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Sujet Global - L'inauguration
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Dominus Tenebrae
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Message Posté Sam 25 Mai - 19:48.

Evénement 12 – saison 2
La statue de Pritchard

● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●

Ce matin, c'est en compagnie d'un beau soleil que les londoniens peuvent se promener dans la ville. C'est un jour bien particulier pour un personnage très spécial. Cet individu allait être honoré d'une manière dont tout homme de pouvoir rêverait de l'être. Qui aurait cru qu'il en arriverait là, alors que tout n'a été que chaos ces derniers mois? Qui pourrait dire, en cette si belle journée, qu'il y a encore une semaine, Londres était prise d'assaut par la terreur pendant le réveillon du nouvel an? Entre la révélation de noms de résistants, le combat qui suivit celle-ci, le corps de cette jeune femme flottant au-dessus de Big Ben et ce mystérieux compte à rebours qui était apparu, cette date avait définitivement marqué les esprits.

Mais aujourd'hui serait fêté le retour de la magie, qui fut possible grâce à Thadeus Pritchard, et c'est en son honneur qu'une statue sera érigée. Tous les sorciers ont été invité à l'évènement, et la place devant Gringott's était à nouveau remplie, comme lors du réveillon de la nouvelle année. Ils allaient fêter la magie et leur héros. La statue était cachée par un voile géant, afin que la surprise soit de taille. L'endroit était magnifiquement décoré, et ça en faisait rêver plus d'un. Les enfants comme les adultes étaient émerveillés par ce qui se trouvait devant eux. Mais bien évidemment, la sécurité du ministre n'était pas négligée et la place était encadrée par des aurors et des forces spéciales armées du ministère. De quoi rappeler aux londoniens les événements des jours passés et que des moyens avaient été pensé en cas d'ennuis de n'importe quel type.


Le staff de Londres.

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Stan A. Jablonowski
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Message Posté Mar 28 Mai - 3:32.
8 janvier



« Combien ? » Tu t’approches de lui, son souffle glissant près de ton oreille. Son haleine est âcre, un mélange de vieux tabac, de Whisky pur feu, qui fait défaut à tes sens, ton odorat se rebutant face à cette odeur pour le moins désagréable. Sa main s’accroche doucement à la tienne, ses doigts craquelés resserrant son étreinte, ses ongles pointus glissant sur ta peau. Votre apparente proximité n’est pas sujette aux commérages, dans cette allée sombre, où seuls les habitués viennent s’y perdre. Ici tout le monde sait comment les affaires marchent et deux personnes échangeant ainsi, est monnaie courante. Pourtant, tu n’aimes pas ce genre de méthodes et tu évites soigneusement ces contacts qui troublent tes sens. Tu as finis par haïr que quelqu’un te touche, te frôle. Chaque caresse sur ta peau est une déchirure, une blessure qui s’inscrit profondément en toi.

« Bah ma d’moiselle, c’est trente Gallions, mais j’peux faire baisser l’prix si vous êtes généreuse avec un ptit vieux comme moi » Son regard lubrique se pose sur tes lèvres, puis s’accroche à ton regard. Sa proposition est claire et même si elle se veut humoristique, tu n’apprécies pas la tournure ni le geste. Tu sors ta baguette rapidement et la coinces au niveau de sa jugulaire. Ton autre main se retire de son étreinte et se pose avec violence sur son torse flasque. Tu places ton visage à sa hauteur, tes lèvres s’approchant des siennes, un rictus se prolongeant à leurs commissures. Tu toises le vieillard, plus virulente que jamais face à cet énergumène. Il croyait se battre contre une délicate fleur…il fait face à un serpent assoiffé de vengeance, dont l’esprit vindicatif est plus omniprésent que la raison.

« Ce s’ra vingt Gallions et si j’te r’vois faire ça, j’t’éclate ta ptite gueule de vieillard. » Tu glisses la monnaie dans sa poche et saisis sans attendre, l’objet de tes convoitises. Un dernier regard et tu t’éloignes rapidement, recouvrant ton visage d’une longue capuche noire, ton ombre se glissant à travers les rues. L’objet est coincé sous ta cape, précieusement caché contre ton cœur battant. Les choses peuvent commencer…et tu as l’intention de mettre le cours du temps en mouvement. Même à ta petite échelle…tu crois à l’effet papillon.

Tu ne sais pas exactement ce qui te poussait à assister à cette cérémonie. Tu n’affectionnais pas le gouvernement et l’attitude de Pritchard réveillait en toi, des sueurs froides, une haine profonde face à un homme qui pensait conquérir le monde, alors que la population, ta population, ta famille, crevaient devant ses yeux. Tu n’étais même pas certaine que ta petite sœur était en vie. Tu n’étais même pas certaine que ta mère l’était. Tu n’étais certaine de rien, la seule chose de concrète, étant l’égocentrisme d’un homme dont la folie du pouvoir l’avait abruti. Tu n’étais pas cependant pour ou contre Pritchard. Il y avait dans les travers de cet homme, des côtés qui te laissaient perplexe, t’interrogeant sur ce qu’il était véritablement. Cependant, tu restais éloignée des histoires dans lequel tu aurais pu te tremper, par sécurité. Tu avais à ton effigie un dossier témoignant de ta participation à la bataille aux gradins de Beauxbâtons. Heureusement, après la mort d’Antonin, tu étais retournée en Pologne, te plongeant dans un mutisme et dans une passivité qui en avait effrayé plus d’un, te permettant de tasser les soupçons sur toi. Mais maintenant que tu travaillais à Azkaban, tu savais que tu allais être surveillée. On espionne inlassablement ceux qui côtoient de près ou de loin le milieu carcéral.

Tu fais attention de recouvrir tous tes tatouages et à dissimuler l’objet que tu caches sous ta cape. Heureusement, il passe inaperçu face aux détecteurs des Aurors. Mais le risque est différent une fois les portes passées…le risque est en nous-même. A quel moment le geste, le souffle, le regard, rappellera au peuple les horreurs passées, le poussant au vice, au cri, à la déraison. A quel moment, tu sentiras dans tes veines, des années de souffrance, de haine, de rage, exposer ? Prostrée loin de la statue, éloignée aussi des Aurors, de la sécurité, tu attends…Pourquoi es-tu ici Stan ? Pourquoi?

Il est encore tôt, et déjà la population se presse. Accrochée à un dernier espoir, à l'apogée d'un homme, aux souvenirs de brillance et de grandeur, cette cérémonie apporte ce dernier souffle avant la mort. Ce dernier instant qui ramène à la vie. Qui fait que la Terre semble moins cruelle, moins terrible. Ce moment où toute raison disparaît pour les simples sentiments. La majorité des gens vient ici pour cela: revivre. Oublier ces numéros au-dessus de Big Ben. Oublier cette épée de Damoclès. Et il y a des gens comme toi...qui viennent par curiosité. Par soif de vengeance. Par soif d'expression. Tu n'as pas de réelles cibles. La seule chose dont tu es certaine, c'est ton coeur qui brûle inlassablement de cette rage noire. Tu ne veux plus te taire. Et pourtant, derrière les belles parures et ornementations, tu te caches sous ta cape noire, ombre de cette belle journée, nuage dans ce ciel faussement dégagé.
(c) AMIANTE




Dernière édition par Stan A. Jablonowski le Mar 28 Mai - 13:03, édité 1 fois
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Niels Werner
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Message Posté Mar 28 Mai - 6:13.
Une statue.

En l'honneur de lui.

Werner avait lu et relu l'invitation que Vera avait reçu par hibou – bien sûr qu'il lisait son courrier. Il faisait bien ce qu'il voulait, dans la vie, et voilà. Puis, de toute façon, l'invitation officielle s'était lue d'elle-même dans l'entrée de la maison de la Russe. Il n'en avait pas crû ses oreilles et avait dû relire la chose plusieurs fois pour vraiment assimiler ce qui était écrit.
Pritchard allait inaugurer une statue à son effigie.
Si ce n'était pas une blague, c'était au moins le truc le plus hilarant qu'il avait vu depuis longtemps.

Et évidemment, ils avaient pris la décision d'aller à ce dévoilement. Au moins pour se payer le plus gros fou rire du monde.

Les deux sorciers entrèrent dans Gringotts, parmi tant d'autres. Des journalistes, des badauds, des notables, des Aurors. Il échangea une œillade avec un mafiosi, Auror de profession officielle. S'il y avait un problème, il saurait sur qui se replier. Werner sortit son paquet de cigarettes de sa poche et en alluma une distraitement, passant devant des gardes impassibles et des enfants émerveillés. Putain, mais ils avaient jamais vu une banque? Ils avaient jamais vu Pritchard? Pourtant, avec l'ego qu'il semblait se taper, on devait pouvoir le voir de la Lune. Ses doigts lissèrent distraitement ses vêtements. Une avance sur son salaire lui avait permis de dégoter des fringues propres, non trouées, et il avait enfin un peu d'allure. Les t-shirts déchirés et tachés de sang, ça va deux minutes, mais pas dans un lancement à la mords-moi-le-noeud. Et Vera était magnifique. Comme toujours. Même si il la préférait toute nue – quoique ça, il aimait bien le garder pour lui. Ses yeux couraient sur toute la foule et il avisa le photographe de la Gazette, plus loin, qui se tourna subitement vers eux. « Werner, madame Adamovitch, une petite photo pour la Gazette? » Le ton était taquin. Évidemment qu'ils étaient là officiellement pour travailler et officieusement pour rire. Observer. Mais ça ne les empêchait pas de se prêter au jeu. Le sorcier jeta sa cigarette au sol, puis se pencha et embrassa la délicieuse Russe profondément. Le patin du siècle. Le flash de l'appareil-photo se fit entendre, les gloussements aussi, et lorsqu'il relâcha Vera, ce fût pour lui adresser un clin d'oeil. Et se rallumer une cigarette : « Ça fait plaisir, mon cœur. Alors, il est où, tête enflée, qu'on voit sa statue? »


Dernière édition par Niels Werner le Dim 9 Juin - 23:31, édité 1 fois
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Message Posté Jeu 30 Mai - 22:25.
Le soleil effleurait ses cheveux teintés de reflets cuivrés et blonds. Le protecteur de la magie, fidèle au poste, se tenait, observant chacune des préparations, raide comme un piquet. La foule qui se pressait au devant de la scène, là où se déroulerait la cérémonie. L'idée l'avait surement surpris, mais on l'avait convaincu. Elle devait être légitime oui, c'était une récompense à la mérite de ce qu'il avait fait non ?La gigantesque statue était dissimulé par une voile discret, enfin autant qu'il pouvait l'être. Il ne l'avait pas vu. Il la découvrirait avec les autres. Comme toujours depuis le début de ses fonctions, il se tiendrait aux cotés du ministre. Cette fois il avait en partie supervisé les troupes d'aurors, même si il ne s'agissait pas là de ses fonctions habituelles. Londres et le monde avait tremblé. On aurait pu croire en ce moment parfait, l'heure du ministre, celui précédemment le dévoilement de sa statue qui rien ne c'était apparemment passé. Rien si ce n'était atmosphérique rude qui flottait de façon constante dans chacun des lieux. Le ministre avait sauvé le monde, désormais ce jour était son heure, la concrétisation de la salvation apportée par celui-ci.

Ceux qui capricieux avait tenter de prendre le monde magique, était désormais traqués par les troupes spéciales organisées à cette effet. Il ne pouvait s'empêche de ressentir cette boule au ventre, et cette idée qui le taraudait. Il se sentait las, pour la première fois depuis... une éternité. Ce n'était pas la même lassitude. Non. Celle-ci semblait avoir un arrière goût amer. Ces événements qui ne semblaient plus finir, ces nouvelles guerres, ces nouvelles batailles, ces nouvelles victimes. Titre honorifique certes, il s'était en partie tenue à l'écart des interventions qui étaient du fait des responsabilités de ses collègues. Il lisse une einiéme fois le tissu sombre de sa veste, regard planté dans le lointain, impassible face à la foule qui se presse. Les curieux, les fervents, les dévoyés. Le décor est splendide, on s'y est appliqué, et plus de fête il a des allures de distinction, mais comme un bijou creux. Les mots de Pritchard retentissaient toujours dans son esprit. « Digne de recevoir la magie..» Élément générateur de conflits à contrôler maintenant que tout les artefacts étaient en leur possession. Un nouvel ordre, un nouveau monde, un nouvel univers. Mais aujourd'hui on fêtait un événement joyeux : le retour de la magie grâce à celui qui les avaient tous sauvés et dont le nom jamais ne serait oublié. Il exhiba un grand sourire, il l'aurait sans aucun doute voulu un peu moins faux...
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Message Posté Mer 12 Juin - 15:43.
Le soleil surplombait Londres et ses splendeurs. Big Ben était toujours là avec ses malheurs et des souvenirs parfois douloureux au vue des récents événements qui s’étaient déroulées dans la capitale. Tout se chamboulait, et même pour moi, une hyperactive qui vit sa vie à cent à l’heure, cela allait un peu vite pour moi et que j’avais du mal à tout assimilé. January partit, William qui ne me reconnait pas, Andrew … bref… Andrew… La résistance, ou le ministère tel était la question qui tournait encore et encore dans ma tête, qui tournoyait sans cesse comme un cercle infini. J’étais neutre dans cette guerre, j’avais confiance dans le ministère mais je ne laisserais pas tomber les gens que j’aime pour rien au monde. Aujourd’hui plus que jamais, j’avais besoin d’eux. Mes doutes, mes peurs, mes appréhensions expliquaient le pourquoi du comment de ma présence ici. Un jour tout particulier pour une personnalité qui n’avait pas finit de faire parler de lui. Nous allions célébrer le retour de la magie et cela grâce à Thadeus Pritchard, il faisait des bonnes choses le ministère. J’étais quelqu’un qui voyait le bien dans chacun d’entre nous, et malgré mes expériences fâcheuses je voyais toujours la vie en rose du moins je m’efforçais qu’il en soit ainsi. Je savais que si je commençais à voir la réalité du monde, je sombrerais en même temps comme lui, comme mes désillusions sont tombées avec la chute de l’organisation secrète. Pritchard, un homme que je devais jauger. Savoir ce qu’il en retournait de sa politique et voir s’il n’y avait pas anguille sous roche. Une statue allait être érigée à son effigie, pourquoi pas.

Un hibou.
Une invitation.
L'inauguration.
Gringotts.

J’étais invitée comme tous les autres sorciers, et je n’aurais manqué cela pour rien au monde sachant que je n’avais pas pu être présente pour le réveillon. Je me trouvais avec une petite robe et des escarpins noirs sur la place devant Gringott’s. J’avais passé sans problème le détecteur des aurors, en même temps j’étais blanche comme neige, un petit oiseau qui n’avait rien à se reprocher. J’étais en danger, car j’en savais trop (et pas assez) sur Andrew et sur l’OS ; également car mes amis étaient recherchés activement car ils étaient résistants, pour me préserver j’avais des nouvelles de personne, ce n’était qu’une question de temps avant que les ennuies n’arrivent à ma porte. La statue n’était pas encore dévoilée, elle était cachée par un voile. J’étais curieuse de la découvrir, Thadeus dans toute sa splendeur il avait du faire les choses en grand ! La place était ultra sécurisée, et malgré cela je ne me sentais pas en sécurité…ce n’était guère rassurant de voir que nous étions en danger, et que pour cela il fallait déployer des aurors pour notre sécurité. Le malaise du pays. J’admirais le décor qui m’entourait, c’était absolument fabuleux. J’appréciais le spectacle, et même si mes souvenirs étaient assez macabres j’espérais trouver un moment d’accalmie lors de cette inauguration.
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Message Posté Dim 16 Juin - 11:49.

In this farewell there's no blood, there's no alibi. Cause I've drawn regret from the truth of a thousand lies. So let mercy come and wash away.


À peine le soleil timide et réconfortant avait-il illuminé de ses rayons faiblards les rues pavées de Londres que déjà la foule grouillante et bruyante se pressait dans la capitale. Sans doute était-ce la première fois depuis le massacre du nouvel an que l’on voyait sorciers et sorcières sortir sans crainte, se mêler les uns aux autres sans que cette ombre morbide ne vienne masquer leurs opales inquiètes. Comme si rien ne s’était jamais passé – comme si tout semblait revenir à la normale.  

Tu n’avais cessé de relire les mots griffonnés mécaniquement sur ce parchemin rugueux que Tobias Hemingway t’avait tendu. Une inauguration – statut à l’effigie de cette homme que tous acclamait comme un héro, le sauveur de la magie. Étrangement,  cette invitation te laissait de glace et elle semblait plutôt réveiller en toi une perplexité étouffante. Presque dérangeante. Pourtant, à peine ton paternel avait-il laissé couler son intention d’assister à la cérémonie que tu t’étais empressé d’accepter de l’y accompagner. Si la question t’était posée, certainement prétendrais-tu te rendre sur place dans un but essentiellement journalistique. Mensonge. Tu n’éprouvais nulle envie de mêler ta personne à ces gens. Ton opinion à propos du Ministre n’était que plus mitigée et confuse alors que les temps s’assombrissaient. Trop de victimes. Trop d’innocents sacrifiés. Tu ne te rendais à la commémoration que pour faire bonne figure – autant auprès de ton père qui te toisait du coin de son œil farouche, qu’après de la communauté magique qui commençait à se familiariser à ton nom.

C’est avec un air maussade collé à la figure que tu poses pied sur la place de Gringott, le pas assuré cependant, pour ne point afficher ton désappointement. La foule murmure, pointe de leurs doigts tremblants l’immense masse couverte d’un fin voile qui se dresse aux abords de la scène. Les flashs des photographes t’éblouissent, tu plisses les paupières, évitant soigneusement de te trouver dans l’objectif. Tu détestes les apparitions publiques. Tu serres les dents, aperçois plus loin ta patronne et son chien galeux accroché à sa hanche, s’obstinant à suivre la beauté russe dans les esquisses de ses moindres mouvements. Levant les yeux au ciel, tu ne retiens pas le ricanement moqueur qui glisse entre tes lèvres. Tes relations avec Niels n’avaient jamais été bien courtoises, mais elles s’avéraient plus tendues encore depuis son retour dans la capitale. Pourtant, tu t’approches du couple médiatique, esquivant la populace d’un mouvement souple d’épaule. Plus encore que les apparitions publiques, tu n’approuves guère les contacts physiques. Ils te dérangent. Te rendent mal à l’aise.  Tout comme l’ambiance plombée de cette cérémonie. « Miss Adamovitch. Werner. » Tes doigts s’emparent de la main porcelaine de Vera, d’où tu y déposes une bise furtive et polie, avant de tendre une poignée à ton agaçant collègue. Tout n’est encore que question d’image. Rester cordial et à sa place en toute occasion.
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Message Posté Dim 16 Juin - 12:46.


greatness dies, unsung and lost, invisible to history.

Je ne savais pas ce que je foutais là. Je ne savais pas pourquoi j’étais là ni pourquoi j’avais accepté de venir. Tout ce que je sais c’est que j’étais au milieu de la foule, attendant patiemment qu’une stupide statue soit dévoilée au grand jour. Certes, j’étais passé du côté de Pritchard après ce qui s’était passé la semaine précédente mais, je n’en avais vraiment rien à faire de voir une statue à son effigie. Mais, mes parents me l’avaient demandé et je ne pouvais pas leur refuser ça, surtout pas après avoir quelque peu déserté le repas de noël. Alors j’avais enfilé une jolie robe, des jolies chaussures. Je m’étais coiffée de manière sophistiquée et j’avais mis un maquillage discret mais élégant. Je devais faire bonne figure, faire honneur aux Scott comme me dit si souvent mon père. Alors, je jouais le jeu de la fille parfaite mais sans réel entrain. Toutes ces convenances me barbaient et je n’avais qu’une hâte, partir loin.

Je marchais dans la foule aux côtés de mes parents, saluant les gens qu’il y avait à saluer, leur offrant mon plus beau sourire mielleux et faux. Ils complimentèrent ma mère et moi sur nos tenues et félicitèrent mon père d’être accompagné de si jolies femmes. Je lâchais parfois des soupirs d’agacement en voyant le regard lubrique de certains. Je finis par m’excuser auprès de mes parents et partis de mon côté. Je cherchais dans la foule, avec espoir, le visage de Gabriel. J’espérais qu’il serait là et que je pourrais passer mon temps avec lui, ça passerait plus vite. Mais je ne le trouvais pas. Je marchais alors sans réel but, me promenant en slalomant entre les gens, espérant tomber sur quelqu’un que je connaissais. Je vis dans la foule, Vera Adamovitch et son compagnon dont je ne me souvenais absolument pas de son nom. Je les saluais d’un signe de tête et poursuivis mon chemin. Je croisai une étudiante que j’avais déjà vu à l’université dont je n’avais aucune idée de comment elle pouvait bien s’appeler. J’hésitai à aller la voir mais en fait, je me ravisai. Je ne la connaissais ni d’Eve, ni d’Adam et j’étais pratiquement sûre que j’avais des chances de ne pas m’entendre avec elle. Je finis par percuter quelqu’un.

« Excu… »

Je ne finis pas ma phrase lorsque je vis dans qui j’étais rentré. John Hemingway. Le frère de Gabriel et l’officiel casse-pied qui voulait que j’arrête de parler à mon ami.

« Tu peux pas faire attention Hemingway ! Regardes où tu marches bon sang ! »

J’étais une peste, ça ce n’est un secret pour personne, mais je l’étais deux fois plus avec lui. S’il y a bien une chose que je déteste, c’est qu’on me dise quoi faire et c’est clairement ce qu’il faisait en me demandant de ne plus m’approcher de son frère. J’eus un sourire narquois.

« Il est où Gabriel ? »

Provoquer pour mieux m’amuser car oui, j’allais m’amuser s’il commençait à me faire la morale comme d’habitude. Pauvre petit, toujours à la botte de son papa chéri. 

made by ℬlue ℐⅴy
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Vera E. Adamovitch
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Message Posté Dim 16 Juin - 16:37.

Elle était sur le fil. Le couple de Pritchard avait volé en éclats et nuls n’étaient au courant. Son plan avait fonctionné, mais elle se trouvait dans une posture délicate, presque dangereuse. Elle aurait voulu éviter cette inauguration, trouver une excuse pour ne pas avoir à affronter le regard qui se ferait probablement perçant de Thadéus. Elle avait brisé son couple. Elle l’avait affaibli, avait trouvé son point faible. Mais aujourd’hui plus que jamais, la place sociale de Vera Adamovitch était menacée. Seulement, elle n’avait pas prévu que ce soit Niels qui trouve l’invitation. Elle n’avait toujours pas trouvé le moyen de lui avouer qu’elle faisait partie de la Résistance et que toutes ses actions avaient le même but : détruire Pritchard, et son gouvernement bâti sur des mensonges. Alors, elle avait accepté d’y aller quand même au bras de Werner, quitte à s’attirer les foudres du ministre qu’elle narguerait d’une façon ou d’une autre.

Ce jour-là, Gringott’s était rempli de sorciers en tout genre. Même ceux les moins fréquentables pensa Adamovitch en apercevant une jeune femme qu'elle avait engagé pour effectuer quelques légers travaux plus ou moins légaux. Un sourire poli aux lèvres, Vera salua amis, connaissances et collègues. Tous étaient venus pour la même raison, rendre hommage au héros de la nation. Celui qui avait ramené la magie aux sorciers. Celui qui contrôlait toute cette magie. Du coin de l’œil, la rédactrice en chef repéra le détenteur de l’artefact magique de Londres qu’elle salua d’un léger signe de tête, avant de se retrouver dans les bras de Werner sous le flash de l’un de ses propres photographes. « Si cette photo quitte votre appareil, considérez que vous êtes viré. » , la voix était sèche mais contrastée par un léger sourire. Pour l’instant, Niels avait tenu sa promesse et était toujours à ses côtés. Elle ignorait pour combien de temps, mais le journaliste était probablement en train de battre son propre record. Une seule femme depuis deux semaines, cela tenait du miracle.

Elle n’aimait pas cet endroit, ni la raison pour laquelle elle s’y trouvait. Elle avait peur de ce que Pritchard préparait, de ce que la Résistance pouvait également faire. A dire vrai, elle était dans un état perpétuel d’angoisse. Elle angoissait à la simple idée de voir apparaître Thadéus, peur de justement laissé paraître ses sentiments. Elle devait rester stoïque, jouer son rôle et surtout contrôler Werner qui ne se priverait pas de lancer quelques piques désobligeantes. Mais la réflexion de Vera fut stoppée par l’arrivée de l’un de ses meilleurs journalistes, mais également l’un des meilleurs ennemis de Niels. Mettre les deux à proximité c’était laissé la porte ouverte aux problèmes. Néanmoins, c’est le sourire aux lèvres que Vera salua l’arrivée du jeune homme. « Bonjour John, comment allez-vous ? J'espère qu'ici au moins, vous deux saurez mettre vos différends de côté. » Sous forme de boutade, la menace était sérieuse, même s'ils n'étaient pas ici dans l'exercice de leurs fonctions, elle se sentait tout de même responsable du comportement de ses employés.

Image, image, image. Celle d’une simple conversion au milieu de milliers de sorciers aveuglés par des promesses vides. Mais finalement, tout le monde n’était peut-être pas au courant des convenances. La jeune Earth Scott fini par bousculer Hemingway et sans la moindre gêne se mit à l’apostropher à la grande surprise de Vera, qui n’appréciait pas spécialement le caractère de la jeune femme beaucoup trop sûre d’elle. « Il me semble que lorsque l’on interrompt une discussion, miss Scott, la moindre des choses est de s’excuser, ou du moins de saluer poliment les participants. »

_________________
hear me roar ◈
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Niels Werner
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Message Posté Dim 16 Juin - 23:55.
Il rit à la menace de Vera à Blacklaw – bon, elle était sérieuse, mais pas tant que ça non plus. Et pis, Peter avait beau être un Gryffondor, donc incapable de jugeote, il n'était tout de même pas suicidaire. Il compléta donc les mots de sa patronne : « J'en veux bien un exemplaire, par contre. » Pour sa collection personnelle, tout simplement. Peter leva le pouce et alla plus loin dans la foule pour photographier quelques officiels, quelques personnalités importantes qui s'étaient déplacées pour cet événement. Il déposa un baiser sur les cheveux de la Russe, avant de retourner à sa cigarette. Et à la personne qui venait d'apparaître devant lui. Casse-pied en chef, soit John Hemingway. S'il y avait bien quelqu'un qu'il n'était pas heureux de revoir, avec son retour, c'était bien lui. Une poignée de main solide après qu'il ait cessé de poser ses lèvres sur la main de SA, euh, compagne, euh, Vera – un peu comme s'ils essayaient de se broyer mutuellement les jointures. Il n'avait pas perdu son sourire et avait accompagné son salut d'un « Hemingway » sans plus de fioritures. L'appeler par son prénom? Il ne l'appréciait pas assez pour ça. Pas du tout, donc.

Werner prit un air faussement étonné et souffla la fumée de sa cigarette au-desuss de sa tête avant de s'exclamer sur un ton plus qu'ironique : « Nous, des différends ? Je vois pas de quoi tu parles, après tout, on est tous ici pour voir le grand et merveilleux Pritchard ériger une statue à sa propre gloire, en toute modestie évidemment. » Ça sonnait si mal dans sa bouche. Dans sa bouche, sous ses traits amusés, dans sa voix chaude et railleuse, dans ses sous-entendus évidents. Il méprisait ce menteur, cet hypocrite, et il savait de quoi il parlait. Le héros de la plèbe. Il attendait déjà la remontrance quand une brunette bouscula Hemingway, avant de l'apostropher vivement. Elle lui plaisait déjà, cette petite... Scott, selon ce que Vera venait de dire. Sa main attrapa une coupe de champagne qui passait près de lui, et balança son mégot de cigarette dans une autre coupe du plateau qui flottait tranquillement dans la pièce. Il la but rapidement, assez pour pouvoir se rallumer une cigarette en commentant l'intervention de la jeune fille, marmonnant à l'oreille de sa patronne pour ne pas que le principal intéressé l'entende (et puisse à peine lire sur ses lèvres) : « Pour ce qu'Hemingway peut dire d'intéressant, on n'a pas perdu grand chose. Un sourire innocent, il tendit sa main à la jeune fille. Niels Werner. Vous êtes une amie de ce cher Hemingway ? »
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Message Posté Lun 17 Juin - 15:22.

In this farewell there's no blood, there's no alibi. Cause I've drawn regret from the truth of a thousand lies. So let mercy come and wash away.



La ligne rouge. Tel un funambule qui, les bras tendus de part et d’autre de son corps svelte, glissait sur la corde tendue au dessus du gouffre. Impassible – et pourtant torturé par cette angoisse si cruelle, cette fièvre inquiète de chuter dans un vide sans fin. Ton souffle était rauque – ta voix écorchée. Il était si évident que tu étais mal à l’aise en ses lieux. Parmi ces sorciers animés d’espoirs volatiles et éphémères. Et chacun des tes gestes, chacune de tes paroles pouvait te faire tomber d’un bord ou de l’autre de la ligne. Du bon comme du mauvais. Et sans doute le pire était-ce ce bandeau sombre qui t’obstruait la vue, te rendant incapable de distinguer où serait le bien, où serait le mal, de choisir de quel côté tu devais te laisser aller. Suivre le chemin patiemment tracé par la dynastie Hemingway, ramper sur la route que l’on t’avait attribuée et te courber sous le joug paternel ? Solution de facilité qui au moins avait le mérite d’assurer ta survie sans que tu n’aies à t’en soucier outre. Ou bien emprunter le passage escarpé par la vie, motivé par tes propres envies et tes propres passions – au risque de perdre ce qui te maintenait debout. Mais tu étais si aveugle. Si docile. Et il t’était plus aisé de suivre la voix de ton père qui te guidait le long de la corde, dans cette ascension dénuée de lumière. Un enfant. Voilà ce que tu étais. Un garçon perdu, sans rêves ni projets.

Et sous l’emprise de la poigne de Werner qui t’écrase les phalanges tout en marmonnant ton nom d’un air agacé, tu ne t’en sens que plus mal à l’aise. Les dents serrées, tu ne bronches pourtant pas – autant garder ta rancœur pour plus tard, tu lui revaudrais cette poignée de mains trop hargneuse à ton goût plus tard. Quitte à jouer l’hypocrite, tu affiches plutôt un mince sourire indifférent sur tes lèvres, balafre amère qui ne fit que plus encore ressortir la dureté de ton visage exténué. « Bonjour John, comment allez-vous ? J'espère qu'ici au moins, vous deux saurez mettre vos différends de côté. »  Haussement d’épaules. « Je me porte comme un charme, et vous ? Mensonge. Jamais encore auparavant tu ne t’étais senti si étouffé par ta propre personne. Cela va de soi, nous saurons rester… professionnels. » Un œillade lancée vers ton méprisable collègue, qui ne se laisse guère attendre pour renchérir – et en rajouter, de façon à se pavaner devant la voluptueuse Russe. « Après tout, on est tous ici pour voir le grand et merveilleux Pritchard ériger une statue à sa propre gloire, en toute modestie évidemment. » Tu retiens le venin qui perle à tes lèvres. Tu as fait une promesse à Vera – pas de dispute puérile en public. Pourtant, Werner n’avait guère enfilé des gants pour cracher avec mépris sur le Ministre. Certes, ton bord politique avait toujours suivi celui de ton père, plus par respect envers ton aïeul que par réelle conviction. Mais le journaliste était pertinemment conscient qu’il ne valait mieux pas aborder ce sujet en ta compagnie. Tu serres les points, enfouis dans les poches de ton costard trop étroit.

Tu n’aurais guère eu le temps pour une remontrance à l’égard de ton collègue. Un coup violent vient heurter ton épaule alors même que tu ravalais les mots acerbes qui te brûlaient la bouche. Tu fais volte-face et déjà tu reconnais ce visage de porcelaine familier. Earth Scott, bredouillant à demi quelque excuse avant de se rétracter, fronçant les sourcils pour mieux t’apostropher. « Tu peux pas faire attention Hemingway ! Regardes où tu marches bon sang ! » Un soupir las s’échappe de ta bouche et tu entends à peine ta patronne accueillir comme il se doit la jeune fille trop caractérielle, encore moins Werner se baissant pour murmurer quelques mots à l’oreille de sa douce avant de tendre sa main à Earth. Tes oreilles bourdonnent. Dans la foule, tu cherches de ton regard éteint la silhouette droite et fière de Tobias Hemingway. Il ne t’apparait nulle part. Ton sang ne fait qu’un tour. « Il est où Gabriel ? » Tu dardes ton regard un instant sur son visage de poupée agressive avec cette impression de t’enfoncer dans le sol. Tes doigts craquent contre tes paumes moites. « Pardonnez l'impolitesse de mon amie. Murmures-tu du bout des lèvres, fixant un détail qui ne semble apparaître qu’à toi. Et d’un tour de bras rapide, tu empoignes le poignée de la jeune fille pour la tirer plus loin. J’ignore où se trouve Gabriel à cette heure, mais si j’étais toi je ne chercherais guère à le trouver si tu ne veux pas risquer de croiser la route de nôtre père. Estime-toi déjà heureuse d’être tombée sur mon chemin plutôt que sur celui de Tobias. Maintenant, disparait, cesse d’ennuyer Gabriel et ne t’approche pas de nôtre famille. »
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Gabriel J. Hemingway
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♦ Nota Bene
: recherches de liens en tout genre.
: vos relations principales ici
: ce que vous avez sur vous en ce moment même.



Message Posté Lun 17 Juin - 20:57.





Il marche. Encore et toujours, sans jamais s'arrêter, sans jamais se retourner. Du monde. Beaucoup de monde. Trop de monde. Des visages étrangers le regardant de la tête aux pieds, le dévisageant, le jugeant. Il n'y prêtait plus aucune attention. Avec le temps, il avait appris à ne plus se soucier de ces regards inquisiteurs. Il se frayait un chemin parmi cette foule de plus en plus dense, de plus en plus noir. Une inauguration. Une statue à la gloire de Pritchard. Un moment de joie et de fête éphémère en ce temps d'incertitude. Une simple mascarade. Une astuce vieille comme le monde. Distraire, détourner l'attention. Tout ça pour gagner du temps. Pour mettre une stratégie en place, retomber sur ses pieds. Mais le mal était fait. Depuis le réveillon, la peur régnait dans les rues de la capitale. Des murmures s'étaient élevés dans les petites ruelles. Les gens parlaient. Beaucoup. De tout, mais surtout pas du bonheur d'être à cet événement. Il ne savait pas lui même la raison de sa présence sur cette place. La curiosité, très certainement. Il ne voyait que ça. Curieux de voir la réaction du peuple. Curieux de voir la stratégie du nouveau ministre se mettre doucement en place.

Il s'arrêta net, ne sachant que faire. Attendre ? Chercher des visages familiers ? Il tourna la tête et les aperçut. Un petit groupe de personne, faisant beaucoup de bruit. Une femme brune et ce qui semblait être son compagnon. Il ne les connaissait pas, mais son attention était portée sur les deux autres personnes. Son frère. John parlant avec... Earth. Que pouvaient-ils bien se raconter ? Il se rapprocha un peu plus près, histoire d'entendre leur parole. Et il le regretta aussitôt. Il voulait revenir en arrière, ne pas avoir entendu. Mais il était bien trop tard pour ça. Il ne pouvait plus reculer. « … Maintenant, disparait, cesse d’ennuyer Gabriel et ne t’approche pas de nôtre famille. » Il s'interposa. Tournant le dos à Earth, et faisant face à son frère aîné. La rage lui montait. Son visage s'était empourpré. Il avait déjà eu cette discussion avec John. Et il lui avait déjà dit qu'il s'en moquait éperdument, des conséquences de lui adresser la parole, à elle. Il se fichait de ce que Tobias avait dit. De ses menaces. Il n'était pas le petit toutou de son père, lui. Il était simplement le fils honteux. La disgrâce de la prestigieuse famille Hemingway. Il n'en avait alors que faire, de toutes ces menaces. « Tu te prends pour qui, John ? Incroyable... » Il porta la main à son front. Il était déçut, encore une fois. Déçut que John suive aveuglément les instructions de leur père. Déçut que pour une fois dans sa vie, il ne prenait pas publiquement son parti. Car il savait que, au fond de lui, son frère était de son côté. Il le savait. Et cela le mettait encore plus hors de lui. « Pour une fois dans ta vie, une seule fois, il faudrait peut-être que tu penses par toi même. Merde, réveille toi ! »

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Message Posté Mar 18 Juin - 22:01.


PROPOS VIOLENTS ATTENTION



Tu sens contre ta peau, les débuts de l’excitation, la frénésie de l’action, et peut-être aussi la colère bénéfique qui s’incruste encore plus profondément dans les parcelles de ta peau. Tu as toujours cette haine qui déchire tes entrailles, mais elle ne se transforme rarement en plaisir véritable, en picotement dans les doigts, en adrénaline euphorisante. Elle se contente de te plonger dans la noirceur des enfers, pour que la lumière ne t’atteigne plus, pour que tu sombres dans une folie que tu te refuses. Mais aujourd’hui, elle avait des teintes plus vives et plus chatoyantes, comme un feu qui crépite ardemment avant d’exploser en millions de particules dans un ciel dégagé où les étoiles scintillent de leur lumière, parfois déjà éteinte de là où elles vivent.  Cependant toute ta rage n’était pas source de bienfaisance. Il y avait d’irrévocables dommages collatéraux : les Autres. C’était là, la base de l’enfer. Tu ne pouvais être dans la plénitude de ta colère avec eux, toute cette population qui t’entourait.

Alors que tu réfléchissais au moyen de profiter de cette nouvelle exaltation, tout en gardant ton objectif premier en tête, ta convoitise installée contre ta poitrine, tu entendis non loin de toi, une certaine agitation. Réaction humaine ou impulsive, tu te retournas instinctivement et observas la scène avec un certain détachement, te délectant des paroles échangées, des simagrées cachées, de la comédie alléchante qui se déroulait devant tes yeux. Pourtant, il y avait dans ce décor, une chose qui te dérangeait. Une allure qui t’en rappelait une autre. Et c’est quand il se fit percuter par une jeune fille qui avait l’air plus hystérique qu’illuminé,  que tu saisis l’erreur dans le tableau : John. Parlementant avec la gonzesse aux gros sourcils et une espèce de tatoué qui se donnait des allures de rebelle, alors qu’il devait surement se donner du plaisir en pensant à sa mère, il semblait dans un trouble indécis, presque en proie à une véritable tempête intérieure. Ce n’était qu’une maigre supposition et peut-être que tu voyais ce qui t’aurait plu de voir, mais l’idée que ce personnage ennuyeux se retrouve en proie à des interrogations d’ordre existentiel, ravissait tes sens. Tu souhaitais beaucoup de malheur à cet énergumène et tu aurais volontiers donné la main à la patte pour parvenir à sa déchéance et avec un peu de chance, à sa mort. Sauf qu’il connaissait ton prénom, ton vrai prénom : Anna. Et en toute franchise, ça te foutait la trouille. C’était la peur de toutes les choses qu’il avait vu qui te mettait en mouvement. La peur ne te paralysait pas…elle te rendait plus téméraire et insensée.

« Alors princesse, on sent pas bien ? » Si la vie était faite de complications, tu étais la première à les rechercher. Sans savoir exactement, ce qui t’avait poussée dans la gueule du loup, tu étais maintenant près du jeune homme qu’était John Hemingway, ton bras accroché  à son poignet, ton tatouage de Mangemort à demi-dévoilé. Tes mains étaient parsemées de symboles et tu savais que tous bons connaisseurs de l’histoire du monde magique pourraient en comprendre les sens. Avec un peu de chance, les deux marmots seraient trop peu érudits pour cela. Tu toisas du regard le tatoué, un rictus s’accrochant à tes lèvres. Puis tes yeux glissèrent vers l’hystérique. Il y avait chez elle, un je-ne-sais-quoi qui te plaisait et pourtant, te donnait envie de lui lacérer la gueule. Définitivement, ton rapport aux autres était compromis. Mais tu savais aussi que John devait prouver son innocence. Il t’avait espionnée, ce n’était pas négligeable. Les cartes étaient donc en ta possession et même s’il avait des armes contre toi, tu devais te montrer plus forte. C’était ta survie ou ta mort. Or survivre était une seconde nature chez toi.

« Ecoutes l’tatoué. Penses toi seul  par? Par toi-même ? Putain d’merde, d’phrases anglaises. C’me les brise. J’vais latter ta gueule d’merde à parler comme un bourge, salopard. » Si ce message pouvait s’adresser à John comme au tatoué et à la brunette, tu jurais contre une entité inexistante, et surtout contre toi-même. Troublée par ton incompétence évidente, tu rangeas ta politesse naturelle, derrière ton regard furieux et effrayant, la jointure de tes doigts se refermant inlassablement, laissant apparaître sur ton corps rachitique, tes os pointus. Tu te tournas un court instant, et celle que tu n’avais d’abord pas reconnue, te revint en mémoire : Adamovitch. Elle venait ici, alors qu’elle complotait irrévocablement contre le pouvoir ? Tu n’en étais pas certaine, mais la déduction s’était faite assez rapidement dans ton esprit. Tu fis mine de ne pas la connaître, glissant ton regard impassible sur elle et son compagnon. Tu ne savais absolument pas que Niels était membre de la mafia. Mais aujourd’hui, tu n’étais pas là pour enfiler des perles. Si ce petit groupe de merde qui foutait le bordel, venait à gâcher tes plans, tu ferais en sorte de leur arracher les dents et de leur enfoncer dans la gorge pour les étouffer ou leur trouer l’œsophage. C’était ton combat contre la misère et ces gens trop propres sur eux, te filaient la gerbe. Ils ne connaissaient sans doute pas grand-chose de la vie. Ils ne savaient pas ce que c’était de foutre les mains dans la merde des autres pour y retrouver des objets perdus, ni d’aller farfouiller la gueule d’un mort pour en retirer ses dents en or. Ils ne savaient rien, non. Toi, aujourd'hui, tu étais simplement certaine d'une chose: Hemingway n'avait pas intérêt à t'envoyer en prison, ni à faire un pas de travers...sinon, tu l'égorgeais comme un porc.
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Message Posté Mer 19 Juin - 0:23.
Une heure à l'avance. J'étais là, une heure à l'avance, plus peut être.
Les invitations avaient été envoyées avec une rapidité hors du commun pour le service postal de Londres. Vraiment. Hors du commun.
Prendre des photos. Officiellement j'étais ici pour travailler. Un faux pas et je pouvais dire adieu à mon boulot. Alors officieusement, je ne faisais pas grand chose. Je réfléchissais à tout ce beau monde, présent pour lui. Ce ministre. Ce sauveur.
Je ne l'aimais pas au début. Je ne l'aime toujours pas. Il prépare quelque chose, ça se sent à plein nez.
J'avais reçu cette invitation, un jour de congé. Un jour où je me souciais peu du monde extérieur. Un jour ou je voulais que l'on me foute la paix. Mais non. Il a fallu que cette lettre d'invitation arrive. Qui de plus c'était lu d'elle même. Je hais les lettres que se lisent automatiquement. Un vase est mort ce jour là.
Gringotts.
Aurors en peuple. Et le reste de la population.
Et puis le people médiatique. Les célébrités.
Et le flash qui jaillit. Et les photos qui se sauvegardent.
Eux deux entre dans l'arène. Vera. Ma patronne. Werner. Mon collègue. J’accours presque vers eux pour prendre cliché d'eux. Il faut pouvoir garder ça en mémoire. Prouvé que Niels, oh Niels, est fidèle à la Russe. Je dois faire vite. D'autre convives arrivent. « Werner, madame Adamovitch, une petite photo pour la Gazette ? » Taquin. Il le fallait presque. Le flash s'enclenche, la photo est prise.  « Si cette photo quitte votre appareil, considérez que vous êtes viré. » ajouta Vera. Ok. Sec. Net et précis. Mais Niels c'est toujours détendre l'atmosphère. Vraiment. «  J'en veux bien un exemplaire, par contre. » Je levais juste le pouce et derguerpissa du champs de madame la patronne.
Photo sur photo, je les garderaient toutes.
Je parcourais la grande salle de Gringotts, observant ici et là le monde, faisant jouer mon appareil photo. Je ne connaissais pas grand monde, à part Niels, Vera. Les personnes de la Gazette. A part eux... Personne.
La statue, caché sous ce draps intriguait. J'entendais pas mal de discussion autour de celle-ci au fur et à mesure de ma marche.
Le ministre n'allait pas tarder. Tout le monde le savait. Mon estomac me faisait des siennes. Le boulot c'est le boulot, mais quand on n'aime pas énormément la populace et les événements de ce genre... Que fais t-on ?
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Message Posté Ven 21 Juin - 16:52.

 

Forgive us now for what we've done.



Nous sommes une légende. Une histoire qui n'existe pas. Nous sommes les condamnés, les derniers de notre espèce. Et dans cette ville que je connais comme mon propre nom, il n'y a plus que des cadavres et des cendres. Les vivants se donnent rendez-vous en enfer pour honorer les morts. Les lois sont insensées et la morale inique. On dit adieu à un tyran pour en saluer un autre. Les gens ont besoin de croire. Les gens ont besoin de savoir qu'il reste un peu d'espoir. Et moi aussi. Moi aussi j'ai besoin de savoir que la terre ne va pas exploser à la fin de ce putain de compte à rebours. J'ai besoin de savoir qu'il existe une raison pour laquelle tous ces gens sont morts et qu'il existe une raison pour laquelle je suis toujours vivant. Mais comment est-ce qu'on peut savoir qu'on est les derniers hommes sur terre ? On se rassemble, on se sourit, on se hait, on survit jusqu'à en crever. On cherche des réponses dans nos squelettes, mais toutes les colonnes vertébrales ne mènent pas au paradis, certaines descendent jusqu'au fin fond de l'enfer. Depuis toujours, les hommes ont creusé des trous dans leur crâne pour en laisser sortir les démons. Ils expient la peur tout en sachant qu'elle ne les quittera jamais vraiment. Ils laissent la colère se muer en folie et hanter les esprits jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Depuis toujours, les hommes ont cherché des réponses là où il n'y aura jamais rien d'autre que des questions. Ils n'ont toujours pas compris qu'il fallait se méfier de la vérité parce qu'elle n'a jamais été qu'un mensonge de plus parmi tous nos trophées perdus. Et au fond, j'étais pas si différent des autres.

J'ai jamais été comme mon frère. J'étais ni prétentieux ni fier. Pas du genre à me faire ériger une statue sur la place la plus célèbre d'Europe. Mais puisque la communication a tué la politique, j'avais osé espérer que ce n'était pas son idée à lui. Je continuais à le voir comme un héros. Comme celui qui était meilleur que nous. Je savais mieux qui quiconque tout ce qu'il avait sacrifié pour pouvoir venir en aide au peuple français puisque je faisais partie de tout ce qu'il avait laissé moisir sur le carreau. Mais quand même, une statue... Et peut-être que c'était vrai, ce qu'on disait. Que ça rassurerait les foules terrorisées par la mort qui était passée du statut de fatalité à celui de casualité. Un ministre fort, un ministre qui contrôlait la situation, c'était pas ce qu'on avait toujours demandé ? Mais quand même, une statue... On avait réclamé un ministre qui saurait nous défendre, qui saurait restaurer l'ordre dans le chaos qu'on avait jamais su chasser. On avait voulu  exterminer la peur et l'injustice. C'était ce qu'il avait promis dans ses discours, dans chacun de ses mots qui résonnaient encore aujourd'hui. Mais quand même, une statue... J'y avais pas cru jusqu'à ce que j'arrive sur la place en question et que je vois ce rideau qui couvrait une silhouette.  J'ai regardé autour de moi.  J'étais venu faire acte de présence parce qu'il fallait bien que je finisse par assumer mon nom. J'ai croisé le regard de Werner et je l'ai gratifié d'un sourire si faux que je me demandais pourquoi je m'étais donné la peine de décrisper le visage. Les journalistes étaient venus en masse. On avait tous dû recevoir la même invitation. On avait tous dû croire à la même chose.  Mais quand même, une statue. Alors, dans un murmure, destiné à personne en particulier et à tout le monde en même temps.

« Une putain de statue. »

_________________
BAD BLOOD That these are the days that bind you together, forever And these little things define you forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry? It's been cold for years, won't you let it lie? If we're only ever looking back We will drive ourselves insane As the friendship goes resentment grows We will walk our different ways But those are the days that bind us together, forever And those little things define us forever, forever All this bad blood here, won't you let it dry?It's been cold for years, won't you let it lie?
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Message Posté Dim 23 Juin - 11:31.

In this farewell there's no blood, there's no alibi. Cause I've drawn regret from the truth of a thousand lies. So let mercy come and wash away.



« Tu te prends pour qui, John ? Incroyable... » Cette voix te transperce. Jamais encore tu n’avais tant craint d’être placé sur la route de Gabriel. Ton frère te lance ce regard déçu et enragé qui arrache ton souffle de ta poitrine. Quelle plus horrible sensation que celle d’avoir blessé ceux que l’on chérissait le plus ? Le jeune Hemingway porte sa main à son front tandis que tu te sens t’émietter de l’intérieur – déjà tu regrettes les paroles que tu as craché à Earth, quand bien même cette dernière méritait d’être remise à sa place. Tu aurais préféré qu’il n’entende guère cela. Les mots durs et froids que tu venais d’avoir à l’égard de cette fille. Au fond, tu n’avais rien contre elle – rien de personnel tout du moins. Tout ce qui t’importait était la sécurité de ton frère – et dans l’unique but de le protéger, tu avais été capable de te dresser contre lui. « Pour une fois dans ta vie, une seule fois, il faudrait peut-être que tu penses par toi même. Merde, réveille toi ! » Le plus douloureux sans doute était qu’il avait raison. Il était grand temps que tu agisses selon tes propres choix, et non ceux que te dictait durement Tobias. Tu pousses cependant un long soupir qui vibre, las, contre tes lèvres abîmées. La famille Hemingway ne cesserait donc jamais de se donner en public. Tu jettes un regard désintéressé à ta patronne, ton collègue qui doit sans nul doute profiter allègrement de la situation, ce sourire carnassier accroché à sa belle gueule d’ordure. Tes doigts relâchent d’eux-mêmes la prise qu’ils avaient sur le frêle bras de la jeune fille, comme engourdis. « Tu n’as guère l’air de comprendre à quel point tu es ridicule de vouloir te confronter à Père. Ta bataille est perdue d’avance, tu le sais… J’agis dans ton propre intérêt, sache-le seulement. Tu ferrais mieux de rentrer chez toi Gabriel, ta place n’est pas ici. » Un fantôme. Voilà ce que tu devenais. L’ombre de toi-même, celle qui se glissait dans le sillon que l’on t’avait tracé. Et cependant que tes murmures s’écoulent de ta bouche, froids et si peu humains, tes yeux n’osent plus croiser les opales incendiaires de ton cadet.

Ton seul désir était désormais de t’enfuir. Comme toujours, tu empruntais la voie de la facilité. Il était tellement aisé de sortir par la porte de derrière, espérant alors vainement éviter les affrontements et les ennuis. Une fois encore, tu rejetais ton frère. Son amour et la confiance qu’il entretenait jadis envers toi. Comme si le modèle que tu étais autrefois à ses yeux s’écroulait en milliers d’éclats de verre, tel un miroir brisé. Et alors que tu tournais les talons pour t’échapper de cette tension folle, tu te heurtais de nouveau au Destin. Foutues conneries. « Alors princesse, on sent pas bien ? » Nouvelle complication – tu arrêtes ton geste en pleine action. Ton cœur semble se remettre à battre trop vite. Cette voix rauque et cet accent cassant ne te sont que trop familier. Tu clos tes paupières avec force, juste une seconde, priant en silence que cela ne sont qu’amère illusion. Une simple hallucination de ton subconscient. Pitié. Cependant aucune entité quelconque ne semble entendre ta prière et lorsque tu te tournes de nouveau, c’est le visage troublé et à la fois furieux d’Anna qui s’affiche à tes prunelles. Un cri strident retenti dans ton esprit, comme si ta sonnette d’alarme interne s’affolait. Merde, c’était pas le moment. « Écoutes l’tatoué. Penses toi seul par ? Par toi-même ? Putain d’merde, d’phrases anglaises. C’me les brise. J’vais latter ta gueule d’merde à parler comme un bourge, salopard. » Les ennuis étaient arrivés.

Tu jettes de furtifs coups d’œil désespérés à la foule. Personne ne t’aidera. Tu as réussi à tomber seul dans la boue. Et plus te débattais-tu, plus d’enfonçais-tu au point de ne plus être seulement capable de respirer convenablement. La porte de derrière t’étais désormais inaccessible. Impossible de fuir, tu devrais affronter tes propres démons. Tant de personnes en ces lieux qui te détestaient plus que mesure. Earth. Gabriel. Niels. Anna. Tous avaient tant de rancœur à ton écart que soudain la bile te prenait la gorge. Et malgré tes appels au secours, personne ne te viendrait en aide. Tu étais seul. Perdu parmi tant d’âmes en peine. Doucement, tu n’étais plus capable de garder la tête hors de l’eau – et tu suffoquais. « Anna… chuchotes-tu doucement, avec cette impression terrible d’avoir perdu ta voix. Ne t’en mêle pas. C’est mon frère. » Tu hésites à t’emparer de son bras et de l’écarter de la scène. De t’éloigner, dans un même temps, de tous ces gens qui te méprisent. De laisser ton frère avec, pour dernière image de toi en ce jour, cette amère trahison. De prendre congé auprès de Vera et de Werner, à qui tu fais subir un incroyable remue-ménage. Et surtout d’embarquer Anna loin d’ici avant que cela ne tourne au vinaigre. Tu en sais largement bien assez pour être conscient de la violence qui gronde en elle à chaque instant et tu veux à tout prix éviter de verser du sang inutilement en ces lieux. Cependant, tu t’abstiens de te saisir de son poignet, trop intelligent pour risquer de récolter un poing dans la figure. Tes doigts frôlent toutefois son bras dans l’espoir qu’elle comprenne et te suive plus loin. Qu’elle capte le désespoir de ton regard et qu’elle abandonne. Tu t’es encore mis dans de beaux draps. Tout cela, à cause d’une putain de statue.
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Message Posté Dim 23 Juin - 19:06.
J’observais les personnes présentes sur cette place à Gringott’s.  J’admirais le décor somptueux pour nous en mettre plein les yeux du début à la fin. Le ministre cherchait-il à nous séduire ? A nous mettre sous sa coupe ? A l’heure où l’Organisation Vulnera Samento avait été dissoute, où les résistants étaient d’or-et-déjà recherchés. Le ministre devait asseoir son pouvoir, et nous prouvait à tous que nous pouvions avoir confiance dans le ministère. Je regardais la statue voilée, imaginant la pose que le ministre avait du prendre. J’étais mitigée face à tout ceci, et je me posais beaucoup de questions face à ce ministre. Je n’aurais certainement pas les réponses voulues, ce soir. Mes yeux tombèrent sur le groupe de journaliste, ou bien un attroupement devrais-je dire ? J’entendais des disputes, et des remarques mais je n’y prêtais pas attention. Les personnes étaient stressées en ce moment, et la vie Londonienne était ainsi. J’espérais que cela ne tourne pas trop au vinaigre, je regardais qu’un œil inquiet prête à bondir s’il y avait des blessés. J’étais devant la statue, j’attendais le moment fatidique où elle serait révélée à nos deux. Est-ce-que le ministre voulait nous prouver qu’il avait su conquérir Londres ? Que nous étions en confiance grâce à lui ? En sécurité ? Après-tout, même si le ministère avait fait en sorte que j’ouvre les yeux sur Andrew, c’était aussi lui qui avait causé la perte de mon couple. Je soupirais profondément.

Je sursautais lorsque je sentis une présence à côté de moi, alors j’aperçus un beau jeune homme. Celui-ci contemplait comme moi la statue et dis tout haut « Une putain de statue. » Sa remarque me fit sourire, je n’étais pas visiblement pas la seule à trouver que cela faisait peut-être un peu trop ? Et que peut-être c’était une ruse pour nous amadouer tous, et que n’oublie pas qui est le ministère ? Pour le moment, tous ce que je voyais c’était le décompte suite au trente-et-un décembre. C’était ma January à Durmstrang, et William qui avait subi je ne sais pas trop quoi, ni comment, Andrew je ne sais où … et ma vie qui avait volé en éclat. Il me faudrait plus qu’une vulgaire statue pour avoir confiance dans le ministère sans me poser des questions, car oui j’avais de quoi avoir des doutes même si de mes proches je devais être celle qui croyait le plus dans le ministère. « Une statue qui est là pour traduire, certainement, un égo démesuré. Une statue qui est là comme un trophée sur la place de Gringott’s. Une statue qui est là, pour nous rappeler que c’est grâce, apparemment, à Thadeus Pritchard que la magie est de retour. Une putain de statue comme vous dites. » Je lançais un petit sourire à l’homme à côté de moi, j’ignorais à qui je m’adressais.

Oh, je n’avais rien dis de bien méchant. J’étais mitigée sur à quoi aspirait réellement notre cher ministre ? Il voulait nous prouver qu’après le trente-et-un décembre, il avait la situation bien en main … Mais moi depuis que Thadeus Pritchard était ministre de la magie, ma vie était partie en éclat mais mon côté professionnel me souriait. Fallait-il faire un choix ? Ou bien avais-je le droit au bonheur dans ma vie entière ? Une bien triste inauguration, je voyais ici, sur cette place, que du noir, des disputes, et des tourments. Alors, qu’il y aurait du y avoir des cries de joies, des acclamations, en ce jour apparemment de fête. La vie n’était pas toute rose, et moi je voyais trop rose.
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Message Posté Lun 24 Juin - 1:29.


    « Il se fait construire une statue, nous demande de venir l’admirer, et il n’offre même pas le champagne. Un vrai petit con. »

Elle souriait bien malgré ses propos. Il n’avait rien épargné, si ce n’était les petits fours et l’alcool de luxe : la statue était recouverte du traditionnel voile que l’on réservait aux nouveaux monuments érigés pour la mémoire, cristallisant l’honneur et la bravoure de centaines d’hommes s’étant sacrifiés pour leur peuple, pour leur patrie, pour leur pays, pour rappeler à tous que le malheur et le désastre n’étaient qu’éphémère. Si ce n’était que le nouveau monument londonien n’était érigé qu’en l’honneur d’une seule personne qui avait été longuement assisté par ce qui portait les titres ronflants de Protecteur de la magie et autre Chef des Traqueurs, tous les ingrédients étaient réunis pour tenter d’effacer l’inscription lumineuse qui planait, constante, au-dessus du cadre de l’horloge de Big Ben.

Les Aurors la lorgnèrent lorsqu’elle s’approcha du socle de la statue, légèrement découvert par le voile dont la finesse confinait à la soie, et la laissèrent franchirent les quelques pas qui l’en séparait, reconnaissait la directrice du Département de la Justice magique récemment nommée. Du bout des doigts, elle éprouva la douceur du tissu et se fit la réflexion que c’était peut-être dans la confection de cette pièce qu’était passé tout le budget de la réception ; elle résista à l’envie de tirer un coup sec juste pour voir le modèle piétiner comme un gamin en plein caprice, histoire de lui apprendre à ne pas recevoir ses invités qui se déplaçaient pour admirer avec charité sa belle gueule. L’un des Aurors loucha dangereusement dans sa direction ; elle lui sourit, lâcha le voile et joignit les mains dans le dos avant de s’éloigner.

Ses pupilles d’aigle dévisageaient la foule qui s’amassait progressivement sur la place, à distance raisonnable du pied de la statue pudiquement recouverte, les yeux levés vers le sommet. Eléazar, de garde, avait émis la possibilité de ne pas pouvoir la rejoindre durant l’inauguration, et là où il n’y voyait que des obligations professionnelles, elle y comprenait le dégoût qu’il avait développé pour toutes ces occasions où il devait prendre la pose ; plus encore depuis qu’elle avait intégré le Ministère de la magie. Alors, elle était venue seule, sans même avoir proposé à Tobias de l’accompagner pour faire bonne figure, ni même à son filleul. Une ombre passa devant elle ; n’observant que la silhouette fantomatique de son frère gravé dans le marbre, Grégory Pritchard marmonna tout le bien qu’il pensait de son aîné. Et à l’entendre, ça se résumait à peu de choses. Penchant la tête sur le côté, Everley imagina l’espace d’un instant ce que c’était que d’être le frère de l’homme qu’était Thadeus Pritchard, celui qui avait pris la place du Ministre qui avait réussi à gérer, endiguer puis abattre une organisation fonctionnelle en l’espace de quelques mois, celui qui s’était servi de la peur commune d’une population encore blessée et engoncée dans son deuil interminable pour remettre sur pied une société qui tanguait dangereusement, celui qui s’était attribué tout le mérite d’avoir récolté les quatre artefacts quand certains de ceux qui les avait découverts n’étaient encore que des enfants. Elle abandonna à peine une seconde après avoir commencé l’exercice ; ce n’était pas comme si la difficulté d’avoir à assumer les actes d’une moralité douteuse d’un membre de sa famille la préoccupait, après tout.

Thadeus Pritchard. L’homme qui s’était levé face au désastre d’une magie décadente. Pour certains, ce n’était que vanité, condescendance et fausse modestie. Pour d’autres, c’était la promesse d’un monde meilleur, d’un avenir sans ces tâches de sang qui maculaient les deux dernières années. L’espoir, gonflé, écorchait la peur de ses utopies éclatantes. Tout ne serait pas parfait, mais ça valait bien le coup d’essayer. L’espoir ; l’arme la plus puissante qui était donné à l’homme pour survivre. L’espoir. Cette statue était là pour lui donner un visage, à cet espoir. Le sien. Heureusement que t’as une belle gueule, quand même. Il avait voulu fêter cet espoir qu’il leur apportait, il avait voulu le cristalliser, il avait voulu le rendre matériel, appréhensible, il avait voulu le rendre réel. Pour autant qu’une telle entreprise l’amusait, Everley savait aussi bien qu’il allait finir le visage maculé de boue. Il avait disgracié January Lockhart et loin de l’avoir supprimée, l’avait laissé s’enfuir dans les terres isolées de Russie où elle avait appelé à la résistance, l’obligeant à quitter Durmstrang pour rejoindre son foyer de Londres. Un bien mauvais calcul qui lui valait une réputation mi-figue mi-raisin : beaucoup avait du mal à se faire à l’idée d’une traîtrise de la part de celle qui, la première fois, s’était dressée contre l’arrogance de l’Organisation secrète. Il aurait dû la tuer quand il en avait eu l’occasion, mais de toute évidence, il n’avait pas assez écouté en cours de Défense contre les Forces du mal.

C’était son problème s’il estimait que le moment était choisi pour se faire tirer le portrait sur une statue plus grande encore que son ego, alors que les principaux dissidents à la paix, se battant pour une liberté dont ils disposeraient s’ils écoutaient posément ce qu’on avait à leur dire, étaient en fuite et, bien que traqués, organisés et introuvables. Elle, elle se contentait de diriger son service en réformant ce qu’il y avait à réformer – et il y en avait, des choses.

Embrassant la foule du regard, elle chercha d’autres visages familiers, comme celui du Chef des Traqueurs avec qui elle travaillait, ou encore celui du Protecteur de la magie ; dissimulé dans l’ombre, il observait les lieux avec la méfiance de celui qui s’attend à la plus petite catastrophe, un sourire sonnant faux accroché à ses lèvres. Son stress en était presque palpable, tandis que dans un autre coin, la rédactrice en chef de la Gazette du Sorcier se laissait embrasser avec ferveur par l’un de ses journalistes dont le nom échappait encore à Everley. Elle l’entendit maugréer, tout juste avant que John Hemingway fasse son entrée dans les formes atrophiées que lui avait inculqué son père. Everley sourit davantage ; elle reconnaissait la signature de Tobias dans la déférence de John alors qu’il saluait gracieusement sa supérieure, avant de tendre une main nerveuse à l’autre grand dadet. De toute évidence, il ne le portait pas exactement dans son cœur.

Les réceptions avaient cela d’agréable et de terriblement intéressant qu’il s’y passait toujours quelque chose qui valait la peine qu’on s’y soit trouvé.


    « Pour une fois dans ta vie, une seule fois, il faudrait peut-être que tu penses par toi-même. Merde, réveille-toi ! »

La déception perçait dans la voix blessée de Gabriel, dont elle connaissait la moindre des tonalités par cœur. Son filleul était, des quatre frères, le plus véritable, celui qui ne dissimulait pas ses sentiments et encore moins l’animosité qu’il éprouvait à l’endroit de son père ; ce qui les rapprochait tous les deux. Et John, à son contraire, en suivait l’exemple dans la moindre subtilité, parce que son père l’avait conquis là où il avait échoué avec son cadet.


    « Tu n’as guère l’air de comprendre à quel point tu es ridicule de vouloir te confronter à Père. Ta bataille est perdue d’avance, tu le sais… J’agis dans ton propre intérêt, sache-le seulement. Tu ferais mieux de rentrer chez toi Gabriel, ta place n’est pas ici. »

L’honneur de la famille, les responsabilités qui en découlaient étaient plus importants pour John que ses propres intérêts.


    « Bien sûr que si, je l’ai invité personnellement. N’est-ce pas Gabriel ? »

Un sourire avant de lui ébouriffer les cheveux, seul signe d’affection qu’elle n’avait jamais eu envers son jeune filleul. Elle eut à peine le temps de saluer rapidement les autres personnes présentes que ce qu’elle vit instinctivement comme l’animation principale de la réception attrapa énergiquement le bras de John. A son allure, Everley imagina qu’elle n’était là que pour la sensation, sans doute l’envie de voir s’écraser le désastre là où une statue promettait qu’il ne viendrait plus lacérer l’inconscient collectif ; peut-être même pour le provoquer. Un électron libre qui passait les contrôles et la vigilance aiguisée de troupes entraînées, simplement parce que la réception avait vocation à réunir le plus grand nombre. Une jeune femme qui n’aimait pas l’ordre établi, et encore moins John Hemingway. Son accent de l’est hachait son anglais imparfait. Elle ne semblait pas bien âgée, mais ce n’était pas tant son apparence qui accapara l’attention d’Everley, davantage son poignet à moitié découvert par sa manche qui avait glissé dans son mouvement, dévoilant sans pudeur la langue de serpent d’un crane au rictus mauvais.

John parvint à l’éloigner rapidement, pas assez pour qu’Everley n’aperçoive pas quelques autres tatouages dont elle connaissait la signification.


    « L’hiver est un peu plus rude que les années précédentes, aujourd’hui. Il fait froid, ne trouvez-vous pas ? », lui lança-t-elle avant qu’elle ne soit plus à portée de voix, laissant son regard appuyé sur le poignet de la jeune femme se charger du véritable message.

John et la jeune inconnue partis, Everley se tourna vers la jeune fille qui se tenait encore aux côtés de Gabriel. Ses traits ne lui étaient pas inconnus, comme les traits de ses sœurs dont elle ignorait tout ; la jeune protégée de Gabriel.


    « Vous devez être mademoiselle Scott ? J'ai entendu parler de vous. »

Et alors qu'elle lui tendit la main, la manche ample de son manteau rouge sombre bordé de fourrure noire glissa à son tour, révélant les anciennes et autres nouvelles cicatrices laissées par ses scarifications quotidiennes sur son avant-bras.
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Georges F. Shakespeare
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♦ Nota Bene
: passez sur ma fiche, on trouvera bien quelque chose
:
: sa baguette et son petit carnet à dessin



Message Posté Lun 24 Juin - 19:37.

Pendant toute cette semaine passée à Saint-Mangouste, il avait entendu parler de cette foutue statue. Il avait entendu l’infirmière murmuraient entre elle quand elle changeait son bandage les premiers jours. Il passa sa main sur le côté droit de son visage. Les Medicomages avaient fait du bon boulot. Il ne lui restait plus qu’une fine cicatrice qui courait de son arcade sourcilière à sa pommette. Sa paupière restait hermétiquement fermée sur son globe oculaire. Erik n’arrivait toujours pas à digérer son tout nouveau handicap, il ne pouvait s’empêcher de reprocher à tout le monde, y compris à lui, cet œil perdu. C’était de sa faute, il n’avait aucun besoin de rendre au nouvel an de Gringot’s au fond, si il avait suivi son instinct il n’y serait jamais allé. C’était de la faute du ministre, qui ne savait pas tenir en respect une bande de rebelles. C’était de la faute des rebelles qui n’était pas capable de se rebeller discrètement. C’était de la faute des Medicomages, qui n’avait pas trouvé de solutions.
Dis comme çà, cela pouvait paraitre puéril comme raisonnement, mais c’était si réconfortant de trouver des coupables.
Quand Erik avait demandé deux jours plus tôt pour se rendre à l’inauguration de la statue, les Medicomage avaient fermement répondu non. Erik n’avait pas insisté. Si le corps médical ne lui donnait pas son approbation et puis qu’il en soit ainsi. Il irait quand même. Rien de plus facile, il s’était transformé en animagus – un corbeau et s’était enfuit par la fenêtre ouverte. L’exercice avait été très douloureux, et il avait maintenant un mal de crane terrible.
Mais il se retrouvait parmi de nombreux autre sorcier à attendre de découvrir la démesure du nouveau ministre – ou son ego surdimensionné. Il avança dans la foule, essayant de s’habituer tant bien que mal du noir complet qui habité maintenant l’hémisphère droit de sa vision. A réduisait cruellement son sentiment de sécurité, il était donc d’autant plus sur ses gardes, baguette à la main gauche – il était ambidextre, mais préférait nettement utiliser sa main gauche.
Maintenant qu’il était là, il ne savait pas vraiment quoi faire. Il avait un désir de vengeance atroce, mais n’allait pas déclencher une révolte. Il aurait volontiers détruit la statue du ministre, mais ce n’était pas une bonne idée. On ne pouvait pas dire qu’il était au meilleur de sa forme, et aurait un peu de mal à se défendre face à des aurores en bonne santé.
Il se contenta donc de déambuler dans la foule en maugréant dans sa barbe. Il se heurta soudain à une jeune femme qui se retourna. Erik la dévisagea quelques secondes avant de comprendre son malheur. L’année 2057 commençait décidément du mauvais pied. Il fit son plus beau sourire à la Medicomage qui s’était elle aussi opposé à sa sortie de Saint-mangouste. « Miss Stevens ! Quel plaisir de vous voir ici » Il comprit vite que Miss Stevens conversait avec quelqu’un avant d’être interrompu. Mais le jeune homme n’était pas dans son champs de vision raccourcis, il du donc tourné la tête pour apercevoir Gregory.
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Message Posté Mar 25 Juin - 18:51.


PROPOS VIOLENTS ATTENTION


    « Anna...» Ce prénom résonnait en toi comme une déchirure, comme une brûlure. Ça te balafrait le cœur si violemment. Car ce prénom désignait une autre vie, des souvenirs, des moments de l’existence qu’on espère oublier et qui restent pourtant dans le plus profond de notre âme. Anna…c’était quelqu’un d’autre, une enfant qui était morte trop jeune, qui s’était évanouie dans la nature et qui n’avait jamais plus pointé le bout de son nez. Anna n’était plus personne, c’était un prénom qui se perdait dans les airs et qui ne s’attachait à rien, sauf à l’oubli. Anna ne méritait pas qu’on s’y attarde, ni qu’on s’y perde. Anna, ce n’était plus toi et tu ne voulais pas entendre une seconde fois ces lettres à ton oreille. Pourtant, il les avait prononcées. Il avait touché le point sensible, il avait atteint les balafres de tes entrailles, les fissures faussement infaillibles de ton cœur. Il avait tout éclaté dans les airs et il t’avait rendue les chemins des souvenirs, les perditions du passé. Il ne te connaissait pas…et pourtant, il saisissait une ombre de toi-même. Une touche de ta vie. L’époque d’Anna, d’Antonin. L’époque des rires. L’époque d’une enfant qui ne saisissait pas encore la violence des gestes, ni l’ampleur de la haine. Cette enfant, elle se complaisait dans les bagarres car c’était les lois de son lieu de vie. Elle ne savait pas encore que la misère était un fléau impossible à écraser. Elle vivait dans d’autres univers, moins difficiles à contempler.

    « Ne t’en mêle pas. C’est mon frère. »  Tu te retournas vers le tatoué et tu réalisas que rien ne les rassemblait, sauf peut-être leur nom de famille. Et soudain, le souvenir de ta propre sœur te frappa et tu te perdis dans un silence pesant, tes ongles s’enfonçant dans le poignet de John. Ce n’était pas de la vengeance, ni de la colère…c’est du désespoir et tu t’accrochas à lui pour ne pas tomber, t’échouer sur le sol et sentir que plus rien ne pourrai te relever. Est-ce que ta sœur, un jour, irait te parler de la sorte ? Est-ce qu’elle aussi, ne te portait plus dans son cœur ? Tu ne savais plus rien d’elle…ni son visage, ni son bonheur. Tu ne savais plus rien, sauf des souvenirs qui devenaient moins vivaces à mesure que le temps passait. Et c’était si douloureux que tu suffoquas, tu luttas dans ta propre rage…tu crevais. T’avais l’âme qui lâchait, t’avais la haine qui montait et t’étais dans le fond de cette aventure, dans un puits sans fin.

    Et tu sentis soudainement un regard posé sur tes croyances. Un regard qui signifiait trop de choses. Tu eus à peine le temps de lui lancer ta rage au visage, les crachins de ton âme et d’entendre sa voix trop froide qui faisait vibrer les cruautés de tes sens, que déjà, tu acceptais de t’éloigner, sous le regard de John, ses doigts effleurant avec trop de délicatesses ton bras. Pourtant ses paroles résonnaient en toi comme une litanie funèbre : « L’hiver est un peu plus rude que les années précédentes, aujourd’hui. Il fait froid, ne trouvez-vous pas ? » Mais des hivers, tu en avais connus des plus rudes et des plus effroyables. Des Hivers où l’on retrouve des cadavres sur le sol, au petit matin. Des Hivers où les chiens galeux dévorent ce qu’il reste au sol, même l’homme qui s’endort, éméché sur un banc. Sauf que l’hiver dont elle parlait, c’était les tatouages sur son bras…c’était la marque des Ténèbres, la soumission au Seigneur Ultime…à Voldemort.

    « M’appelles plus JAMAIS Anna, d’vant des gens, povr’ con. » Tu t’étais glissée à son oreille pour lui cracher ses quelques mots, tes doigts s’enroulant à nouveau autour de son avant-bras. « Anna n’existe pas. C’qu’une merde. Anna n’a jamais existé. J’suis Stan, enculé. » Tu te reculas, ton regard fiévreux s’accrochant au sien. John semblait si brisé. C’était la réflexion que tu te faisais et soudain, cette haine qui naissait sur ton visage, se mua en une forme d’incompréhension. Qui était-il ? Oui…qui était-il ? Tu venais de connaître une maigre partie de sa famille, le fameux Gabriel. Tu venais même de comprendre qu’il suivait les gestes et les paroles de son père. Qu’il n’était qu’un larbin, sans liberté. Pourtant, tu ne savais pas qui, il était. Et peut-être qu’il ne le savait pas lui-même.

    « T’vois…tu dois être un bon flic. Parc’que tu penses pas seul. T’es qu’un chien qu’traine au sol…t’es un flic, hein…et la gonzesse aussi ? » Tu indiquas d’un léger coup d’œil, la fameuse femme qui s’était adressée au tatoué.  Et tu contemplas  à nouveau John et tu lui transmis ce qui te semblait impossible à prononcer. Ta haine, ta colère…mais aussi ta peur, dans le tréfonds du regard. Là, où personne ne venait observer. Parce que tout le monde se cantonnait à ta force, ta violence, ta rage. Il n’y en avait peu pour saisir le tremblement dans ta voix, parfois. La peine dans tes gestes. La peur dans tes mots.

    « Va falloir qu’tu l’prouves hein ? Va falloir que tu me montres qu’t’fais pas parti de ces merdeux d’flic. Sinon…sinon, j’éclate ton frère. C’lui ou c’toi. La douleur s’ra presque la même dans les deux cas. Alors t’vas prouver ton innocence. » Tu t’étais approchée de lui, comme si tu allais l’éteindre, comme si tu allais l’embrasser. Mais si c’était un baiser, ce serait celui de la mort. Car tes lèvres se glissèrent près de son oreille et dans un chuchotement cruel tu lui fis parvenir tes pensées malsaines : « J’ferais en sorte qu’il couine, et c’la longtemps…et chaque jour, j’t’enverrai un ptit présent…un doigt, un orteil…jusqu’à c’quil reste plus rien. » Tu te reculas, et tu affichas ton sourire le plus sarcastique.
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Gregory J. Pritchard
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Message Posté Mar 9 Juil - 16:55.




Crie, hurle 'vive le ministre'. Vide tes poumons. Décharge ton désespoir. Tombe amoureux des sourires et fonds toi dans la pression de la foule. Lève le bras avec eux. Brandis l'étendard. Mais voici un secret, pour toi : la statue n'est qu'un prologue. En voulant conquérir le Soleil, on se brûlait. On se soumettait aux flammes et on attendait. Je crois qu'on le savait tous, mais qu'on avait tant besoin de cet espoir qu'on nous vendait comme un rêve parfait qu'on n'avait pas le courage de revêtir le manteau rouge de la révolution. Parce que l'espoir noir nous allait mieux. Parce que le silence et l'ordre avaient toujours étaient plus tentants qu'une bataille perdue d'avance.  Parce qu'il était trop tard. Je connaissais le frère. Je connaissais l'homme qui m'avait élevé comme un père. Je connaissais celui qui m'avait trahi comme un Judas. Je connaissais celui qui s'était brisé comme un César dépouillé de ses lauriers. Mais je ne connaissais pas le ministre. Je ne savais rien de l'homme à la statue. Du héros dont on faisait l'éloge. Et c'était fou de se dire qu'ils connaissaient certainement plus mon frère que moi. « Une statue qui est là pour traduire, certainement, un égo démesuré. Une statue qui est là comme un trophée sur la place de Gringott’s. Une statue qui est là, pour nous rappeler que c’est grâce, apparemment, à Thadeus Pritchard que la magie est de retour. Une putain de statue comme vous dites. » Je me suis retourné vers elle, comme si j'avais été pris sur le fait.  J'ai dévisagé l'inconnue quelques instants.  J'étais loin d'être offensé par ses paroles. Surpris, étonné, pris de court, oui, parce que personne n'était censé avoir entendu ce que j'avais dit. Mais pas offensé, parce qu'elle avait raison. Parce que la situation était assez ironique, n'est-ce pas ? Alors j'ai répondu avec un sourire. J'ai tendu ma main vers la sienne en guise de courtoisie. J'allais me présenter, mais un inconnu s'est joint à notre duo de fortune. Stevens... Le nom m'était familier, mais pas la fille. Je leur ai finalement serré la main en me présentant.   « Gregory Pritchard. Enchanté. »

Sympathique façon de briser la glace que d'avouer au monde entier qu'on fait partie de la famille royale. J'étais pas fier de mon nom. A vrai dire, j'en avais pas grand chose à faire. Mais ça pouvait surprendre. Ca pouvait briser des conversations, ou ça pouvait les allumer. Ca pouvait éteindre des regards ou les illuminer. Ca pouvait provoquer l'indifférence la plus complète ou l'indignation la plus violente. Alors j'ai continué, pour combler le silence. Et pour éviter tout ça. « Oui. La statue, c'est mon frère.  » Un coup de tête vers la statue en question, qui n'avait toujours pas été dévoilée. Un coup de tête vers l'ego surdimensioné de Thadéus. Un coup de tête vers l'affront implacable. C'est là que j'ai compris que même si j'avais dit tout ça avec le sourire, j'avais certainement dû mettre Stevens dans l'embarras. Elle ne s'attendait certainement pas à critiquer ouvertement le ministre devant son propre frère. « C'est moins gênant que ça en a l'air.   »

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Message Posté Ven 2 Aoû - 11:28.

Evénement 12 – saison 2
La statue de Pritchard

●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●

Tous les sorciers avaient l’air de ne pas vouloir manquer cet évènement. Plus les minutes s’égrenaient, plus la foule grandissait. Tout le monde n’attendait qu’une seule et unique chose, que la statue soit découverte aux yeux de tous. Tout le monde était au rendez-vous sauf une seule. Thadeus Pritchard lui-même. Il finit par faire son entrée sur la scène improvisée pour l’occasion. Il se plaça devant le micro et les aurors présents s’approchèrent de lui pour mieux assurer sa sécurité. Il se racla la gorge et prit la parole.

« Mes chers citoyens,
C’est un honneur pour moi d’être parmi vous aujourd’hui et de participer à cet évènement. Qui aurait cru que je serai honoré de la sorte lorsque j’ai pris mes fonctions ? Je vous remercie d’être venu et je vous souhaite à tous et à toutes de passer un agréable moment. Je déclare donc cette cérémonie ouverte. »


A peine eut-il prononcé ces mots que des elfes amenèrent des plats remplis de nourriture. Un vrai festin à l’image de leur ministre. Les boissons étaient à nouveau pleines et des plateaux circulaient de nouveau au milieu de la foule. La musique démarra elle aussi et les discussions reprenaient leur court. Mais une chose sauta aux yeux des participants, la statue n’avait toujours pas été dévoilée. Pourquoi donc ? Seule la suite des évènements le leur dira.


Le staff de Londres.
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Message Posté Dim 11 Aoû - 10:52.
Pritchard, une figure emblématique. Une statue. Pourquoi je ne le sentais pas ? Pourquoi j’avais une boule au ventre en y pensant ? Je voyais la vie en « rose » quoi que, désormais, mon ciel était bien gris, mais autour de moi tout était noire. Une journée pleine de surprise,  je rêvassais devant cette statue au côté de Grégory, le frère de Thadeus quel ironie, jusqu’au moment où Erik me heurta, je me retourna subitement avec un air méchant avant de le reconnaitre. Il me fit son plus beau sourire, j’eus l’air quelque peu suspicieux. Que faisait-il ici ? Depuis quand avait-il pu sortir de Saint Mangouste ?  «  Mr Cressey, vous avez fait une fugue ? » J’avais posé la question sur le ton de l’humour, je savais à quel point il était difficile de se retrouver à l’hôpital, et d’être accidenté. Certains malades étaient calmes, et d’autres patients voulaient partir malgré leur maladie. Erik était un habitué de Sainte Mangouste, ces derniers mois. Je n’étais pas son medicomage, mais je le surveillais de prés – il était le patient de Boromir et discrètement, je le surveillais celui-là. Néanmoins, j’avais participé aux soins concernant sa dernière intervention sur son œil droit qu’il avait perdu lors de la dernière confrontation.  «  Vous savez, Mr. Cressey, si nous vous avons interdit la sortie ce n’est pas pour faire du tort vous comprenez ? Vous n’êtes pas prêts à affronter le monde dans un pareil état, heureusement vous êtes arrivé ici en un seul morceau ! Mais vous devez vous reposer, ce n’est pas rien. Il faudra du temps pour que vous vous habituez à votre handicap » J’étais une medicomage consciencieuse, j’avais de très bon retour sur mon travail d’ailleurs il n’y avait que ce domaine dans ma vie qui me souriait. Je le revenais à Sainte Mangouste s’il fallait. Mes mots n’étaient pas là pour le sermonner, nous n’étions plus des enfants et je n’étais pas une mère avec son fils – même si avec certains patients, nous étions obligés d’agir comme des parents. Je le conseillais au mieux,  il avait besoin de repos. Les événements du 31 décembre étaient encore trop récents. Ce soir, j’étais de garde à l’hôpital, autant dire que pour le nouvel an, je fus très occupée au moins cela m’a évitée de penser que j’étais seule à cette occasion. C’était moi qui avais demandé à être de garde, je n’avais pas prévu pareil situation.  «  Faites attention à vous, et évitez les imprudences ! ».


Je serra la main de Gregory Pritchard, le nom me fit frémir et l’espace d’un instant je m’inquiétais de mes propos mais il ne semblait pas choquer. J’écoutais, presque choquée ce que Gregory Pritchard disait. Dans ma situation, il fallait voir plus loin que le bout de son nez. Je n’étais jamais intéresser à la famille du ministre, ni au ministre lui-même. Je m’étais coupée du monde pendant de nombreux mois, et aujourd’hui je refaisais surface. Gregory m’affirma que c’était moins gênant que cela en avait l’air.  « Si vous le dites… » Je ne regrettais pas mes propos pour autant, je le pensais. Je cernais bien les personnes généralement, peut-être mon côté médicomage ? Ou bien un instinct relevant mille épreuves ? Gregory n’aurait jamais dis «  une putain de statue » sur le ton où il l’avait dit, s’il était content que cela. Il semblait bien différent comparer à son frère, moins sous les projecteurs, et peut-être avait-il un égo moins surdimensionné. Je me sentais gêner, et je ne savais pas si je l’avais offensé ou au contraire. Il ne m’avait pas agressée, ni prit la défense de son frère, cela voulait-il dire que j’avais raison ? La star de la soirée monta sur la scène, élégant dans son costume, il devait se montrer à chaque fois sous son meilleur jour. Je remarquais les aurors qui se mirent tout autour de lui, avait-il peur d’une attaque ? Thadeus ouvrit les festivités officiellement, mes yeux se levèrent vers le ciel. Il était trop triomphant, au moins il était aimable. La statue était de trop, à mon avis, ici. La nourriture, et la boisson coulait à flot. Je saisis un amuse-bouche au passage d’un plateau. La musique commença tandis que mes yeux se posaient sur la statue, toujours recouverte. Pritchard avait peur de voir son portrait ? Après-tout cela restait qu’une statue : elle s’userait avec le temps, elle serait probablement vandalisée au fil du temps, on finirait par l’enlever, elle serait remplacée par une autre.  Je soupirais, et me tourna vers Gregory, la situation m’ennuyait tout de même. Je m’étais fais silencieuse le temps du discours de Pritchard  « Si je vous ai offensé d’une quelconque manière, Mr. Pritchard, veuillez m’en excuser. » Je lui lançais un sourire discret en signe de pardon, mes mots étaient sincères.
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Message Posté Mer 14 Aoû - 15:22.
Tout le monde en parle comme si c’était l’événement du siècle. Une grande partie de la population sorcière considère peut-être ça comme tel mais toi… Toi tu es là par obligation, pour le standing, pour ton nom, pour ta renommée d’artisan et disons les choses telles que tu les penses de façon parfaitement vulgaire, ça t’emmerde. Tu te fiches pas mal que l’on inaugure une statue, tu te fiches même pas mal de qui elle sera le reflet. Quant à Pritchard, votre cher ministre, par Merlin, tu te fiches éperdument de politique tant que cela ne touche pas ta petite personne.
Une inauguration de statue… tu n’en reviens quand même pas. Tu avais un ego certain, tu ne pouvais le nier mais une statue, il fallait tout de même oser. Faute de pouvoir faire autre chose, tu écoutais vaguement les conversations qui t’entouraient sans forcément y prendre part. Entre la cohue habituelle de ce genre de rassemblement et ses désagréments, tu ne doutais pas un instant qu’il allait se passer quelque chose pour les uns ou les autres. Que cela soit bénin ou non, tu t’en fichais. Soyons clair, tu n’avais même pas fait l’effort de revêtir une tenue moins… extravagante bien qu’en général, tu faisais un effort considérable pour te rendre présentable aux événements officiels. Question d’images… Mais pas ce soir, pas pour une statue.

Dans la foule, tu reconnais quelques visages, fort peu du reste, il faut dire qu’il y a du monde même si à tes yeux, tu n’en comprends pas la raison. L’amusement des badauds ? Le fait de pouvoir dire : « J’y étais. » ? Diantre, quelle… quelle connerie ! C’était tout ce qui te venait à l’esprit. Les bras croisés sur ta poitrine, tes doigts jouant avec un des boutons de ta veste, tu attendais patiemment et tu faisais bien puisque ce cher ministre Pritchard ouvrait enfin la bouche. Tu enjoignais Merlin pour que ça ne soit pas trop long, les discours n’étaient vraiment pas ta tasse de thé et le protocole non plus du reste.

« Mes chers citoyens,
C’est un honneur pour moi d’être parmi vous aujourd’hui et de participer à cet événement. Qui aurait cru que je serai honoré de la sorte lorsque j’ai pris mes fonctions ? Je vous remercie d’être venu et je vous souhaite à tous et à toutes de passer un agréable moment. Je déclare donc cette cérémonie ouverte. »


Sérieusement ? Il se fichait de vous là ? Tout ça pour ça ? Merci d’être venu amusez-vous bien ? Tu regrettais d’être venu, c’était un fait. Pourvu que tu puisses au moins croiser quelqu’un avec qui discuter sinon l’événement serait long, très long et ta flasque de whisky Chivas Regal trente ans d’âge risquait de ne pas tenir bien longtemps. Ton image serait intact bien entendu, tout comme l’image d’Adélaïde, de Solstice et de la boutique, c’était presque un devoir mais que ne donnerais-tu pas pour une conversation avec quelqu’un de ta connaissance, que tu l’apprécies ou non t’es égal tant qu’il se passe quelque chose d’autrement plus intéressant que cette inauguration de statue symbolisant un ego surdimensionné, chose que tu respectes et comprends du reste…
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Message Posté Mar 10 Sep - 15:19.


Evénement 12 – saison 2
La statue de Pritchard

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Le buffet d'amuse-bouches était ouvert et tous les invités allaient piocher et découvrir les mets proposés en ce jour d'inauguration. Le champagne était offert et des serveurs passaient avec leurs plateaux pour servir tout le monde et s'assurer que personne ne manque de rien. Prévoyant ce Pritchard. Alors que toutes les personnes présentes, en ce jour, profitaient de tout ce qu'on leur offrait - d'un coup, la statue commença à vaciller dangereusement avant de s'écraser au sol. Un silence tomba à Gringott's, tout le monde resta bouche-bée par ce qu'il venait de se passer là sous leurs yeux ébahis. Personne n'a pu rien faire pour sauver la statue qui devait être la star de la journée. Tout s'était déroulé trop rapidement, c'était tellement imprévisible.

Les personnes présentes se dévisageaient, personne ne savait d'où cela était venu, qui aurait pu faire cela ? Un résistant ? Quelqu'un qui en voulait au ministre, probablement ? Un sort avait-il été lancé ? Personne n'avait rien vu, tout le monde était abasourdi par ce spectacle. Les pro-pritchard étaient choqués par cet attentat à l'égard de la figure même de Thadeus Pritchard, ceux qui étaient pour la résistance devaient être contents de voir cette statue traduisant d'un narcissisme certain être étalée sur le sol.

C'était forcément l’œuvre d'un sorcier et d'un sort, trop occupés au buffet seuls quelques aurors étaient directement accouru à l'endroit d'où a été jeté le sort. Rien. Le sorcier s'était envolé, volatilisé. Le doute planait sur la place devant Gringott's, les discussions avaient repris et la destruction de la statue était au coeur de celles-ci.

Le staff de Londres.
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Sujet Global - L'inauguration

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