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Pour le meilleur, pour le pire et pour la vodka [PM]
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Niels Werner
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Message Posté Jeu 3 Oct - 18:24.
pour le meilleur, pour le pire et pour la vodka
pour ces amitiés qui ne se perdent pas


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Avdotia Sejdic-Tokarieva, Niels Werner, Pió Da Braccio et Vera Adamovitch
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé.
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Fin février.
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ 20 heures.
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  C'est l'hiver, mais c'est l'Angleterre, donc c'est pluvieux.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬ Entre la saison 2 et la saison 3.
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  -
ϟ chatiment divin exigible ▬  On sait s'embêter comme des grands.

Les enfants, pour l'ordre, je propose : moi, Princesse, Vera et Avdotia Ou Vera et Princesse inversés, ou Avdotia avant... allez-y à l'inspiration, quoi !
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Niels Werner
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Message Posté Ven 4 Oct - 4:52.
« Si tu vas me chercher un... une... euh, un sushi, non, trois, je te donne deux Gallions. Azraël pinça les lèvres et réfléchit quelques secondes, avant d'avancer un commentaire prudent, les yeux plissés par la réflexion. Mais Papa, Maman t'a déjà giflé, je ne veux pas qu'elle me frappe aussi. Un signe de dénégation de la part de Werner. Toi elle n'osera pas. Tu sais comme ta mère aime me faire mal. » Les deux hommes se turent quand la silhouette de Vera apparut dans le salon, où ils étaient réfugiés et en pleines messes basses. Azraël fit un dernier signe de tête éloquent, un « non », avant de détaler dans sa chambre.

Le journaliste se redressa, l'air de rien, usant de son sourire angélique pour dissiper ce moment fort soupçonneux. Puis d'un baiser. « J'aime foutrement quand tu m'fais mal. » Coquin, taquin, les doigts qui glissent sur les hanches avant qu'il s'éloigne pour jeter un œil par la fenêtre. Ils attendaient leur invité. Leurs invités, en fait, même si l'un de ces invités était UNE invitée et était... quelque peu inattendue dans le paysage.
Pourtant, aucune surprise en ouvrant la lettre d'Avdotia. Il connaissait bien son écriture et l'annonce qu'elle était bien en vie, après avoir été à son enterrement factice une fois, ne le surprenait pas outre mesure. Aussi increvable que lui, celle-là. L'invitation à venir au manoir pour une soirée entre amis avait donc été naturelle. Il avait déjà travaillé Pió au corps (au figuré – ils ne donnaient plus dans le littéral depuis quelques temps) pour qu'il vienne, alors une invitée de plus ou de moins... ce n'était pas ça qui allait troubler les festivités. Et avec l'autre débile de Pritchard qui s'activait à les empêcher de sortir de leur logis après 22 heures, pouvoir se raconter des blagues en buvant son poids en alcool semblait comme un luxe. Et puis, Avdotia revenue d'entre les morts, ça allait faire une bonne surprise aux deux autres.

Non, il ne l'avait pas dit à Vera et Pió.

Il passa sa main dans ses cheveux, ses boucles devenaient un peu longues et il allait devoir penser à les couper, et jeta un regard par la fenêtre. Encore personne dehors. Ils allaient probablement bientôt arriver. Il allait enfin pouvoir manger. Ils avaient fait livrer des trucs du Mirror, de sa partie de jour en tous cas, et Werner avait été formellement interdit de commencer à piger dans les amuses-gueules qui sentaient si bon. Vera lui avait envoyé une bonne claque derrière la tête, par magie, lorsqu'elle l'avait surpris en train de s'emparer de quelques bruschettas.
Même pas le droit de rigoler, avait-il bougonné comme un gamin, boudant environ deux secondes. En même temps, avec ses cheveux trop longs, il ressemblait presque à un gosse. La barbe mal rasée et la cigarette n'y changeaient rien. Un enfant dans un corps d'homme. On lui avait dit, la semaine d'avant, qu'Az lui ressemblait – le Werner était revenu au manoir fier comme un coq, avant que sa douce souligne qu'au niveau de la maturité, en effet, ils se ressemblaient de façon frappante.

Donc, personne encore en vue. C'était le moment rêvé, bien calculé, pour ce qu'il devait dire à sa patronne et compagne de vie. Il se retourna vers elle. Petit sourire, les mains qui cherchent ses cigarettes et son briquet dans les poches de son jean. « D'ailleurs, j'avais un truc à te dire. Il s'alluma une cigarette, tirant quelques bouffées dessus avant de lâcher le morceau, sur un ton bien trop détendu pour ce qu'il était en train de déclarer. Je suis dans la Mafia. »

Bam. Comme ça.

Le genre de « truc » que même son sourire d'ange ne pouvait pas atténuer. Que seule l'arrivée de leurs invités allait pouvoir atténuer. Pour que Vera ait le temps d'y réfléchir, de décanter les hurlements qu'il prévoyait déjà entendre... et qu'elle soit pleine de mordant pendant la soirée. Plus divertissante.

Il prévoyait tout.


Dernière édition par Niels Werner le Mer 16 Oct - 21:19, édité 2 fois
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Message Posté Ven 4 Oct - 16:56.
Elle avait envoyé une lettre à cet idiot de Niels Werner. Histoire qu'il sache qu'elle était en vie. Au cas où elle le croisait un jour. Elle ne savait pas trop ce qu'il était devenu depuis qu'il était parti à l'aventure. Elle avait donc décidé de lui dire. C'était aussi pour savoir si la Mafia était encore à ses trousses, si cet imbécile de Stjepan était encore dans le coin… Et puis c'était Werner. Il avait quand même été son partenaire dans plusieurs de leurs missions pour la Mafia sorcière.
En retour, elle avait reçu une missive qui l'invitait chez lui et Vera (lui et Vera ? elle avait raté des choses depuis qu'elle était morte), un soir, pour boire un coup (ou plusieurs, cela dit).

Elle avait prévenu Adélaïde qu'elle ne pourrait pas assurer ses fonctions le soir même. Elle avait besoin de se changer les idées, de toute façon. Besoin de quitter la boutique pour quelques heures. Pas que l'air y était irrespirable. Simplement qu'elle avait du mal à se réhabituer à la vie. Et qu'il était difficile pour elle de revoir les siens aussi tôt. Elle y avait rencontré des personnes comme Graham, Solstice, Adélaïde et Esdras. Et elle y avait aussi retrouvé Aubépine, sa nièce… Et Pennia. Prendre l'air lui ferait le plus grand bien, tant elle ne savait plus où elle en était dans sa reprise de vie.
Mais était-ce une bonne idée d'aller voir d'autres amis ? N'aurait-elle pas mieux fait de errer dans les rues de Londres, anonyme dans la foule ? Sauf qu'il n'y avait guère de foule sous la République de ce connard de Pritchard. Et puis, se balader dans les rues était aussi relativement limité. Éventuellement, elle aurait pu retourner au O'Maley's. Mais on l'y croyait morte -Macha avait failli dans sa mission, Avdotia avait été tuée par Bloodbath. Alors s'y pointer aurait été une idiotie. Une erreur.
Autant aller voir des personnes qu'elle appréciait. Et puis, les revoir lui ferait le plus grand bien. Reprendre la vie, comme avant. Comme s'ils n'étaient pas allés pour la deuxième fois à son enterrement. Comme si elle n'était jamais morte, en fait. Revenue d'entre les morts, oui. Mais si elle pouvait faire oublier aux siens qu'elle était morte, et qu'elle n'avait pas à expliquer sa survie, ça serait tout aussi bien.
Matvei allait rire jaune en apprenant que c'était le venin d'une vampire qui avait maintenu Avdotia en vie.

Elle avait donc quitté la boutique discrètement, sans faire plus de bruit que ça. Elle avait laissé un mot à Pennia, pour lui dire de ne pas s'inquiéter, qu'elle avait juste besoin de changer d'air pour quelques heures. Elle ne savait pas pourquoi elle avait fait ça, sans doute la culpabilité qui la rongeait encore. De ne pas être morte comme il aurait fallu. Ou plutôt, d'être morte dans les bras de Pénélope, pour finalement rouvrir les yeux dans l'antre d'une vampire, et revenir des morts sans crier gare ni même l'avoir prévu.
Elle se tenait actuellement à l'angle de la rue sur laquelle donnait l'appartement de Vera et Niels. Elle attendait elle ne savait trop quoi. Respirait l'air frais de la nuit tombée. Regardait la pluie tomber. Elle n'osait plus faire un pas. Alors elle laissait son regard errer sur les façades des immeubles. Elle attendait. Et puis elle entendit, à l'autre bout de la rue, à travers les gouttes de pluie qui tapaient contre le sol, un groupe de personnes venir, presque au pas de charge. Alarmée, croyant à l'approche de traqueurs, elle prit la décision de ne pas traîner trop longtemps et s'avança vers le manoir de Vera Adamovitch, manoir où vivaient les journalistes. Le venin de la vampire avait ça d'utile qu'il avait provoqué le décuplement de l'ouïe d'Avdotia, qui avait aussi mis un temps avant de s'y habituer.

Elle regarda autour d'elle, puis sortit sa main droite de sa poche. Et toqua.
Elle revenait dans le monde des vivants, pour de bon.
Et elle espérait sincèrement que Werner avait prévenu Vera, parce qu'elle en avait assez de voir les gens la regarder comme un monstre.

Toc toc, bonjour.
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Pió da Braccio
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Message Posté Sam 5 Oct - 19:59.

Putain, il a intérêt a avoir de la bière, et de la fraiche, je suis assoiffé. J'avais eu de sérieuses difficultés a semer les deux aurors qui avaient décidé de me courir après, et j'avais l'impression que mes poumons allaient se barrer tout seuls sur leurs petites jambes. Je me fais vieux, cruel constat. Où sont passées ces années où je courais comme un jeune lièvre fou. Et dire que je n'ai que 31 ans ... Paolo a surement raison, je mourrai surement très jeune. En même temps, avec les risques que je prends, je vis déjà sous emprunt. Il n'était pas question d'allumer une cigarette dans cet état, donc je mis mes mains dans mes poches et avançais, mon sac en bandoulière se cognant contre ma hanche a chaque pas. Ouep, une bonne bière. Et pas cette saloperie de bieraubeure tiède et sucrée. De la vraie, celle pour les vrais bonhommes.

Transplaner n'étant pas dans mes possibilités, et mon matériel de quidditch ayant été confisqué par les sbires de sa majesté Taddos la crevure, je n'avais pas d'autre choix que d'enfiler une paire de jambes et marcher ... et courir aussi, ouep. Courir, je faisais aussi beaucoup. Au moins, je savais que je pouvais toujours me trouver des refuges pour la nuit, y compris squatter le frigo de Madame Sejdic. Parce que oui, je pille la nourriture des épouses de mes anciens patrons. Quoique, je ne l'aurais jamais dit a qui que ce soit, mais je préférait quand même Cassandre a Madame Whitestone ... la mère comme la belle fille d'ailleurs. La comparaison n'était même pas concevable. Mais, en l'occurrence, je ne me rendais pas chez la française. J'allais visiter Vera et Niels. J'avais toujours du mal a formuler ça dans ma tête sans me marrer, mais j'étais quand même bizarrement content et optimiste. Vera méritait d'être heureuse et, puisqu'apparemment ça avait l'air de tenir, j'étais content pour elle. Niels par contre avait intérêt a se tenir a carreau s'il ne voulait pas que je le vide comme un poisson.

Je feintais un petit troupeau d'étudiants qui buvaient des verres a l'extérieur d'un bar, qui vu leur état ne devait pas en être au premier. L'un d'eux essaya de se retenir a mon manteau pour ne pas trébucher, mais je fis un écart sur le côté et le laissa s'affaler contre l'un de ses camarades. Cruel, je sais, mais tant pis. Je ne suis pas un fan des calins d'ivrognes. Enfin ... sauf quand c'est Niels et ça ne fonctionne plus maintenant. Ne me regardez pas comme ça, c'était une fois, pour la deuxième tache. Fin de l'histoire. Ca faisait une sacrée trotte quand même. Tant pis, la perspective d'un repas et d'un rafraichissement valait bien l'effort. Je n'avais pas vraiment le luxe de râler non plus. Et je ne dirais pas non a un peu de compagnie non plus. Surtout une aussi bonne compagnie. Ouep, t'as vu comme je fayotte ? C'est l'un de mes nombreux talents #tousse#.

J'arrivais devant chez eux, et contrôlait encore une fois dans mon sac que j'avais tout. Un livre soigneusement emballé pour Azrael, une bouteille de wiskey pour Niels, et des fleurs pour Vera. Oui, j'étais paré. Je n'aimais pas arriver les mains vides, mais ne pouvant plus entrer dans des commerces sorciers facilement, je m'étais rabattus sur des cadeaux moldus. J'espérais que ça leur plairait quand même. Bien entendu, le spectacle qui m'attendait serait saisissant, mais je n'en mesurais pas encore l'ampleur. Pour le moment, je regardais le dos d'une femme devant moi qui m'étais ... étrangement familier. Ce qui ne voulait pas dire beaucoup en soi, mais j'avais une curieuse impression.

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Vera E. Adamovitch
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Message Posté Mar 15 Oct - 10:01.


    « Tu exagères ! je t'ai dis une bonne centaine de fois de ne pas toucher à la nourriture avant que Pió ne soit là. Tu es vraiment insupportable ! »


Même s'ils vivaient ensemble depuis quelques mois déjà, Vera ne parvenait toujours pas à croire que Niels se comporte parfois comme un enfant de cinq ans. A vrai dire, il arrivait régulièrement que ce soit Azraël qui surpasse celui censé être son père niveau maturité. Et alors, quand les deux se mettaient à chahuter, elle avait l'impression de n'avoir non pas un, mais deux enfants à garde, ce qui l'amenait parfois à se demander ce que diable elle pouvait bien trouver à Werner, jusqu'à ce que ce dernier use de son charme naturel pour se faire excuser.

Ce soir-là n'échappait pas à la règle. Après avoir lancé une petite claque magique à Niels quand elle l'avait surpris picorant la nourriture du soir, elle s'était rendue dans sa chambre afin de vérifier une dernière fois sa tenue, mais en particulier, la sécurité de la maison. Pió Da Braccio était tout de même devenu l'un des membres les plus actifs de la Résistance, faisant de lui un fugitif recherché par toutes les forces de Pritchard, et la rédactrice en chef n'aimerait pas vraiment que cette petite fête soit interrompue de la façon la plus désagréable qui soit -et qui mettrait en plus de cela Azraël en danger. Alors, elle avait passé son début de soirée à jongler entre surveiller Niels et Azraël (car elle ne comptait bien entendu pas sur Werner pour veiller sur leur fils) et lancer de multiples sortilèges pour prévenir de toutes intrusions non désirée.

Elle avait hâte que la soirée commence, elle pourrait ainsi tenir tout le monde à l’œil, ce qui serait bien moins stressant que l'attente dans laquelle elle se trouvait. Cette soirée devait être parfaite, la russe avait besoin de se détendre un peu, de profiter des gens qui lui étaient proches afin d'oublier un peu qu'elle marchait sur un fil tendu au dessus d'un gouffre et qu'une chute lui serait fatale. Secouant vaguement la tête pour chasser ce début d'idées noires, elle décida de retourner dans le salon, son meilleur ami ne devrait pas tarder à arriver. Jetant un regard suspicieux à Niels, Vera caressa la tête de son fils quand ce dernier s'enfuit presque de la pièce en faisant un vigoureux non de la tête.


    « Au moins un qui sait qui commande dans cette maison. »
    « J'aime foutrement quand tu m'fais mal. »


Se laissant embrasser, Vera jeta également un bref regard vers la fenêtre. Toujours pas d'ancien animateur radio en vue, elle espérait qu'il ne lui était rien arrivé. C'était le problème chaque fois qu'il quittait son champ de vue, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquièter pour le seul de ses amis encore proche d'elle et qui n'avait pas encore disparu dans les méandres des mensonges et de la guerre, alors, s'il lui arrivait quelque chose, elle aurait probablement un mal fou à garder son calme et à ne pas tenté un acte désespéré lors de la prochaine grande annonce de Pritchard le mégalo. Perdu dans ses pensées, elle était à des années lumières de l'annonce que Niels était sur le point de lui faire, tellement loin d'ailleurs, qu'elle crut sur le coup qu'il lui faisait une blague.


    « D'ailleurs, j'avais un truc à te dire. Je suis dans la Mafia. »
    « Oui, oui, c'est ça et moi je garde à la cave un Magyar à pointes pour aller faire les courses Niels. Regarde plutôt dehors, il n'y a pas une, mais deux silhouettes, tu as invité quelqu'un ? »


Aussi calmement que ça, Vera partie ouvrir la porte, tandis que se frayait insidieusement dans sa tête l'idée que peut-être, il ne rigolait pas. Mais elle écarta très vite cette idée, il n'aurait jamais pu lui faire ça. Ou justement oui. Ça ne l'étonnerait même pas. Ça expliquerait même un tas de chose. Et à chaque pas qu'elle faisait pour se rapprocher de la porte d'entrée, l'esprit de Vera faisait la connexion entre toutes les absences étranges de Niels, ses bleus apparus mystérieusement, cette insensibilité face à la violence qui s'étalait chaque jours dans le monde magique. Alors, au moment même où elle ouvrit la porte, la rédactrice en chef se retourna vers son compagnon et ignorant dans un premier temps les deux personnes se trouvant devant elle, elle lança simplement une menace, qui était probablement très sérieuse.


    « Tu es un homme mort Werner.»


Mais elle devait garder la face. Tournant à nouveau la tête, Vera aperçu d'abord Pió dans le fond, et son attention se porta enfin sur la première silhouette juste devant la porte.


    « J'en étais sûre, que Grindelwald me tue si je n'en étais pas certaine. T'es vraiment une garce d'avoir prévenu Werner et pas moi, Tokarieva. Et Werner, tu es doublement un homme mort pour avoir gardé cette information pour toi. Entrez, tous les deux, avant que les hommes de Pritchard ne débarquent à cause d'un attroupement. »


Cette soirée ne serait peut-être pas si reposante que ça, finalement.


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Niels Werner
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Message Posté Jeu 17 Oct - 8:52.
Au final, Werner ne savait pas si sa tactique avait été la bonne.

Ne serait-ce que parce qu'elle avait pris sa déclaration d'abord comme une blague. Puis, ensuite, sans même avoir remarqué Avdotia, bel et bien vivante de ce qu'il voyait, lui, elle le menaça. De mort. Et étrangement, un frisson courut sur sa nuque. Peut-être parce que la menace lui semblait bien réelle. La deuxième menace lui importait peu – avoir caché la vie de leur amie commune était un détail. Mais la première... ça concernait quelque chose qui n'était pas vraiment un détail. Le journaliste déglutit lentement et eut seulement un petit signe de tête pour signifier en silence qu'il avait bien enregistré ce que sa compagne venait de lui dire. Sans même la regarder, le sourire s'étirant sur son visage. Sur ses lèvres, qui tenaient une cigarette entre elles comme toujours, mais pas dans ses yeux. « Je voulais vous faire une surprise, à toi et au Rital. » Une protestation rieuse, enfantine, de sa voix rauque, pour justifier de ne rien avoir dit. Et c'était strictement vrai, en plus ! Il ouvrit les bras et attira Avdotia à lui, lui donnant d'office une accolade chaleureuse. Leurs quelques lettres avaient suffit à lui confirmer son identité et sa vie, mais ce n'était pas la même chose qu'un câlin. Pas pour quelqu'un d'aussi tactile que Niels Werner. « Je viens de lui dire. Pour la Famille. » Un murmure à l'oreille de son ancienne collègue de travail, dans deux aspects du travail, à peine articulé pour ne pas qu'on lise sur ses lèvres. Un murmure camouflé dans un sourire, avant qu'il lance à la cantonade, revenant sur son idée de « surprise » : « Tu me diras, j'ai foutrement bien visé. »

Il relâcha la morte-vivante, ou la vivante-morte ?, avant d'aller administrer la même étreinte, version virile, à Da Braccio, lui ébouriffant les cheveux au passage après l'avoir remercié pour la bouteille de whisky (qu'ils boiraient avec plaisir tous les deux). « Faudra qu'on coupe cette putain de serpillière que t'as sur le crâne, Da Braccio. Faut pas que t'arrêtes de baiser juste parce que t'es un criminel – même, c'est un meilleur prétexte, elles adorent ça. Le danger. »
Regardez qui parlait.
Et il n'était pas DU TOUT certain que Vera aimait « les criminels » et « le danger ». Ni même qu'elle allait lui redonner accès à son corps, son lit ou un périmètre environnant sa personne de moins de cinq mètres d'ici les cent prochaines années. Valait mieux en rire qu'en pleurer, non ? Il souffrirait plus tard. Quand toutes les effusions sentimentales furent passées, il reprit Pió par les épaules, l'entraînant vers la cuisine en bavardant comme si de rien était. Comme s'ils n'étaient pas une morte, un criminel en fuite, un criminel non avoué et une ennemie de Pritchard (tous, en fait)(des gens biens, en vérité) : « Tu prends quoi ? Bière, vodka, rhum, gin, whisky ? J'avais prévu la vodka pour les dames, tu sais comment sont ces foutues Russes, mais y'en a assez pour tout le monde. Il avisa d'un œil le dernier paquet entre ses mains. Pour son garçon, comprit-il. Il se retourna vivement, juste avant de s'emparer des bouteilles de bière mises au frais : AZRAËL, DESCENDS ! » Un bruit de pas, de porte qui s'ouvre et de cavalcade dans les escaliers. Ils allaient l'avoir dans les pattes un peu, le temps qu'il salue tout le monde, et ensuite le louveteau allait retourner dans ses pénates... peut-être. Difficile de prévoir le Français, qui avait un caractère assez instable.
Avec un peu de chance, ils auraient à faire à Azraël la tornade vivante.


Dernière édition par Niels Werner le Ven 1 Nov - 20:19, édité 1 fois
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Message Posté Lun 28 Oct - 0:22.
Savait-elle que quelqu'un était derrière elle ? Sans nul doute. Elle entendait la respiration de l'autre, légère certes, mais tout de même perceptible grâce aux résidus de venin de vampire. Elle ne s'en soucia pas. Peut-être était-ce Pio. Elle n'osait pas se retourner. Elle attendait que la porte du manoir de Vera s'ouvre. Ce qu'elle fit bientôt, sur Vera qui lançait une menace à son compagnon. Une menace qui fit sourire en coin Avdotia. Le nombre de fois où Werner avait reçu des menaces de mort de ses collègues était bigrement élevé, et pourtant il était toujours en vie. À croire qu'il était increvable, oui.
Vera se tourna finalement vers ses invités. Un regard derrière Avdotia d'abord, une ombre de sourire fin à Pio. Et puis la russe posa son regard sur Avdotia, et les reproches arrivèrent. Avdotia n'haussa même pas les épaules, et étreignit rapidement la maîtresse de maison, sans vraiment craindre un refus.

« Désolée, je pensais qu'il aurait fait circuler l'information. Mais apparemment, il n'est même pas foutu de transmettre les nouvelles. »

Elle aurait dû prévenir Vera. Après tout, c'était Vera qui avait aidé Avdotia à créer une autre identité de toutes pièces. Et il avait bien fallu qu'Avdotia lui dise comment elle avait réussi à rester en vie. Lui avait-elle dit, clairement, qu'elle avait usé de son autre identité secrète ? À l'heure d'aujourd'hui, elle ne s'en souvenait plus. Sans doute un souvenir effacé, qui ressurgirait peut-être une autre fois.
Et puis, elle quitta les bras de Vera pour trouver ceux de Niels. Il était toujours aussi beau gosse, cette espèce d'obsédé débile. Avdotia accueillit avec joie l'étreinte de son ancien collègue. Il sentait la clope, encore, toujours. Et il lui murmura à l'oreille une information utile à savoir. Le visage de l'ancienne mafieuse ne trahit absolument rien. Werner venait de dévoiler ses cartes à Vera, signe sans doute que leur histoire était sérieuse, ou qu'il tenait à ce qu'elle le devienne. Elle colla un coup de coude à Niels tandis qu'il l'a relâchait, histoire de lui faire comprendre qu'il aurait dû la prévenir, avant de faire ça. L'idiot.

Et puis, une fois que Niels eût salué Pio, Avdotia le prit dans ses bras. Malgré le fait qu'ils aient un jour bu un peu trop et couché dans le bureau de Matvei Sejdic, alors Ministre, et que le Ministre lui-même les avait surpris dans une position peu chaste (AHEM), leur relation n'avait jamais été maladroite. Pio avait été présent au mariage de Tomey et Avdotia, et il avait même été le sorcier-marieur. Comme si tout avait été oublié. Ou plutôt comme si ça n'avait jamais rien signifié pour eux, à part un dérapage alcoolisé. Le revoir lui faisait plaisir, tout de même. Un ami plus de Tomey que d'elle, mais elle était heureuse de le voir. Elle avait appris à l'apprécier malgré les apparences d'expert en communication guindé. Sans doute une retombée positive parmi d'autres. Bref. « Écoute pas ce que dit l'autre idiot sur tes cheveux-serpillière. Il peut parler, avec sa moquette sur le crâne. »

Les hommes se dirigèrent par la suite dans la cuisine, laissant Avdotia un peu gênée avec Vera. Mais la morte-vivante reprit sa contenance. « Alors… Toi et Werner, c'est du sérieux ? » Sourire en coin. Sortir de la boutique et voir d'autres gens lui faisait un bien fou. Elle pensait à d'autres choses qu'à ses propres histoires, et elle avait décidé de se concentrer sur la vie de ses amis, ce qu'elle avait raté en étant en France, puis officiellement morte. La voix de Werner retentit cependant, pour appeler Azraël, qui devait être le gamin qui lui avait ouvert la dernière fois où elle avait vu Vera, alors qu'on la croyait morte dans une explosion sur le Chemin de Traverse. « Vous élevez Azraël ensemble maintenant ? » Non, elle n'avait pas su toute l'histoire, préoccupée par d'autres choses à l'époque. Mais maintenant, autant s'intéresser aux autres, faute d'avoir des choses à raconter. Et puis, tout ce qu'elle pouvait faire pour faire oublier à Vera qu'elle n'était finalement pas vraiment enterrée dans cette seconde tombe, tout ça oui était le bienvenu.




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Message Posté Ven 1 Nov - 13:53.

Euh attendez, arrêt sur image, pause … pourquoi j’ai comme l’impression que quelque chose cloche ? Hagard, je laissais aller mon regard entre Vera et Niels, la première cachant tant bien que mal sa fureur, et le second tentant de garder un air innocent, ce qui était souvent signe qu’il venait de dire quelque chose de particulièrement énorme. Et c’est aussi à ce moment-là que mon cerveau percuta pourquoi la silhouette devant moi était familière, réalisation immédiatement confirmée par l’exclamation de Vera. Sejdic-Tokarieva. Plus ou moins sœur de mon ex patron, et épouse, pardon, veuve d’un de mes amis. Je n’étais pas le genre de personne à rougir en repensant à nos ébats dans le bureau de l’ex Ministre, et donc je me contentais de me  gratter la tête d’un air pensif, essayant de retracer les fils entre tout ce qui se passait dans la pièce. J’aurais probablement dû être bien plus surpris que cela, mais je restais finalement assez détendu face à la révélation … surement car j’étais plus préoccupé par ce qu’il s’était passé avant notre arrivée pour mettre Vera dans cet état. Car soyons honnêtes, Vera est très douée pour contrôler ses émotions, mais pas à ce point-là, ou plutôt je la connais assez pour savoir où je mettais les pieds. Insensible aux excuses de la journaliste, qui ne m’étaient de toute façon pas destinées, je la laissais m’étreindre sans vraiment répondre, encore empêtrés dans mes fils. Ca faisait un peu trop de choses à procéder, et Dieu sait que je ne suis vraiment pas une lumière. La seule chose que je comprenais vaguement à travers la brume, c’était que la soirée serait probablement épicée.

Je sortais de mon hibernation pour entendre le commentaire de Niels sur ma coupe de cheveux, et jetais un œil critique à la moquette brune mal peignée qu’il avait lui-même sur le crâne. Je décidais que, venant de lui, je ne me sentirais pas insulté. J’haussais les épaules, et m’approchais de Vera pour l’embrasser, poli, avant que Niels m’entraine dans la cuisine sans autre forme de procès. Je le suivais, docile, le laissant babiller dans son coin, avec son accent de fausse frappe de banlieue, et le rire perpétuel dans sa voix, comme si rien n’était important. J’aurais surement ri avec lui en d’autres circonstances, mais j’étais pas vraiment dans l’ambiance depuis quelques mois. Je me faisais plus l’impression d’un vieil épouvantail mal fagoté coassant des mauvaises nouvelles que d’un convive charmant et frivole. Je répondais donc vaguement à sa question.

Bière, j’ai besoin d’une bière.

Je l’observais, cryptique, mais devais remettre la question qui me brulait les lèvres à plus tard. Ce n’était pas le genre de conversation que je voulais avoir devant Azrael, qui descendait déjà l’escalier sur demande de son « père » pour m’atterrir dessus d’un bon. Un vrai loup, même sous sa forme humaine. Je le soulevais un peu, remarquant à voix haute.

Dis donc, tu deviens grand toi. Ils te nourrissent avec de l’engrais ou quoi ?

Je souriais en le regardant déballer le cadeau … un livre sur le quidditch bien sûr, le sport des vrais bonhommes … et continuais, sur un ton agréable mais implacable.

Dis loupiot, ça te dirais d’aller montrer ça à ta mère ? Ton père et moi devons avoir une petite conversation d’homme à homme.

Grommelant qu’il était aussi un homme, le garçon s’exécuta tout de même, nous laissant seuls entre Poudlardiens. La répartition des nationalités ce soir était assez amusante quand on y pense : 2 hommes de Poudlard, 2 femmes de Dursmtrang, et un gamin de Beauxbâtons. Je bus une gorgée de bière pour reprendre contenance, et lâchais enfin le pavé dans la mare.

Bon, tu vas me dire c’est quoi ces conneries ? Et pourquoi on dirait que quelqu’un a forcé Vera à avaler un crabe de feu ?

Comme ça, accoudé au comptoir et dit sur un ton détaché, pas menaçant, mais avec quand même le sourcil haussé et le sourire crispé pour faire bonne mesure. Y’avait un truc pas net, et j’avais le sentiment d’être le seul dans cette maison, à part Azrael, à ne pas savoir de quoi il retournait. Et, vous vous en doutez, je n’aimais pas trop l’idée de louper une partie de la « blague », même si je doutais sérieusement que celle-ci me ferait rire.


Spoiler:
 

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