pion qu'il faut protéger de toutes les façons qu'il existe. Parce que malheureusement, on ne peut pas contrôler ce que nos ennemis pourraient faire. On ne peut pas prévoir leurs mouvements, on peut seulement supposer ce qu'ils sont prêts à faire pour nous faire tomber. Et dans tout les cas, j'avais mes faiblesses, aussi bien cachées soient elles. Elles étaient si ridicules et communes que c'en était presque humoristique. J'ai pensé que je pouvais oublier ces peurs. Que je pouvais fonctionner de telle manière qu'en fin de compte, elles seraient oubliées. Sauf qu'elles ne l'étaient pas. Pas encore.

Depuis mes fiançailles avec Circée, je m'étais efforcé à faire comprendre à quiconque m'écouterait que nous étions l'image parfaite de la réussite. Parce qu'en fin de compte, chaque être humain a besoin de se rassurer en se disant qu'avec assez de travail, il serait capable d'atteindre ce que j'ai pu atteindre. La différence, c'est que l'égalité n'existe pas. On a beau prétendre qu'elle est présente, elle ne l'est pas, et ne le sera jamais. Dès la naissance, nous sommes prédisposés à gagner ou à perdre. Et tant de facteurs entrent en compte. Notre famille, notre milieu, notre entourage, notre société et nos moyens. Quoi qu'il arrive, on peut toujours s'en sortir si l'on possède plusieurs de ces critères. Beaucoup aiment à prétendre que c'est un exemple de réussite. Qu'eux aussi, ils auront leur part de gloire, un jour. Sauf que cette heure n'arrive jamais. Et ils ont beau attendre, ils restent enfermés dans leur misérable vie sans la moindre importance. Coincés par des choix si insignifiants et si ridicules que rien ni personne ne peut les aider à faire.

J'étais dans mon bureau, en train de travailler sur un dossier plutôt gênant d'un membre du ministère, quand je vis Circée entrer dans la pièce. J'ai toujours vu quelque chose de différent chez elle. D'insaisissable. Quelqu'un qui avait elle aussi les chances de gagner, et qui avait réalisé quel était son intérêt dans l'histoire. J'étais intrigué par cette image qu'elle dégageait, celle que moi même j'admirais encore aujourd'hui. Mais je n'ai jamais vraiment été l'homme parfait. J'ai toujours placé mon devoir avant tout le reste. Peut être qu'un jour, je verrais cette décision comme une erreur. Et peut être qu'au fond de moi, je savais déjà que je faisais le mauvais choix. Sauf que je préférais penser qu'au final, je n'avais pas à me poser de question. Je devais continuer de la même façon que je l'ai toujours fait pour le moment. Lorsqu'elle vint se tenir debout à côté de moi, je déposais une main dans son dos, au niveau de sa taille avant de parler. « Darling, I have to work now, you can come back in a few minutes. It's really important. And you're disturbing my work. » À ce moment précis, j'étais totalement ignorant de ce que ces simples mots allaient être le déclencheur de quelque chose que je n'aurai jamais pu prévoir : la colère.

Peut être que c'était ça mon problème. Que j'étais tellement incapable de faire confiance à qui que ce soit d'autre à part moi que je me retrouvais pris au piège dans tout les mensonges que j'avais pu servir. Pris au piège parce que j'étais incapable de dire la vérité. Parce que ça aussi, c'était une faiblesse. Et que je ne pouvais pas me permettre de la révéler au grand jour. Ce sont ceux qui nous entourent qui sont le plus dangereux, en fin de compte. C'est eux qui ont la capacité de blesser, et de nous battre à notre propre jeu. Et parfois, je me demandais si c'était un sacrifice que j'étais prêt à accepter. Abandonner ceux qui me rendaient plus faibles.

Mais la plupart du temps, je préférais oublier que je m'étais posé cette question. Car je savais que ma faiblesse se cachait dans le fait que je serais incapable de dire oui.

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Message Posté Mar 23 Avr - 18:17.


« Darling, I have to work now, you can come back in a few minutes. It's really important. And you're disturbing my work. »

Et tout se bousculait dans sa tête comme une tempête qui n’avait ni début, ni fin. Circée était une personne logique et intelligente. Au fil du temps, elle avait oublié qu’on pouvait encore la surprendre. Elle avait oublié qu’on pouvait ne pas agir comme elle le voulait. Comme elle l’avait prédit. Elle avait toujours cru qu’elle avait le contrôle sur tout ce qu’il se passait autour d’elle. Ce n’était qu’une affaire de raison, de réflexion. Et puis il était arrivé. Et plus il s’infiltrait dans sa vie, plus il faisait tomber les défenses qu’elle avait construit. Tout s’effondrait comme un château de cartes. La glace se brisait sans qu’elle ne puisse faire autre chose que de regarder les éclats fissurés de ses souvenirs tomber sur le sol poussiéreux. De ses mensonges et de ses illusions, il ne restait plus rien lorsqu’il la regardait. Et plus il la regardait, plus elle se rendait compte qu’en vérité, elle n’avait jamais rien contrôlé. D’une femme qu’il désirait, elle était passée à un objet dont il se servait seulement lorsqu’il en avait besoin. Elle aurait dû être plus maligne que ça. Elle aurait dû le voir venir.

Le plus souvent, les seules traces que laissent les hommes, ce sont des cicatrices. Tracées à jamais sur la peau, elles brûlent parfois si fort qu’on aimerait courir, tout envoyer en l’air pour mieux recommencer. Circée avait perdu cette alternative lorsqu’elle avait vendu son âme au pouvoir. Les choix n’étaient plus que des illusions. Il n’y avait plus de dilemmes. Plus de décisions. Seulement un chemin, tracé, qu’elle devait suivre. Elle s’écarta de son fiancé, une moue de dégout fichée sur son visage. Le monde entier les prenait pour les amants du siècle. Ils n’étaient qu’une imposture. Un beau mensonge auquel elle avait cru. Et auquel elle croyait encore. Elle n’aurait jamais cru qu’elle pourrait aimer quelqu’un de cette façon. Et même si elle savait que ce n’était pas réciproque, elle aurait tout donné pour qu’il la regarde comme elle, elle le regardait. Ses yeux se figèrent sur lui. La malédiction de deux orbes glacés.

« Sure… »

Elle se déplaça pour se mettre en face de lui, les deux mains à plat sur son bureau. Elle n’était pas convaincue. Elle n’était pas défaitiste. A ce jeu, elle ne perdrait pas. Pas ce soir. C’était l’occasion ou jamais de regagner l’ascendant qu’elle avait pu avoir sur lui. C’était le moment parfait pour lui montrer qu’elle était plus qu’un outil. Plus qu’un pion sur son échiquier. Il était peut-être le roi. Mais elle était la Reine.

« Stop it, Thadeus. Just stop. I don’t need to hear anymore of your bullshit. You don’t even have the guts to say it. I’m disturbing you. Not your work. Just you. »

Elle s’assit sur le fauteuil qui faisait face au bureau et tenta de calmer ses mains qui tremblaient sous la pression. Elle avait envie de tout lui dire. Elle avait envie de tout lui balancer. Comme si la bataille était perdue d’avance. Comme si elle était impuissante face à la volonté d’un seul homme. Elle ne voulait pas devenir comme les autres. Des objets. Elle voulait être essentielle. Elle voulait être celle sans qui rien ne serait possible. Pourtant, elle avait tout ce dont on pouvait rêver. Une maison immense. Une garde robe tout aussi grande. Des amis. Une famille. Le pouvoir. Le peuple. Mais rien n’avais de sens si elle ne l’avait pas, lui.

« What am I doing here ? Am I just another person you’re using ? Do you even love me ? »
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Message Posté Mar 23 Avr - 19:02.



« I saw the devil wrapping up his hands, he's getting ready for the showdown. »

À chaque fois, j'avais l'impression de la perdre un peu plus. J'avais l'impression qu'elle me glissait entre les doigts, comme de la fumée. Elle était libre. Elle était capable de tellement de choses. Elle était capable de tout au final. Elle pouvait partir. Elle en avait les moyens. Elle savait exactement ce qu'il fallait faire pour me briser. J'ai toujours pris les choses pour acquises. J'ai pensé qu'une fois que nous serions ensemble, elle n'aurait jamais la possibilité de partir. J'ai pensé que je pourrais accomplir mon rêve. J'ai pensé que c'était ça, dont j'avais besoin. Le pouvoir. Sauf que l'être humain n'a pas été construit pour être invincible. Quoi qu'il arrive, il fini par tomber. Et j'étais déjà tombé, à cause d'elle. Alors j'ai continué à prétendre qu'elle n'était qu'un pion. J'ai continué à prétendre qu'elle n'était qu'une autre personne utilisée. Mais la vérité, c'est que je n'ai jamais supporté la solitude. Que j'avais besoin d'être entouré. J'avais besoin d'elle. Et c'était totalement idiot. C'était tellement stupide et faible. Parce que jamais personne n'aurait pensé que Thadeus Pritchard tomberait de son piédestal à cause d'une femme.

Le temps nous écrasait. Il détruisait tout ce que j'avais construit à l'extérieur. J'étais enfermé dans mon bureau, que ce soit ici ou au ministère. Ou alors je donnais des discours. Face à des milliers de sorciers qui m'écoutaient sans bouger, puisque j'étais devenu leur prophète. Celui qui les sauverait de la perdition. Et elle était tout aussi parfaite. Ils nous acclamaient, elle et moi. Ils commençaient à connaître son nom. Ils commençaient à reconnaître son visage. La vérité c'était qu'au fond, désormais, nous gagnions à deux. J'étais le roi. Mais elle était assise à mes côtés. Nous pouvions tout avoir. Et nous avions déjà tout. Nous étions intouchables.

Sauf que ce n'était pas assez. Que le bonheur a toujours ses faiblesses. Et que je n'étais pas fait pour être le meilleur homme. C'était Grégory qui avait hérité de cette capacité. Je n'étais pas né pour montrer qui j'étais. Je me cachais sans cesse, parce que je n'avais pas le choix. Elle possédait la compassion que je n'aurai jamais. L'amour que j'étais incapable de montrer. C'était cruel de finir de cette façon là. « Sure… » Elle s'éloigna brusquement de moi. Je pensais qu'elle allait sortir, mais elle se plaça face à moi, ses paumes appuyée sur mon bureau. « Stop it, Thadeus. Just stop. I don’t need to hear anymore of your bullshit. You don’t even have the guts to say it. I’m disturbing you. Not your work. Just you. »

Je n'ai jamais été patient. Je n'ai jamais possédé les qualités qui sont nécessaire chez un époux. Je gérais la culpabilité sans en parler à qui que ce soit. Je gérais mes sentiments dans la solitude, en évitant de les montrer à quiconque. « What am I doing here ? Am I just another person you’re using ? Do you even love me ? »

Je lâchais mes papiers avant de m'adosser contre ma chaise. « Come on, where is all of this coming from ? You want new clothes ? You want an article in the gazette ? You want to fuck with someone else ? It could be arranged, my brother is kind of mad at me because I slept with his girlfriend ages ago. I think he would be happy to get even. » J'étais exaspéré. La fatigue n'aidait pas. « Of course I love you, why would you doubt it ? » Je levais les yeux au ciel. Ce soir, je savais qu'elle ne me lâcherait pas. Qu'elle n'abandonnerait pas cette bataille intérieure qu'elle se livrait depuis déjà bien trop de temps. Je me levais lentement, avant de saisir son poignet délicatement pour l'inciter à avancer. « You should go to sleep, you obviously don't know what you're saying. » Le soucis, c'est que je n'avais jamais le temps. Je devais en permanence faire un choix entre mon devoir et la personne que je n'ai jamais osé être. Et la plupart du temps, je choisissais mon devoir par automatisme. Parce que c'était plus simple. C'était habituel. C'était ce que j'ai toujours fait.

Et j'avais bien trop peur de perdre si je faisais l'autre choix.

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Message Posté Mar 23 Avr - 19:44.


« Come on, where is all of this coming from ? You want new clothes ? You want a new article in the gazette ? You want to fuck someone else ? It could be arranged, my brother is kind of mad because I slept with his girlfriend ages ago. »

Elle s’était approchée trop près du Soleil. Ses espoirs se consumaient dans des cendres au goût amer. Les ailes brûlées d’une reine déchue sur son trône de velours vert. Ses ambitions n’avaient jamais été que secondaires. Ils n’étaient pas un couple. Ils ne l’avaient jamais été. Ils étaient deux rois qui se livraient une bataille sans merci. A celui qui aura le pouvoir en dernier. A celui qui tiendra jusqu’au bout. A celui qui s’abstiendra. A celui qui mourrait en premier. Les dés étaient déjà jetés. Et juste comme ça, elle ne contrôlait plus rien.

«Of course I love you, why would you doubt it ? »

Un éclat de rire amer s’échappa de sa gorge froide. Elle baissa les yeux, incapable de le regarder. Elle le détestait. Elle le détestait parce qu’il ne l’aimait pas. De là où il se tenait, seul, il ne le voyait pas. Il ne voyait pas ses yeux embrumés qu’elle tentait de cacher tant bien que mal. Il ne voyait pas sa gorge serrée. Sa voix tremblante. Toutes les forces qu’elle rassemblait pour pouvoir lui parler. Lui répondre. Elle n’était pas du genre à fuir. Elle ne voulait pas être la perdante. Mais elle était celle qui aurait dû savoir, avant de tomber, qu’il faudrait se relever. Et plus ça allait, plus c’était dur de regarder vers le haut, et d’avancer. Plus ça allait, plus c’était dur de stopper la chute. Chaque mot, elle l’accueillait comme un poignard dans sa chair. Et elle refusait qu’on lui fasse autant de mal. Elle refusait d’être la seule à souffrir.

« You should go to sleep, you obviously don’t know what you’re saying. »

Il s’empara de son poignet, la forçant à se relever. Elle le foudroya du regard avant d’ôter son bras de son emprise, brusquement. Elle ne voulait pas qu’il la touche. Le moindre contact la répugnait. Et lorsqu’elle le regardait, dans sa colère angoissée, elle voyait ses rêves partir en fumée. Mourir avec elle dans un tourbillon de désolation. Il n’y avait plus de lumière, dans ses beaux yeux bleus. Il n’y avait que des ténèbres. Le visage crispé, les lèvres tremblantes, elle rassemblait tout son courage. Toute son âme était mise à contribution. Elle ne voulait pas flancher devant lui. Elle ne voulait pas qu’il la croit vulnérable. La tête haute, elle le dévisageait, dans un silence presque inquiétant.

« Fuck you. »

Elle ne savait plus si elle devait l’aimer ou le haïr. Elle ne savait plus si elle devait partir ou rester. Elle ne savait plus ce qu’elle devait dire. Elle n’avait pas le temps d’envisager toutes les solutions. Mais elle ne voulait pas lui laisser croire qu’il la contrôlait. Elle ne voulait pas lui obéir. Elle ne voulait pas qu’il gagne. Pas cette fois. Parce que cette fois-ci, elle ne pourrait pas se relever. Cette fois-ci, elle tomberait si bas qu’il n’y aurait plus d’issue de secours. Que du noir. Et l’apparence d’un bonheur avarié. Tout. Tout son monde, tout ce qu’elle avait construit, ses illusions, ses rêves, ses ambitions, ses espoirs, ses défenses, tout s’écroulait sous ses yeux. Et lui aussi.

« You want to know where this is all coming from ? Shut up and say something that is not complete bullshit, for once. I want you out of here, Thadeus. I don’t want you near me anymore. You repell me. »

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Message Posté Mar 23 Avr - 20:56.



« We might fall. »

« Fuck you. » Je savais que je le méritais. Je savais que c'était de ma faute, que j'avais merdé. Et qu'au fond, elle avait raison. Je savais que j'aurai dû faire un autre choix. J'étais aveuglé par l'envie. Par le pouvoir. J'étais aveuglé par tout ce que j'ai toujours désiré, et j'étais incapable de m'en empêcher. J'étais un homme difficile. Je le savais. J'étais colérique. Possessif. Je n'acceptais pas la défaite, et je n'arrivais pas à admettre que je commençais à la perdre. Je refusais d'avouer que j'étais le grand perdant de l'histoire. Qu'elle avait le pouvoir de m'écraser. C'était trop difficile à accepter. Je n'ai jamais rien perdu, je n'ai cessé de gagner. Parce que j'avais les opportunités. Parce que j'avais créé ma propre chance, et en fin de compte, c'était nécessaire pour moi de la garder.

J'étais égoïste. J'étais égoïste, parce que je l'aimais. Parce que je voulais la conserver dans une tour d'ivoire sans qu'elle ne puisse s'en échapper. C'était cruel, et je le savais. Parce que je ne pouvais pas l'empêcher de partir. Et c'est à ce moment là que la colère entrait en jeu. La rage. L'envie de se battre. Je voulais tout détruire sur mon passage, si ça signifiait qu'elle ne parte pas. Mais le pire, c'était que je continuais à essayer de me convaincre que c'était de sa faute aussi. Je cachais mes insécurités dans une froideur qu'elle n'a jamais réussi à percer. La vérité, c'est que j'avais créé son rêve. Que j'étais son rêve. Son monde idéal. Et qu'il n'y avait pas d'autres solutions. Qu'elle continuerait à brûler, tout comme moi. Que ce n'était qu'un sursis, une folie qu'on ne pouvait pas guérir.

« You want to know where this is all coming from ? Shut up and say something that is not complete bullshit, for once. I want you out of here, Thadeus. I don’t want you near me anymore. You repell me. » On tombait petit à petit. On s'écroulait face au poids des responsabilités que nous avons nous même demandé. Je refusais de la voir partir. J'étais aveuglé par la colère. Par la douleur. Pour la première fois dans ma vie, j'avais l'impression de perdre tout contrôle. D'être manié par une entité incompréhensible que je ne pouvais pas soudoyer. Je me sentais perdu, anéanti. Alors j'allais utiliser la seule chose que j'étais encore capable de faire. J'allais utiliser la colère et les cris. La force. Malheureusement, au moment précis où j'ai pris cette décision, j'ignorais à quel point j'avais tort.

Au fond, j'ignore toujours à quel point je me trompe. Je ne le réalise qu'après. Ou bien je préfère l'ignorer. « I am not going to shut up. And I am not going to leave. » Mon ton était glacial. Inquiétant. Je m'approchais lentement d'elle, jusqu'à ce qu'elle se retrouve coincée entre le mur et moi. Je laissais un peu d'espace, mais pas assez pour qu'elle puisse me filer entre les doigts. « Don't you understand ? You are not allowed to say this. You are not allowed to tell me to go, and you are not allowed to leave. You are not supposed to do any of this ! » Je hurlais. Mes poings tremblaient, et pour calmer ma rage, j'enfonçais l'un d'eux en direction du mur, à côté d'elle.

« You are my wife. And you will listen to me ! » Je hurlais à nouveau. J'étais incapable de contrôler ce qui était en train de se passer. J'avais honte de voir ce que je devenais. C'était comme si j'observais les erreurs que j'étais en train de commettre sans pouvoir les rattraper.

« If you think I'm stupid enough to let you play this game, you're wrong, Circée. You are terribly wrong. » Ma voix était menaçante. Quoi qu'il arrive à partir de maintenant, je pouvais être parfaitement sûr que c'était par ma faute. Et je savais que certaines erreurs, peu importe à quel point on essaye de les réparer, sont tout simplement ancrées en nous. Et on ne peut plus les effacer.

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Message Posté Mar 23 Avr - 22:48.


Ce n’était pas elle. C’était lui. Il contrôlait chacun de ses gestes. Ses mouvements. Elle était hypnotisée par son regard glacial. Et il prenait le dessus sur elle sans qu’elle ne puisse se battre. Peu importait la force qu’elle y mettait. Peu importait la colère qui l’animait. Il s’assurait qu’elle lui appartenait. Le dos contre le mur, elle n’avait plus d’issue. Elle était prise au piège. Et elle détestait ça. C’était comme s’il arrachait son cœur, et qu’il le pressait jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. C’était comme si tout s’assombrissait tout à coup. Comme si la réalité la rattrapait trop vite pour qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit.

« Don't you understand ? You are not allowed to say this. You are not allowed to tell me to go, and you are not allowed to leave. You are not supposed to do any of this ! »

Le visage crispé, elle ne le quittait pas des yeux. Elle cherchait le mensonge là où il n’y avait que pure sincérité. Elle cherchait le sourire là où il n’y avait que colère. Perdue dans ses illusions, elle avait encore l’espoir qu’elle pourrait tout oublier s’il arrêtait tout de suite. Mais il n’arrêtait pas. Il l’encerclait. Il l’étouffait. Il reprenait le dessus. Et elle, elle tremblait de peur, à l’intérieur. Elle ne le lui aurait jamais montré. Elle était trop forte. Elle était trop fière. Elle était trop conne. Elle s’était foutu dans le pétrin jusqu’au cou, sans savoir comment s’en sortir. Elle n’avait plus aucune arme. Plus aucune défense. Il brisait les dernières murailles qui le séparaient d’elle. Et tout recommençait sans cesse. Le tourbillon infernal et perpétuel d’un destin qu’elle n’avait jamais réussi à fuir. Lorsqu’il enfonça son poing dans le mur, juste à côté de son visage, elle sursauta. Elle se maudit pour l’avoir fait. Pour lui avoir montré qu’elle ne contrôlait plus rien. Elle avait perdu l’avantage. L’avait-elle déjà eu ? Elle ne se sentait plus en sécurité dans sa propre maison. Avec son propre fiancé. Tout lui était devenu étranger. Comme si tout son être avait été envahi par des inconnus. Elle ne reconnaissait plus rien. Ni lui. Ni elle. Ni eux.

« You are my wife. And you will listen to me ! »

L’écho de sa voix frappait contre les murs du bureau. Elle aurait voulu courir. Partir et ne plus jamais le revoir. Mais c’était trop tard. Elle avait été sa complice. Elle avait joué au jeu du pouvoir. Et elle avait failli gagner. A présent, elle était devenue sa victime. Un rôle qu’elle avait toujours refusé. Et elle ne voulait pas lui faire de mal. Elle ne voulait pas le voir dans un tel état. Parce que ça brisait tout. Et tout s’en va, dans des mots qui volent en éclat. Des souvenirs trop lointains pour être réels. Comme si tout était fabriqué. Comme si tout n’avait été qu’un vaste mensonge auquel elle avait contribué. Un empire de cendres et de poussière qu’ils avaient bâti à partir de rien. Ils se décevaient. Ils se faisaient du mal. Ils souffraient ensemble, dans un jeu de dupe qu’ils ne contrôlaient plus. Deux squelettes brisés, l’un contre l’autre, qui cherchaient des raisons pour ne pas se quitter. Pour ne pas disparaître. Pour ne pas s’aimer.

« If you think I'm stupid enough to let you play this game, you're wrong, Circée. You are terribly wrong. »

Partagée entre la colère et la peur, elle rassembla tout son courage pour poser sa main sur le poing de son fiancé qu’elle décrocha du mur, le repoussant assez pour l’écarter d’elle. Une distance de sécurité. Son cœur battait fort contre sa poitrine. Ses mains tremblaient de frayer et de rage. Et elle priait pour que ça ne se finisse pas comme ça. Elle priait pour qu’il lui rende son rêve. Cette douce illusion qui la berçait nuit et jour. L’espoir solitaire d’une vie qui ne serait plus jamais. Elle laissa passer un silence, parce que sa gorge était trop serrée pour qu’elle le brise. Elle continuait à le fixer, comme si elle le défiait. Il n’avait pas encore gagné.

« Don’t you dare telling me what I cannot do. »

Sa voix était sèche. Elle désapprouvait tout ce qu’elle l’avait entendu dire. Elle n’était pas une de ces femmes qui laissaient faire et qui acquiesçaient sans rien dire. Plus maintenant. Elle avait déjà vécu ça avant, et il le savait. Il ne la comprendrait jamais, cette soif de liberté à laquelle elle ne pourrait jamais renoncer. Il n’avait jamais été prisonnier. Il n’avait jamais été soumis. Il avait toujours dicté au monde des ordres qu’il avait accompli sans broncher. Elle, elle avait dû se battre et se vendre pour acquérir cette force qui la rendait si spéciale.

« I may be your wife, but I’m not yours. Your threats, your games, they don’t work on me, don’t you see ? You don’t scare me. »

Un mensonge de plus sur l’empire qu’ils avaient construit. Une illusion de plus pour se protéger de la vérité, celle qui fait mal et qui tue à petit feu. Celle qui brûle peu à peu tout ce qu’on a jusqu’à ne révéler que ce qui est vrai, réel. Ce qui blesse. L’écume de la solitude avérée. Elle aurait aimé pouvoir se dire qu’elle gagnerait. Que cette fois-ci, juste cette fois, c’était elle qui était invincible. C’était faux. Mais elle n’arrivait pas à se l’avouer. Elle n’arrivait pas à se dire qu’elle pouvait tout perdre à ce jeu là. Elle avait trop misé pour reculer. Alors elle s’avança doucement vers lui. Comme si elle reprenait le dessus. Comme si elle n’avait plus besoin de cette distance qui les séparait. Comme si elle n’avait plus rien à perdre. Une voix plus douce, mais toujours aussi amère.

« Who do you think you are to tell me what i’m allowed to do ? You may be the minister of magic, out there, but in here, you’re no king. You think you’re invicible, don’t you ? You’re just like anyone else, Thadeus. Just. A. Man. »

Dans sa voix, l'arrogance. Dans ses yeux, l'incertitude des jours heureux. Et la peur.


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Thadéus P. Pritchard
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Message Posté Mar 23 Avr - 23:34.



« One day baby, we'll be old, oh baby, we'll be old, and think of all the stories that we could have told. »

Le soucis avec les rêves, c'est qu'ils nous bercent d'illusions. Ils nous transportent dans un monde qui n'appartient qu'à nous. Ils nous présentent nos désirs de la façon la plus belle qu'il soit, parce que c'est de cette façon qu'ils peuvent nous posséder. J'ai toujours voulu être un homme qui obéissait à ses propres lois. Qui faisait ses propres choix. Je me suis toujours dit qu'un jour, je serais bien plus qu'un homme, que je serais un héros. C'était un rêve que j'avais besoin de réaliser, un rêve qu'à mes yeux, j'avais déjà commencé à réaliser. Mais malheureusement, comme dans tout les rêves, il y a un contrat. Personne ne peut devenir un héros. Personne ne peut prétendre être un demi dieu. Nous sommes humains. Et c'est à cause de ça que nous nous noyons dans le désespoir, dans la misère. C'est à cause de ça que quoi qu'il arrive, on échoue, à un moment ou à un autre. Mes paroles résonnaient dans la pièce, et j'aurai aimé que celle-ci ne contienne que du silence. J'aurai préféré ne pas sentir la colère monter en moi physiquement. J'aurai aimé contrôler tout ça. Mais la réalité, c'est que j'étais humain, comme n'importe quel autre. Que je perdais moi aussi. Et peut être que je perdais peut être bien plus que les autres, sans m'en rendre compte. C'était une chute sans fin. Un trou noir, une illusion, un monstre que j'avais créé.

« Don’t you dare telling me what I cannot do. » Elle se sépara de l'emprise que j'avais sur elle. Elle se sépara de tout ce qui l'empêchait d'avancer. Parce qu'elle savait ce qu'elle valait. Elle savait qu'elle était importante aux yeux des sorciers. La seule chose qu'elle ignorait, c'est qu'elle l'était à mes yeux aussi. Mais c'était cependant un secret que je refusais de dévoiler. Parce que je devais continuer à lui faire croire que j'étais un monstre. C'était plus simple ainsi. C'était comme ça qu'elle serait protégée de moi. On ne s'en sort pas mieux lorsque l'on est unis, au contraire. C'est cette union qui nous affaibli. Qui nous ferme des portes. Et c'est elle qui nous prend tout ce à quoi on peut tenir, de près ou de loin. « I may be your wife, but I’m not yours. Your threats, your games, they don’t work on me, don’t you see ? You don’t scare me. » À ce moment précis, je ne répondais plus de mes actes. J'étais aveuglé par la jalousie, par la colère. Je voulais qu'elle m'appartienne. Je voulais qu'elle réalise qu'en fin de compte, j'étais un idiot, mais pas pour les raisons qu'elle pensait. J'étais un idiot parce que je continuais à prétendre qu'elle n'était qu'une possession de plus.

« Who do you think you are to tell me what i’m allowed to do ? You may be the minister of magic, out there, but in here, you’re no king. You think you’re invicible, don’t you ? You’re just like anyone else, Thadeus. Just. A. Man. » C'est à partir de là que j'ai osé faire ce que je n'aurai jamais pensé faire auparavant. La paume de ma main se fracassa contre sa joue, et avec elle, je venais de jeter le peu de confiance qu'elle devait avoir en moi. Sa tête se tourna sur le côté, et je fus assailli par un sentiment de culpabilité absolue. Pour la première fois, j'avais honte. J'avais honte de ce que j'étais. De ce que j'avais fait. J'avais tellement besoin de tout contrôler que j'en étais devenu un monstre. Je lui avais promis de faire d'elle une reine. Je lui avais promis un rêve étincellement. Je lui avais promis de lui faire voir et vivre tout ce dont elle pouvait rêver. Et c'est ce que j'aurai dû faire. C'est ce que tout mari aurait fait à ma place. Au lieu de ça, j'ai tout simplement détruit ce que j'avais tenté tant bien que mal de construire.

Pendant de longues minutes, le silence resta complet. Je n'avais pas osé bouger. Je n'avais osé rien faire à vrai dire. C'était ridicule. J'étais l'auteur de la destruction de ma propre existence. C'est à ce moment là que je me suis dit que je serais probablement aussi l'auteur de la fin de ma vie. Quoi qu'il se passe à présent, c'était moi qui l'avait orchestré. J'ai alors fait quelque chose que je n'avais pas fait depuis l'enfance. Que je ne pensais jamais refaire. J'ai dit la vérité, brute. Telle que je la pensais. Celle qui était la source de toute mes faiblesses. De mes erreurs. « I'm sorry. I'm so sorry. » Puis je m'approchai lentement d'elle afin de la prendre dans mes bras. Je respirais son odeur pendant plusieurs secondes, la tenant de la façon la plus délicate possible. Parce qu'une part de moi me criait de partir. Et une autre me criait que quoi qu'il arrive, ça serait elle qui causerait ma perte en partant.

You have to go out of my door, and leave just like you did before, I know I said that I was sure... But rich men can't imagine poor.

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Message Posté Mer 24 Avr - 1:03.


Un coup contre sa joue. Et juste comme ça, c'était terminé. Le rêve tournait au cauchemar. L'illusion était définitivement consommée. Il avait porté le coup fatal à leur supercherie, leur mascarade de bonheur. Le pire, c'était qu'elle y avait cru. Elle s'était perdue, avec lui, dans ce monde qu'ils avaient créé. Ils n'étaient plus que les monarques déchus d'une vie en ruines. Il avait gagné. Et dans sa victoire, il avait emporté tous leurs souvenirs. Tous leurs mensonges. Tout. Plus rien n'existait. Ils n'étaient plus rien. Elle n'était même plus sûre de l'aimer. Et même si elle savait qu'elle ne pourrait jamais lui pardonner son geste, elle n'était plus en colère contre lui. La rage était partie avec ses dernières défenses. Brisée avec le courage et la force, elle n'avait plus rien pour se protéger de lui. Et elle osait à peine le regarder. Elle était tétanisée. Comme enfermée dans un cercle qui n'en finirait jamais de tourner. L'histoire avait cette manie malsaine de se répéter, chez elle. Elle tombait toujours du mauvais côté. Elle se laissait entraîner vers les ténèbres, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus jamais voir la lumière. Elle s'était laissée faire. Elle avait cru qu'elle contrôlait sa vie. Qu'elle pouvait encore changer d'avis. Tourner les talons et s'en aller. N'en faire qu'à sa tête. Elle avait eu tort. Mais peut-être que c'était parce qu'elle avait toujours été du mauvais côté. De ceux qui se perdaient dans des désirs insatiable. De ceux qui manipulaient les autres comme de simples objets. De ceux qui s'égaraient dans leur propre solitude. Son cœur battait si fort. Elle tremblait.

« I'm sorry. I'm so sorry. »

Elle le laissa l'enlacer sans rien dire. Le regard plongé dans le vide, les yeux embrumés par les larmes, le souffle court, elle avait peur. Elle pleurait en silence, même si c'était ridicule. Elle avait peur. Elle se blottissait contre le torse de son bourreau, elle le laissait prendre possession d'elle à nouveau. Elle avait peur. Comme si elle n'avait plus le choix. Elle était sienne, à présent, mais elle ne croyait plus ses mots. Il n'avait jamais levé la main sur elle. Il n'avait jamais haussé le ton à son égard. Il n'avait jamais rien fait qui aurait pu la faire se sentir comme ça. Une pauvre fille qu'on prenait et qu'on jetait à son bon plaisir. Au fond, c'était ce qu'elle était. Un autre pion dans un jeu qu'elle n'avait jamais contrôlé. You're so naïve, yet so.

« I know. Me too. »

Lorsqu'elle réussit enfin à articuler quelque chose, c'était dans une voix tremblante et désolée. Hantée par les regrets d'une vie passée qu'ils devraient tous les deux oublier. Elle était désolée d'y avoir cru. Elle était désolée de s'être laissée prendre au jeu. Elle était désolée de l'avoir aimé. Ses yeux se posèrent sur la fenêtre, derrière eux. Dehors, il neigeait. Elle aurait tout donné pour pouvoir sortir. Sauter. S'échapper. Loin de lui. Loin de tout ce qui l'attendait. Loin de la souffrance et des apparences. Loin de l'écume du passé qui rongeait son âme. Loin du futur rouillé qui s'étalait devant elle. Et de cette nuit qui n'en finissait pas. Mais si elle fuyait, elle était lâche. Alors elle pensa à oublier. A faire comme si cette soirée n'avait jamais existé. Mais elle n'y arrivait pas. Et tout ce qu'il lui restait, c'était ces rêves insensés d'un pouvoir qu'elle n'avait jamais possédé. Elle pouvait encore vivre à travers le regard du peuple. Elle pouvait encore s'élever plus haut, comme elle l'avait toujours voulu. Tout ce qu'il lui restait, c'était ce titre qu'elle méprisait, à présent. Mais sans lui, elle n'avait plus rien. Et puis les souvenirs s'écrasèrent contre son crâne. L'autre aussi était désolé après l'avoir battue à mort. Elle avait peur que ça recommence. Vivre un enfer dans sa prison dorée. Elle avait tout déclenché. Et si elle s'était tue... Elle n'arrivait pas à y penser. Les pensées se bousculaient dans son esprit. Elle n'arrivait plus à réfléchir. Elle n'arrivait plus à se concentrer. Elle n'arrivait plus à mentir.

« Thad....Are we gonna be alright ? »

Et elle s'accrochait comme une folle à ce mince espoir qu'ils ne se diraient pas au revoir aussi facilement.


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Message Posté Mer 24 Avr - 2:13.



« My dear we still have everything. »

J'aurai aimé changer les choses. Dès que j'ai senti son corps se mettre à trembler, j'ai ressenti quelque chose de vif dans ce cœur que je pensais mort depuis bien longtemps. Parce que je réalisais qu'elle était dans cet été à cause de moi. Que c'était par ma faute qu'elle abandonnait. Par ma faute qu'elle était terrifiée. Et je refusais de la voir terrifiée. Je voulais qu'elle continue à me tenir tête. Je voulais qu'elle continue à me remettre en question. Parce que je refusais de la voir abandonner. Je refusais de la voir se soumettre à tout ce que je représentais. J'étais loin de la rédemption pour tout ce que j'avais pu faire. Mais je voulais essayer de lui offrir à nouveau ce rêve qu'elle avait pu toucher du doigt. Celui dont elle avait besoin.

Mais peu à peu, je réalisais que je n'avais plus la possibilité de me racheter. Je ne pouvais plus lui offrir un autre rêve. Je ne pouvais pas effacer la marque que j'avais laissé. J'étais bien des choses, mais je me suis toujours promis de ne jamais être un bourreau. Pas avec elle. C'était ridicule. Ce jeu devenait dangereux. Auparavant, j'aurai répondu qu'il suffisait d'apprendre de ses erreurs. Que retourner dans le passé n'arrangerait rien. Sauf qu'aujourd'hui, j'étais incapable de ne pas être dévoré vivant par une culpabilité qui n'était que trop justifiée. Dans l'idéal, je lui aurai menti. Je lui aurai dit qu'elle n'avait qu'à sortir. Je l'aurai jeté dehors. Je l'aurai laissé pleurer pendant des jours si c'était ce dont elle avait besoin. Mais la vérité c'est que c'était devenu trop dur, avec elle. Et que quoi qu'il arrive, on tomberait à deux. Le soucis, c'est que je refusais qu'elle m'aide à me relever par obligation. Je refusais de la voir comme une épave, un corps sans âme. C'était ironique, vraiment. Elle était dotée d'une plus grande compassion que n'importe qui d'autre, et j'étais peu à peu devenu l'homme qui possédait un cœur aussi froid que de la glace. C'était cette opposition qui avait conduit à ça. C'était ma cruauté, le monstre en moi qui en désirait toujours plus, qui avait détruit ses illusions.

Elle était si fragile en cet instant présent. Je pensais qu'elle me repousserait, mais c'était pire. Elle acceptait. Elle obéissait. « I know. Me too. » Je caressais lentement son dos, pour calmer les soubresauts. « You have nothing to be sorry for. » C'était plus un murmure, et j'avais peur qu'elle ne l'entende pas, tout comme j'avais peur qu'elle l'entende. J'étais assailli par ces oppositions, ces paradoxes auxquels je ne trouvais aucune solution. Si j'avais su, je ne l'aurai jamais emmené ici. Si j'avais su, je l'aurai protégé de cette vague d'horreur dans laquelle elle a été poussée.

« Thad....Are we gonna be alright ? » Je la repoussais légèrement afin de déposer ma main sur sa joue. « We will be, I promise you. I know I'm not... I'm not the person you wished I was. » Je pris une brève inspiration. Qui aurait cru que la vérité serait aussi dure à dire ? « I will fix this. I will make you a real queen, because that's what you deserve, and that's what you are to me. I don't want you to be scared of me. This is not who you are. You are strong. »

Je déposais un baiser sur son front. Je savais que dès le lendemain matin, ce que je venais de dire ne resterait qu'un souvenir. Parce que je n'étais tout simplement pas un homme qui redeviendrait humain. C'était ça, la différence entre moi et les autres. C'était que j'avais abandonné les sentiments. J'avais abandonné la compassion. Et la seule personne qui réussissait à briser cette glace dans laquelle j'avais emmuré mon cœur, c'était elle. Pendant un bref instant, elle était capable de retrouver l'homme que j'aurai pu être, si je n'étais pas obsédé par le pouvoir, si je n'étais pas obsédé par le jeu. Si je n'étais pas obnubilé par le besoin de gagner. « Everyone wants to be us, Circée. The difference is that none of them will ever be. »

Et peut être que dans un sens, ils étaient plus chanceux que nous.

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Message Posté Mer 24 Avr - 11:12.


« You have nothing to be sorry for.  »

Des raisons, elle en avait plus qu'elle ne pouvait l'imaginer. Parce que tout s'écroulait dans des ruines noires et sauvages devant elle, elle ne contrôlait plus rien. Elle ne contrôlait pas sa chute, tout comme elle n'avait pas contrôlé son ascension. La vérité s'emparait d'elle comme une brise glacé. Elle l'enserrait de ses mains froides et sèches et la laissait à terre, au milieu des trophées de guerre oubliés. Au milieu des gloires passées.

« We will be, I promise you. I know I'm not... I'm not the person you wished I was.  »

Parfois, elle n'arrivait plus à dissocier ce dont elle avait peur de ce qu'elle désirait. Parfois, c'était exactement la même chose. Parfois, il lui était impossible de le savoir. Et pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, elle l'avait vu, lui aussi, perdre tout contrôle. Elle s'en renait compte, à présent, il était comme elle. Elle aurait voulu qu'ils révèlent le meilleur d'eux même. Une partie d'eux qu'ils n'avaient jamais vu. Ils avaient seulement accentué la part d'ombre qui les caractérisait. Deux êtres qui tentaient par tous les moyens de rester dans cette petite parcelle de lumière qui flottait, là. Mais de lumière, il n'y en avait plus, à présent. Ils étaient seuls face à leurs démons. Perdus dans des histoires qu'ils ne racontaient plus.

« I will fix this. I will make you a real queen, because that's what you deserve, and that's what you are to me. I don't want you to be scared of me. This is not who you are. You are strong.  »

Les mots s'échappaient si vite qu'elle n'arrivait plus à les attraper. Dans l'infini des temps, dans l'infini des espaces, elle avait réussi à se former. A se construire. Et elle avait duré un temps. Circée la combattante. La force et la colère personnifiée. La tête haute. Le regard fier. Parce qu'elle savait exactement ce qu'elle voulait, et comment faire pour l'avoir. Elle avait duré un temps. Un instant minime, avant d'exploser. Un tas de cendres froides. Plus rien ne l'habitait à part l'angoisse. Elle ne savait plus ce qu'elle voulait. Et elle ne savait plus comment l'obtenir. Alors elle devrait lui obéir. Le laisser trouver ses désirs à sa place. Peut-être qu'elle se reconstruirait un jour. Mais quelque chose s'était cassé, ce soir d'hiver. La confiance était tombée. Et Circée savait qu'elle ne pourrait jamais s'en relever.

«  Everyone wants to be us, Circée. The difference is that none of them will ever be.  »

Un sourire amer, elle secoue la tête et se détache de son emprise. Il n'a donc rien compris, qu'elle se répète en boucle dans son esprit meurtri. Il l'avait brisée, comme on brise une promesse. Mais elle n'a pas le droit de l'abandonner. Il y a du sang ses ses mains, à elle aussi. Elle est compromise. Elle est dedans. Elle ne peut plus sortir. Elle cherche des issues sans en trouver. Elle est coincée. Pour la première fois dans sa vie, elle est dans une impasse. Et elle la subit. Elle avait eu l'audace d'espérer. De gouter au bonheur de son rêve. Et maintenant, elle devait en payer le prix.

«  Our love was made for movie screens.  »

Sa voix est faiblarde, presque monotone, mais elle est cynique. Ils jouent un rôle, et il le sait mieux qu'elle. Un rôle pathétique qui ne leur survivra pas. Il est le héros, elle est la femme fatale. Toujours la même histoire. Tous les couples heureux se ressemblent. Mais les couples malheureux, ils le sont chacun de leur façon. Elle, elle venait de découvrir qu'elle faisait partie de la deuxième catégorie. Qu'elle n'obtiendrait jamais ce qu'elle désirait tant. Ce qu'elle redoutait tant. Parce qu'il la terrifiait autant qu'elle le désirait, cet homme aux plans obscurs. Il avait pris son âme. Il l'avait déchirée. Et pourtant, elle n'arrivait pas à s'en libérer. Elle n'arrivait pas à lui en vouloir autant qu'elle le voudrait. Elle n'arrivait pas à quitter la pièce. A s'affranchir de son regard par lequel elle existait.

« Nobody's perfect Thadeus. All the variety, all the charm, all the beauty of life is made up of light and shadow.  »

Elle posa sa main sur sa joue pour le rassurer. Elle tombait amoureuse de son bourreau. De celui qui causerait sa perte. Elle le laissait prendre possession de son cœur à nouveau. Promesses brisées sur promesses brisées. Mensonges sur mensonges. Illusions déployées comme les voiles d'un navire, pour faire face au vent. Mais la vérité, c'était qu'elle n'avait plus la force de lutter. Elle jouerait le jeu. Elle était totalement perdue dans le chaos qu'était devenu son âme et son couple. Elle serra les lèvres et se retourna pour sortir.

«  All we have to do is wait...  »

Until they kill us.





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Message Posté Jeu 25 Avr - 1:26.



« No one knows what it's like, to be hated, to be fated, to telling only lies. »

« Abraham Lincoln a dit : Sois un des meilleurs, quoi que tu sois. »

Aujourd'hui, la société nous pousse à nous surpasser. Elle nous démontre que c'est par le pouvoir que nous réussissons à marquer notre passage sur terre. C'est nécessaire de prouver à quiconque que nous sommes des héros. Des demis dieux. L'homme est né pour être au sommet de la chaîne alimentaire. C'est nous détruisons, c'est nous qui pillons sans relâche. Et c'est nous qui seront le symbole finale de cette guerre qui a été livré entre cette planète et nous même. Les raisons sont diverses, mais toujours semblables : religion, point de vue, argent. On se dispute sans une seule minute de pause parce qu'on désire toujours ce qui se trouve chez le voisin.

On se persuade qu'on est mieux que les autres, et on s'améliore parce qu'il n'y a que ça à faire. Parce que pour qu'on se rappelle de vous, il faut se battre. Il faut prétendre être meilleur que tout les autres. Il faut être au dessus de la masse. Sauf qu'en essayant d'être le meilleur, on écrase les autres. On devient ce monstre dont tout le monde a peur, on devient cet être abominable qui terrorise les plus faibles et qui utilisent la force de leurs bras pour monter plus haut. C'est idiot qu'aujourd'hui, tout soit fondé sur la destruction. J'étais peut être destiné à devenir ce qu'ils ont décidés que je deviendrais. Peut être qu'en pensant m'éloigner de la société, je n'ai fait qu'être un exemple flagrant de ce qu'elle peut infliger à l'homme.

J'avais l'impression que personne ne réalisait à quel point il était difficile de vivre dans un monde qui ne serait jamais assez grand. Je pouvais continuer à hurler, puisqu'il n'y avait personne capable de réaliser. Il n'y avait personne qui ne vivait comme je l'ai fait. Je me cachais derrière ces mensonges comme derrière un écran invisible, comme derrière une vitre indétectable, parce que la vérité, c'est que je voulais réaliser mes rêves. C'est que je voulais les entendre clamer mon nom. Je voulais savoir que je n'avais rien raté. Que j'étais sauvé. Mais j'ai rapidement compris que c'était impossible. Parce qu'on ne peut pas rattraper ses erreurs, parce qu'on ne peut pas effacer ses péchés. Chaque histoire possède son héros, et son méchant. Et en l’occurrence, j'incarnais les deux. J'étais le bourreau et la victime. Mais personne ne me verrait de cette façon. Lorsqu'ils reparleront de moi plus tard, je ne resterais que l'homme qui a essayé. Et celui qui a échoué. L'homme qui était si mauvais qu'il a fait tremblé toute une population. L'homme qui n'était pas réellement humain.

« Our love was made for movie screens. » Le pire dans l'histoire, c'était de savoir qu'elle mentait. De savoir que ce que je tenais dans mes bras n'était qu'une douce illusion. Un rêve que je venais de briser de mes propres mains. Un rêve que j'ai touché du bout des doigts. Un rêve que je n'ai jamais pu dire à quiconque. Elle était morte avant même d'avoir pu vivre. « Nobody's perfect Thadeus. All the variety, all the charm, all the beauty of life is made up of light and shadow.  » Elle posa sa main sur ma joue, et je fermais les yeux un instant, en me demandant si j'étais capable de prétendre que tout ceci était réel. Je fermais les yeux, et je me demandais si j'étais capable de l'abandonner, si je serais capable de l'abandonner si c'était nécessaire. «  All we have to do is wait... » Puis je retournais dans la réalité. « I'll join you soon. Good night. » Elle se sépara de mon étreinte et sortie du bureau en refermant délicatement la porte.

Pendant un instant, je laissais le silence s'emparer dans la pièce. Et quand je fus sûr qu'elle était à l'intérieur de la chambre à l'étage, je relâchais la tension dans mes muscles avant d'observer la pièce autour de moi. Tout n'était qu'un sombre mensonge. Tout n'était pas réel. Je n'avais pas réel, et elle ne l'était pas. Et pourtant, j'aurai tellement aimé que ça le soit. C'est pour ça que ce n'était pas un éclat de colère, ou de frustration, lorsque je renversais tout ce qui se retrouvait sur mon bureau. Lorsque je jetai les livres au sol, et lorsque j'appuyais mes mains et ma tête contre le mur à la fin de cette destruction. C'était du désespoir. Le désespoir d'un homme qui n'arriverait jamais à gagner. Le désespoir d'un homme qui avait déjà tout perdu.

No one knows what it's like, to be the bad man, to be the sad man.

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CIRCEE&THADEUS ❧ Nobody's gonna do like I for you [terminé]

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